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Full text of "Paléographie musicale"

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Paléographie Musicale 



LES PRINCIPAUX 

MANUSCRITS DE CHANT 

^ GRÉGORIEN, AMBROSIEN, MOZARABE, GALLICAN, 

g PUBLIÉS EN FAC-SIMILÉS PHOTOTYPIQUES 

W PAR LES BÉNÉDICTINS DE SOLESMES, 

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O Sous la Direction 

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< de Dom ANDRÉ MOCQUEREAU 

W MOINE DE SOLESMES. 

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2 Vingt-deuxième année — Janvier 1910 

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?, N° 85 

I— I 

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SOCIÉTÉ DE SAINT-JEAN LÉVANGÉLISTE 

DESCLÉE & O^ 
TOURNAY (Belgique) 



PARIS (VP) 

PICARD FILS & C^ ÉDITEURS 

82, Rue Bonaparte. 



LEIPZIG 

BREITKOPF & HÀRTEL, ÉDITEURS 

Nùrnbergerstrasse, 36. 38. 



1910 



SCRIPTORIUM SOLESMENSE 

Dom Paul CAGIN 

L'EUCHOLOGIE LATINE 

ÉTUDIÉE DANS LA TRADITION DE SES FORMULES ET DE SES FORMULAIRES 

1 

TE DEUM ou ILLATIO ? 

Contribution à l'histoire de l'euchologie latine, à propos des origines du Te Detim 
I vol. in-8° royal, de 600 pages : 15 frs. 
Table Analytique. 

Avertissement. — ^Introduction. 

PREMIÈRE PARTIE. — Aperçu sommaire sur l'histoire littéraire des Contestationes. Art. I. Anti- 
quité du titre des Coniestationes. — Art. II. Antiquité du texte des Contestationes. — Art. III. Originalité 
DU TEXTE des Contestattones. 

DEUXIÈME PARTIE. — Les relations littéraires, les textes grecs et les titres du Te Deiim. 
Chap. I. Les rel.-^tions littéraires du Te Deum. — Art. I. Les relations du Te Deum : 1° avec le Satictus; 2° avec 
la transition au Sanctus : en Orient ; en Occident. — Art. II. Les relations du Te Detim avec les Pères des quatre pre- 
miers siècles. — Art. III. Les relations du Te Deum avec les anciens versets du Gloria in excelsis. — Chap. IL Les 
TEXTES grecs DU Te Deuni. — Chap. III. Les Titres du Te Deum. 

Résumé et conclusion des deux premières?parties. 

TROISIÈME PARTIE. — Le Te Deum et la forme typique des Anaphores. Chap. I. La désaffec- 
tation DES FORMULES LITURGIQUES. — Art. I. Déclassement de formules euchologiques diverses. — Art. II. Désaffec- 
tation de l'Épiclèse Einiite Angelum. — Appendice. Désaffectation des formules officielles dans l'euchologie extra-litur- 
gique. — Chap. II. Le Style et le Rythme du Te Deum. — Art. I. Le style du Te Deum. — % \. Le style du Te 
Deum datis les compositions lyriques primitives. — ■ % 2. Le style du Te Deum dans les Anaphores : a). Acclamations et 
Apostrophes aussi bien dans les Anaphores que dans /«Te Deum. b). Les formules acclamatives dans les Anaphores et chez 
les Romains, c). La tradition des acclamations doxologiques du Te decet laus et du Dignum et justum est dans les Ana- 
phores. — Art. II. Le Rythme du Te Deum. — Chap. III. Le Te Deum et la forme typique des Anaphores. — 
Art. I. Caractère systématique des affinités verbales du Te Deum avec les Anaphores. — Art. IL La position du Satictus 
entre deux chœurs. — Art. III. La destination exclusivement eucharistique du groupe doxologique formé par le Sanctus 
et ce qui l'entoure. — Art. IV. Parallélisme du thème des Anaphores et du Te Deum. 

QUATRIÈME PARTIE. — Le Te Deum dans l'Anaphore latine primitive en évolution. Art. I. Évo- 
lution générale de l'Anaphore et de l'Euchologie en Orient et en Occident. — Art. IL Évolution des 

PROTOCOLES LATINS. — ArT. III. ÉvOLUTION ET PERMANENCE DU THEME théo-christologique DANS LES ANAPHORES LA- 
TINES. — Sect. I. La tradition dans l'Anaphore dominicale. — Sect. IL Évolution et permanence du thème christolo- 
gique dans le Post Sanctus ordinaire ou dominical du Missel de Stowe et de ses congénères gallicans et mozarabes. — 
Sect. III. Evolution et permanence du thème théologique dans les embolismes dominicaux. — Sect. IV. Synthèse gra- 
phique des textes recueillis dans les deux sections précédentes. — Art. IV. Synthèse des résultats obtenus dans 
LA IIP et la IV'= partie. Place du Te Deum dans l'Anaphore latine. 
Epilogue. Le Te Deum et l'Anaphore de la X\a.vv\)yj.ç. 

APPENDICE. — I. La Transition au Sanctus et la doxologie initiale des Anaphores syriaques. — 
IL Relevé des transitions au Sancttis dans les Liturgies latines. — III. Chants de fraction. 

Note additionnelle au Chapitre des manuscrits grecs du Te Deum. 

Table Alphabétique. 



LE 

NOMBRE MUSICAL GRÉGORIEN 

ou RYTHMIQUE GRÉGORIENNE (Théorie et Pratique) 

par le R. P. Dom ANDRÉ MOCQUEREAU 

PRIEUR DE SOLESMES. 

TOME I. — Prix : 6 Francs. 



Paléographie Musicale 



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I— I 

o 

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PAR LES BENEDICTINS DE SOLESMES, 



LES PRINCIPAUX 

MANUSCRITS DE CHANT 

^ GRÉGORIEN, AMBROSIEN, MOZARABE, GALLICAN, 

^ PUBLIÉS EN FAC-SIMILÉS PHOTOTYPIQUES 

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o Sous la Direction 

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< de Dom ANDRÉ MOCQUEREAU 

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W MOINE DE SOLESMES. 

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s Vingt-deuxième année — Avril igio 

h 

2 



N° 86 

JUL25 12:2 



SOCIETE DE SAINT-JEAN L'EVANGELISTE 

DESCLÉE & C^^ 
TOURNAY (Belgique) 



PARIS (VP) 

PICARD FILS & C^ ÉDITEURS 

82, Pue Bonaparte. 



LEIPZIG 

BREITKOPF & HÀRTEL, ÉDITEURS 

Niirnbergerstrasse, 36. 38. 



1910 



SCRIPTORIUM SOLESMENSE 

1, 1 



Dom Paul GAGIN 

L'EUCHOLOGIE LATINE 

ÉTUDIÉE DANS LA TRADITION DE SES FORMULES ET DE SES FORMULAIRES 

1 

TE DEUM ou ILLATIO ? 

Contribution à l'iiistoire de l'euchologie latine, à propos des origines du Te Detitn 
I vol. in-S° royal, de 600 pages : 15 frs. 
Table Analytique. 

Avertissement. — Introduction. 

PREMIÈRE PARTIE. — Aperçu sommaire sur l'histoire littéraire des Contestationes. Art. I. Anti- 
quité DU TITRE DES Coiitestattones. — Art. II. Antiquité du texte des Contestaiiones. — Art. III. Originalité 
DU texte DES Contestationes. 

DEUXIÈME PARTIE. — Les relations littéraires, les textes grecs et les titres du5t7d Deum. 
Chap. I. Les relations littéraires du Te Deutn. — Art. I. Les relations du Te Deum : 1° avec le Sanctus; 2° avec 
la transition au Sanctus : en Orient ; en Occident. — Art. IL Les relations du Te Deum avec les Pères des quatre pre- 
miers siècles. — Art. III. Les relations du Te Deum avec les anciens versets du Gloria in excelsis. — Chap. IL Les 
TEXTES GRECS DU Te Deum. — Ch.\p. III. Les Titres du Te Deum. 

Résumé et conclusion des deux premières parties. 

TROISIÈME PARTIE. — Le Te Deum et la forme typique des Anaphores. Chap. I. La désaffec- 
tation des formules liturgiques. — Art. I. Déclassement de formules euchologiques diverses. — Art. IL Désaffec- 
tation de l'Épiclèse Etnitte Angelum. — Appendice. Désaffectation des formules ofticielles dans l'euchologie extra-litur- 
gique. — Chap. IL Le Style et le Rythme du Te Deum. — Art. I. Le style du Te Deum. — § i. Le style du Te 
Deum datts les compositions lyriques primitives. — % 2. Le style dji Te Deum dans les Anaphores : a). Acclatnatio7is et 
Apostrophes aussi bien dans les Anaphores que dans le Te Deum. b). Les formules acclamatives dans les Anaphores et chez 
les Romains, c). La tradition des accla?nations doxologiques du Te decet laus et du Dignum et justum est dans les Ana- 
phores. — Art. IL Le Rythme du Te Deum. — Chap. III. Le Te Deum et la forme typique des Anaphores. — 
Art. I. Caractère systématique des affinités verbales du Te Deum avec les Anaphores. — Art. IL La position du Sanctus 
entre deux chœurs. — Art. III. La destination exclusivement eucharistique du groupe doxologique formé par le Sanctus 
et ce qui l'entoure. — Art. IV. Parallélisme du thème des Anaphores et du Te Deum. 

QUATRIÈME PARTIE. — "Le Te Deum dans l'Anaphore latine primitive en évolution. Art. I. Évo- 
lution générale de l'Anaphore ^et de l'Euchologie en Orient et en Occident. — Art. IL Évolution des 
protocoles latins. — Art. III. Évolution et permanence du thème théo-christologique dans les Anaphores la- 
tines. — Sect. I. La tradition dans l'Anaphore dominicale. — Sect. IL Évolution et permanence du thème christolo- 
gique dans le Post Sanctus ordinaire ou dominical du Missel de Stowe et de ses congénères gallicans et mozarabes. — 
Sect. III. Évolution et permanence du thème théologique dans les embolismes dominicaux. ■ — Sect. IV. Synthèse gra- 
phique des textes recueillis dans les deux sections précédentes. — Art. IV. Synthèse des résultats obtenus dans 
LA III<= et la IV= partie. Place du Te Deum dans l'Anaphore latine. 

Epilogue. Le Te Deum et l'Anaphore de la X\aL-if\t\jjj.ç. 

APPENDICE. — I. La Transition au Sanctus et la doxologie initiale des Anaphores syriaques. — 
IL Relevé des transitions au Sanctus dans les Liturgies latines. — III. Chants de fraction. 

Note additionnelle au Chapitre des manuscrits grecs du Te Deum. 

Table Alphabétique. 



LE 

NOMBRE MUSICAL GRÉGORIEN 

ou RYTHMIQUE GRÉGORIENNE (Théorie et Pratique) 

par le R. P. Dom ANDRÉ MOCQUEREAU 

PRIEUR DE SOLESMES. 

TOME I. — Prix : 6 Francs. 



Paléographie Musicale \^ 



LES PRINCIPAUX 

MANUSCRITS DE CHANT 

^ GRÉGORIEN, AMBROSIEN, MOZARABE, GALLICAN, 

^ PUBLIÉS EN FAC-SIMILÉS PHOTOTYPIQUES 

^ • FAR LES BÉNÉDICTINS DE SOLESMES, 

^ ■ 

O Sous la Direction 

U 

< de Dom ANDRÉ MOCQUEREAU 

W MOINE DE SOLESMES. 

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2 Vingt-deuxième année — Juillet 1910 

3 N° 87 

< aUL 26 1952 010 
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O 

> 

SOCIETE DE SAINT-JEAN L'EVANGELISTE 

DESCLÉE & O^ 
TOURNAY (Belgique) 



PARIS (VP) 

PICARD FILS & C^ ÉDITEURS 

82. Rue Bonaparte. 



LEIPZIG 

BREITKOPF & HÀRTEL, ÉDITEURS 

Nlirnbergerstrasse, 36. 38. 



1910 



DENKMÀLER DER TONKUNST IN ÔSTERREICH 

XVII. JAHRGANG 

JOHANN JOSEF FUX 

COSTANZA E FORTEZZA 

FESTA TEATRALE IN DREI AKTEN 

DICHTUNG VON PIETRO PARIAT! — DIE TÀNZE VON NICOLA MATHEIS 



MIT SIKBEN ILLUSTRATIONEN 



BEARBEITET VON 

EGON WELLESZ 



WIEN 1910, Artaria & Co. — LEIPZIG, Breitkopf & Hârtel 



LE 

NOMBRE MUSICAL GRÉGORIEN 

ou RYTHMIQUE GRÉGORIENNE ; (Théorie et Pratique) 

par le R. P. Dom ANDRÉ MOCQUEREAU 

PRIEUR DE SOLESMES. 

TOME J. — Prix : 6 Francs. 



Exercices Rythmés de Vocalises Grégoriennes par le R. P. Dom André 
MocouEREAu Moine de Solesmes. Extrait du " Nombre Musical 
Grégorien. Parue de l Klève. 

136 pages in-8°. — Broché, fr. 1-75; relié toile, frs 2-50. 

[N° 720] Accompagnement d'orgue du Commune Sanctorum par G. Bas. 

124 pages in-4° (35 x 27 cent.) — Broché, net frs 5-00; forte reliure toile, net frs 7-50. 

[N° 728] Accompagnement d'orgue des iVIesses votives de la Sainte Vierge 
et de r.mmaciilée Conception, du Saint Esprit et pro Paee par G. Bas. 

40 pages in-4° (35 x 27 cent.) — Broché, net frs 2-00. 

Les N°' 720 et 728 réunis : brochés, net frs 6-50; forte reliure toile, net frs 9-00. 

Les accompagnements cforgne des principales fêtes de F année et du Graduel 
complet paraîtront successivement. 



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Paléographie Musicale 



LES PRINCIPAUX ^^ 

MANUSCRITS DE CHANT 

^ GRÉGORIEN, AMBROSIEN, MOZARABE, GALLICAN, 

W 

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^ PUBLIÉS EN FAC-SIMILÉS PHOTOTYPIQUES 

W PAR LES BÉNÉDICTINS DE SOLESMES, 

> 

o Sous la Direction 

U 

< de Dom ANDRÉ MOCQUEREAU 

»— I 

W MOINE DE SOLESMES. 

Q 

S Vingt-deuxième année — Octobre 1910 



N-^ 88 
J«JL2 5 1952 010 



SOCIÉTÉ DE SAINT-JEAN L'EVANGELISTE 

DESCLÉE «Se O^ 
TOURNAY (Belgique) 



PARIS (VP) 

PICARD FILS & C^ ÉDITEURS 

82, Rue Bonaparte. 



LEIPZIG 

BREITKOPF & HÀRTEL, ÉDITEURS 

Nùrnbergerstrasse, 36. 38. 



1910 



L'Abbé Norbert ROUSSEAU 

Doet. en Théol. et en Droit can. 

PROFESSEUR AU GRAND SÉMINAIRE DU MANS 

L'ÉCOLE GRÉGORIENNE DE SOLESMES 

1833-1910 

Il n'existait encore aucun travail d'ensemble sur la part importante prise par les Bénédictins de Solesmes 
à l'œuvre de restauration des mélodies grégoriennes. Les rares renseignements livrés au public restaient épars 
dans les revues et par suite ignorés, ou inaccessibles au grand nombre. L'École grégorienne de Solesmes vient 
très heureusement combler cette lacune. Il y a beaucoup d'inédit dans ces pages. Signalons en particulier 
les lignes consacrées à M. le chanoine Gontier, le témoin sympathique des premiers essais des Bénédictins à 
la recherche de l'antique mélodie de S. Grégoire, leur conseiller avisé, et, on peut le dire, le précurseur 
immédiat des travaux de Solesmes, dont l'œuvre est ici pour la première fois mise en lumière. L'auteur a eu 
connaissance de bien des documents encore inutilisés ; il a su recueillir et noter une foule de témoignages 
qui donnent à son récit une autorité toute spéciale. On assiste ainsi, étape par étape, au patient labeur de 
restitution de la cantilène grégorienne, travail aride et ingrat tout d'abord, mais qui ne devait pas tarder à 
s'épanouir en résultats féconds pour la science et l'art. Un résumé très exact de l'enseignement de Solesmes 
fait suite à l'exposé historique. On retrouvera ici les intéressants articles donnés par l'auteur, au cours de ces 
derniers mois, dans La Revue des Sciences Ecclésiastiques. Ceux qui n'ont ni le goût ni le loisir d'aborder les 
volumineux in-quarto de la Paléographie musicale ou les traités théoriques sur la matière, lui sauront gré 
d'avoir mis à la portée de tous, dans une analyse claire et précise, les doctrines de l'école de Solesmes. 

180 pages in-8°. — Broché, frs 2-50. 

Du même auteur : ROME ET LES SIGNES RYTHMIQUES (sous presse). 



LE 

NOMBRE MUSICAL GRÉGORIEN 

ou RYTHMIQUE GRÉGORIENNE (Théorie et Pratique) 

par le R. P. Dom ANDRÉ MOCQUEREAU 

PRIEUR DE SOLESMES. 

TOME I. — Prix : 6 Francs. 



Exercices Rythmés de Vocalises Grégoriennes par le R. P. Dom André 
MocouEREAU Moine de Solesmes. Extrait du " Nombre Musical 
Gréororien. Partie de F Elève. 

136 pages in-8°. — Broché, fr. 1-75; relié toile, frs 2-50. 

[N° 720] Accompagnement d'orgue du Commune Sanctorum par G. Bas. 

124 pages in-4° (35 x 27 cent.) — Broché, net frs 5-00; forte reliure toile, net frs 7-50. 

[N° 728] Accompagnement d'orgue des Messes votives de la Sainte Vierge 
et de l'Immaculée Conception, du Saint Esprit et pro Face par G. Bas. 

40 pages in-4° (35 x 27 cent.) — Broché, net frs 2-00. 

Les N°' 720 et 728 réunis : brochés, net frs 6-50; forte reliure toile, net frs 9-00. 

Les accompagnements d'orgue des principales fêtes de F année et dit Graduel 
complet paraîtront successivement . 



TABLE DES MATIERES 



6° Analyse rythmique et exécution. ........ 

A. Les Divisions ........... 

Tablecau II. — Introït « In medio » — Analyse rythmique et dynamie. 

B. La synthèse, l'Unité, la Phrase ........ 

l"^ Grand membre — Synthèse ........ 

IP Grand membre — Synthèse. . . ..... 

7° La Chironomie ou gestes manuels rythmiques ...... 

Tableau III — Introït « In medio » — Chironomie ..... 



texte) 



de liaison 



LE CHANT AUTHENTIQUE DU CREDO SELON L EDITION VATICANE. 

Introduction. ............ 

1° Objet de cette étude . . ... 

2° Aperçu historique sur le chant du Credo en Orient et en Occident . 

3° Les plus grandes divisions rythmiques : phrases, membres, incises. Comment 

4° Insuffisance de ces premières données ....... 

5° Signes rythmiques, remède à l'insuffisance de la notation . . . 
6° Principes rythmiques appliqués au Credo ...... 

Chapitre I — Vue d'ensemble sur la structure mélodique du Credo 

Article i. Vue synthétique des membres de phrase et de leur succession 

Tableau I. Synthèse des membres de phrase et de leur succession (hors 
Article 2. Analyse de chaque incise ........ 

Tableau IL Analyse de chaque incise (hors texte). 
Tableau III. Corrections au projet des Bénédictins 
Chapitre II — Premier membre mélodique — Intonation, récitation, cadence A, incise 
Article I. Analyse mélodique du premier membre . ..... 

§ I. Intonation (Col. I et II). 

Tableau IV. Intonation mi-fa. — Ses diverses formes 

Co!itradio7is dans la musique grégorienne : synérèse, crase et élision 
Additions aux types mélodiques grégoriens : prosthèse, épenthèse et épithèse 

§ II. Récitation sur le sol. (Col. III) 

Tableau V. Intonation mi-fa. — Récitation et Cadences 
§ III. Demi-cadence A (Col. V), et incise de liaison (Col. VI) 

Tableau VI. Enchaînement de la demi-cadence A avec l'incise de liaiso 
Article 2. Analyse rythmique du premier membre . 
§ I. Demi-cadences dactyliques A (Col. V) . 

Tableau VIL Les douze cadences dactyliques A . 
§ IL Demi-cadences spondaïques A (Col. V) 

Tableau VIII. Les neuf cadences spondaïques A . 
% III. L'Incise de liaison. Son rythme .... 
Chapitre III — Deuxième membre mélodique .... 
Article I. Analyse mélodique du deuxième membre 

Tableau IX. Les différentes formes mélodiques du 2"= membre 
§ I. Intonation et récitation. ..... 

§ IL Cadences B et C 

Tableau X. Cadences B, C, D, D-A. — Unité dans la structure 
Article 2. Analyse rythmique du deuxième membre 

§ I. Intonation, récitation, grande cadence dactylique C 

Tableau XI. Les neuf cadences dactyliques C . . 



les déterminer? 



mélodique 



(Note i), 
(Note i) 



de ces cadences 



78 
78 

80-81 
82 
83 
83. 
84 

86-87 

90 

. 90 
90 
92 

94 
96 

97 

lOI 

106 
106 
107 
109 
109 
109 

III 
III 
iri 

112 

113 

114 

118 
118 
121 
122 
124 

126 

133 
133 

137 
137 
138 
138 
138 
139 
139 

139 
140 



Paléographie X. 



29 



4UL25 1952 010 



PALEOGRAPHIE MUSICALE 



Première série des Cadences C : sept syllabes ........ 142 

Suppressions dans la musique grégorienne : aphérèse, syncope et apocope . (Note i). 143 
Deuxième série des Cadences C : Dix syllabes ........ 147 

Troisième série des Cadences C : Huit syllabes . . ... . . . .150 

Quatrième série des Cadences C : Six syllabes . . . . . . . -150 

§ II. Demi-cadence spondaïque B. .......... . 153 

Tableau XII. Demi-cadences spondaïques B . . . . . . . . .153 

Chapitre IV — Troisième membre mélodique . , . . . . . . . . .160 

Article i. Analyse mélodique du troisième membre . . . . . . . . . 160 

Tableau XIII. Vue d'ensemble de la Cadence Z> . . . . . . . 160-161 

Article 2. Analyse rythmique du troisième membre ......... 162 

§ I. Grande cadence spondaïque D. — 1'''= Classe : Forme complète, pentésyllabique . .162 
Tableau XIV. Cadence jD. — i''<= Classe : pentésyllabique ...... 162 

§ II. Grande cadence spondaïque D. — 2'= Classe: Forme incomplète, tétrasyllabique . . 167 
Tableau XV. Cadence Z). — 2= Classe : tétrasyllabique . . . . . . .167 

Chapitre V — La cadence mixte et 1' « Amen » 168 

Article i. Cadence mixte D-C-A ............. 168 

Tableau XVI. Cadences mixtes D-C-A . . . . . . . . .169 

Article 2. Amen ................ 174 

Conclusion .................. 175 

APERÇU SUR LA NOTATION DU MANUSCRIT 239 DE LAON. — SA CONCORDANCE AVEC LES CODICES RYTH- 
MIQUES SANGALLIENS 177 

Tableau comparatif des principaux neumes sangalliens et des neumes messins. .... 179 

Punctum et Virga. ............... 1S3 

Clivis ou Flexa i86 

Pes ou Podatus ................ i88 

Torculus ................. 193 

Porrectus ou Clivis resupina . ... . . . . . . . • . ■ -195 

Climacus ................. 196 

Scandicus et Salicus ........•••••••■ 198 

Quilisma ■ . • 199 

Strophicus ................. 200 

Bivirga et Trivirga. ............... 201 

Pressus ................. 204 

Tableau comparatif de l'Alléluia du VHP mode, type Ostende, dans les notations rythmiques san- 

gallienne, messine et chartraine . . . . . . . . . . • • 208 

Les auteurs de la Paléographie musicale. Tomes I à X . . . . . . . . .212 

Errata du Tome X . . . . . . . . . . . . ■ • -215 



LE MANUSCRIT DE LAON 25 



C'est peu de ternes après la rédaction de notre codex que fut transcrit, à la page 165, 
le J . l^ox exultatioiiis : la notation en est encore excellente et rappelle de très près la 
première écriture. Ce verset était vraisemblablement destiné soit à la Dédicace de l'Église, 
soit au commun des Martyrs ('). Mais il n'est indiqué nulle part ailleurs dans le manuscrit, 
et YOrdinaire de Laon ne paraît pas le connaître. 

Faut-il considérer comme une addition les deux dernières lignes de la page 166? 
Certainement ce J . [Crastina die d]elebifur est de première main. Le rédacteur l'ayant 
oublié à sa place, une ligne plus haut, ou bien plutôt ne l'ayant pas sous les yeux dans le 
manuscrit qui lui servait de modèle {^), l'a copié à cet endroit, tout près de sa place 
régulière. Nous aurons l'occasion de revenir ailleurs sur ce verset et sur sa mélodie. 

Nous voyons, page 172, la notation, et même, sur un grattage, la fin du- texte de 
l'Alléluia y. ludicahimt sancti, écrites de seconde main. 

11 ne sera pas inutile de signaler les divers Alléluias qui se trouvaient à la page 177, 
encore qu'ils fassent partie du manuscrit original. Les voici dans l'ordre où ils se présen- 
taient : 1° Dextera dei (pour le XX^ dimanche après la Pentecôte) occupait les lignes i et 2 
de la page; a complètement disparu, sauf un neume; 2° Deprofundis (XXI" dimanche) aux 
lignes 3 et 4, dont on peut encore lire : [clariia]ui ad [te]; y Qui confidunt... sion non 
com[mouebiti(r] sur une mélodie rare du V« mode, celle que l'on retrouve dans les mss. 
Egerton 857 du Musée Britannique, f" 54, et 121 d'Einsiedeln, p. 351 ; 4° Confitebor tibi 
(XXI^ dimanche) aux lignes 7 et 8 ; 5° Laiida anima (XXllI^ dimanche) ; 6° enfin, Qui sanat. 

A la dernière page (178) de notre codex, nous n'avons plus que quelques mots, qui 
vont cependant nous aider à reconstituer trois versets : 

1° [Eripe me de iiiiinicis ineis, deiis meus, et] ab insurgen[tibus in me libéra me. Cet 
Alléluia était attribué au VI'' dimanche après la Pentecôte (3), mais aux dépens du J. Omnes 
gentes qui disparaissait ce jour-là. Le changement est attesté au Xll'' siècle par {'Ordinaire 
de Lisiard (■*)-. 

(i) C'est à ces deux places que le donne encore aujourd'hui le Graduel prémontré, comme second verset 
de la messe de la dédicace, au temps pascal, comme premier verset de la messe Ecce octili de plusieurs 
martyrs, également tempore paschali. 

(2) On voudra bien remarquer qu'il n'est fait aucune mention de ce verset à la messe Hodie scietis (p. 17) 
la seule où on le pût chanter. Aussi bien est-ce celui que \ Ordinaire assigne à la veille de Noël, lorsqu'elle 
tombe le dimanche. Les Prémontrés y disent le y. Hodie scietis, adapté au type mélodique Ostende nobis. 

(3) Voyez le manuscrit page 151. 

(4) Loc. cit., p. 171. — Ce verset alléluiatique a son histoire qui mérite d'être relatée. C'est une des rares 
pièces du répertoire grégorien dont on connaîtrait l'auteur. Vers 1125, Guillaume de Malmesbury écrivait 
ses Gesta rcgu7n Jngliae. Ayant à parler du roi de France, Robert II (970-1031), il disait son goût pour le 
chant ecclésiastique : Denique pulcherrimam sequentia?n [i] Sancti Spiritus assit nobis gratia et responsorium 
[2] O luda et lerusalem co?iiexuit et alia pliira quae non me pigeret dicere si non alios pigeref audire (Mon. Germ. 
Hist., SS. X, p. 462). Ce catalogue d'œuvres est assez restreint, et ne parle aucunement du f. alléluiatique 
Eripe me. Mais cet alia pliira mit les chroniqueurs en verve. Un siècle plus tard, l'auteur de la Chronique 
DE Tours énumérait, outre les deux pièces citées plus haut, la séquence [3] Rex omnipotens de l'Ascension 
avec les répons [4] O quant admirabilis, pour S. Martin et [5] O constantia marfyrujn, pour S. Denys et ses 
Compagnons {apud Martène, Vet. Sci-ipt. et Mo?ium, Atnpl. Coll., V, 1729, col. 994B). Quelque quinze ans 

Paléographie X. . 4 



26 



PALEOGRAPHIE MUSICALE 



2° Nous n'avons pu reconstituer avec certitude le verset suivant, dont il ne reste que 
quatre syllabes. Peut-être s'agit-il d'un de ces textes : [Inter iiato]s mulie[r//-OT non surrexit 
, maior iohaii]x\t [baptisfa] ; ou [Hic praeciirsor âilectiis domini de qiio ipse testatur : nullus 
inter nato\s mulie[r//m maior iohan]r\t [baptista] ; ou encore : [Praecursor domini uenit 
de qiio ipse testatur : nullus maior inter nato]s, mulie[f7/m ioIjan]ne [baptista]. Nous avons 
déjà trouvé un verset Inter natos à la page 6 {"■). 

3° Enfin on peut encore lire les trois syllabes, sans notation de V Alléluia J. [In die 
resurrectionis... praece^dz.m uos in [Galilaeam], que VOrdinaire de Lisiard rapporte au 

s'écoulaient et Aubry des Trois Fontaines {ca. 1241) écrivait sa Chronique. Nous y apprenons que Robert, 
in ecdesiasticis cantibus non mediocriter doctus, fit ses études de littérature sous Gerbert, le futur pape Silvestre II; 
aux œuvres déjà connues Aubry ajoute V Alléluia [6] Eripe me, les antiennes métriques [7] Pro fidei meritis, 
etc., \e. Kyrie [8] Cunctipotens getiitor et le répons [9] Cornélius centiirio (Mon. Germ. Hist., SS. XXIII, p. 776)_ 
Le siècle n'était pas encore fini que Jean d'Ypres rédigeant la Chronique de Saint-Bertin (vers 1293) parlait 
à son tour de Robert, excellenter musicus. Si cet auteur ne parle que des oeuvres cataloguées dans la liste qui 
précède sous les numéros [i], [2], [9] et [6], qui devient Aniipkonam Eripe, il allonge la série d'une unité 
avec le répons [10] Concède nobis quaesumus, en l'honneur des martyrs de la légion Thébaine, et alla tnulia 
pulchra qu'il ne spécifie pas autrement. Dans le cours de ce même XI IP siècle, Durand de Mende ne citait 
{Ration, div. Off. IV, cap. 22, n, 3) que la séquence [11] Veni Sancte Spiritus et l'hymne [12] Chorus novae 
Hierusalem. Trithème (f 1516), soit dans ses Annales Hirsaugienses (Ed. S.-Gall, tome I, 1690, p. 141) ad 
annian 995, soit dans ses Scriptores (Éd. de Fabricius, ap. Bibliot. Eccles., Hambourg, 17 18, p. 79-80) ne nous 
apprend rien de nouveau; il insiste seulement sur la séquence [11] Veni Sancte Spiritus. U Histoire littéraire 
de la France (VII, 1746, p. 329 et ss.) cite la plupart des auteurs qui précèdent et nous assure d'après 
l'Histoire de Navarre d'ANDRÉ Favyn (1612) que Robert composa encore les trois répons métriques en l'hon- 
neur de la Nativité de Notre-Dame : [13] Soient justitiae, [14] Stirps Jesse et [15] Ad nutum Domini. Ce 
seraient quelques-uns de ces alla plura, alla miilta pulchra dont nous parlent les historiens du XIP siècle. 

On peut encore voir une longue liste d'auteurs, sur ce sujet, au tome X du Recueil des Historiens des 
Gaules, à l'Index, p. 749, soit de l'édition de 1760, soit de celle de 1874; la même liste a été reproduite par 
D. PoTHiER dans la Revue du Chant Grégorien (VIII, mai 1900, p. 155), à propos de la séquence [i] Sancti 
Spiritus. 

Ce n'est pas le lieu de rechercher si vraiment Robert est l'auteur des quinze pièces qui lui sont attribuées. 
Nous n'avons à nous occuper ici que de V Alléluia, f. Eripe me. Or, dès la fin du X'' siècle, on trouve cet 
Alléluia dans presque tous les Antiphonaires. Signalons seulement, pour la France, le Graduel de Saint-Denys 
(Paris, Bibl. Mazar., ms. 384, fol. 149), au XVIII^ dimanche après la Pentecôte. Ce manuscrit « est certaine- 
ment, remarque M. Gastoué, des dernières années du X% ou au plus tard, du début du XP. En effet, les addi- 
tions de deuxième et de troisième mains ne donnent pas encore les répons attribués au roi Robert t 1031 
{Histoire du Chant lit. à Paris, I, 1904, p. 58, n. 2). » Ajoutons encore, pour l'Angleterre, le Tropaire 
de Winchester (Oxford, Bodl. 775), pour l'Italie, l'Antiphonaire de Monza (Bibl. du chap. C. 12. 75); pour 
l'Allemagne, le Graduel de Saint-Gall (Cod. Sangall. 359). Il semble dilîfîcile dès lors, de conserver à Robert 
la paternité d'une pièce aussi universellement répandue, alors qu'il était encore presque au berceau. 

(i) \] Ordinaire d'ADAM, qui a perdu la messe De ventre du 24 juin, donne à la messe matutinale, ce jour 
même, le f. Posuisti {loc. cit., p. 293) ; il n'est pas dans notre manuscrit. Le jour octave, nous l'avons déjà 
dit, une note postérieure complète l'indication primitive du manuscrit, trop brève {ibid., p. 300, note k), et 
prescrit le f . Inter natos. C'est également celui du jour de la Décollation {ibid., p. 335). Il se pourrait que le 
codex 239 eût contenu une double mélodie sur ce texte. Le cas ne serait pas unique. Sans aller bien loin, 
Y Ordinaire de Reims ne dit-il pas : Dominica infra octavas (Béate Marie Magdalene) et octava die, ad mis- 
satn^- Alléluia Diffusa est secundum Letabitur; aliis diebus Alléluia Diffusa secundum Ostende nobis (Chan- 
Ul. Chevalier : Ordinarius ad usum Revmisis Ecclesiae, au tome VII de la Bibl. liturgique, 1900, p. 193). 
Nous ne connaissons pas moins de dix adaptations musicales différentes à cet Alléluia Inter natos ! 



LE MANUSCRIT DE LAON 27 



mercredi de Pâques, tant à la messe qu'aux vêpres ('). Les Prémontrés le chantent encore 
à Prime le jour de Pâques. 

Nous devons, pour finir, mentionner une pièce qui ne se rapporte pas à l'Antipho- 
naire ; c'est Poraison Deus qui nos concedis (^), addition du XP siècle (p. 30); elle atteste 
l'office alléluiatique généralement répandu avant Alexandre II (f 1073) qui le supprima du 
moins pour le dimanche de la Septuagésime (3). 



§ II. — Suppressions et lacunes. 

Si dans la suite des temps la liturgie s'est enrichie de pièces nouvelles, certains mor- 
ceaux, certaines cérémonies ont disparu. Ce sont ces suppressions opérées dans notre 
manuscrit après sa sortie des mains du « libraire » qu'il nous faut maintenant indiquer. 

L'une d'elles a tous les caractères d'une mesure générale. A peu d'exceptions près, 
les introïts avaient, après le psaume ordinaire, un second verset marqué par la rubrique 
ADR (= Ad repetendum). Rubrique et verset ont été, d'un bout à l'autre du codex, soumis 
à un grattage systématique. On peut cependant apercevoir des vestiges du ADR dans 
quelques endroits, par exemple, aux pages 17, 31, 43, 82, 130, 155; le verset lui-même 
se laisse parfois deviner : Inclina ad me ai/rë, au haut de la page 35 ; Aperiâ in par., à la 
page 7S. Ailleurs on a omis, au passage d'une ligne à l'autre, de gratter la fin de ce 
verset : [Cantate dfio] et bened. (p. 118). 

Une autre correction de même genre a consisté à effacer régulièrement la rubrique 
Ipsum indiquant trop laconiquement, après un introït, le verset psalmodique, dans le cas 
où l'antienne se compose des premières phrases du psaume en question. Ipsum signifie 
alors soit le verset qui suit immédiatement les derniers mots de l'introït, soit la fin du 
verset commencé par l'antienne. Nous avons, de ce fait, trois exemples très sûrs ; un 
quatrième s'impose par analogie : 

!° Page 44, l'introït Domine refugium (Ps. 89), du mercredi après Inuocauit, s'arrête 
aux mots : a semlo et usque in seciilum tit es, après avoir passé la première partie du 
y. 2 : Priusquam montes fièrent, etc. Le manuscrit avait la rubrique PSL (Psalmum) 
Ipsum (l'I subsiste encore). V Ordinaire donne en effet le verset Priusquam ('^). 

2° Page 67, c'est l'introït yerba mea (Ps. 5). 1! s'arrête au milieu du deuxième verset 
du psaume. PSL Ipsum, dit la rubrique, c'est à dire, la fin seulement de ce même verset. 
Y verrait-on l'indication du verset suivant : Quoniam ad te orabo, domine, ainsi que 

(i) Loc. cit., p. 124. 

(2) Cf. Rassegna Gregoriana, IV, 1905, col. 154. 

(3) Cf. Pal. Mus., IX, p. 29* ; Micrologus de observ. eccles. cap. 47. Remarquons toutefois que, au 
XII=-XIII= siècle encore, Reims, métropole de Laon, célébrait très solennellement la Dimissio de l'Alléluia, 
au matin de la Septuagésime, jusqu'à l'antienne de Benedidus {Ordin. Remen eccl. p. 1 1 o- 1 1 1 . Voir aussi p. 2 7 2). 

(4) Loc. cit., p. 90. 



28 PALÉOGRAPHIE MUSICALE 



donnent beaucoup de manuscrits? Cela est peu probable, car V Ordinaire écrit le Ps. Rex 
meus et deux meus ('). 

r Page 69, introït Deus iii nomine tuo (Ps. s^) ... Deus exaudi orationern meam. 
PSL Ipsum. Ce serait la fin du second verset : Auribus pereipe nerba oris mei. Pourtant 
{'Ordinaire donne : Quoniam alieiii (=). 

4° Dans les trois exemples précédents on peut encore distinguer, après le grattage, 
la rubrique que nous étudions. Dans un quatrième, bien qu'il n'en reste plus trace, il faut 
sans doute la rétablir. C'est après l'introït Exultate (p. 157). Outre cette indication 
(Ipsum), on rencontre encore, suivant les manuscrits, les versets : Sumite psalmum (Antiph. 
de Bellelaye, p. 2^7); Ego enim sum dominus (Paris, B. N., lat. 12050, Antiph. de Corbie 
du X-^ s., fo. 15^); Testimonium in Joseph (Paris, B. N., lat. 17436, Antiph. de Compiègne, 
tel qu'il était au moment (1705) où D. de Sainte-Marthe le collationnait avec l'édition de 
Pamelius. Cf P. L., t. LXXVIII, col. 717), et c'est ce dernier qui est consigné dans 
l'Ordinaire (3). 

Aucun verset, dans tous les cas que nous venons de voir, n'a été substitué à la 
rubrique disparue. La même indication imprécise se trouve après quelques antiennes de 
communion (p. 63, 76). Chose curieuse, on n'y a pas fait de correction ; c'est que, sans 
doute, à l'époque où VIpsum de l'introït a été jugé insuffisant, on ne chantait déjà plus de 
psaume après la communion. 

Les autres suppressions et corrections, presque toujours opérées en vue d'un change- 
ment liturgique, mettent le manuscrit d'accord avec les Ordinaires de Laon. Nous n'avons 
qu'à les énumérer rapidement. 

L'introït Domine ne elonge (p. 89) portait de première main : a cornibiis unicor- 
nnorum. Ce dernier mot a été corrigé en unicornium ; mais le chant primitif est resté avec 
une note de trop (■*). Unicornium est le texte de l'antiphonaire norbertin de Bellelaye 
(p. 160) que nous avons déjà cité. 

(i) Loc. cit., p. 97. Le Graduel Vatican a adopté la première solution, mais le missel romain, encore 
aujourd'hui, incorpore à l'antienne les mots Jiex meus et Dem meus. Cette addition ne date que du missel de 
S. Pie V, publié en 1570 (Cf. Missale Romamtm. Mediolani, 1474. Réédition de la Bradshaw Soc, tome II, 
Londres, 1907, p. v et 50, note aux lignes 13-14 de la page 96 du i" volume). 

(2) Loc. cit., p. 98. De même l'antiphonaire norbertin de Bellelaye et beaucoup des plus anciens manus- 
crits. En Allemagne, on préférait généralement le verset Auerie mala qui, à Saint-Gall, était précédé du 
verset Auribus (au moins dans le Cod. sangalL 381, p. 84). C'est sans doute la brièveté de ce dernier — il ne 
comportait pas de médiante — qui le fit abandonner. On pourrait faire la même remarque pour le f. Rex 
meus... de la note précédente. 

(3) Loc. cit., p. 181. Nous ne parlons pas du verset ad repetendum effacé ici comme partout ailleurs. Un 
examen plus attentif du manuscrit 239 à cet endroit, et sa comparaison avec les plus anciens antiphonaires 
prouve qu'on ne chantait, en ce mercredi des Quatre-Temps de septembre a^un seul répons. On peut voir, pour 
citer quelques exemples, les mss. 12050 et 17436 de la Bibl. Nat.; m de la Bibl. Sainte Geneviève; 121 d'Ein- 
siedeln {Pal. Mus., t. IV); 359, 339, 340 de Saint-Gall; lit. 6 de Bamberg; etc. On corrigera ainsi ce que nous 
avons avancé plus haut (p. 24) à ce sujet. 

(4) Cette phrase se retrouve dans le Trait de la même messe, page 91 du manuscrit. Il y a, de première 
main, unicornimn. C'est visiblement une corruption du texte original qui devait porter (comme dans tous les 



LE MANUSCRIT DE LAON 2() 



Page II 8, à la fête des SS. Philippe et Jacques, le verset alléluiatique Gaudete a été 
effacé pour faire place au Y . Ciim scderit {f). 

Le psaume de l'introït Scio : Domine probasti, noté postérieurement, a été supprimé 
plus tard encore, mais n'a pas été remplacé, et le rédacteur de YOrdinaire a omis de dire 
(loc. cit., p. 299) quel verset psalmodique on chantait à son époque. 

Le graduel de la messe pour l'ordination de plusieurs évêques (p. 148) est effacé. 
Ce devait être Iiniiiola, comme à la messe précédente : les manuscrits sont constants 
sur cette attribution. 

Page 149, au deuxième dimanche après la Pentecôte, l'offertoire était, de première 
main : Domine conuertere. Presque aussitôt il était remplacé par cet autre : Factus 
est dominus, évidemment pour l'accorder avec l'introït du jour, également extrait du 
psaume X'VII {f). 

Page 151, au sixième dimanche, c'est V Alléluia y. Omiies génies qui disparaît pour 
faire place au Y . Eripe me, comme dans YOrdinaire (3). 

Encore un psaume d'introït effacé, page 158; après l'antienne î/enite adoremus, on 
chantait : Quoniam deus magnus dominus (on le peut encore lire). La place est restée 
vide, mais YOrdinaire indique (4) le psaume : bénite exultemus. 

Toutes ces remarques ont pu paraître minimes. Elles étaient nécessaires. C'est grâce 
à elles que nous pourrons localiser avec quelque certitude notre manuscrit, car le fonds 
des antiphonaires, on le sait, est toujours identique, les détails seuls — de composition ou 
d'attribution — varient et seuls offrent des bases à la critique. 

Il n'y a pas que des suppressions dans le codex de Laon ; nous pouvons y constater, 
dès à présent, trois lacunes importantes. 

La première commence après la page 22. Elle coupe le Y. yitam petiit de l'offertoire 

manuscrits sangalliens) unicornuorum, et qui est ainsi rétabli dans l'édition Vaticane. Cette corruption est 
maladroitement accusée par la musique. Un compositeur familiarisé avec l'art grégorien aurait écrit : 



!h=;^=?=^ 



unicor- m- um. 



Or, nous lisons, avec une faute d'accentuation mélodique inadmissible dans la circonstance et que le 
' podatus sur cèr ne saurait corriger : 



-J-^- 



r^irdf! 



(i) Mais l'Ordinaire lui a substitué le J. Non vos [me\ elegistis {loc. cit., p. 273); c'est pourquoi nous n'en 
avons pas parlé plus haut, page 22. 

(2) Le cas se reproduit dans d'autres manuscrits, en particulier dans ceux de la cathédrale de Laon, témoin 
YOrdinaire {loc. cit., p. 170). 

(3) Loc. cit., p. 171. 

(4) Loc. cit., p. 181. 



3° 



PALEOGRAPHIE MUSICALE 



Iii iiiiiiite, à la messe de S. Etienne (26 décembre); nous retrouvons la suite au jour des 
Saints Fabien et Sébastien (20 janvier) dans le Graduel Gloiiosus... in maiestate. 

Une deuxième perte se remarque entre les pages 138 et 139, après l'introït de la fête 
de S. Félix (29 juillet) et s'étend jusqu'aux premiers mots de l'offertoire Desiderium 
aiiiiiiae de la messe de S. Eusèbe (14 août). 

La troisième lacune, enfin, affecte la messe des SS. Simon et jude (28 octobre), 
coupée avant la communion, et toute la fin du Sanctoral. S. André, le dernier du cycle, 
était suivi de quelques messes d'ordinations. Les premières ont disparu, ainsi que le titre 
de celle qui commence la page 147 : Siciit fui ciiin moyse. 

Est-il possible de reconstituer avec précision les pages qui manquent à notre codex? 
Nous avons, pour arriver à ce but, deux procédés dont l'usage sera parallèle : l'étude 
intrinsèque du manuscrit et la comparaison avec d'autres sources d'antiquité égale ou à 
peu près. Nous ne saurions en particulier négliger les renseignements fournis par les deux 
Ordinaires déjà si souvent mis à contribution. 

A y regarder de près, nous constatons que le titre de chaque messe comporte plu- 
sieurs éléments distincts. 

r Pour le Sanctoral, la date indiquée en Calendes (KL), Nones (NON) ou Ides (ID); 
par exemple ; XVI KL MAR[tias] (p. 29) (i). 

2° L'énoncé de la fête ou son objet : NAT[a]L[e] S[an]C[t]I VALENTiNI ; NAT[a]L[e] 
S[an]C[t]E AGNEN. DE NATIVITATE. 

}" Pour le Temporal, on trouve ordinairement ajouté le titre de l'église romaine 
stationale : STAT[io] AD S[an]C[t]AM MARIAM A[d] PRESEPEM (p. 12). 

4" Enfin un chiffre, un numéro d'ordre accompagne chacune des messes, qu'il 
s'agisse d'un dimanche, d'une fête ou d'une férié. 

C'est qu'en effet chacune de ces messes forme, à elle seule, comme un chapitre à 
part, capitulum, et, lorsque le copiste renvoie à une pièce précédemment transcrite, sa 
référence ne vaut pas pour un folio, mais pour un de ces courts chapitres. S'il s'agit, par 

(i) Deux fêtes font exception à cette règle; elles sont indiquées par le jour du mois : Die XVIIIl mens 
Mai Nafl Scae Fotentiane {ç. 121) et Die XXIII lui JS/afl Sci Apollonaris {^. 138). Cette même anomalie se 
présente dans l'ancien antiphonaire de Chartres (Thomasii opéra. Éd. Vezzosi, t. V, p. 267-2S8; aujourd'hui 
Bibl. de la ville, ms. 47), qui pour le reste s'accorde avec le ms. de Laon à mentionner les Calendes, Nones 
et Ides. L'un et l'autre toutefois s'écartent encore de la loi générale pour la fête de l'Exaltatio Scae Crucis, 
au 14 septembre; mais au lieu d'adopter franchement la formule Die XIIII mens Sept., équivalente de 
XVIII Kal. Oct., l'un (Chartres) écrit : XVIII mens. Sept, et l'autre : XVII \leg. XVIII] KAI. Sept. Dans 
les trois circonstances l'hésitation porte sur des fêtes d'introduction relativement tardive, absentes en général 
des recueils grégoriens du IX= siècle. Le Micrologue mentionne, il est vrai, la présence de S. AppoUinaire dans 
le Gradualis liber de l'Église romaine (c. 43, apud Hittorp, De div. off., Paris, i6ro, col. 758); mais il témoigne 
pour le XI= siècle. Si dans les exemplaires qui servaient de modèles aux copistes des mss. de Laon et de 
Chartres ces fêtes figuraient déjà, elles devaient avoir été empruntées telles quelles, avec leur titre, à des 
recueils plus récents, peut-être à quelque breviarium comme on en rencontre parfois joints aux sacramentaires, 
où ils auront trouvé la désignation, fréquente chez ces derniers, des dates festivales par les jours du mois. 



LE MANUSCRIT DE LAON 



31 



XIII. 


VI. KL. lAN. 


XIIII. 




XV. 


V. KL. lAN. 


XVI. 


II. KL. lAN. 


XVII. 


ÏCL. lAN. 


XVIII. 




XVIIII. 


VIII. m. lAN. 


XX. 




XXI. 


XVIII. KL. fe: 


XXII. 





exemple, de retrouver pour la fête de S. Agathe (p. 29) l'offertoire Offerentiir, on nous 
renvoie à la messe de Sainte Lucie : cap. III (i). 

Grâce à la numérotation, nous pouvons nous rendre compte de l'importance respec- 
tive des lacunes signalées. 

Le Natale Sel Stepbanl (p. 22) porte le numéro • XII • à peine visible, et la première 
messe de la page 23, celle de S. Agnès, est numérotée • XXVI • Ce sont donc treize offices 
qui manquent ici. Presque toutes les messes que nous rétablissons sont représentées, ainsi 
que nous venons de le dire, par les renvois aux pièces déjà transcrites sous leurs titres. 
Aussi pouvons-nous en toute sécurité en dresser la liste exacte comme suit : 

In prima missa S. lohannis. 

In nat. S. lohannis Apostoli. 

In nat. Innocentum. 

Nat. S. Silvestri. 

Nat. Scae Mariae. 

Doni. I. post natale Dni. 

Epiphania Dni. 

Dom. I. post Theophaniam. 

Nat. Sci Felicis in Pincis. 

Dom. II. post Theophaniam. 
XXIII. XVII. ici. FEBR. Nat. Sci Marcelli papae. 
XXIIII. XV. KL. FEBR. Nat. Seal Priscae. 
XXV. XIII. KL. FEBR. Nat. Scôrum Fabiani et Sébastian!. 

Le malheur veut que, cette lacune se trouvant presque au début du manuscrit, elle 
nous prive d'un très grand nombre de pièces de chant qui se trouvaient là transcrites in 
extenso. Et si beaucoup d'entre elles reparaissent, à un moment ou à l'autre du calen- 
drier liturgique, c'est régulièrement sous la forme réduite de leur i/icipif, toujours 
sans notes. Maigre compensation qui nous permet du moins de retracer d'une façon à 

(i) Ce système de <!; capitulation » est ordinaire dans les anciens sacramentaires, pour le Sicpplément caro- 
lingien (Cf. Ebner, Qitellen u. Forschungen z. Gesch. u. Kunstgesch. des Missale Romaniim im Mittdalter. lier 
italicitm. i8g6, p. 375). Nous devons une mention spéciale au Sacramentaire de Corbie (Paris, Bibl. Nat, lat. 
12050, cf. Delisle, Mémoire sur d'a?idens sacram. 1886, p. 122 et ss.) écrit pour le prêtre Rodrade en 853. 
Une table d'antiphonaire, dont les rapports avec notre codex sont très étroits, lui a été adjointe dans le 
courant du X" siècle : elle est également capitulée, et c'est sans doute par imitation avec les sacramentaires 
que certains graduels ont été ainsi numérotés. Il est cependant digne de remarque que tous les exemplaires 
que nous connaissons ne s'écartent pas des pays où régnait la notation messine : le graduel de Bellelaye, 
un missel plénier de Coblentz du XIIP siècle, conservé à Wirzenborn; un graduel d'Ai.\-la-Chapelle (Bibl. du 
chap., n° XII), celui du Musée Britannique (Egert. 857) déjà cité, et quelques autres de la région rhénane. 
Avec la notation messine, le système traversait les Alpes et s'établissait dans la haute Italie. Nous n'en 
avons qu'un seul vestige oublié dans le bel antiphonaire de Balerna au diocèse de Como (Vercelli, Bibl. 
Capit., ms. 186). On y lit, au fol. 28 verso, cette rubrique unique, à la messe de S. Félix : OF. Gloria et honore. 
Hegluke] ret\x6] in officia Ego aut\ç.ra\ .f/ir[ut], cap. XIII. Mais les titres ne sont accompagnés d'aucun numéro. 



32 



PALEOGRAPHIE MUSICALE 



peu près complète le signalement des formulaires absents. Voici, à titre d'exemple, la 
composition de la première messe de S. Jean, chap. Xlll : 

Introït : Ego aiifcm. (Cf. p. 144). 

Répons -.Justiis ut paliiia. (Cf. p. 131, 144). 

Offertoire : Gloria et honore {^). (Cf. p. 2s, 131, 142, 144, 147). 

Communion : Magna est. (Cf. p. 30, 131, 144) (=). 

La seconde messe de S. Jean n'est représentée, tous ses autres chants lui étant parti- 
culiers, que par l'oflertoireywiV/w ut palnia, p. 132 (Cf. plus haut, note i). 

Nous nous dispenserons de faire le même travail pour les autres messes. Aussi bien, 
sur ce chapitre, n'y a-t-il aucune divergence entre les plus anciens manuscrits, à part le 
cas des versets alléiuiatiques qui varient fréquemment, à raison de leur place primitive 
dans une série ad libitum. Tout au plus la messe du i<='' janvier, ad Sanctam Mariam, 
fait-elle exception pour son offertoire Ojferentur, tantôt minor, tantôt maior (3), quelque- 
fois aussi Diffusa est ou Beat a es. 

La seconde lacune est beaucoup moins importante. Pour un nombre de messes à 
peu près égal, on n'a perdu que peu de formules de chant. Voici la liste des messes avec 
l'indication des morceaux propres à chacune d'elles : 

CXXXII. III. KL. AUGUSTI Nat. Scôrum Abdon et Sennes. 

CXXXIII. IIII. NON. AUG. Nat. Sci Stephani (Sj.Jiisttis non conturbabitur). 

CXXXIIII. VIII. IDUS. AUG. Nat. Sd Xisti epï. 

CXXXV. EODEM DIE. Nat. Scôrum Felicissimi et Agapiti. 

CXXXVI. VI, m. AUG. Nat. Sd Cyriad (Intr. et ^. Timete Dnm). 

CXXXVII. V. fo. AUG. Vigil. Sd Laurentii (Intr. et B?. Dispersit; Off. Orafio). 

CXXXVIII. IIII. ID. AUG. Nat. Sci Laurentii (B7. Probasti; Off. Confessio; Com. Qui viihi ministrat). 

CXXXVIIII. III. ID. AUG. Nat. Sci Tiburtii (]^. Os iusti). 

CXL. ID. AUG. Nat. Sci Yppolyti (Intr. Iusti epuleiitiir ; Com. Dico autem). 

CXLI. XVIIII. KL. SEPT. Nat. Scï Eusebii (Off. Desiderium). 



(i) Il y aurait eu encore, d'après le chap. CXXI (p. 132), un offertoire Justus ut palina à cette messe; 
mais c'est une erreur du copiste qui a oublié un chiffre et écrit XIII pour XIIII. 

(2) Ici, c'est une faute de lecture préalable qui a fait écrire XVI pour XIII. Il y a d'autres causes 
d'erreurs, plus intéressantes, sur lesquelles nous devrons revenir. 

(3) Encore y a-t-il lieu d'atténuer la portée de cette divergence en remarquant que ces deux textes sont le 
plus souvent confondus par les mss., dans toutes les messes où ils sont employés. Pour le reste, il est opportun 
de se souvenir de la règle — qu'il ne faudrait pourtant pas trop presser — formulée par M. W. H. Frère, que 
« les messes dont les éléments restent invariablement les mêmes dans les manuscrits ont un premier droit à 
être regardées comme constitutives du noyau grégorien primitif; et en général, quand nous] trouvons des 
variantes, nous devons soupçonner la main d'un « rédacteur » postérieur. Au contraire fixité voudra dire 
antiquité (Préface du Graduale Sarisburiense, p. X). » Or cette messe ne fait certainement pas partie de 
M Antiphonaire grégorien .- beaucoup de manuscrits l'ignorent. Le cas paraît différent pour le Sacramentaire, 
mais on ne peut légitimement conclure de sa présence dans ce dernier à son droit de présence dans l'autre. 



LE MANUSCRIT DE LAON 



33 



Encore moins importante était la partie correspondant à la dernière lacune (p. 146-147). 
Mais les pièces qui devaient composer la messe In natale Pontifias présentaient un réel 
intérêt en raison de leur rareté dans les manuscrits : 



CLXI. 

CLXIJ. 

CLXIII. 

CLXIIII. 

CLXV. 

CLXVI. 

CLXVII. 

CLXVIII. 

CLXVIIII. 

CLXX. 

CLXXI. 

CLXXII. 



Kl.. NOV. 
VI. ïb. NOV. 
V. iB. NOV. 
III. ÏÛ. NOV. 
X. KL. DEC. 
VIIII. KL. DEC. 
VIII. KL. DEC. 
III. KL. DEC. 
II. KL. DEC. 



Nat. Sci Cesarii (Com. Qitt uult iienire). 

Nat. Scorum IIII°'' Coronatorum. 

Nat. Sci Theodori (Bj. Dne praeuaiisti). 

Nat. Sci Mennae. 

Nat. Scae Ceciliae (^. Audi fil ia: Com. Confimdantiir). 

Nat. Sci démentis (Intr. Dicii ans). 

Nat. Sci Chr)'sogoni. 

Vigil. Sci Andreae (Intr. Dns seats mare; Com. Venite post me).. 

In nat. eiusdem (Com. Dicit Andréas). 

In vigilia Pontificis. 

In natale Pontificis (Intr. Elegit te; B7. et Off. Memor sit ; Com. Vnguenium). 

Item alia. 



Nous en avons fini avec tout ce qui regarde l'histoire de notre manuscrit après sa 
sortie du v, Scriptorium ^v 11 nous reste, avant d'aborder la question de date, qui ne 
pourra être élucidée que par l'étude intrinsèque du codex, à préciser et à résumer ce que 
nous savons maintenant de son orioine. 



II. 



Provenance du manuscrit. 



Le relevé minutieux que nous avons donné ci-dessus n'aura pas eu pour seul effet de 
débarrasser le document original de tout le travail de revision et de mise au point qu'il a 
subi à différentes époques ; cette besogne préliminaire devait nous fournir, chemin faisant, 
les indices les plus sûrs pour l'identification du lieu de rédaction de notre manuscrit. Au 
moment de réunir ces indices et de formuler la conclusion qui s'en dégage, nous sommes 
heureux de nous rencontrer avec l'auteur du Catalogue Général cité plus haut ; selon toute 
vraisemblance, le manuscrit 239 <s provient de Notre-Dame », c'est-à-dire de l'église 
cathédrale de Laon. 

L'accord de notre codex, mis, grâce à des additions, au courant de la liturgie du 
Xll<= siècle, avec les Ordinaires en usage à la cathédrale de Laon à la même époque, est 
en effet trop constant pour être fortuit. Car c'est un point où les documents anciens de 
provenances diverses offrent les plus grandes divergences. Le fonds primitif, qu'il est 
aisé de reconnaître jusque dans les manuscrits d'époque tardive, se retrouve toujours 
sensiblement le même. Aussi ne devons-nous pas trop insister sur le fait que l'antiphonaire 
coïncide parfaitement avec les données de VOrdinaire pour la partie ancienne. 

Mais lorsqu'il a fallu suppléer à ce qui manquait à l'ordre primitif, au fur et à mesure 
des développements croissants de la liturgie, les initiatives personnelles et les influences 



Paléographie X. 



34 PALÉOGRAPHIE MUSICALE 



diverses ont rompu l'entente jusque-là respectée. En de telles circonstances une parfaite 
harmonie (^) ne peut s'expliquer que par une communauté d'origine. 

11 est un autre terrain où les documents sont^ en général, dans le plus complet 
désaccord. L'attribution des versets d'Alléluia aux dimanches après la Pentecôte n'appar- 
tient pas à l'organisation primitive de l'antiphonaire. Aussi a-t-elle obéi à la loi ordinaire 
que nous signalions il y a un instant. Dans la répartition de ces versets, régulièrement 
empruntés au psautier, deux systèmes ont prévalu. Certains préférèrent généraliser la 
règle de concordance entre les diverses pièces de la messe, chants, oraisons, lectures; 
à rencontre des liturgistes comme Bernon, Bernold de Constance, etc., qui n'entendaient 
pas appliquer cette règle à l'Alléluia, ils firent entrer ce chant en ligne de compte, et 
établirent dans la même messe, chacun selon son point de vue, un rapprochement ici 
avec l'introït ou le graduel, ailleurs avec l'offertoire : tôt capita, tôt sensus ; jamais deux 
manuscrits d'origines différentes n'arrivent à se rencontrer dans l'ensemble. Les autres, 
d'après un usage plus traditionnel, suivirent l'ordre numérique des psaumes, comme 
nous le voyons par exemple au X1V'= siècle dans la Gemma animae (^) et comme nous 
le constatons dans de nombreux manuscrits et aujourd'hui encore au missel romain. 
Cette disposition devait naturellement rendre les groupements plus faciles ; cependant 
comme il n'arrive jamais que les séries soient identiques, en raison de certains versets 
admis par quelques-uns, et inconnus des autres, il est rare que l'on trouve les mêmes 
pièces attribuées aux mêmes dimanches. 11 n'en est que plus frappant de constater que 
le manuscrit 239 et V Ordinaire de Lisiard, qui suivent la seconde méthode, sont 
constamment d'accord dans leur distribution des versets alléluiatiques (3). 

Le codex 239 a donc été écrit pour la cathédrale de Laon (*) ; la conclusion s'impose, 
mais il n'est pas possible de préciser davantage. On serait tenté de rechercher sinon le 
copiste, du moins les inspirateurs de cette œuvre dans l'école de chant fondée par 

(i) Une seule divergence sérieuse à signaler à la fête de l'Annonciation. Le manuscrit (p. 30) donne la 
messe : Ana. Vultum; B7. Diffusa est ; Offert. Ave Maria ; Comm. Dilexisti ; tandis que V Ordinaire {loc. cit., 
p. 261) indique : Intr. Rorate ; B/'. Qui sedes ; Tract. Ave Maria ; Offert, idem; Comm. Ecce uirgo. Nous avons 
vu que le trait est dans notre manuscrit, de main plus récente. 

(2) L. IV, c. XLIII-XCVI, et XCVIII, ap. Hittorp, De divinis officiis, col. 1308-1325. 

(3) A la réserve de la correction du vi^ dimanche, signalée plus haut, p. 25, et qui confirme encore, pour 
le XII= siëcle, l'usage du manuscrit à Notre-Dame de Laon. 

(4) Déjà sur la fin du IX'' siècle et au commencement du X'=, la bibliothèque de Notre-Dame se garnissait 
de livres assez nombreux, si nous en jugeons par ceux qui restent. Nous avons encore sept manuscrits offerts 
par l'évêque de Laon, Didon (883-893), portant tous cette dédicace, au haut de la première page ou sur 
un feuillet de garde : Hune libruni dédit domnus Dido episcopus Deo et sancte Marie. Si quis abstitlerit, etc. 
(Laon, mss. 97, 122, 135, 199, 342, 428; Paris, Bibl. Nat., lat. 5095). Neuf autres volumes (Laon, mss. 38, 
136, 265, 273, 298, 444, 464, 468; Paris, Bibl. Nat., lat. 5670) portent de même cette inscription : Isttim 
libru7n dederunt Bernardus et Adelelmus Deo et sancte Marie Laudunensis ecchsie. Si quis etc. Suivant les uns 
(cf. L. Delisle, Cabinet des manuscrits, II, p. 375), les deux donateurs seraient des comtes choisis par 
Charles le Chauve pour exécuteurs testamentaires, mais il est possible que cet Adelelme soit l'évêque de Laon 
de ce nom (921-930). Le codex 239 a perdu ses premiers et ses derniers feuillets, en sorte que nous pouvons 
nous demander s'il ne portait pas, lui aussi, l'une des deux inscriptions que nous venons de citer. 



LE MANUSCRIT DE LAON 35 



Charlemagne à quelques lieues de Laon, à Soissons, école qui devint célèbre par la suite, 
et dont le premier chef fut un maître romain (^). Mais aucun indice ne nous permet 
d'affirmer que notre document vient en fait de Soissons. Qu'il suffise d'avoir indiqué la 
région à laquelle il appartient. Il sera plus aisé par l'étude des sources du manuscrit de 
fixer approximativement sa date de rédaction. 

III. — Étude intrinsèque et date. 

Nous avons déjà touché en passant la question relative au système de capitulation, 
grâce auquel nous avons pu combler, dans une certaine mesure, les lacunes de notre 
manuscrit. Ce système mérite de fixer à présent toute notre attention. Car il présente des 
particularités, et ces particularités mêmes nous fournissent des indications précieuses à 
un double point de vue. Elles permettent de reconnaître assez clairement les documents 
anciens qui ont servi de base à cet antiphonaire ; elles aident en même temps à fixer à 
peu près la date de sa composition. Cette date se déduit en effet du procédé qu'a dû 
employer le copiste pour mettre à jour ses modèles ; elle est confirmée par certaines 
données positives que nous allons recueillir de l'étude intrinsèque du manuscrit. 

Le scribe chargé de la composition de Tantiphonaire de Laon avait sous les yeux au 
moins deux manuscrits différents, capitules l'un et l'autre, mais présentant des divergences 
dans les numéros attribués à leurs formulaires. Nous les connaissons par les renvois et, 
disons-le de suite, surtout par les renvois fautifs qui se rencontrent très souvent dans le 
manuscrit. On se le rappelle en effet, pour économiser la place, chaque fois qu'il rencontre 
une pièce déjà transcrite pour une autre messe, notre copiste se contente de donner 
l'incipit et de se référer pour le reste au texte antérieurement reproduit, ne faisant qu'imiter 
en cela, ainsi qu'on va le voir, l'exemple de ses deux modèles. 

Ceux-ci étaient anciens, ils étaient démodés, ne répondaient plus exactement à l'état 
liturgique du moment; c'est dire qu'ils avaient besoin d'être complétés. Presque dès le 
commencement du manuscrit il a fallu introduire des messes nouvelles, ainsi pour le 
I"' janvier. L'insertion n'offrait pas de difficulté spéciale, sauf toutefois pour le numérotage 
des capitula qui allait être bouleversé si l'on introduisait de nouvelles unités; de plus, le 
système des renvois devenait singulièrement compliqué. Bravement le copiste en prend 
son parti. Sous le numéro XVII il inscrit une messe que sa source ignorait, et, du coup, 
toute la série se trouve en avance d'une unité sur l'ancienne. Avec quelques expériences 
de ce genre, et quelques erreurs dans la suite des chapitres, l'écart sera augmenté 
d'autant. 

Mais reste la complication des renvois ; et là de nombreux indices révélateurs 
trahissent les distractions du copiste, heureuses distractions qui nous permettent précisé- 
ment de juger de l'état liturgique des sources et des additions nécessitées par les 
développements survenus. Souvent, en effet, notre scribe continue à transcrire servilement 

(i) Adémar de Chab.\nnes, Chronique, livre II, c. 8 (Éd. J. Chavanon, Paris, Picard, 1897, p. 81). 



36 PALÉOGRAPHIE MUSICALE 



les références de ses modèles, sans s'apercevoir qu'elles ne correspondent plus avec sa 
copie, nous conservant ainsi, à son insu, la disposition des documents primitifs. 

Le tableau 1 ci-contre rendra compte de ces anomalies. On y verra clairement qu'à 
un moment donné un nouveau document X a été employé, dont les chiffres ne coïncident 
pas avec ceux du premier A ; ces deux manuscrits figurent l'un et l'autre dans les deux 
colonnes à gauche de la série centrale, représentant le codex 239. Comme il se trouve que 
le capitulaire de Corbie (B. N. 12030, IX^-X^ s.) a les plus grandes affinités avec notre 
document A, nous reproduisons à droite, en une colonne spéciale sa propre série de messes. 

i) La première série de messes, ch. i à 16, n'a pas subi de modifications; notre copiste 
a suivi exactement son modèle. Celui-ci, A, n'avait pas, et le copiste de celui de Laon ne 
lui a pas ajouté, de chapitre spécial pour le iv'' dimanche de l'Avent. Il en est de même 
du ms. de Corbie. Implicitement cette messe était comprise dans celle de la Feria IV 
précédente (p. 12). C'est pour la messe dominicale que cette férié de jeûne est pourvue 
d'un verset d'Alléluia et d'un second offertoire (It O?. Ave Maria) ; l'introït, l'un des 
graduels et la communion servaient aux deux circonstances {f). 

2) Le ms. A ne connaissait pas, non plus que celui de Corbie, la messe du i" janvier (=). 
Ajoutée dans le ms. de Laon, cette messe portait le chiffre XVII. L'introït ViiUum tuum 
en fut emprunté au ch. XXVIII, qui devenait maintenant, par le fait de cette addition, 
XXVIIII. Or quelques pages plus loin (p. 31), au 25 mars, le copiste oubliait de corriger 
le renvoi de son original et écrivait : Vultiim tuum, cap. XXVIII, attestant par là que la 
pièce n'existait pas au i'^'' janvier. Un autre renvoi de notre messe XLIX à un ch. [XJXXVIII, 
correspondant au n° XXXIX du ms. de Laon prouve encore que celui-ci est désormais en 
avance d'une unité sur son modèle. 

3) Après XLVII, la messe de la Dominica vacat, deuxième de Carême (p. 53), est 
une nouvelle addition de notre copiste à ses manuscrits originaux ; mais elle n'accentue 
pas l'écart, n'ayant pour elle aucun numéro d'ordre^ ce qui fournit un indice de son 

(i) Les deux seuls antiphonaires du VHP siècle que nous connaissions, avec une messe pour ce dimanche 
(Zurich, bibl. cant., ms. 30 et Lucca, bibl. capit. ms. 490) — le graduel de Monza publié par Gerbert n'indique 
rien — répètent la messe du samedi des Quatre-Temps, après l'avoir déchargée de trois de ses graduels et de 
son trait; l'antiphonaire de Charles le Chauve (Paris, B. N. 17436, IX<^ s.) ne diffère de celui de Laon que 
par l'Introït Mémento, composition alors récente, à ce qu'il paraît. On remarquera qu'il place cette messe 
entre celles du mercredi et du vendredi, comme pour affirmer son identité avec celle qui précède, dont il a 
eu soin de retrancher l'off. Ave Maria. Un capitulaire de Saint-Denys, du troisième quart du IX= siècle 
(Paris, Ste Geneviève m) est exactement semblable à celui de Laon. Il y a encore d'autres variétés pour 
cette messe, mais elles ne touchent pas à notre sujet (Cf. Gastoué, Orig. du ch. rotn., p. 528, n. 5). 

(2) Cette messe n'est pas davantage dans le ms. de S.-Denys du IX= siècle (voir note précédente). Au 
VHP siècle, le ms. 30 de Zurich se contente d'une messe Octaua Dû?inni, répétant la troisième de Noël, sauf 
le ^. Benedictus qui uenit et V Alléluia. Dns regnatiit, decorem. Pamelius ( Liturgicon Ecclesiœ Latinœ, t. II, 
p. 71 et 72) donne deux messes pour ce jour; la i''^ Vultiim tmun, qu'il dit authentique ou grégorienne, sur le 
témoignage du Micrologue (XP s.) chap. 39; la 2"= « évidemment postérieure à saint Grégoire », Puer natus est, 
entièrement comme au jour de Noël; de même le ms. de Vauclair utilisé par les Bénédictins (Pat. lat. 78, 649). 
Le cod. 17436 n'a pas, comme ils le disent, le titre : tiatale sanctœ Martinœ ina7-tyris et viyginis, mais 
seulement : Natl scœ Mariœ (fol. 5 v). 



[Face à la page 37] 



TABLEAU I 
Les sources du manuscrit de Laon 



M s. X 


MS. A 

I 




Laon 239 








I 


[Dominica I Adventus]. 


(P- 7) 






— 16 


— 16 


(II Kl. Jan. Nat. S. Siluestri]. 








manque 


17 


[Kal. Jan. Natale S. Mariae]. 








17 


18 


[Dom. I post Natale Dni]. 








-46 


— 47 


Sabb. in XII Lection. 


(p. 49) 






manqiie 


sans n° 


Domc vacat. 


(P- 53) 






47 


48 


Feria IL 


(P- 53) 






— Si 


— 82 


Feria II (post Pascha). 


(p. 104) 




8i 


82 


83 


Feria III. — 


(p- 105) 




— 82 




-84 


Feria IIII. — 


(p. 107) 




[7 messes] 




[8 messes] 








90 




93 


SS. Tiburtii et Valeriani. 


(p- 115) 




— 99 


lOI 


— 102 


Scae Potentianae. 


(p. 12,) 




100 


\itiaju]iie'\ 


103 


In Vigilia Ascensa Dni. 


(p. 122) 






102 


104 


In die Ascensam Dni. 


(p. 122) 






-•55 


— 157 


Nat. Sci Mathei. 


(p. 144) 






156 


156 [=158] 


Scorum Cosme et Damiani. 


(p. 144) 






157 


159 


Dedic. Basil. Arch. Michahelis. 


(p. 144) 






— 171 


— 173 


[In natale Pontificis]. 








172 


174 


[Item alia]. 


(p 147) 






173 


175 


Item de eodem. 


» 






174 


176 


In ordinatione episcopi. 


» 






'75 


177 


In ordin. eporum plurimorum. 


(p. 148) 






176 


178 


In agenda mortuorum. 


» 






177 


179 


Domc I post Pentecosten. 


(p- 149) 






— 182 


— 184 


— VI — 


(p- 151) 






? 


185 


— VII — 


» 








— 204 


— XXIII — 


(p- 163) 








205 


Officium de sca Trinitate. 


(p. 164) 








206 


Officium de itinere. 


(p. 165) 





B. N. 
12050 

I 

— 16 
manque 
17 

-46 
manque 

47 

— 81 
82 

-83 

[8 messes] 
92 

— lOI 

manque 
102 

-155 
156 

157 

— 171 
manque 
manque 
manque 

172 
manque 

173 

-178 
179 

— 198 
manque 
manque 



Offert. 

Offert. 

Ana. 

Com. 

Offert. 

» 
Offert. 
A fia. 
Com. 

Offert. 
Com. 



TABLEAU II 
Les témoig^nag-es du manuscrit X 



Intomiit. 
Portas caeli. 
Sancii tut. 
Gaudete. 
Confitebuniur. 

» 
Repleti sumus. 
Clamauerunt. 
lustorum. 
lustorum. 
Mirabilis. 
Non uos relinquam. 



MS. X 

c. 81 

82 
90 
90 
91 

» 

93 
95 
95 
96 
96 
100 



Laon 239 



83 cf. p. 126 cap. 109 



93 
93 
94 

» 
96 



99 
99 
103 



127 
119 

120 
118 
120 
119 
114 
120 
140 
129 
128 



I 10 

99 
100 

97 

100 

98 

94 

99 

143 

."S 

113 



LE MANUSCRIT DE LAON 



37 



absence des manuscrits types. Elle n'a qu'une seule pièce propre, le trait Coiifitemini, dont 
nous avons ici, semble-t-ii, la plus ancienne copie (^). 

4) En arrivant à la page 118, nous surprenons l'influence d'un document autre que 
notre ms. A : elle se fait sentir plus ou moins jusqu'à la page 140. Les références fautives, 
mais parfaitement coordonnées entre elles, que nous donne ici le ms. de Laon révèlent 
tout d'un coup un écart de deux numéros (83 = 81), et semblent trahir par là même un 
modèle (ms. X) différent de A, qui, lui, n'était en retard que d'une unité (82 = 81). 

Le tableau II nous fournit une série de vingt messes représentées par des renvois 
groupés autour des chapitres XCVII à CXV de notre manuscrit, avec un exemple isolé 
au ch. CXLIII. L'une de ces messes appartient au copiste de Laon; là en effet où il 
transcrit huit messes pascales, entre les chapitres LXXXIIII et XCIII, le ms. X, son 
modèle, ne comptait que sept numéros (84 = 82 et 93 = 90) if). Par ailleurs c'est à ce 
même ms. X que le copiste de Laon empruntait la vigile de l'Ascension, comme l'indique 
le chiffre -C- ( = CIII de Laon) que nous fait connaître notre ch. 113. Cette messe se voit 
déjà, mais pas partout et avec des formulaires divers, au VIII" siècle (Zurich, manque dans 
Monza) et au IX"' (antiphonaires de Saint-Denys, de Saint-Amand (3), de Compiègne (4). 
Elle n'était pas dans A, car toute la suite va nous montrer notre ms. en avance sur 
lui de deux chiffres au lieu dUiii, ce qui indique une addition ; de plus, A est en accord 
perpétuel avec le graduel de Corbie, du chapitre i au chapitre 171 (cf. le tableau I). 
Le manuscrit de Laon accuse lui-même cette parenté par ses multiples tâtonnements de 
numérotation, de la page 139 à la page 145 (ch. CLVIII) {=), où délibérément, peut-être 

(i) Il y a plus de divergences pour le formulaire de cette messe que pour celle du dimanche correspondant 
de l'Avent. L'antiphonaire de Zurich (Gerbert, Moniim. vet. lit. allem. I. p. 375) suit le même principe que 
plus haut : Domhiica I. in Quadragesima, item ad missam, sicut iatn supra scriptum est in sabbato. Ailleurs, 
comme dans le ms. 47 de Chartres (X= s.), c'est toute une série de pièces spéciales accompagnant l'introït 
Sperent i?i te : Grad. Justiis es Domine, y. Gressus meos ; Offert. Domi?ie deiis meus, Y- Ocidi mei ; Comm. 
Custodi me. Ces diverses pièces se retrouvent dispersées dans le Tonale de Montpellier H. 159 (P. M. t. VII) 
et probablement faut-il les assigner au 2^ dimanche de Carême (Cf. K. Ott. Zur aesthet. Beurteilung des vatik. 
Graduale: die Kirchenmiisik, 15 déc. 1909, p. 166). Pourtant en Italie (et aussi à Westminster au XIV° siècle) 
cette même messe sert à l'avant-dernier ou au dernier dimanche après la Pentecôte. Certains mss. allemands, 
italiens, aquitains et espagnols ont des types encore différents. I 

(2) Peut-être le jeudi de Pâques manquait-il à ce manuscrit. Cette messe n'est pas dans l'antiphonaire 
de Zurich du VI 11= siècle — lequel est d'ailleurs très incomplet — mais elle est dans le graduel de Monza, 
du VHP siècle également. 

(3) Paris, B. N. lat. 2291. Nous suivons pour cette attribution l'opinion de M. L. Delisle (Mém. sur 
d'anc. sacram., p. 148). Les raisons alléguées par M. A. Gastoué pour l'Abbaye de Saint-Denys (Hist. du ch. 
lit. à Paris, p. 56) ou pour Notre-Dame de Paris (ibid., p. 81) nous paraissent insuffisantes. La vigile de 
l'Ascension est aussi notée dans le codex Ultrajectinus utilisé par Pamelius. On voudra bien considérer ce ms. 
— jusqu'à ce que nous ayons le loisir d'en donner la preuve — comme étant de même provenance, et presque 
de même âge. On pourra lui appliquer tout ce que nous disons du manuscrit de Paris, sauf avis contraire. 

(4) Elle fait défaut au graduel de Saint-Gall (cod. 359) et n'est pas encore dans certains manuscrits du 
X'= siècle (Chartres 47, Saint-Gall 339, B. N. 2293). 

(5) Un pli du parchemin cache à cet endroit le numéro de la messe. A la page suivante on lit bien 
CLVIIII, et ensuite dans la marge extérieure, presque effacé : CLX. 



38 



PALEOGRAPHIE MUSICALE 



par lassitude, le copiste se met de pair avec son manuscrit original, revenant ainsi de deux 
numéros en arrière. Nous le perdons de vue dans la lacune (p. 146-147), mais nous 
savons qu'il s'en tient désormais à son système par ce que nous voyons plus loin. 
Page 147, en effet, il renvoie pour le I^. Domine preuenisti au ch. CLXIII, qui est 
encore (') celui de Corbie (= A). Puis à Tendroit où nous sommes il cesse de numéroter 
ses messes; ce qui ne l'empêche pas, — nouvelle preuve qu'il suit aveuglément son 
manuscrit type, — de se référer pour le R/. Comiertere (p. 158) à un ch. CLXXXII qui 
n'existe pas dans le manuscrit, mais qui serait exactement celui du vi'^ dimanche après la 
Pentecôte, dans le ms. A, et dans le codex 12030 également, s'il avait eu les quatre 
messes (c. 172, 173, 174 et 176) marquées absentes dans notre tableau. 

Ainsi avons-nous pu saisir dans les procédés de notre copiste les additions qu'il a 
dû faire à ses modèles. Nous n'y avons rien trouvé qui nous éloignât de la fin du 
IX'^ siècle. Nos recherches subséquentes confirmeront encore nos résultats. 

s) La vigile de l'Epiphanie — nous le savons malgré la lacune — n'existait pas dans 
le ms. de Laon. La messe de ce jour se trouve dans les antiphonaires, croyons-nous, vers 
le commencement du X^ siècle (antiphonaire de Saint-Amand, B. N. 2291, ca. 886-910). 

6) C'est de seconde main que l'on voit, p. 30, la messe du 22 Février. Elle paraît 
seulement dans le graduel de Saint-Denys {Ma^ar. 384) de la fin du X'= siècle. 

(7) Nous trouvons dans notre livre laonnais deux graduels au vendredi après les 
Cendres (p. 39 : R/. Domine refugium...; Item I^. J/nam petii...)] il ne faut pas nous en 
étonner : le premier était chanté ce jour-là même, l'autre, le lendemain samedi, qui n'a 
pas de messe propre encore aujourd'hui. VOrdinaire que nous avons si souvent cité (2) 
nous en avertit, et le cas est analogue à celui déjà noté à propos du mercredi de la 
troisième semaine de l'Avent. 11 n'en va pas de même à la Feria sexta après Inuocauit 
(p. 48). Ici encore nous avons deux graduels : I^. Saliiiimfac seruum...; Item I^. Miserere 
milji. Ce second répons ne se chantera plus que le mercredi de la iii*^ semaine de Carême 
(p. 64) et accompagné de pièces toutes différentes : il ne s'agit donc pas d'une répétition 
partielle de cette messe. N'y aurait-il pas là un vestige d'antiquité, un souvenir de l'époque 
où, régulièrement, la messe comprenait deux lectures avant l'évangile? Avec le temps, 
ces lectures ont été réduites à une seule, sauf à certains jours, et c'est alors que le second 
graduel aura été supprimé, plus tôt en France, semble-t-il, qu'en Italie ou en Allemagne. 
Nous avons des mss. allemands qui donnent encore les deux pièces au Xl^ siècle. 
En France on les voit encore aux IX« et X'' siècles. 

8) L'antiphonaire de Laon appartient à une catégorie de manuscrits très rare qui 
groupe tous les versets alléluiatiques après la série des messes, en fin de volume, sans en 
donner aucun en entier dans le cours du livre. Nous pouvons citer dans le même cas le 

(i) Si la numérotation de Laon se poursuivait régulièrement telle qu'elle est manifestée par les chapitres 
141, 142, etc., nous aurions le numéro CLXV. 
(2) Zoc. ai., p. 85 et 86. 



LE MANUSCRIT DE LAON 39 



ms. 47 de Chartres (X" s.) (i). Or il se trouve qu'il y a exception à cette règle, d'ailleurs 
constante, pour la semaine de Pâques. Chaque messe y est pourvue de son Alléluia 
entièrement noté. On serait tenté d'en conclure que l'on est en face d'une addition de 
notre copiste, si l'on ne remarquait par ailleurs que cinq d'entre ces versets se lisent déjà 
dans les antiphonaires du VIII^ siècle : Pascba nostrum (p. 103), Hœc dies et Laudate pueri 
(p. iii) (2), Surrexit Dominus (ou AUissimiis) (p. 108) et Surrexit Dominus et appaniit 
(p. 106). Le Y . Dicite in gentibiis paraît être de la fin du IX^ siècle (B. N. 2291) (3). Restent 
les deux Alléluia. Angélus Doniini (p. 105) et Surrexit CJjristus (p. 106) pour lesquels 
notre antiphonaire serait le plus ancien témoin (*). Pour le fait lui-même de l'emploi de 
versets qui ont un rapport plus direct avec le mystère pascal, au lieu de ceux affectés au 
cycle dominical en général (s), nous avons au moins un exemple authentique du 
IX« siècle dans le graduel de Saint-Gall publié par Lambillotte. 

9) Nous ne sortons pas du IX'= siècle, en remarquant les faits suivants : le 3 Mai 
tout entier réservé aux saints martyrs Juvénal, Alexandre et Éventius (p. 118), sans 
mention de l'Invention de la Croix, qui paraît dans les antiphonaires français vers la fin 
de ce siècle (B. N. 2291 et 17436); le samedi des Qiiatre-Temps de la Pentecôte (p. 128) 
pourvu de quatre Répons, et non de quatre Alléluias {^) ; absence de la Nativité de la 
sainte Vierge (8 Sept.) — elle ne paraît pas dans l'antiphonaire de Saint-Denys de 862-877, 
mais elle est dans celui de la fin du X'= siècle et dans les manuscrits de Saint-Amand 
(IX<'-X'^ s.), — de la Toussaint, — que seuls contiennent, parmi les manuscrits que 
nous citons ici, ceux de Compiègne (7) et de Saint-Amand, — et même celle de 
saint Martin, dans la partie du ms. qui a disparu. Pour ce dernier, il serait possible 
cependant qu'il eût été réuni sous un même titre avec S. Mennas, comme dans le 

(i) Tomasi, qui a publié le texte de ce document (Éd. Vezzosi, t. V. p. 267, seq.) avait déjà fait cette 
remarque : Alleluja cum suis versibus ad finem codicis rejiciutitur, mais sans donner la liste de ces versets, 
pourtant des plus suggestive. On y trouve, après une série plus ancienne correspondant, six exceptés, à celle 
du ms. de Laon, un supplément évidemment postérieur, mais que l'état de la rédaction n'indique en aucune 
façon. Cette seconde liste comprend 43 versets dont 16 seulement sont dans notre codex; quatre autres 
y sont, mais par suite d'additions postérieures. L'ordre n'est d'ailleurs pas le même dans les deux manuscrits. 

(2) Ces trois premiers versets sont encore représentés par leur huipit dans la série de la fin du volume 
(p. 169), d'où ils ont donc été extraits, puisqu'ils n'ont plus aucun titre à s'y trouver. 

(3) Cf. Pamelius, loc. cit., p. it8 et 150, aux deux fêtes de la sainte Croix. 

(4) On en peut dire autant des versets Dilexit Andream (p. 171), ludicabiuit (p. 172) au moins pour le 
texte, lustus germinabit (ibid.), Sacerdotes \tui^ Domine (ibid.), Loqiiebar (p. 173) et Post parfum (ibid.), mais 
on les voit très répandus dans le courant du X'= siècle. 

(5) Cf. Gastoué, Or. du ch. rovi., p. 266. 

(6) Alcuin, De div. off., c. XXIX {ap. Hittorp, 265 E) ; Bernon de Reichenau, De quib. reb. ad 
Missam pertin. c. VII (ibid., 714 B) ; Ordo romanus de off. divinis {ibid., 92 A). Bernold de Constance 
constate le changement opéré : Nec gradualia, sed alléluia prœdictis lectionibus subiungere debemus ... 
{Microl. de eccl. observ., c. XXVIII, ap. Hittorp, 750 E). Et plus loin : Ad quam (missam de ieiunio) non 
gradualia ut antiquitus, sed alléluia cantamus (c. LVIII, ibid., 765 A). 

(7) Dans le voisinage presque immédiat de Laon, à Saint-Éloi de Noyon, on trouve la Toussaint consignée 
dans un manuscrit très intéressant du IX" siècle, capitulé lui aussi, mais dont nous n'avons malheureusement 
qu'une description très sommaire. Cf Abbé Eue. Muller, A7iiiphonaire du Mont-Eetiaud, Noyon, 1875, p. 17. 



40 PALÉOGRAPHIE MUSICALE 



manuscrit de Corbie : /// Idiis Novembris, Natale sancti Me une et sancti Martini. Le fait 
est, croyons-nous, très rare, et S. Martin, dès qu'il prend place dans l'antiphonaire, a sa 
messe à part, mais en seconde ligne, après le martyr. Ainsi dans les mss. de Compiègne, 
de Saint-Amand, de Saint-Gall (339 et 339). Mais à Saint-Denys on ne le voit pas encore 
à la fin du X« siècle {Ma-^^. 384). 

10) La présence des messes d'ordinations dans le manuscrit de Laon est un signe 
d'antiquité. Il y en avait cinq, sans compter une vigile (voir plus haut p. }}). et il en reste 
quatre, pour diverses occasions. On les retrouve toutes, dans le même ordre, dans les mss. 
de Saint-Denys {Ste Genev. 1 1 1), de Chartres, de Moissac (B. N. 2293). Les antiphonaires 
de Saint-Amand et celui de Compiègne (') en suppriment une ; il n'y en a plus dans le 
ms. de Saint-Denys du X'= siècle (Ma^ar. 384). 

11) V Agenda mortiiorum (p. 148) (^) et enfin les deux Offices de la Trinité (3) et 
pour les voyageurs (p. 164 et i6s) se trouvent aussi dans les mss. du IX" siècle. 

Nous avons donc pu constater que notre manuscrit, très important par ce qu'il 
contient, n'est pas moins intéressant par ce dont il ne parle pas. Encore avons-nous omis 
de noter certaines fêtes plus particulièrement gallicanes et qui se trouvent pourtant dans 
des antiphonaires datés de la fin du IX^ siècle : S. Benoît (11 JuilL), S. Pierre-ès-Liens 
(i«'' Août); S. Denys et sa Vigile (8 et 9 Octobre) et qui sont inconnues à Laon : la 
teneur de cet antiphonaire est purement romaine, et tout ce que nous avons pu y trouver 
de plus récent ne nous a pas fait franchir les dernières années du IX*" siècle. 

L'étude paléographique confirme encore nos conclusions. Nous avons cité l'opinion 
de Fleury; l'absence de toute foliotation, de toute ponctuation, le mélange fréquent de 
l'N onciale et de 1'// minuscule dans le texte courant, la massue des hastes de Vl, du b, du 
d, parfois très accentuée, sont autant d'indices qui nous ramènent à la même époque. La 
présence des notes tironieiines fréquemment employées au milieu de la notation — fait 
nouveau et application inédite de la sténographie médiévale, — n'en est pas une moindre 
preuve. Nous en parlerons plus loin au sujet de la notation. 



(i) Au moins d'après l'édition des Bénédictins (P. L., t. LXXVIII, col. 709-710), qui n'est peut-être 
pas très exacte. On sait que cette partie du manuscrit est perdue. Il en serait de même de l'antiphonaire de 
Noyon d'après la notice que nous venons de citer : « Vigile et noël d'un pontife (ch. CLXXIV), — à l'ordi- 
nation, — pour des noces « de 7inptiis », — pour oindre un roi « ad ungendmn rege7n » (ch. CLXXXI) ». 
E. MuLLER, loc. cit., p. i8. Mais les numéros des chapitres ne concordent pas avec l'analyse que l'on donne. 

(2) Cf. Pamelius, loc. cit., p. 175-6; P. L., t. LXXVIII, col. 722, comme dans le ms. 2291; — E. MuUer, 
op. cit., p. 18. 

(3) Cf. D'' A. H. Kellner, L'Anno ecclesiastico e le Feste dei Santi, 1906, p. no. 



LES SIGNES RYTHMIQUES 
SANGALLIENS ET SOLESMIENS 

ÉTUDE COMPARATIVE 



Oui ou non, les signes rytlimiques employés par les Bénédictins de Solesmes dans les 
reproductions du Gradiiak Romainim Vatican existent-ils dans les anciens manuscrits? 

En réponse à cette question, les assertions les plus contradictoires se sont fait 
entendre ('). 

Nous croirions humilier les lecteurs de la Paléographie musicale, si nous nous 
attardions à leur prouver Vexistence de signes rythmiques dans les codices sangalliens 
et messins. Cette existence est un fait nv qui crève les yeux^^ : il suffit de regarder les 
documents publiés dans ce Recueil pour y voir les adjonctions et les modifications qui 
affectent les neumes ordinaires, afin de les rendre plus aptes à figurer le rythme et les 
nuances de la mélodie. 

Aussi bien la question, pour les gens informés et droits, n'est plus là ; ce pas est 
franchi. 

Les points précis sur- lesquels quelques difficultés et doutes s'élèvent encore et 
auxquels il est bon d'apporter des éclaircissements, peuvent se résumer ainsi : 

1° Quels sont, au juste, les rapports entre les signes rythmiques des anciens codices 
et les signes rythmiques des nouveaux livres de Solesmes? • 

2° Les signes solesmiens sont-ils bien la transcription fidèle des anciens signes 
rythmiques ? 

' 3° Si l'épisème sangallien signifie toujours une prolongation plus ou moins sensible, 
comme le disent les Bénédictins eux-mêmes, pourquoi ces mêmes Bénédictins l'emploient- 
ils comme signe de subdivision, en recommandant de ne le point allonger ? 

(i) Nous avions l'intention de recueillir ici, en note, ces assertions favorables ou hostiles, mais la 
question des signes rythmiques a fait de tels progrès dans ces dernières années, que, presque unanime- 
ment, on en reconnaît maintenant l'utilité, sinon la nécessité, et que personne n'en conteste plus aujour- 
d'hui la légitimité. La publication de ces textes serait donc surannée; ne réveillons pas de vieilles 
querelles qui tendent de plus en plus à s'apaiser. 

Paléographie X. 6 " 



42 PALÉOGRAPHIE MUSICALE 



4° Pourquoi les Bénédictins n'ont-ils pas mis dans leurs livres toti^s les signes ryth- 
miques contenus dans les manuscrits de Saint-Gall ? 

5° Enfin quelles peuvent bien être les règles qui guident les Bénédictins dans l'emploi 
des épisèmes, surtout pour les chants syllabiques ? 

Il faut en effet, une bonne fois, s'expliquer à fond sur tous ces points, et dissiper 
tous les malentendus. 

Et pour cela, il est bon tout d'abord de distinguer : 

a) La for/ne graphique des signes rythmiques dans les anciennes notations et celle 
des mêmes signes dans la notation solesmienne ; 

b) La valeur rythmique de ces signes dans l'une et l'autre notation. 

Cette première distinction faite, nous aurons répondu aux doutes proposés lorsque 
nous aurons démontré : 

1° L'identité graphique des épisèmes dans les notations sangallienne et solesmienne ; 
car la forme graphique de nos adjonctions est empruntée à la séméiographie du 
scriptorium de Saint-Gall. Cette forme a été choisie, de préférence à la forme messine, 
parce que l'adaptation à la notation grégorienne sur lignes en était plus facile pour 
le typographe, et plus claire pour le chanteur ; 

2° L'identité de valeur rytlmiique de Vépisème J)ori:^ontal dans les deux notations. 

3° Quant à Vépisème vertical, son usage est plus étendu dans la notation solesmienne 
que dans la notation sangallienne. Nous aurons à justifier cette extension, nous n'y 
manquerons pas. 

4° Le point-mora demande aussi quelques explications : nous en parlerons en terminant. 

Article i. — Les sig"nes rythmiques sangalliens. 

La brièveté s'impose ici, car ce sujet a été traité dans le quatrième volume de 
notre Paléographie et dans le Nombre musical grégorien (N. M. G., p. 156 et ss.). 
Afin de faciliter la confrontation entre les deux notations en cause, il suffira de rappeler 
les trois procédés en usage à Saint-Gall pour rythmer et nuancer notes et groupes : 

a) Le trait ou épisème Ijori^ontal, 

b) Le trait ou épisème vertical, 

c) Et diverses modif cations des neumes. 

§ I. — Forme graphique des signes sangalliens. 
A. — L'épi sème hori{ontal. 

L'épisème Jjori:^ontal est placé à la tête de la virga dans les neumes suivants : 

/ 
Neumes ordinaires : / J A f lA fJ ■' /■. etc. 

/ 
Neumes épisématiques : f J A T iA (^ ■' ï'- ^'^^- 



LES SIGNES RYTHMIQUES SANGALLIENS ET SOLESMIENS 43 

Le voici à la base de la dernière branche de la clivis : A 

du torciilus : A 
et dans les neumes composés : A. A (0 

B. — Vépheme vertical. 

L'épisèine sangallien prend la forme verticale lorsqu'il doit s'ajouter à un trait 
neumatique déjà horizontal, par exemple, au punctmn planum. Dans l'impossibilité 
d'adapter un épisème horizontal à un autre trait horizontale les notateurs sangalliens 
redressent alors Tépisème et lui donnent la forme verticale : 

I I 

H / etc. 

Le punctwn planum avec épisème se trouve fréquemment à la base de la clivis A 
et du torciilus cA . 

Ces deux épisèmes — l'horizontal et le vertical — ont exactement la même signifi- 
cation : en réalité, il n'y a qu'un épisème sous deux formes. 

il faut remarquer que ces épisèmes sont toujours adhérents à la note {f). 

C. — Modifications graphiques. 

La notation sangallienne a recours en outre à d'autres moyens pour indiquer le rythme 
et les nuances rythmiques : elle modifie les lignes constitutives des neumes ordinaires, 
lorsque l'adaptation des épisèmes à ces lignes est difficile. 

Le punctum ordinaire, (•) devient punctum planum (-), et, pour plus de sûreté 
encore, le copiste ajoute souvent à ce signe Lépisème vertical comme on l'a vu plus haut : 

/ / /•. /-. /-. I: A. 



Le podatiis rotundiis ordinaire (J) devient quadratus ( V ) ou quassus ( </ ) . 
Le torculus subit les mêmes modifications ( -/] s/1 ) ; il prend aussi cette forme S- 
Mais n'insistons pas ; tout cela est connu et nous renvoyons aux ouvrages cités plus 
haut. 

(i) Cf. N. M. G., p. 162-163. 

(2) « Ce n'est pas un progrès, mais un recul, de noter séparément le rythme et la mélodie. » 
Louis Laloy, La Crise grégorienne. {La Grande Revue, 25 Dec. 1908, p. 716.) 



44 



PALEOGRAPHIE MUSICALE 



§2. — Valeur rythmique des adjonctions et des modifications sangalliennes. 



Modifications. — Toutes indiquent un ralentissement, un retard dont la valeur sera 
appréciée plus bas. 

Si la inodification ne porte que sur une seule note dans un groupe, cette note est 
seule retardée plus ou moins légèrement ; de plus, elle reçoit un toucljement, un ictus 
rythmique (') : la longueur d'une note ou d'une syllabe attire, naturellement, l'appui 
rythmique. 

y s/1 /-.. 

etc. 

V A 



Pour diminuer on ruiner l'importance des signes rythmiques et s'en débarrasser d'un 
geste^ on décrète doctoralement qu'ils ne représentent pas le rytljme proprement dit, mais 
seulement des nuances ad libitum. La suite de ce volume prouvera que les signes sangal- 
liens et messins sont très souvent de véritables ictus rytijiniques, marquant avec précision 
les pas de la mélodie, ou même la durée de certaines notes, ce qui appartient essentielle- 
ment au rythme. Du reste, les nuances elles-mêmes d'intensité ou de douceur, d'anima- 
tion ou de retard ne relèvent-elles pas du rythme? Sans elles, le rythme ne serait qu'un 
squelette; avec elles, il vit et acquiert toute sa beauté. 

Si tous ou presque tous les traits consécutifs d'un groupe neumatique sont modifiés, 
les nuances du rallentando s'étendent à toutes les notes modifiées, et l'appui rythmique 
se place selon la forme des neumes et le contexte musical : 

/ 



J- 



J-- 



//-. 



1^3:^ 



vit: 



s. G. 339 /•. ^ 

/ 

A/i 



Eins, 

7-./-, 



ItE^X^-TV 



Si 



De- us. 



^7. Grad. Inveni. 



Adjonctions. — Les adjonctions épisématiques sangalliennes sont aussi les signes d'un 
ralentissement des sons ; d'ailleurs, il n'y a pas de signes indiquant l'accélération. 

Si. dans un groupe, l'adjonction n'affecte qn'une seule note, cette note, comme pour 
les modifications, est seule retardée plus ou moins légèrement ; elle reçoit aussi V ictus 
rythmique. 



(i) M M. G., p. 158, n° 68 à 80. 



LES SIGNES RYTHMIQUES SANGALLIENS ET SOLESMIENS 45 

Si répisème — horizontal ou vertical — est attaché à plusieurs notes successives 
d'un même groupe, toutes les notes épisématiques sont retardées, et la place de l'ictus 
ou des ictus rythmiques est déterminée par la nature du groupe et par le contexte 
mélodique. 

Signification variable de Vcpisème sangallien. — Toutefois, la signification de l'épisème 
sangallien est susceptible des nuances les plus délicates : 

<> Cette observation s'applique, du reste, à tous les signes rythmiques, modifications 
ou adjonctions, lettres ou signes. La raison en est que le signe supplémentaire est soumis, 
comme le neume lui-même, à des règles de position. La note à laquelle il s'attache, la place 
qu'il occupe dans le neume, les rapports de ce neume avec le texte, le mouvement et 
l'expression de la phrase musicale sont autant de causes qui en augmentent ou atténuent 
la valeur ('). ^'^ 

Fixer la durée rigoureuse, mathématique des épisèmes sangalliens est chose impos- 
sible : une telle exactitude n'a jamais existé. Les nuances infiniment graduées qui s'éten- 
dent du plus bref au plus long de ces signes sont si fines^ si artistiques, qu'il semble 
difficile de les encadrer dans des catégories bien distinctes. 

Cependant^ comme il y a — on va le voir — du plus bref (un temps) au plus long 
(deux temps), une différence très appréciable, deux classes d'épisèmes sont, par là même, 
tout indiquées. Il en reste un grand nombre d'autres dont la durée flotte entre ces 
deux extrêmes : ceux-là pourraient être compris en masse dans une classe intermédiaire, 
ou rattachés à l'une ou à l'autre de nos catégories. 

Si donc l'on veut à toute force, comme procédé d'étude et de pratique, classer les 
épisèmes sangalliens, on peut les ramener à trois durées principales : 

1° L'épisème double nettement la note qu'il affecte : dans ce cas, il est toujours 
ictus rythmique ; 

2° II se contente de ïallonger très sensiblement sans la doubler ; 

}" Il est le signe d'un simple appui avec ou sans retard léger. 

Un exemple de chaque cas. 

1° L'épisème double la note. 

C'est ce qui arrive toutes les fois que le pressus se présente comme équivalence de 
l'épisème (et ceci dans le même manuscrit). 

Exemple ; 



i 



-r*— f!- -— P!- Équivalence fréquente 



(i) Cf. Palèog. mus., IV, p. 18. — N. M. G., p. 159, n° 70; p. 161, n° 81. 



46 



PALEOGRAPHIE MUSICALE 



Autre exemple (') 



S.-Gall 


r 

^ 

• 1 






• ■ ." 1. . 






■ ♦!• 










W. Alléhdat. 


Laudâ-te pûeri 

• 1 




• . .« 1. . 






• «^fL 






'■fl. 






Laudâ-te DÙeri 





De nombreux manuscrits traduisent l'épisème de Saint-Gall et Vaugete de Laon par 
le pressas. C'est même la version actuelle ! 

Vépisème solesmien horizontal — ou même le point — aurait ici son emploi, si la 
notation sur lignes ne se servait pas du pressas . 

2° L'épisème se contente ^''allonger sensiblement la note. 

C'est ce qui arrive lorsque le pressas n'apparaît jamais (=) comme équivalence. Les 
lettres significatives, romaniennes ou messines, accompagnent seules l'épisème et fixent 
sa signification. Exemple : 

T <)on t "^ s/ t = tenete 

Laon 239 , . „^ auoeu 

j ou j " au^sic 



/- 



/ 



i-fc 



Std- tu- it 



.Autre exemple 






/r 



(3) 



Comm. ToUite 



A^ ^ /^ 



:Fi=!:f^: 



ir-zp^^ 



adorâte Dominum 

(i) Cf. N. AI. G., p. 317, iT^ 412. 

(2) Ce mot « jamais » n'exclut pas les distractions ou les erreurs qui, d'aventure, peuvent se glisser sous 
la plume d'un copiste, et dont il n'y a pas à tenir compte. 

(3) L'épisème horizontal sangallien est traduit, dans notre notation, tantôt par un épisème horizontal, 
tantôt par un vertical : nous donnerons plus loin les raisons de cette double interprétation. 



LES SIGNES RYTHMIQUES SANGALLIENS ET SOLESMIENS 47 

3° L'épisème sangallien, simple point if appui lytbmiqiie presque sans allongement, 
ou même sans allongement. 

Pourquoi ? Parce qu'on ne trouvera jamais : 

^^Ni un pressas, ni une double note comme équivalence dans un manuscrit quelconque; 

b) Ni un / (tenete) dans un manuscrit de Saint-Gall ; 

c) Ni un /, ni un a {augefe) dans un manuscrit messin. 

Exemple : 

+ + 

S.-Gall „ /•. /•. /T 



En outre, pour ce passage, le sentiment rythmique naturel exige une succession 
mélodique ternaire bien nette de ces deux clinmcits. L'allongement des virgas, si allonge- 
ment il y a, doit être tel qu'il ne trouble pas cette marche rythmique. 

Autre exemple : 

Laon 239 /"' ^ "* '• *. • 



_ c c c. 

S.-Gall /TJ^ />_ /_ /._ 

Les deux familles de codices, sangalliens et messins, n'emploient jamais le / ni Va 
sur l'ictus final de ces climacus. (On sait qu'un pimctum planiim isolé, dans un groupe 
de Saint-Gall, équivaut à l'épisème.) 

Dans ces deux derniers exemples, et surtout dans le premier, — car il y a des nuances 
que l'enseignement oral seul permettrait de faire comprendre et goûter, — l'épisème 
romanien ne doit être considéré que comme un simple appui rythmique de passage, 
transitoire, fugitif, qui, en définitive, n'est pas long, ou l'est si peu qu'il vaut mieux n'en 
pas parler. Dans le second exemple, on lui accorderait volontiers un peu plus de longueur. 
Mais n'essayons pas de fixer mathématiquement des nuances qui appartiennent au bon 
goût, et laissons à l'art du chanteur, à sa foi, à son cœur, la liberté de les interpréter 
à sa manière. 

Il y aurait encore à parler d'autres signes rythmiques, purement négatifs ceux-là, 
qu'on a cru voir dans les manuscrits, et que l'édition vaticane aurait reproduit avec une 
scrupuleuse fidélité ; il s'agit des espaces blancs. 

Malheureusement, plus nous étudions les manuscrits dans les moindres détails, moins 
nous voyons A' espaces blancs, soigneusement distribués et ménagés entre certains groupes. 



48 



PALEOGRAPHIE MUSICALE 



et destinés à indiquer les incises, les distinctions musicales au moyen de morœ vocis. 
Nous en arrivons à croire que les anciens copistes ignoraient entièrement cette règle 
dans les notations soit w campo aperto, soit sur lignes : il est certain, du moins, 
qu'ils ne tinrent aucun compte des exhortations de quelques théoriciens à ce sujet. 

A notre avis, le seul moyen, sûr, de reconnaître la jonction ou la disjonction des 
groupes, en d'autres termes la place des morce vocis, est le recours aux signes rythmiques 
sangalliens ou messins ('). 

Article 2. — Les signes rythmiques solesmiens. 

C'est ici surtout qu'il faut être clair, afin de dissiper les malentendus. 

Si l'on a bien compris ce qui précède, on trouvera que les deux propositions suivantes 
résument exactement les observations recueillies jusqu'ici sur les signes romaniens : 

I» Les diverses indications romaniennes ont pour dessein de marquer, avec le rythme, 
les nuances variées des mélodies grégoriennes, depuis le plus simple appui rythmique 
et le plus léger retard, jusqu'au ralentissement qui double la note; cette prolongation 
importante relève du rythme proprement dit. 

2° Les indications graphiques employées pour figurer ces rythmes et ces nuances 
sont souples, diversifiées, mobiles. Cette mobilité est motivée, non par la progression 
ou la décroissance même des nuances, mais par la nécessité d'approprier, ces indications 
grapJjiques à la forme des notes et des groupes. 11 arrive, par là : 

a) que le même signe rythmique peut représenter des durées et des nuances différentes : 

A = T- = r«" A = f' etc. 

b) qxxune même nuance, qu'une même durée est figurée par des signes différents, 
selon la forme des neumes : 

S retard de trois notes ■'•• 
/-. retard de trois notes î\ 

Liberté dans la forme et l'emploi des adjonctions et des modifications rythmiques, 
ampleur et souplesse de leurs significations, tels sont les caractères de ce système qui, 
malgré sa perfection relative, trahit une notation encore primitive et révèle l'impuissance, 
commune d'ailleurs à toutes les notations, d'exprimer le rythme dans ses plus intimes 
détails et toutes les nuances qui doivent accompagner l'exécution d'une mélodie. 

(i) Le Nombre musical grcgorie?i, I., p. 261 et ss. 



LES SIGNES RYTHMIQUES SANGALLIENS ET SOLESMIËNS 49 

Malgré ces défauts, la notation sangallienne atteignait en partie le but que se propo- 
saient les rythmiciens : elle fixait^ dans la mesure alors possible, avec le rythme, les 
nuances les plus délicates de la mélodie, comme plus tard furent précisés les intervalles 
par la portée ; elle essayait ainsi d'assurer la perpétuité de la tradition, et facilitait singu- 
lièrement l'enseignement et l'exécution. 

A notre époque, le dessein général d'une notation rythmique grégorienne ne doit pas 
être différent. Les procédés graphiques eux-mêmes doivent autant que possible se 
rapprocher des anciens, tout en s'adaptant, comme il convient, aux exigences de la 
notation carrée et aux besoins nouveaux de nos chantres et de nos organistes, sans 
jamais faire fléchir les droits du nombre musical grégorien devant les théories de Tart 
moderne. 

Il ne s'agit donc pas de transporter matériellement, dans nos livres imprimés, les 
anciens signes rythmiques sangalliens ou messins : la question de forme est plutôt 
secondaire. Ce qu'il importe de reproduire fidèlement et, dès qu'on le pourra, intégrale- 
ment, ce sont les nuances, les rythmes des mélodies antiques, en un mot le sens même 
des signes. 

Si donc les nécessités d'adaptation forcent le rythmicien à s'écarter plus ou moins 
des formes graphiques primitives ; si même, eu égard aux besoins de nos exécutants, il 
apporte des perfectionnements et ajoute quelques traits épisématiques, quelques barres 



rythmiques [ :_ ('), tout sera sauf, pourvu qu'il conserve, qu'il serre de près 



l'esprit et la signification des adjonctions et des modifications des antiques neumes, et 

(i) « Une curieuse remarque à propos de tous ces signes accessoires — • barres de toute grandeur — 
et de leur hiérarchie : c'est que pas un seul ne se trouve dans les mamtscrits de chant^ graduels, antiphonaires, 
avec la signification qui leur est attribuée aujourd'hui : celui de limiter les différents rythmes et de graduer leur 
importance ! Cette destination est une invention relativement moderne 

On peut dire la même chose des accents toniques sur les mots : il n'y en a pas trace dans les mêmes 
manuscrits. Je parle des Antiphonaires de la Messe et de l'Office. 

L'innovation des barres en musique, celle des accents, des signes de ponctuation en littérature, seraient- 
elles condamnables à cause de l'absence de ces accessoires dans les anciens documents, sous le prétexte 
que ces signes « n'ont aucun fondement dans les manuscrits ? » 

Non certes ; car s'ils ne sont pas fondés sur Vécri/ure des manuscrits, ils sont basés sur la nature même 
des choses qui sont dans les manuscrits : ils ne sont que l'expression graphique et la ponctuation, littéraire 
ou musicale, nouvelle mais exacte, des différents rythmes contenus de tout temps soit dans le texte, soit 
dans la mélodie. Ce qu'ils figurent n'est pas nouveau ; seul, le signe est récent. 

Or, il appartient à l'éditeur d'un livre de chant gxégoimn, pratique et non diplomatique, de rendre son 
texte, littéraire ou musical, aussi clair, aussi facile que possible; cette seule observation justifie pleinement 
l'emploi de tous ces signes. 

Ceci soit dit en passant, pour montrer qu'il ne suffit pas de l'absence d'un signe dans les documents 
anciens pour condamner son usage dans les nouveaux livres. A ce compte, tout progrès de la notation serait 
exclu d'avance. 

C'est donc avec raison que les barres de ponctuation rythmique ont été ajoutées à la notation grégorienne; 
au lieu de remuer ciel et terre et de partir en guerre contre cette invention, heureuse somme toute, qui facilite 
l'e.xécution des mélodies, on a eu le bon esprit de s'en réjouir, comme d'une amélioration, et de l'adopter. » 
D. A. MocQUEREAU. Causerie sur les sig?ies rythmiques et leur utilité, page j, Desclée et Cie, Tourtiai. 

Paléographie X. 7 



50 



PALEOGRAPHIE MUSICALE 



que toutes ces améliorations ne soient que l'expression des lois du rythme naturel 
grégorien (i). Dans cette adaptation, libre de forme, fidèle d'esprit, il ne fera qu'imiter 
la souple industrie de ses prédécesseurs qui, dans le scriptorium de Saint-Gall, se pliaient 
volontiers aux exigences des groupes neumatiques et travaillaient pour leurs chanteurs. 

On voit le problème. Sa solution pratique permet de nombreuses concordances entre 
les deux notations, elle entraîne aussi à des différences graphiques inévitables. 

Qiielles sont ces concordances? quelles sont ces différences? 

§ I. — Forme graphique des trois signes rythmiques solesmiens. 

La notation solesmienne, à la différence de la notation sangallienne, n'emploie que des 
adjonctions. Le système des modifications neumatiques, transporté en typographie, eût 



(i) Il est vraiment amusant de voir les pires adversaires des signes rythmiques en général, et de nos 
signes en particulier, se servir eux-mêmes de signes rythmiques — et de quels signes ! — avec une profusion 
invraisemblable. 

Voici, reproduite par la photographie, la première page d'un Ordinaire de la Messe publié en France ; c'est, 
en notation musicale, le premier Asperges me de l'édition vaticane. 

Les Dimanches 

A L'ASPERSION DE L'EAU 
BÉNITE 

Jiors le Temps Pascal. 




Le Dimanche de la Passion et le Dimanche des 
Rameaux on ne dH pas Gloria Patn, mats après le 
pX" Miserere on répète immédiatement VAnUenne 
Asperges me. 

MOT. MOD .— 1 



Or, dans ces sept petites lignes, sont accumulés quatre-vingt-quatorze signes, ajoutés à l'édition typique : 



LES SIGNES RYTHMIQUES SANGALLIENS ET SOLESMIENS 



été onéreux; d'ailleurs il devait être écarté pour les reproductions de l'édition vaticane, 
à cause des lois draconiennes qui la protègent contre toute corruption. Cependant, plus 
loin, dans notre étude sur l'introït In medio, nous ferons l'essai de quelques modifications 
typographiques très simples, qui se fussent rapprochées de la notation romanienne et 
eussent été d'un grand secours aux chanteurs. 

Voici les trois signes rythmiques que nous ajoutons aux neumes ordinaires ; deux 
reproduisent exactement l'épisème horizontal et l'épisème vertical sangalliens, ils portent 
le même nom : 



a) L'épisème horizontal : f* = /\ 

b) L'épisème vertical : ■< = = > 

c) Entln le point-mora. 



A = (T, = 1 



Il n'est pas besoin, je pense, de prouver qu'il n'y a rien de plus semblable à un petit 
trait horizontal tracé au 1X'= ou au X« siècle, qu'un autre petit trait horizontal tracé au 
XX« siècle; 

Rien de plus semblable à un petit trait vertical du 1X« ou du X" siècle, qu'un autre 
petit trait vertical né au XX^ siècle ! 

Les épisèmes solesmiens, pour le moins, ne sont donc pas, au point de vue graphique, 



oui, quatre-vingt-quatorze. Comptons ensemble : 







I 


" Liaisons. 












2° 


Accents et traits verticaux au- 


dessus de la portét 




Ligne i 




8 liaisons 














Ligne 


I . . 


. 2 


accents ou 


traits 




> 


2 




8 


s> 














> 


2 




• 4 


> 




> 




» 


3 




S 


> 














■^ 


3 




3 


> 




» 




> 


4 




3 


> 














T> 


4 




• 4 


» 




» 




> 


5 
6 




S 
6 


> 
> 














» 
» 


5 
6 




• 4 

• S 


^ 




> 




» 


7 • • 
Total 


5 
43 1 


> 

iaisons 














^ 


7 
To 


tal 


3 

; 25 


> 
accents ou 


> 
traits 


3° Traits hon 


zontatix. 




4° 


Points d' 


orgue. 


grands et petits. 






5° 


Quilismas. 


^igne I 




I 


trait 






Ligne 


I 




I 


P 


d' 


orgue 




Ligne i 




I quilisnia 


> 2 




5 


» 






> 


2 




o 




» 






» 


2 




I > 


> 3 




4 


> 






> 


3 




2 




» 






» 


3 




o > 


> 4 




o 


> 






> 


4 




2 




> 






> 


4 




I > 


> 5 




o 


» 






> 


5 




2 




> 






» 


5 




o > 


> 6 




o 


» 






» 


6 




2 




1> 






» 


6 




o » 


> 7 




I 


» 






> 


7 




2 




> 






> 


7 




l » 


To 


tal : 


II 


traits 


horiz 






Total 


II 


P 


d' 


orgue 








Te 


tal : 


4 quilismas 



Récapitulation: i° Liaisons. 

2» Ace. et traits verticaux. 
3° Traits horizontau.x. 
4° Points d'orgue. 
5° Quilismas. 

Total général : 



52 



PALEOGRAPHIE MUSICALE 



«totalement absents de tous les manuscrits connus de n'importe quelle époque...»! 

La seule différence, c'est qu'à Saint-Gall ils sont attachés, adhérents à la note ; à 
Solesmes ils en sont séparés. On sait que ce n'est pas notre faute. 

Nos points, eux, ne sont pas empruntés, graphiquement, aux signes rythmiques 
romaniens, mais à la notation neumatique elle-même, où les points, pimctmts, abondent 
pour représenter une note, un temps rythmique, précisément ce qu'ils figurent dans notre 
notation. Tout le « bagage » des barres, si heureusement inventées, n'a pas l'avantage 



d'être aussi traditionnel que nos points-moras. Le point après la note se trouve dans 
différentes éditions du dix-huitième siècle, par exemple, dans le Graduel et l'Antiphonaire 
de la Congrégation de S. Vanne de Verdun, imprimés à Nancy en 1759. Il est vrai que 
son emploi à la place des espaces blancs nous appartient en propre, nous l'avouons; mais 
nous n'avons pas à en rougir. 

§ 2. — Emploi et valeur des signes rythmiques solesmiens. 

A. — Les épisèmes horizontaux solesmiens. 

Tous les épisèmes horizontaux solesmiens correspondent sans exception : 
a) Soit à un épisème horizontal sangallien — et ici la corrélation, tant graphique 
qu'expressive, est parfaite : 



Neumes sangalliens : 
Notation solesmienne : 



f- A .isa 



b) Soit à une modification sangallienne d'allongement 



Une seule note est allongée 



Saint-GalI J 
Solesmes y 

Saint-Gall J" 
Solesmes iV 



^ 



Un groupe entier est allongé 

Plusieurs notes dans un groupe sont allongées 



yi etc. 

] A 

J-. etc. 



Saint-Gall 
Solesmes 



S: 



h 



La graphie, dans ces deux derniers cas, n'est pas semblable, mais le sens des différents 
signes est exactement le même dans les deux notations. La difficulté de faire fondre des 



LES SIGNES RYTHMIQUES SANGALLIENS ET SOLESMIENS 53 

caractères typographiques pour chacune des modifications sangalliennes nous invitait ici 
à recourir aux industrieux procédés des anciens notateurs qui, pour figurer une même 
valeur rythmique, n'hésitaient pas à faire usage de signes divers s'accommodant à 
la forme des neumes. 

Si tous les épisèmes horizontaux de la notation solesmienne représentent un allonge- 
ment sangallien, la réciproque n'est pas vraie. Nous voulons dire que tous les épisèmes 
horizontaux sangalliens ne sont pas représentés dans notre notation par un épisème de 
même nature. Lorsque l'épisème sangallien vaut deux temps (cf ci-dessus, p. 45), le. point 
solesmien désigne cet allongement important. Nous parlerons plus bas de ce signe (p. ^7). 



Saint-Gall 



r 
e — 

Solesmes I j ^«,« f, - 



De- us. 

B. — L'épisème vertical solesmien. 

L'épisème vertical solesmien indique toujours la place d'un ictus rytljinique. C'est une 
différence avec les épisèmes sangalliens qui^ eux, peuvent n'être pas ictiques. 

Qiiant à sa valeur quantitative, les difficultés typographiques d'adaptation à la 
notation vaticane, les entraves et les clameurs de nos adversaires nous ont forcés à 
réduire h forme et le nombre de nos signes rythmiques, et à donner à l'épisème vertical 
deux significations. Quelquefois il représente un signe sangallien long : il devrait alors 
être un peu retardé ; d'autres fois, il n'est qu'un simple ictus de subdivision rythmique 
sans retard. 

Ce double emploi le fait ressembler à l'épisème sangallien dont la signification est si 
variable; ce n'est pas l'idéal. 

Pratiquement, comment distinguer l'épisème vertical long, de celui qui n'est qu'/m 
simple ictus ? 

Nous voudrions pouvoir répondre avec brièveté et précision, mais la variété des cas 
ne le permet pas. 

11 faut savoir (en attendant qu'un peu plus de liberté soit accordée) se contenter de 
ce qui est possible. 

En faisant l'ictus rythmique sur toutes les notes marquées de l'épisème vertical, on 
aura déjà beaucoup fait; car on aura donné à la mélodie sa marche rythmique exacte^ 
et cela, à la rigueur, peut suffire. 

Pour ceux qui désirent se rapprocher le plus parfaitement de l'antique exécution, nous 
tracerons les règles suivantes. 



54 



PALEOGRAPHIE MUSICALE 



a) L'épisème vertical du salicus doit toujours être accompagné d'un léger allongement. 

/ 



/ 



S 



Ce groupe est facile à reconnaître. 

b) Même allongement sur la note ictique, dans toutes les intonations du premier 
mode où paraît cette incise : 



5 



^ 



Intr. 
Intr. 



Stâ-tuit 
Gaude- à-mus 



c) Très souvent la deuxième note ictique d'un climacus est retardée ; mais, comme ici 
il y a des exceptions, on peut se contenter de faire partout la note ictique. Voici 
quelques exemples d'allongement : 



A. 



Édit. Vat. Trait Eripe me, p. 1C6 ( i) lî ^ ^"M* »* V 



Demi- ne 



» Offertoire Tollite, p. 26 l ^ ^^fii^^VT" 



ve- stras 



/--. 



I^. Gr. Justus, p. [43J 



F=^=^ 



^v 



jjtzisi- ^ 



. .. ma- ne ... ventatem tu- 



BJ. Gr. Jttravit, p. 429 % '"VJ' 



Nous aurions pu, sans doute, ajouter un épisème horizontal au-dessus de la note 
ictique ; mais, outre que le rapprochement obligatoire des notes rendait cette adjonction 

■s — ' -k 



(i) Cette pagination renvoie au Gradicale n° 696, de MM. Desclée et Cie, édition en notation grégo- 
rienne, avec signes rythmiques. 



LES SIGNES RYTHMIQUES SANGALLIENS ET SOLESMIENS CÇ 



difificile et disgracieuse, le désir de la paix et l'espoir de diminuer, avec le nombre des 
signes, les critiques des adversaires, nous ont fait renoncer à ce perfectionnement. Le 
touchement rythmique sur cette note était essentiel, nous ne l'avons pas omis. Les 
sv Simples Notes théoriques et pratiques sur l'édition vaticane », dont nous préparons 
la publication, suppléeront aux incertitudes signalées. 

11 y aurait encore d'autres cas, analogues aux précédents, mais plus rares, où l'épisème 
vertical, employé pour cause de difficulté typographique à la place de V horizontal, 
demanderait un léger allongement. Là aussi, en attendant la publication annoncée, on 
devra se contenter de faire l'ictus sur la note désignée. 

Enfin l'épisème vertical solesmien est employé comme signe de simple subdivision 
rythmique : 

a) soit dans les groupes neumatiques : 

A /•./ A J\l: = c/A. 



:35 



j^ 



h) soit dans les mélodies avec paroles, où les anciennes notations rythmiques ne 
figurent pas ces subdivisions secondaires : 



... Patrem omnipoténtem etc. 



Nous n'avons pas à dissimuler qu'il y a dans cet emploi graphique de l'épisème 
vertical une part d'innovation ; nous en revendiquons la responsabilité et nous n'aurons 
aucune peine à nous en justifier. 

1° Les subdivisions ictiques binaires ou ternaires sont basées sur une loi de rythmique 
générale, absolument incontestable. Aucun langage, aucune musique n'échappe à cette 
loi ; toutes les mélodies grégoriennes, qu'elles soient mélismatiques ou syllabiques, y 
sont soumises, de par le droit naturel du rythme. 

2° Ces subdivisions ictiques, contenues objectivement dans les mélodies, étaient autre- 
fois réalisées par l'usage pratique, bien qu'elles ne fussent pas toutes indiquées dans 
la notation. Les auteurs mentionnent clairement cette circonstance : témoin Hucbald, qui 
veut inculquer aux enfants le rythme grégorien au moyen de percussions ou ictus marqués 
avec le pied ou la main {f), témoin encore les divers auteurs didactiques qui comparent 
la marche du rythme oratoire grégorien à la marche métrique des vers, où les ictus se 
succèdent par groupes de deux ou de trois syllabes. 

(i) Cf. Le Nombre musical grégorien., I, p. 19. 



^6 PALÉOGRAPHIE MUSICALE 



}° L'indication graphique de toutes ou de presque toutes ces subdivisions secondaires 
est plus nécessaire de nos jours qu'autrefois. Nous n'avons plus de maîtres pour suppléer 
aux défauts de notre notation ; total est l'oubli des traditions, tant sur la nature libre du 
rytlime grégorien, que sur la nature de l'accent latin; fréquentes et variées sont les erreurs 
sur tous ces points. A de nouveaux besoins il faut de nouveaux signes ; à de nouvelles 
erreurs, de nouveaux remèdes. 

4° La fixation des subdivisions rytlimiques facilite singulièrement la tâclie des accom- 
pagnateurs, en même temps que l'harmonie entre l'orgue et le chœur. 

Cette innovation, purement graphique d'ailleurs, est un perfectionnement tenant lieu 
de ces enseignements non notés que les maîtres donnaient de vive voix ('). 

Or, c'est surtout dans ce rôle de signe purement subdivisionnaire, que fépisème 
vertical solesmien ne doit être prolongé en aucune manière. 

Pourvoir à toutes ces nécessités modernes était une obligation pour le notateur qui 
veut être pratique. Le moyen le plus simple pour atteindre ce but était d'étendre la 
signification de l'épisème romanien, en lui donnant une attribution qui, du reste, était en 
germe dans la notation sangallienne. 

Sans doute le dessein premier des notateurs romaniens n'a pas été de marquer toutes 
les divisions binaires ou ternaires de leurs mélodies : on ne pouvait attendre cette 
perfection d'une notation qui ne savait même pas indiquer la grandeur des intervalles. 
Toutefois, par cela seul que les épisèmes sangalliens de soi sont longs, il est arrivé, en 
fait, que presque tous ces épisèmes coïncidaient avec les appuis, les pas du rythme, 
surtout lorsqu'ils sont isolés au milieu d'un groupe : 



Tous les manuscrits de St-Gall 



—SX 
Édit. Vat. Allel. J. Jubilate, p. 54 



Le Laudunensis 239 confirme les codices 
sangalliens et ajoute un t = tenete à la note 
sol. 



OU qu'ils commencent une série de notes épisématiques : 

c + 

A. 
\ ^ — L=--T= 



(i) L'édition vaticane elle-même fait parfois des subdivisions de cette sorte, mais en brisant les groupes. 



Elle écrit, Kyrie IV. ~I?:!^^_Î::^ 



au heu de ' '♦ , ■ 



e- lé-ison. e- lé-ison. 



LES SIGNES RYTHMIQUES SANGALLIENS ET SOLESMIENS 



57 



Il n'y avait donc qu'à développer cette disposition nattirellement ictique des épisèmes 
romaniens, à l'appliquer plus largement, et à s'en servir afin de dirimer des cas nombreux 
et embarrassants pour les chantres et les accompagnateurs modernes. 

Nous avons usé discrètement de cette liberté dans nos éditions à notes carrées, mais 
dans les éditions en notes modernes nous avons indiqué toutes les subdivisions. 

C. — Le point-inora solesmien. 

Le point après une note vaut environ un temps simple : , = ,^ ■• = J 
Il représente tout d'abord soit un épisème horizontal, soit une modification neumatique 
sangallienne qui double la valeur de la note. 

La clivis, dans l'exemple suivant, reçoit un point à chaque note : 



. 




A 


k 




sn».« 


«-• 1 


* ■ ' ' "• ' 



Le premier, sur le sol, en vertu de l'épisème sangallien, le second, sur \t fa, en vertu 
de la règle des retards de la voix à la fin des membres de phrases. 

Le point solesmien indique ensuite les espaces blancs de l'édition vaticane asse{ impor- 
tants pour correspondre à cette durée d^un temps. 11 ne saurait être employé pour les 
« morulae vocis ^> qui ne comportent pas cette valeur quantitative. 

C'est ainsi que nous n'avons pu nous résigner à le placer, ce point d'un temps, après 
un espace blanc ou même après une barre, lorsque les manuscrits sangalliens et messins, 
s'accordant entre eux, font usage, précisément à cet endroit, du c = celeriter et de 1'// = natu- 
raliter, ou encore indiquent positivement une liaison étroite des groupes au moyen 
du ^ = statim, stringe. On nous permettra au moins de penser que, s'il y a mora vocis 
dans tous ces cas, ce que les codices rythmiques nient formellement, ce retard de la voix 
ne peut être à.' un temps; notre point ne convient donc pas ici. 

Quelques exemples sont nécessaires pour qu'on saisisse bien notre pensée. 
Exemple A. 



h 



Ed. Vat. IÇ. Gr. Timete, p. 596 



î&. Gr. Ecce qiiam, p. 360 



19- Gr. Concupivit, p. [66] 



» AU. Dne, in virtiite, p. 



-ATwr - 



ïïlt 



h 



y. Inquiréntes 



i^i;: 



^1v 



iSî: 



-j- 



y. Sicut unguéntum 



it^î^ 



5ÎV 



au-tem etc. 

:— • • «— 3 > . 



^^- 



-T 



f3v 



in câpite, 



etc. 



Y- Audi fî-li-a, 



-î^*^- 



et vide etc. 



13^;: 



is^;: 



ï?^ 



Oiln 



-""T^ 



bi-tur etc. 



Paléographie X. 



58 



PALEOGRAPHIE MUSICALE 



Je ne parle pas. dans l'exemple A, de la petite barre qui ne sait trop où s'asseoir; 
c'est évidemment une distraction du correcteur qui a suivi l'édition de 1 883-1 895. Ce qu'il 
faut remarquer, c'est V espace blanc qui sépare les deux groupes fa-ré et do-ré que nous 
avons réunis par une liaison. Cette liaison exprime la pensée sangallienne et messine qui 
ne permet aucun retard entre ces deux groupes ; la c\W\s fa-ré est légère et, en Saint-Gall, 
elle est surmontée d'un c = celeriter. Cependant ces variantes de l'édition vaticane sont 
fort instructives : elles nous invitent à n'estimer qu'à une valeur très minime, ou même 
« imperceptible », les espaces blancs et les petites barres. 

Ex. B. — Même observation que pour l'exemple A : la clivis qui précède la 
petite barre est légère et surmontée du c : /\ 



h 



-T^'-ft — "^i. ,n .%p.. 



Edit. Vat. R7. Gr. Ostende, p. 11 Domine 



±iiiiî!^!Itz=^^3;^Itpi;; 



» IÇ. Gr. Vindica, p. 496 Domine 

Prope est, p. 21 Dôminus 



i^K=^^^Pi^ 



» IÇ.GT.Exs!iygeDhe,p.ll3 -me- um 
ibid. me- us 



Manuscrits messins 
clivis brèves. 



Ex. C. — L'espace blanc ménagé (lignes a et b) entre le torculus et la distropha nous 



^) 



E 



-. ■ . A„_^^ 



Edit. Vat. IÇ. Gr. p. 27 



b) 



\- 



Anima no- stra 



^^=ft^^rf^ 



iç. Gr. p. 27 Pro- téctor no- ster 



o 



6 



^!r=t;i5 



?-^v 



» R?. Gr. p. 505 



Fu- it ho- mo 



d) — ^ " 



:^-^!zzS:4^S^ 



» iç. Gr. p. 301 Ad Do- mi- num 



incitait à mettre un ptmctum-mora («y ..). Nous l'aurions placé là d'autant plus volon- 
tiers que les codices sangalliens ont, après ce groupe, en plus de l'épisème sur la troisième 
note du torculus, la lettre > = exspecta, et que le Laitdunensis 239 a toujours un t attaché 



LES SIGNES RYTHMIQUES SANGALLIENS ET SOLESMIENS 59 

à cette même note. Mais nous avons dû renoncer au rythme traditionnel de ce passage; 
car dans les deux cas suivants — lignes c et d — le rapprochement, aussi étroit que 
possible, du torculus et de la distropha, nous empêchait de glisser un point entre ces 
deux groupes. Et cependant, pour le \^. Gr. Ad Dominum, c'est le même trait mélo- 
dique avec répisème et Vx sangalliens ! 

Puis nous nous demandons si, d'une manière générale, l'espace blanc Vatican placé 
entre un groupe quelconque et une distropha réclame bien un retard ! Les quatre 
exemples cités feraient croire le contraire. Quii le sait? 

Quant à Vespace blanc qui suit la clivis épisématique /T sur la dernière syllabe, rien 
n'indique, dans les manuscrits rythmiques, que la dernière note de cette clivis puisse être 
longue : seule la première l'est. L'espace blanc de l'édition vaticane ne peut donc indiquer 
une mora d'un temps ; le point-mora n'était pas de mise ici. 

Ex. D. E. F. — Voici encore trois exemples de clivis avec c = céleri ter, suivies d'une 
petite barre dans l'édition officielle ; elles ne demandent ni retards, ni points. 

D c c 



Édit. Vat. 19. Gr. Speciosiis, p. 46 


for- 


ma 


» R7. Gr. Exsiirge, p. 132 


D6- 


mi-ne 




E 


--_ 



-U:l- 



-fU4«- 



BJ. Gr. Exaltabo te, p. 149 me- 

F c 



< . , I . . Iv 



^ 



» Comm. Aiifer a me. ^.^ë tu-a médita- tio 

Ex. G. H. I. — Si aux signes de brièveté vient encore s'ajouter, entre les groupes, 

G /v-./t/r 



^=^î^ 



Edit. Vat. 19. Gr. Misit, p. 57 

» I^. Gr. Ad Dominum. p. 301 it. 2 fois. 

r . ; , % . . < «4v- 



H 



» I^. Gr. Ad Domimim, p. 301 clamâ- 

I 



» R7. Gr. Liberasti nos, p. 3Ki et e-os qui nos odé- runt 

le sigle /t = stringe (serrez), il devient impossible de supposer un arrêt quelconque.- 



6o PALÉOGRAPHIE MUSICALE 



Le Landunensis 2^9 — ex. G — oscille entre les deux interprétations, ce qui est un 
signe de déclin ; mais la fermeté des manuscrits sangalliens dans la même notation, celle 
que nous avons adoptée, ne permet pas la moindre hésitation. On sait que la constance 
dans la tradition rythmique est en faveur de la grande école monastique. 

Ex. H. clamavi. — Ce passage mélodique se trouve deux fois dans le I^. Gr. Âd 
Doiiiinum. Un espace blanc — espace B de l'édition vaticane (Préface) — est ménagé 
entre le pes subhipunctis et la clivis longue ; on sait qu'il demande un retard. Ce même 
passage se présente deux autres fois au mot mirahiliter desi^R/. G. G. Specie tua, p. [61], 
et Diffusa est, p. [70]. Ici, il n'y a plus que l'espace A de la Préface de l'édition vaticane; 
pratiquement il ne réclame aucun retard. Pour fixer cette divergence de notation, qui a son 
retentissement dans l'exécution, nous avons cherché la même mélodie dans les Propres 
publiés d'après la même édition; mais là encore, rien de régulier : l'espace blanc B ne 
paraît que cinq fois sur neuf. Que faire? Comment chanter? Comment rythmer? Nous 
n'avons mis de point-mora nulle part, suivant en ceci l'indication des manuscrits de St-Gall 
qui recommandent de réunir, de serrer ( /t ) ces deux groupes. 

Ex. 1. oderunt. — L'espace blanc — largeur B — entre les deux groupes surmontés 
d'une liaison, ne peut être estimé à un temps : le ^ et le /t des codices rythmiques s'oppo- 
sent à cette interprétation, ou même à une mora, si courte soit-elle. 

Mais c'est assez sur cette question des espaces blancs et des points. Si on nous 
demande pourquoi nous n'avons pas mis des points-moras à tous les espaces blancs de 
l'édition vaticane, nous répondrons : 

Parce que tous ces espaces ou ne comptent pas, témoin l'exemple H, ou ne valent 
pas un temps simple grégorien. 

D. — Comment un même signe sangallien peut et doit recevoir 
plusieurs interprétations. 

Après ces explications sur la valeur diverse des épisèmes sangalliens et solesmiens, on 
ne s'étonnera pas de trouver, dans nos transcriptions rythmiques, le même et identique 
signe, une clivis épisématique, par exemple, avec cinq ou même six interprétations 
différentes. 

Si jamais pareille critique venait à se faire jour sous la plume d'un partisan du rythme 
oratoire grégorien, ce serait bien certainement l'une des plus imprévues, des plus illo- 
giques, des plus étourdies qui puissent être formulées contre nos transcriptions ; mais il 
faut tout prévoir. 

Pour interpréter exactement un groupe épisématique^ il ne suffit pas de regarder le 
groupe en lui-même {A), sa forme normale et son adjonction ; il faut encore, comme 
pour tous les groupes, considérer sa place^ sa position dans la phrase tant littéraire que 
musicale. 



LES SIGNES RYTHMIQUES SANGALLIENS ET SOLESMIENS 6l 

Une clivis ordinaire — c'est la règle tracée dans les Mélodies grégoriennes de 
D. J. Pothier — peut être interprétée de plusieurs manières, selon sa position. 11 y a 
clivis d'accent tonique; clivis finale de mot, de membre de phrase, de phrase; clivis 
avant quilisma, clivis avant pressas, clivis sur pénultième faible, etc. : autant de situations 
qui modifient la durée et la dynamie. Or une clivis, parce qu'épisématique, ne se soustrait 
pas entièrement aux lois de position auxquelles elle est naturellement soumise. 

Donc, pour être conforme à l'esprit de la notation romanienne, pour être fidèle aux 
règles du rythme oratoire, il faudra, de toute nécessité, tenir compte des diverses signifi- 
cations de la clivis épisématique, et, par suite, avoir plusieurs signes rythmiques solesmiens 
pour représenter un même et identique signe sangallien. 

Quelques exemples : 

1° Petit trait sur la première note de la clivis seulement : parce que la régula aurea 

A A /T/T 



!-^ 



Comm. ToUite, p. 350 adorâ-te Dominum 

ne permet aucune mora vocis sur la seconde note de ces quatre clivis. 

Même notation pour le mélisme suivant : parce que le trait sangallien n'affecte 

/r/r/r 



K7. Gr. Universi, p. 2 exspéctant 

que la première note, et que, par ailleurs, aucun signe, aucune lettre supplémentaire 
n'autorise un retard sur la dernière note de ces trois clivis; ce qu'exprime fort bien leur 
rapprochement étroit dans Tédition vaticane. 
2" Petit trait sur les deux notes de la clivis : 

A 



S , . -^ 7 



InM. Adtelevavi,^.\ in te confi-do non 

Ici la clivis, à la fin d'une incise, sera tout entière légèrement retardée ; un point à 
chaque note arrêterait le mouvement de la phrase. On pourrait même se contenter de 
mettre l'épisème sur la seule première note de la clivis, comme en Saint-Gall ; car la 
position mélodique et rythmique de ce groupe indique assez bien que la voix s'attardera 
naturellement sur la seconde note. C'est pourquoi, dans des cas analogues, nous avons 
choisi cette seconde notation. 



62 PALÉOGRAPHIE MUSICALE 



3" Point sur la première note d'une ciivis venant immédiatement avant un qiiilisma : 
R;. Gr. Tollite, p. 9-10 por- tse £e- ternâ- les 

L'effet de longueur, produit par le quilisma sur les notes qui le précèdent, remonte 
jusqu'à la première note de la clhis, comme en témoignent nettement l'épisème et le 
T = tenete qui la surmontent. La valeur de cet épisème ou de ce t peut être appréciée 
environ à un temps simple, plutôt diminué qu'augmenté, soit un point. De son côté, la 
seconde note, elle aussi, est retardée. Nous l'aurions affectée volontiers d'un épisème 
horizontal solesmien ; nous y avons renoncé, toujours pour ne pas multiplier les signes, 
comptant sur la règle générale d'allongement avant le quilisma, pour obtenir une 
interprétation exacte de ces passages. Néanmoins la notation la plus claire serait celle-ci : 



\=!itt 



4° Trait sur la première note tX point sur la seconde. Ce cas est assez rare; il demande 
des circonstances mélodiques et rythmiques très particulières. On le trouvera dans le 
passage suivant : 



1 « »_ ♦fl^-M- 

ah c 

R7. Gr. Propter veritatem, p. 562 Jf. Audi fi- li- a 

I I 

ad ii&itum 

La contexture rythmique de la phrase amène trois fois de suite l'ictus rythmique sur 
la troisième note des climacus ré-la-fa — a, b, c — ce qui ne permet guère de doubler, 
au moyen du point, la première note de la clivis sol-fa après le troisième climacus c. 

Il y a dans le passage ad libitum une aisance, une ampleur^ une souplesse telle que 
toute notation est incapable de l'exprimer. 

5° Un point sur chaque note de la clivis : ce qui arrive à la fin d'un membre de phrase 
important ou d'une phrase. On a vu plus haut un exemple de ce cas : 



-SV-f.f 



6° Un point sur la dernière note seulement. Je ne crois pas que ce cas se présente dans 
nos livres, car il implique une contradiction. 



LES SIGNES RYTHMIQUES SANGALLIENS ET SOLESMIENS 63 

Si une clivis épisématique sangallienne ( A ) n'est pas marquée de l'épisème horizontal 
ou du point solesmien, c'est que la comparaison de tons nos manuscrits ronianiens ne 
nous a pas permis de regarder cette clivis comme réellement longue; il y a erreur ou 
particularité dans le manuscrit isolé où on l'aurait trouvée. 

7° Rien du tout sur chacune des notes de la clivis. C'est qu'ici encore il ne s'agit pas 
d'une clivis réellement épisématique dans Saint-Gall. 

Ainsi donc^ toutes les interprétations solesmiennes de l'unique et identique clivis 
sangallienne ( /f ) sont conformes en même temps et aux règles du rythme oratoire 
musical et aux directions rythmiques des manuscrits de Saint-Gall. 

Un dernier mot pour répondre à la quatrième question. 

Quelques-uns de nos amis nous ont demandé pourquoi nous n'avions pas mis dans 
nos éditions tous les signes rythmiques consignés dans les manuscrits de Saint-Gall. En 
posant cette question, plusieurs lui ont donné sa vraie réponse. 

Au moment où nous avons entrepris le travail assez pénible de rythmer l'édition 
vaticane, la guerre suscitée contre nos signes par une très petite, mais très puissante 
minorité, battait son plein. On sollicitait les mesures les plus rigoureuses, la peine de 
mort même, contre ces signes qui w constituaient une grave altération de la notation » 
vaticane; on annonçait une condamnation imminente, ... elle était déjà signée...! Elle 
ne vint point! (') C'est sous le coup de ces menaces continues que, pendant des mois, 
nous avons travaillé. 

En de telles circonstances, la prudence et la modération étaient un devoir. Nous rédui- 
sîmes autant que possible « l'innombrable armée des points et des signes '►> ; cela, non sans 
regret, car c'était priver la mélodie grégorienne d'une part de beauté et d'expression. 
Cette mutilation, nous n'en sommes pas responsables. 

Nous étions alors bien loin de soupçonner que, peu de mois après^ ces mêmes adver- 
saires en viendraient à reprocher à notre notation rythmique de pécher par défaut! 

Nous avons répondu, ce nous semble, aux quatre premières questions posées au 
début. 

Le lecteur connaît maintenant — i'« et 2'^ questions — les rapports précis, graphiques 
ou expressifs, et les différences qui existent entre les signes sangalliens et les signes 
solesmiens. 

Il connaît — }" question — l'extension donnée à l'épisème vertical dans la notation 
solesmienne, où il marque une subdivision rythmique. 

Il connaît aussi — 4" question — les raisons de modération et de prudence qui nous 
ont portés à négliger provisoirement un certain nombre de signes sangalliens. 

(i) Bien au contraire, le décret de la S. C. des Rites annoncé réglait la question des signes rythmiques, 
en leur accordant une situation canonique, légitime, officielle que les Bénédictins n'avaient pas demandée". 



64 PALÉOGRAPHIE MUSICALE 



Reste donc la cinquième question : Qiielles sont les règles qui guident les Béné- 
dictins dans l'emploi des épisèmes, surtout pour les chants syllabiques ? 

Voici, comme réponse, deux études, l'une sur un type antiphonique légèrement neumé :" 
Introït /;/ medio : l'autre sur une pièce purement syllabique : le Credo <% authentique ^> / 
de l'édition vaticane. Nous allons analyser successivement ces deux pièces au double 
point de vue mélodique et rythmique. 

Note sur la légitimité des signes rythmiques. 

Il n'est peut-être pas inutile d'insister sur cette légitimité. Nous le ferons en invoquant le témoignage de 
M. l'Abbé N. Rousseau, docteur en droit canonique, professeur au Grand Séminaire du Mans. 

Après avoir rappelé qu'en dépit des prévisions des adversaires qui avaient espéré « que la rythmique 
traditionnelle de Solesmes mourrait de sa belle mort », le succès des éditions rythmées allait grandissant, 
M. Rousseau écrit : « Le moyen d'endiguer cet envahissement était difficile : tenter efficacement de jeter le 
discrédit sur la valeur scientifique du système, c'était moralement impossible devant l'autorité des travaux de 
Solesmes; — vouloir nier son sens esthétique, le chant de la schola du monastère était trop universellement 
admiré; — essayer de contester le côté pratique des éditions rythmées, la rapidité avec laquelle ces éditions 
étaient enlevées et semées à travers le monde constituait une réponse péremptoire. Un seul moyen restait : 
attirer un blâme de Rome sur l'usage des signes rythmiques, c'était ainsi frapper au cœur.))... On alla 
jusqu'à provoquer <( la condamnation du principe même des signes rythmiques » .. 

« La campagne entreprise contre Solesmes aboutit au décret du 14 février 1906 »; M. Rousseau en 
cite le passage important, et il continue : « Tel est le décret authentique qui règle la condition canonique des 
signes rythmiques. Seul, il est revêtu des signatures et des garanties qui lui assurent le caractère de loi 
véritable. Sa portée est générale et atteint toute édition quelconque. C'est donc ce document qui doit régler 
la ligne de conduite des éditeurs et des maîtres chargés de la vulgarisation du chant grégorien. Nous en 
dégageons les deux conclusions suivantes : 

« 1° Les éditions rythmées ne sont ni condamnées, ni approuvées, mais elles sont recontmes canoniquement, 
pourvu qu'elles remplissent les deux conditions suivantes : l'Ordinaire en permet l'impression, les signes 
n'affectent ni la forme des notes, ni la manière dont elles sont unies entre elles. Jusqu'ici les signes rythmiques 
avaient été ignorés, aujourd'hui ils sont authentiquement reconnus. 

<( 2° Les évêques peuvent déclarer officielles dans leur diocèse les éditions rythmées »... 

« La sagesse de Rome avait déjoué les espérances des adversaires, et de cette lutte les signes rythmiques 
sortaient non approuvés, mais tolérés, c'est-à-dire légalisés et acceptés officiellement sous les réserves données 
plus haut. » 

Et plus loin : « Dans ces conditions, il est notoirement inexact d'affirmer pour discréditer les éditions 
rythmées que celles-ci soient « -en désaccord avec l'édition vaticane ». Les livres de Solesmes usent loyalement 
des facultés accordées par la S. Cong. des Rites ; or tant qu'ils restent dans les limites de ce terrain précis, ils 
ne peuvent être dits « contraires à l'esprit de l'édition vaticane ». L'esprit d'une édition devenue officielle doit 
être déterminé non point suivant les interprétations privées, fussent-elles celles de gens très autorisés dans 
l'espèce, facteurs mêmes de l'œuvre accomplie. Par le fait qu'une édition devient officielle, elle revêt un carac- 
tère social général ; et seuls les décrets généraux sont les témoins authentiques de son véritable esprit. » 

Pour corroborer son interprétation, M. l'Abbé N. Rousseau fait appel à l'autorité de Mgr F. Perriot, théolo- 
gien et canoniste, directeur de V Ami du Clergé, qui « déclare sans réserve la conformité des éditions rythmées 
avec l'édition vaticane », et écrit dans \ Univers du 11 Juillet 1908 : « Dom Mocquereau peut donc, en obser- 
vant les règles susdites (S. R. C. 14 février 1906), ajouter ses signes en rapport avec sa manière de comprendre 
le rythme grégorien. Il n'y a pas à lui contester ce droit. » Norbert Rousseau, La Restauration grégoi-ienne 
et l'Ecole de Solesmes. Extrait de la Revue des Sciences ecclésiastiques et La Science catholique. Sueur-Charruey, 
Arras, 1909, p. 76 et suiv. 



A. "> -j-y 



ÉDITION VATICANE 

L'INTROÏT DE LA MESSE " IN MEDIO " 
NOTES THÉORIQUES ET PRATIQUES 



Nous le disions à la page précédente : les difficultés de la situation actuelle nous ont 
empêchés d'utiliser, pour les reproductions de Tédition vaticane, toutes les ressources 
rythmiques et expressives des anciennes notations, et, par là même, de mettre en relief 
toutes les délicatesses artistiques, toute la piété, toute la suavité renfermées dans les 
cantilènes romaines. 

Mais ici, dans ce commentaire musical, il ne nous sera pas défendu de compléter 
notre premier travail, de montrer ce qu'il aurait pu être dès le début, en plaçant en 
face des neumes antiques leur transcription aussi fidèle que possible, quoique toujours 
dans les notations en usage de nos jours. Cette transcription sera comme une lumière qui, 
jaillissant des profondeurs des temps primitifs, se projettera sur les textes mêmes de- 
l'édition officielle et donnera de les interpréter avec l'esprit et le cœur des clercs et 
des moines du moyen âge. 

Voici le plan de notre étude : 

1° Tableau I de l'introït In inedio dans une triple notation : 

a) Notation vaticane pure ; 

b) Notation sangallienne et au besoin messine, en neumes ; 

c) Notation solesmienne, ou transcription aussi adéquate que possible des nota- 

tions sangallienne et messine, avec indications rythmiques. 
2° Notes sur le texte littéraire : origine, variantes ; 
3° Notes sur le texte mélodique : origine, âge, sources, emploi, etc. ; 
4° Notes sur les différentes formules neumatiques ; 
5° Notes sur les lettres et signes rythmiques sangalliens ou messins ; 
6° Analyse rythmique de la mélodie, dynamie, interprétation ; transcription en nota- 
tion moderne (Tableau II). 

7° Chironomie (Tableau 111) ('). 

(i) Ce plan sera également suivi dans une série de Alonographies grégorietines qui seront publiées par la 
maison Desclée et Cie, Tournai. La première, L'introït « In rtudio », est sous presse. Ces courtes Monographies 
sont de simples Notes théoriques et pratiques sur différentes pièces de l'édition vaticane. 

Exemptes de toute prétention scientifique, elles s'adressent à tous ceux qui, épris des beautés des mélodies 

Paléographie X. g 



66 



PALEOGRAPHIE MUSICALE 



1° Triple notation de l'introït In Medio. 

Voir le Tableau I, p. 68-69. 

Première ligne : Notation vaticane ; la reproduction en est très exacte. 

Deuxième ligne : Notation neumatique sangallienne. Les signes mélodiques et ryth- 
miques représentés sont le résultat, la somme 'des travaux comparatifs faits sur l'ensemble 
des manuscrits complets de l'École de Saint-Gall qui sont à notre disposition. (Voir 
A^. M. G., p. 264.) 

Troisième ligne : Notation solesmienne. Elle reproduit les notes et les groupes de 
l'édition vaticane, mais, en vue du commentaire qui suit, elle se rapproche le plus possible 
de la notation modèle de Saint-Gall. Lorsque le texte officiel s'écarte mélodiquement de 
ce modèle, la transcription exacte des codices sangalliens est reportée au bas de la page. 

2° Notes sur le texte littéraire. 

In medio Ecclesiae... Au milieu de t Église, le Seigneur lui a ouvert la bouche et 
Va rempli de V esprit de sagesse et d'intelligence ; il l'a revêtu d'un manteau de gloire. 

C'est l'application faite à l'Apôtre et Évangéliste S. Jean d'abord, puis aux Docteurs 
de l'Église, d'un passage du livre de l'Ecclésiastique, XV, ^ : Et in medio ecclesiae aperiet 
os ejus, et adimplebit illum spiritu sapientiae et intellectus, et stola gloriae vestiet illum. 
— Et encore : Et circumcinxit eum zona gloriae, et induit euni stolam gloriae, et 
coronavit eum in vasis virtutis. Eccli. 4^, g. 

La place habituelle de l'introït /// medio, dans les anciens livres liturgiques, est à la 
fête de S. Jean (27 décembre), à la seconde des deux messes célébrées autrefois en son 
honneur. Plus tard on l'a assigné, çà et là, aux autres Évangélistes, S. Mathieu, S. Marc 
et S. Luc. Dans l'usage actuel S. Jean l'a conservé et il sert au Commun des Docteurs 

grégoriennes, ont le désir de les exécuter avec le respect, l'art et la suave piété que les anciens apportaient 
dans le chant de la louange divine. Les notations rythmiques et expressives des deux plus grandes Écoles du 
moyen âge — Saint-Gall et Metz — mises sous leurs yeux, les initieront à l'interprétation idéale des temps 
antiques; tous s'inspireront de ces modèles, et chacun, de son mieux, selon ses moyens, s'efforcera de les 
reproduire et de les réaliser. 

Il ne s'agit pas, on le pense bien, de mettre entre les mains de nos chantres les manuscrits eux-mêmes ; 
non : ceux qui ont le loisir de déchiffrer les documents neumatiques ou leurs reproductions phototypiques, 
sont assez rares. Ce qui répond à un besoin plus général et plus pratique, c'est un travail tout fait, bref, simple 
et clair, qui, offrant aux lecteurs de toutes catégories le] résumé substantiel et le résultat des recherches faites 
sur les manuscrits, les mette à même d'en prendre aisément connaissance et de les utiliser au chœur. 

Je cherche partout, disait Dom Guéranger, ce que l'on pensait, ce que l'on faisait, ce que l'on aimait aux 
âges de foi; telle est l'idée directrice de ces Notes. Rechercher la pensée de nos pères, nous effacer devant leur 
interprétation authentique, soumettre humblement notre jugement artistique au leur, c'est ce que demande à la 
fois l'amour que nous devons avoir pour la Tradition entière, tant mélodique que rythmique, et le respect d'une 
forme d'art parfaite en son genre. 



INTROÏT « IN MEDIO ». — NOTES THÉORIQUES ET PRATIQUES 67 



qui l'ont tous, trois exceptés, S. Grégoire le Grand, S. Alphonse de Liguori et S. Jean 
Damascène. 

Le texte est constant dans les manuscrits grégoriens, sauf la variante sfola pour 
stolam que l'on trouve dans certains, variante qui n'a produit aucun effet sur le chant. 

3° Notes sur le texte mélodique.. 

La mélodie de Yln inedio se trouve dans les plus anciens manuscrits et toujours la 
même. Elle manque, par suite d'une lacune, dans le codex de Laon 239, de notation 
messine, en cours de publication dans la Paléographie musicale. 

Celle des deux allchiias pour le Temps pascal est empruntée à l'introït Oyasi modo. 

4° Notes sur quelques groupes neumatiques. 

a) Stropbicus 2, 8, 10, ?8, S3- — La notation solesmienne, en guise de commentaire, 
rétablit la forme en usage à Saint-Gall. « Les neumes sans lignes de toutes les Écoles 
ont des signes spéciaux pour figurer les stropijicus parce que ces groupes demandent une 
exécution spéciale. La décadence vint vite sur ce point, comme sur les autres; la confu- 
sion grapijique entre les apostrophas et les autres notes s'établit peu à peu dans les 
manuscrits, puis dans les imprimés, au grand détriment de la saine et bonne interprétation. 
Cependant comme la tradition ne se perd jamais complètement, la distinction graphique 
des strophiciis persévéra en Allemagne jusque dans les imprimés. (Cf. A^. M. G., p. 569.) 

Un commentaire pratique de l'édition vaticane devait relater cette particularité. La 
notation spéciale, claire des strophiciis permet de les distinguer aussitôt de tout ce qui 
les entoure; il n'est plus possible de les confondre avec les pressas, les bivirgas, les 
orisciis, ce qui arrive sans cesse. 

b) Clivis ^9, 54, après une distropha. — Un espace blanc a été ménagé, dans notre 
notation, entre la distropha et la clivis, à cause de la répercussion qui s'impose sur la 
première note de ces deux clivis. On parlera plus loin de Tépisème qui surmonte la 
clivis ^p, et du c = celeriter qui accompagne la clivis 5^. 

c) Oriscus 19. — Uoriscifs est une note gracieuse de transition qui se fait entendre 
sur le degré supérieur à la note précédente. Représenter cette note par une virga me 
semble un danger pour les chanteurs, qui ne manqueront pas de lui donner force et 
durée; car les habitudes actuelles, appuyées sur les règles des Méthodes modernes, 
accordent à la virga seule, détachée ou au sommet d'un groupe, plutôt force et durée 
que délicatesse et légèreté. On lit dans les Mélodies grégoriennes de Dom J. Pothier, 
p. 171 de la première édition : « Lorsque la note culminante d'un groupe n'est pas liée à 
la précédente en manière de podatus... cette note est accentuée. >v Cette règle excellente 
n'est applicable que dans une notation bien conçue, toujours conforme aux lois qu'elle 
s'est tracées ; son application ici serait malheureuse et contraire à la nature de Voriscus. 



68 



PALEOGRAPHIE MUSICALE 



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INTROÏT « IN MEDIO ». — NOTES THÉORIQUES ET PRATIQUES 



69 



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a: 






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70 



PALEOGRAPHIE MUSICALE 



C'est pour être fidèle à cette règle de D. J. Pothier que, dans le Liber usualis de 

Solesmes (1903), où nous ne nous servions pas encore de Voriscus, nous avions écrit les 

deux dernières notes de ce groupe « en manière de podatm », afin de prévenir une faute : 

l'accentuation du si. 

\ b^ - — 5 la - i-; — 

Lib. Grad. 1883-1895 . . JF^* Lib. ris. 1903 , , ,t_ 



et implé-vit et implé-vit 

Le podatus la-si indiquait clairement que l'ictus rythmique se pose sur le la et 
non sur le 5/. 

La notation avec Voriscus est encore meilleure; elle renseigne tout de suite sur la 
nature légère de cette note. 

On comprendra pourquoi, dans l'édition vaticane rythmée, nous avons placé un 
ictus sur le la : 



S 



-i^ 



et implé-vit 



C'est une règle presque sans exception (^), je crois, que Voriscus ne peut recevoir ni 
ictus rythmique, ni accent mélodique quelconque; mais encore faut-il que la notation 
signale Voriscus. Si la virga remplace parfois Voriscus dans les codices sangalliens, ce n'est 
jamais dans le cas présent. Lorsque cet échange se produit, la virga sangallienne n'est 
pas épisématique ; la règle de convention, formulée ci-dessus, n'a pas son application : 
elle ne vaut que pour une notation carrée moderne, disposée en vue de cette règle ; les 
manuscrits neumatiques ne la connaissaient pas. 

d) Salicus ^o, ^5. — Tous les manuscrits sangalliens sans exception écrivent deux 
salicus et non deux scandicus. 11 en est de même de tous les documents qui ont conservé 
le salicus. Ce groupe est tombé peu à peu, comme le quilisma; il a été remplacé par le 
scandicus. Le quilisma a été restauré à peu près partout dans l'édition vaticane, et avec 
raison; le salicus demandait le même traitement uniforme : il a été rétabli ou omis, 
sans qu'on puisse bien deviner la loi de son rejet ou de son emploi. 

Son usage n'est pourtant pas de peu d'importance; car la modalité et le rytlune y 
sont également intéressés. 

La modalité : je ne crois pas qu'on rencontre en sixième mode un scandicus bien 
aiMentique commençant sur le mi {^). Un groupe débutant sur le mi glisse, ou plutôt 
saute toujours sur le fa ou sur le sol, par le saut du salicus (satire = sauter). Le mi, en 
sixième mode, est ordinairement une note de passage, ou même de broderie. Il se 
présente ainsi : 



i —, — n fi' 

Liber Grad. p. 2-U I — ,_^_3 i^ ,__î — p^, r 



l^t 



aile- lûia sine do-lo alle-lû- ia 

(i) Voir sur ce sujet le JV. Af. G., t. I, p. 381. 

(2) Cf. COMM. Honora, qui semble faire exception; ce cas sera examiné à son tour. 



INTROIT « IN MEDIO ». 



NOTES THEORIQUES ET PRATIQUES 



71 



Liber Grad. p. 248 



-r*^r 



Liber Grad. p. 303 



\ fe- 



:^=K 



justi'-ti-am su- am 



... me- i, D6mi-ne : etc. 



Il est intéressant de remarquer qu'un e = equaliter se trouve dans le codex 121 
d'Einsiedeln entre les notes 34 et 3^, ce qui prouve que le mi du salicus serrait de très 
près \t fa, s'il n'était même à l'unisson. (Cf. sur le salicus à Tunisson, N. M. G., p. 394.) 

S ^ 



et in-telléctus 



L'appui sur le mi est caractéristique du troisième et du quatrième mode; ce n'est que 
par exception, et en passant, qu'il apparaît dans le sixième. 

Le rythme, lui aussi, est intéressé à cette question, puisque l'ictus rythmique, avec 
le salicus, s'installe sur \tfa; avec le scandicus, sur le ;///. 

A son tour^ Vharmonie, qui toujours doit suivre la marche du rythme, s'appuie sur 
le mi dès qu'on délaisse le salicus. De là, des accompagnements qui sonnent faux, 
comme modalité et r^'thme; un seul exemple : 



spi- ri- tu sa- pi- 



én- ti- ae 



^E^= k^ -i:Zi-sp- frr^ 



fiêEèèS^i^^^ 









^ 



Voici un autre accompagnement qui sonne juste : 

spi- ri- tu sa- pi- en- ti- ae 






^^- 



^JEL 



hà^ 



^t=^ 



Si légères que puissent paraître objectivement ces taches^ elles ne manquent pas 
cependant d'une certaine gravité. Elles ne choquent pas encore, il est vrai, la majorité 



72 



PALEOGRAPHIE MUSICALE 



des chantres, ni même certains maîtres es arts grégoriens : c'est qu'ils n'ont pas encore 
pénétré les finesses tonales et rythmiques de la musique liturgique. Attendez quelques 
années, peu à peu leur goût se formera, s'épurera, s'affinera, et bientôt ceux-là même qui 
aujourd'hui restent insensibles à l'audition de ces fautes, en réclameront la disparition : 
elles les blesseront presque autant que les énormités de la première édition officielle ; car 
le vrai musicien, en face d'une œuvre d'art, est d'une impressionnabilité extrême qui lui 
cause des froissements dont la vivacité ne se mesure pas à la gravité des défauts qui les 
occasionnent. 

e) Bivirgas 4'^, 4-] , ^(5. — Ces groupes sont représentés dans l'édition vaticane par 
deux notes carrées ; rien n'indique qu'il s'agit de distropbas ou de bivirgas. 

Les anciens notateurs des diverses Écoles n'employaient pas indifféremment les deux 
fyroupes l'un pour l'autre ; ce qui donne à entendre qu'une différence pratique d'exécution 
existait entre eux. Il en était de même pour la tristropba et la trivirga. 

A cette règle générale d'emploi, on trouve quelques exceptions, mais pour des 
circonstances mélodiques tout à fait spéciales. Sur une syllabe seule, c'est le cas de nos 
groupes 45, 47, 56, deux notes à l'unisson étaient toujours figurées par la bivirga. 
(Cf. A''. M. G., p. 148.) Les virgas alors n'indiquaient pas seulement l'acuité relative des 
sons, elles avaient en outre une signification de force et d'ampleur que n'ont jamais les 
strophicus et qui devenait incontestable dès que la bivirga était surmontée de Tépisème 
et du / = tenete. 

je ne sache pas que des distropbas soient jamais accompagnées de cette dernière 
lettre, bien qu'une stropba finale puisse recevoir un allongement. 

La suppression de la bivirga est donc regrettable ; elle est à peu près générale dans 
l'édition vaticane. Nous avons relevé tous les cas où elle est conservée, nous aurons 
l'occasion d'en publier la liste dans nos Simples Notes. A force de supprimer les particu- 
larités graphiques des notations neumatiques, on en supprime les nuances et on finit par 
n'avoir plus qu'une ligne mélodique, froide et raide, sans rythme, sans vie, sans beauté. 

f) Cephalicus 22. — Le punctum 22 de l'édition vaticane est un cepbalicus ou clivis 
liquescente dans tous les manuscrits sangalliens et dans une quantité d'autres excellents 
documents de toutes les provenances, de toutes les Écoles. Ce cepbalicus figurait les 
notes la-sol. 

21 22 23 24 25 21 22 23 2i 25 

A ■ „ * B i^-^f^ 

! «fl>-« — s— = : „,, /•„,, J„ ' ifli-» î — i : 



J ' y ,• au lieu de 



... e- um Dôminus ... e- um Dôminus 

Il ne faut pas être grand musicien pour reconnaître que la version A est plus gra- 
cieuse et plus coulante : première raison pour la préférer. Deuxième raison : l'analogie 
avec les passages du même genre. Après le pressus 21 , la mélodie réclame toujours un 
groupe lourd d'au moins deux notes pour s'y poser aussitôt après l'élan : 



INTROÏT <( IN MEDIO ». — NOTES THÉORIQUES ET PRATIQUES 



11 



Intr. In medio. 6= m. 



21 

i— :^ — ç. 



.. e- um Dominus 



Intr. Rorate 



I ^^ 



... cae-li désuper 

i ^^ 

i »|t— ; 

Intr. Inclina. 4= m. % », 



D6-mi-ne 



21 

Intr. Dapacem. 1" m. *^ ^^""fir 



... Dô-mi- ne 






. . D6-mi- nus 

/A 



Intr. Domine in. 5^ m. i , ,^"^ 



T^i-jls^j: 



mise- ri-c6rdi- a 



g) Epiphoiiiis 50. — Le simple pundiim de l'édition vaticane est un epiphonus ou 
podatiis Uqiiesceut dans tous les manuscrits de Saint-Gall, Metz, Verceil, Monza, Montpel- 
lier, etc. On a déjà dit que les deu.x alléluias ajoutés à l'introït /// medio sont empruntés 
à l'introït Oi^asi modo : 

n f - * eq. 



-«- 



-^ 



îvi;;: 



lîUfE 



îït; 



:;=lî 



:li;=^ 



/«/;'. Ouasi modo... 



alle-lû- ia, alle-Iii- ia, 



alle-lû- ia. 



// s - 


50 .51 52 5.3 54 «Q- 


• — 1 


' ■ 1 


■ • 1 




n i 


. % " *^fi. . n '"* ■ 1 







Intr. In medio.... indu-it e- um. Alle-lù- ia, aile- lu- ia. 

Dans l'obligation d'ajouter à l'introït /// medio deux alléluias pour le Temps pascal, 
on ne pouvait mieux choisir que le deuxième et le troisième alléluia de l'introït Oiiasi 
modo; car l'enchaînement mélodique se trouve ainsi le même dans les deux antiennes. 
Mais c'est ce qui rend plus inexplicable la suppression de V epiphonus après induit eum. 

A noter que cet alléluia ^0-^4 se retrouve au deuxième mode. (Modus cantandi 
Alléluia T. P.) Le premier groupe est de nouveau modifié ; modification légitime, cette 
fois, parce que l'enchaînement n'est plus le même : les introïts du deuxième mode se 
terminent sur ré et non plus sur fa, ex. : 



^-^-"^^5.: 



Inù: Me exspectavérunt ni- mis. Alle-lù- ia... 

h) Groupes $4, $^. — Les codices d'Einsiedeln 121 et de Laon 239 insèrent entre 
ces deux groupes (introït Quasi modo) un e= eq.= equaliter. 11 faudrait donc lire : 



Version vaticane 



^ 



allelù-ia, 



^T'-^ 



au lieu de 



:;=ïï: 



Uî;!.! 



alle-lû- ia. 



allelû-ia, 



alle-lû- ia. 



Paléographie X. 



74 PALEOGRAPHIE MUSICALE 



En faveur de la version A, on peut faire valoir que ce dernier alléluia n'est que 
la répétition exacte du premier des trois allcliiias qui terminent Tintroït Qiiasi modo. 
(Voir l'exemple plus haut, p. 73.) 

5" Notes sur les lettres et signes rythmiques. 

Voici la liste des dix-sept lettres et signes rvth/niqiws employés par les notateurs de 
l'École de Saint-Gall dans l'introït f/i iiiedio : 

A. — Adjonctions épiscmatiqiies : 

1° 6 clivis avec épisème horizontal A : i ?, 21, 39, 43, 44, si ; 
2° 2 bivirgas avec épisème horizontal // : 4s, 56 ; 
3° I punctum planum avec épisème vertical -^ : 18. 

B. — Modifications des groupes : 

4° 2 torculus longs S : 14, 48; 
S° 2 pes quadratus V : 23, 26 ; 

6° 2 sa liens ."^ : 30, 35- 

C. — Lettres adjointes : 

1° I clivis avec c = célérité r /L : 54 ; 

8° / clivis double (porrectus Jlexus) avec c = celer iter f\/\ : 36. 
Total : 17 lettres ou signes sangalliens. 

Dans cette liste, je ne relève pas \e t = tenete sur la clivis 13, qui fait double emploi 
avec l'épisème horizontal; j'en parlerai à l'instant. 

La transcription sur lignes que nous donnons plus haut, reproduit tous les signes 

des deux premières séries A et B, soit quinze, et tous au moyen de Tépisème horizontal, 

• 

signe absolument sangallien. Il y a une exception pour la clivis lata, 39 ' Vj^^ 

qui, à cause de sa position mélodique et rythmique à la fin d'un important membre de 
phrase, est plus longue et doit être à peu près doublée. Le point après la note est le 
signe de cet allongement. 

Le trait horizontal et le t = tenete, qui se trouvent à la fois dans le codex d'Einsie- 
deln 121 sur cette clivis, ne nous semblent pas contredire à cette interprétation. Si nous 
voulions sortir de la région des manuscrits sangalliens^ nous pourrions produire en sa 

faveur des codices où la clivis est remplacée par un prcssus : ~■^^^^- 



^ 



Restent les deux c = celeriter, groupes S4 et ^G; ils sont à leur place dans notre 
transcription. 

Voilà donc dix-sept signes de la notation rythmique solesmienne qui ont leurs corres- 
pondants exacts dans la notation sangallienne et en interprètent la signification. 5/ quis 

habet aures audiendi, audiat. 



INTROÏT « IN MEDIO >). — NOTES THÉORIQUES ET PRATIQUES 75 

Qiielques explications sur chacun de ces groupes, 
i" Six clivis avec épisème. 

a) Clivis / j, A et /T. — L'échange entre l'épisème horizontal et le t^teiiete est extrê- 
mement fréquent dans les manuscrits sangailiens, surtout au-dessus de la clivis. Leur 
emploi simultané se rencontre aussi, quoique un peu moins souvent. La signification de 
l'épisème sangallien et solesmien est, par là même, fixée. 

h) Clivis 21, J/l . — Tenete inediocriter ou tenefe miiltiim? On peut choisir. Ce 
pressas est le point culminant de toute la pièce : à cause de cela nous pencherions volon- 
tiers pour la seconde interprétation. L'édition pratique de MM. Desclée et C'"', pour ne 
pas multiplier les adjonctions rythmiques, ne reproduit pas cet épisème horizontal : nous 
avons jugé le pressas suffisant pour procurer l'accentuation large et forte de ce groupe. 

Nous l'ajoutons ici sans crainte, pour nous rapprocher davantage de notre modèle. 
t 
c) Clivis JQ, /ï = f*'- — Le doublement de la première note de cette clivis a été expli- 
qué ci-dessus (p. 74). Le punctum-mora après la deuxième note est là en vertu de la 
position de cette clivis à la fin d'un membre de phrase, et non en vertu de l'épisème. 
Ordinairement l'épisème ou le t au sommet d'une clivis, n'allonge qae la première note. 



Cette assertion ressort déjà très clairement du groupe 21 analysé ci-dessus tîît^ 



.... e- um 
Qui oserait allonger ici la seconde note de la clivis? Une nouvelle preuve va surgir de 
l'étude des deux clivis suivantes. 

43 44 

/ /l 

d) Clivis 4} et 44. — glôri-ae. 

Il est évident que, si la regala aurea est exacte, l'épisème de la clivis 4^ ne peut 
affecter que la première note de ce groupe. Ces deux clivis sont intimement liées, elles 
s'appellent l'une l'autre, comme les syllabes qui les soutiennent. 

A noter que cette clivis 4^ se trouve sur une pénultième faible. C'est en de pareilles 
circonstances que la notation carrée, brute, est totalement insuffisante pour indiquer la 
valeur et les nuances rythmiques des notes et des groupes. La théorie du rythme oratoire 
et naturel se trouve ici en défaut, elle cloche, et, ce qui est plus grave, elle contredit 
l'interprétation suggérée par les documents rythmiques écrits et bien authentiques. Elle 
dit, cette théorie : Glissez légèrement, celeriter, sur ce groupe, parce que la syllabe qui le 
porte est légère, faible, brève; l'interprétation xv oratoire et naturelle » l'exige. 

Non, disent les documents, appuyez, allongez légèrement la première note de cette 
clivis, malgré la faiblesse et la légèreté de la syllabe; c'est l'interprétation s\ musicale et 
naturelle ». 

La théorie du rythme oratoire, sans aucun doute, a beaucoup de vrai, mais vouloir 
l'appliquer toujours et partout, contre les faits (res) les mieux constatés, contre les textes 
les plus formels des manuscrits pratiques, ce serait une exagération, une erreur. 



76 PALÉOGRAPHIE MUSICALE 



La musique, après tout, a ses droits : si elle décore les syllabes brèves de deux, cinq, 
dix, vingt notes, et même d'accents mélodiques, parfois très forts, tels que des pressits — 
ce qui n'est guère oratoire — pourquoi n'aurait-elle pas le droit de donner force et largeur 
à la première note d'une clivis adaptée à ces mêmes syllabes? 

Quant à la clivis 44, elle demanderait, ce semble, à être rythmée comme la clivis 39 
avec deux points ( >■ ), à cause de sa place à la fin d'un membre. Mais ce membre est 
secondaire, et l'intimité mélodique très étroite qui existe entre les membres F et G invite à 
ne donner à cette clivis qu'une valeur de cadence féminine. 

e) Clivis SI, /T . — La marche mélodique ne permet pas d'allonger la seconde note. 

En résumé, sur nos six clivis épisématiques ( /T ) cinq sont transcrites avec la valeur 
suivante : A = f« = T » , et une l'est avec celle-ci : T'* = * ' . Il me paraît impossible de 
se rapprocher davantage du modèle : dans les deux notations, l'épisème a exactement 
la même forme graphique et la même signification. 

On ne s'étonnera pas, je l'espère, de la double transcription donnée au même signe. 

S'il est un principe admis par tous les « oratoriens -•>, c'est que « dans la notation du 
chant grégorien, telle que la tradition nous l'a transmise, les signes sont loin d'avoir 
toujours une valeur fixe et absolue. Cette valeur, au contraire, varie suivant les circon- 
stances ; et pour la déterminer il est nécessaire d'avoir égard à la position diverse que les 
notes peuvent occuper par rapport à la phrase grammaticale ou à la phrase musicale ^> ('). 
Notes simples, groupes et signes adjoints sont soumis à cette loi ; une clivis épisématique 
ne lui échappe pas (^). Sa première note est longue, sans aucun doute, mais la mesure 
de cette longueur dépend de la place de la clivis elle-même dans la phrase musicale et 
littéraire. Quant à la seconde note, non soumise à l'épisème, sa valeur de force et de 
durée est déterminée par sa position. 

2° Deux hivirgas avec épisème : 45, 56. 

La première est accompagnée du / = fenete^ mais seulement dans le codex d'Einsie- 
deln 121. (Voir ci-dessus, p. 68.) 

}° Punctum planum avec épisème vertical {■<) : 18. 

a) « Comme l'épisème romanien peut occuper différentes places dans les neumes, il 
est ohWgé, pour bien s'adapter aux notes, de modifier ses formes; mais qu'il soit bori;^ontal, 
légèrement arqué, vertical, réduit à une sorte de punctum, c'est toujours le même trait (s). 

b) Ce punctum épisématique long précède un quilisma. La longueur du punctum 
devant le quilisma est une règle absolue, sans aucune exception, connue de tous les grégo- 
riens, consignée dans toutes les Méthodes. Nous avons protlté de l'absolutisme de cette 
règle pour ne pas ajouter V épisème à cette note dans nos éditions rythmiques de Tournai ; 
malgré l'absence du signe de longueur, la règle subsiste, elle doit être observée. 

En agissant ainsi nous croyions entrer dans la pensée de l'édition vaticane pure, et 

(i) Mélodies grégoriennes, Chap. XII. 

(2) Cf. Paléographie musicale, t. IV, p. i8, et ci-dessus, p. 60-63. 

(3) Paléographie musicale, t. IV, p. 18. 



INTROÏT « IN MEDIO ». — NOTES THEORIQUES ET PRATIQUES 77 

nous attirer l'approbation de ceux qui nous reprochent « la forêt inextricable de nos 
adjonctions » ; nous n'avons pas réussi : car voici que maintenant ceux-là même nous font 
un crime de n'avoir pas mis tous les signes rythmiques sangalliens ! 

c) On aura l'occasion de signaler, dans d'autres pièces, le / = teiiete accompagnant le 
punctum devant le qiiilisma. 

4° Deux fore II lus longs s '■ '4) 48- 

Les trois notes de ce groupe sont retardées ; c'est aussi la signification de l'épisème 
horizontal qui le surmonte .■• 

3° Deux pes quadratus V : 25, 26. 

La première note demande une exécution plus ferme, plus ample que pour le podatus 
rotuiidus J . C'est une nuance que nous avons négligée avec regret dans l'édition pratique, 
toujours pour ne pas multiplier les signes adjoints. Ici nous ajoutons l'épisème hori:iontal, 
afin qu'on puisse en tenir compte pratiquement, si on le désire. 

6° Deux salicus r : 30, 3^. — .• = .? 

Voir ce qui a été dit plus haut sur ces groupes (p. 70). Le signe employé dans 
rédition rythmique de Tournai pour signaler le salicus est l'épisème vertical. Le rapproche- 
ment des deux premières notes nous a fait renoncer à l'usage de Vbori{onfal qui eût été 
meilleur ; nous reprenons ce dernier dans la transcription ci-dessus. 

7° Clivis avec c = céleri ter devant pressus /i^ : 54. 

C'est l'observation de la loi générale du pressus qui allège le groupe précédent. 
(Cf. A^. M. G., p. 326.) 

8° Clivis double avec c /\/\ : 36. 

Encore une nuance de légèreté que le texte littéraire, ou musical, ne peut pas indi- 
quer. (Cf. A^. M. G., p. 165.) La signification du c est ici plutôt négative : elle prévient 
un ralentissement intempestif. 

On sait que le c est remplacé dans le manuscrit de Laon 239 et ailleurs par 
Vu = naturaliter, ce qui me paraît plus exact. 

Outre ces dix-sept signes rythmiques solesmiens qui correspondent à dix-sept signes 
sangalliens, notre notation emploie encore des points-moras et des épisèmes verticaux 
qu'il est facile de justifier. 

Le point-inora a pour but de préciser les distinctions mélodiques et rythmiques, si 
souvent indécises, de la mélopée grégorienne. Tous, de fait, remplissent ce rôle, sauf 
le point 22. On a vu plus haut (p. 72), qu'il a été ajouté à la note la 22, pour 
remplacer le sol qui manque dans l'édition vaticane et rétablir ainsi au moins la quantité 
rythmique. 

L'épisème vertical marque toujours un touchement rythmique. Dans nos Tableaux 
nous l'avons mis partout où la notation ne suffit pas par elle-même à indiquer ce touche- 
ment; dans l'édition rythmée du Graduel on s'est contenté de deux, 18 et 57. — Nous ne 
comptons pas les deux des salicus 30 et 33, qui ont une valeur spéciale, comme nous le 
disons ci-dessus (6°). 



78 PALÉOGRAPHIE MUSICALE 



L'épisème iS rectifie une notation inexacte de l'édition vaticane et assure une 



Édit. Vat. ^^"^ Édit, Sol. ^'•'•=>' 



impie- vit impie- vit 

exécution conforme aux manuscrits. (Cf. ci-dessus, p. 67.) 

L'autre, ^7, est un simple ictus de division qui, à la rigueur, pourrait être omis ; 
car un groupe de ciuatre notes ainsi placé se divise toujours en deux temps binaires. 

6" Analyse rythmique et exécution. 

Tout ce que nous avons à dire sur ce sujet ne sera que le commentaire et l'explica- 
tion du Tableau II, p. 80-81. 

Nous employons, cette fois, la transcription musicale moderne, parce que son déve- 
loppement graphique donne plus de facilité pour l'indication des accents mélodiques et de 

la dynamie. 

A. — Les Divisions. 

1° Les grandes divisions ou grands membres. 

Les grandes divisions sont indiquées, dans le texte, par le sens logique et la 
ponctuation ; dans la mélodie, par le sens mélodique et la ponctuation des barres. 

L'édition vaticane distingue, dans notre introït, trois phrases d'inégale longueui'; 
des grandes barres en marquent les limites, après ejus is, — après intellecUis }()^ — 
et à la fin 49. 

Ce sont bien les grandes distinctions naturelles du texte et de la mélopée ; cependant 
une observation sur ce point nous sera permise : elle ne porte que sur une nuance, mais 
les nuances, en art, ne sont-elles pas tout? 

Plus nous pénétrons par l'étude des manuscrits, par la pratique et la réflexion, dans 
l'intelligence des chants d-e l'Église, plus aussi nous comprenons l'importance de l'union 
intime, profonde des divers membres de phrase entre eux. 

La cantilène grégorienne est une mélodie continue, non en ce sens qu'elle manque de 
divisions dans la durée — sans celles-ci il n'y aurait pas de rythme — mais en ce sens 
que ces distinctions ne souffrent entre elles ni interruption, ni brisure, et que, bien plutôt, 
elles servent elles-mêmes à la continuité de la ligne mélodique ; ainsi les guirlandes aux 
sinueux contours; ainsi, et mieux encore, parce qu'elles sont vivantes, les longues vagues 
d'une mer doucement soulevée par les vents ou la marée : elles roulent, montent, s'allon- 
gent, descendent, remontent sans solution de continuité, jusqu'au rivage sur lequel la 
dernière longuement s'étend et expire. 

Cette tenue suivie de mouvements ondulants est une image frappante de l'imposante 
et souple démarche de nos mélodies; tout doit, dans l'exécution, contribuer à la produire 



INTROÏT « IN MEDIO ». — NOTES THÉORIQUES ET PRATIQUES 79 

et à la maintenir. C'est à la fin des incises, des membres de phrase surtout, que la conti- 
nuité court quelque danger : de trop longues pauses, des respirations longues ou 
haletantes risquent de la suspendre ou même d'en briser le cours. Tout cela, au contraire 
— pauses, retards, respirations — doit aider à dessiner, pour ainsi dire, le prolongement 
des courbes inférieures qui relient la retombée et l'élan des vagues mélodiques. 

Ce sentiment intime que ressentent ceux qui ont étudié et pratiqué sérieusement les 
cantilènes grégoriennes, nous porte à réduire toujours plus les pauses de la voix, et à 
diminuer la durée des notes qui supportent les moras vocis. 

C'est ainsi qu'à notre humble avis, l'introït /// medio gagnerait beaucoup si on voulait 
le considérer comme une phrase unique, d'un seul jet, et, par suite, remplacer les deux 
grandes barres is et 39 par deux demi-barres. Cette ponctuation mélodique s'accorde- 
rait mieux aussi avec les autres barres qui toutes, sans exception, sont des quarts de 
barre : l'absence totale de demi-barres entre les grandes barres ne laisse pas d'être 
un peu surprenante. L'analyse de notre mélopée en confirmera l'unité phraséologique. 

Ceci entendu, nous sommes en présence, non plus de trois phrases, mais de trois 
grands membres, qui se subdivisent en membres secondaires et en incises. 

1° Les grands membres. 

Grand membre 1 : In médio os ejus : 

— — II : et implévit intelléctus : 

— — 111 : stolam eum. 

2° Les membres secondaires. 

Chacun de ces trois membres principaux se divise en membres secondaires : 
Le membre 1 se divise en 2 membres secondaires : A, B; 

— II _ en 3 — — : C, D, E ; 

— III _ en 2 — _ : F, G. 
En tout, sept membres secondaires. 

3° Les incises. 

A leur tour ces sept membres se distinguent en incises : 

Le membre secondaire A se compose de 2 incises -.a, b; 

— — B — 2 — : c, d; 

— — C — ^ — :e^f,g; 

— — D — 2 — : b, i; 



E 



j; 



F — 2 — : k. l. 



G 



: ///, ;/. 



4° Les rythmes élémentaires. 

Enfin ces incises se subdivisent encore en rythmes élémentaires, binaires ou ternaires, 
rythmes qui se trouvent nécessairement à la base de tout langage, prosaïque ou poétique, 



PALEOGRAPHIE MUSICALE 



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INTROÏT « IN MEDIO ». — NOTES THÉORIQUES ET PRATIQUES 



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Paléographie X. 



82 PALÉOGRAPHIE MUSICALE 



de toute musique, libre ou mesurée. Ces petites subdivisions sont marquées soit par la 
disposition des groupes, soit par les épisèmes verticaux. On connaît les règles de notre 
notation ; nous reviendrons d'ailleurs sur ce point dans une autre étude. On se contentera 
ici de mettre en relief la forme générale de la phrase mélodique de notre introït. 

B. — La Synthèse, l'Unité, la Phrase. 

Le rythme n'est pas constitué par ces divisions tout extérieures; il l'est seulement 
par l'unité intérieure de chaque incise, de chaque membre et de la phrase entière. 
Comment s'obtient cette unité? 

Nous ne pouvons que rappeler brièvement ce qui a été exposé tout au long dans la 
Paléographie musicale, t. Vil, p. 249 et p. 268, sur ce sujet. 

La diirée ou quantité, la mélodie, la djmamie, le rythme sont les agents de l'unité 
interne de chaque section, petite ou grande. « Toute l'industrie de ces agents s'applique 
à agglutiner entre eux les divers éléments de la phrase, sons, syllabes, mots, durée, force, 
mouvements rythmiques, et puisqu'il s'agit de musique grégorienne, à enchaîner les 
mots les uns aux autres. » 

« La mélodie, unie à la durée, travaille à cette synthèse par la succession logique des 
sons montants ou descendants^ les uns brefs, les autres longs, tous harmonieusement 
disposés et proportionnés, de manière à exprimer une pensée, un sens musical plus ou 
moins complet, donnant un sentiment d'ordre, d'unité et de beauté. Les formes mélo- 
diques sont très variées ; le plus ordinairement, la mélopée se compose d'une première 
partie montante, dite protase, et d'une seconde descendante, dite apodose. (Voir p. 80-81, 
le Tableau II.) 

\< La dynamie, compagne inséparable de la mélodie, projette, sur toute l'étendue de 
la phrase et sur ses moindres éléments, la lumière et les ombres, délicatement ondées, de 
ses crescendos et decrescendos, et les fond dans l'unité de ses mille nuances. » 

La règle générale de cette distribution de nuances sur la ligne mélodique est la 
suivante : 

Progression d'intensité dans les ascensions mélodiques ; 

Régression dans les descentes. 

C'est la dynamie naturelle. 

Le sommet de chaque crescendo est un accent mélodique. 

Chaque phrase a son accent mélodique général; — chaque membre, son accent 
principal; — chaque incise, son accent particulier. 

Après la mélodie, après la dynamie, vient le rythme. C'est lui qui consomme l'unité. 
S'emparant de tous les éléments énumérés jusqu'ici, il les enroule dans les spirales vivantes 
de ses soulèvements et de ses abaissements : il fait unes les incises, uns les membres; 
puis, élargissant toujours plus ses élans et ses cadences, il absorbe tout dans l'unité et 
l'amplitude de ses mouvements : il fait une la phrase toute entière. 



INTROÏT « IN MEDIO ». — NOTES THÉORIQUES ET PRATIQUES 83 

Si le lecteur veut bien se reporter au Tableau II et l'étudier lentement, attentive- 
ment, il y trouvera Tapplication de tous ces principes ; il pourra faire lui-même l'analyse 
rythmique de chaque section. 

Disons seulement que la beauté de la mélodie devra résulter à la fois de Tinterpré- 
tation parfaite — grammaticale, mélodique, dynamique, rythmique — de chaque incise, 
de chaque membre, et de l'harmonieuse union de toutes ces parties. Les nuances délicates, 
particulières aux incises, ne devront pas disparaître sous les couleurs plus vives des 
membres de phrase. Les larges et puissants crescendos des grands membres ne nuiront 
pas aux ondulations plus humbles et plus courtes des petites incises. Dans cet ensemble, 
chaque partie conservera sa physionomie spéciale, individuelle, et restera à son rang, avec 
son degré d'intensité ; de l'observation exacte, souple et aisée, de toutes les règles parti- 
culières, naîtra l'harmonie générale de la phrase, cette unité mélodique et rythmique 
supérieure pour laquelle existent, vivent, agissent, se combinent, se pénètrent tous les 
éléments littéraires et musicaux de cette pièce. 

Pour terminer, quelques mots sur la marche générale de la mélodie, et sur l'harmo- 
nieuse économie des trois grands membres. 

1er GRAND MEMBRE 



B 

I 9 10 11 12 13 \i 15 



; — <«^ ■ « • > ■ ■ »^»- 



?=;=:-ct:;i 



In mé- di-o Ecclé-si-ae apé-ru-it os e-jus : et implé-vit e- um 

Ne pas oublier que le large crescendo de ce premier membre ne doit nuire en rien 
aux nuances dynamiques des incises. (Voir le Tableau II.) 

Quel en sera l'accent principal ? 

Deux accents, toniques et mélodiques à la fois, se présentent, groupes 6 et 13. Tous 
deux sont sur le même degré. Le choix ne peut être fixé que par une vue d'ensemble 
sur la marche mélodique de la pièce, et par une appréciation exacte du rôle de chacun 
des membres secondaires A et B. 

Or, ces deux membres ne sont évidemment qu'une préparation qui doit conduire, 
par un crescendo habilement ménagé, à l'accent général de la phrase entière, placé 
groupe 21, presqu'au début du second grand membre. Dès lors l'accent 13, plus voisin 
du sommet dynamique 2\, sera choisi comme accent principal du premier grand membre, 
de préférence à l'accent 6 qui s'en trouve plus éloigné. 

Il faut insister sur la forme mélodique de ce membre. 

Sauf les deux podatus inférieurs, i et 9, qui servent d'introduction aux deux membres 
secondaires A, B ; 



84 PALÉOGRAPHIE MUSICALE 



Sauf les deux groupes d'accentuation, 6 et 13, la mélodie, très simple, se maintient 
constamment sur le fa, à peine se meut-elle en dehors de cette corde. Discrète, retenue, 
elle s'efface pour laisser toute la place au rythme. Celui-ci, de son côté, ne paraît que 
pour s'ajuster étroitement avec les mots, mais avec les mots augmentés, agrandis; 
il semble vouloir les dilater pour mieux exprimer les profondes idées qu'ils représentent. 
Et telle est sa puissance que, seul, son bercement, large et paisible, donne à ces quelques 
mots un caractère indéfinissable de grandeur, de noblesse et de gravité. 

Pauvreté mélodique^ diront les légers, les inconscients ! 

Richesse rythmique, répondrons-nous, pureté classique digne des Grecs et des Gré- 
goriens primitifs qui, les uns et les autres, étaient doués d'un sens rythmique et d'une 
finesse de tact auditif que la moindre ride, la moindre nuance sonore suffisait, sans l'aide 
de la mélodie, à émouvoir et à charmer. 

Ce membre de phrase sera donc chanté avec une grave simplicité, à la manière d'un 
large et libre récitatif. Sur tout son parcours, la ligne dynamique, flottante, s'étendra au 
moyen d'un crescendo ténu dont le sommet coïncidera avec le groupe 13, accent principal. 
Elle ne fléchira que légèrement sur les groupes 14 et 13, pour être prête à reprendre, dès 
le début du membre 11, sa progression qui atteindra le maximum d'intensité sur Vaccent 
général de tout l'introït, sur le pressas 21, point mélodique le plus élevé de toute la can- 
tilène. Le retard marqué sur les groupes 14 et 1=^ ( ,1% ,• ) sera très discret, parce que ces 
groupes limitent seulement un membre de phrase. 

Peste des accompagnateurs qui, sous le beau prétexte d'une harmonie riche et inté- 
ressante, enlèveront à cette mélodie son unité tonale, son rythme large et uni, son 
caractère de calme et de grandeur ! 

Ile GRAND MEMBRE 



G DE 

16 17 181920 21 22 23 24 25 262728 29 30 31 32 38 34 35 36 87 38 39 



:îS=.i: 



- H ■ A-jj-j-J— .-.v^.— , j-^î;i.-H 



et implé-vit e- um Dominus spi'ritu sa-pi- énti-ae, et intel- léctus : 

Si l'auteur n'a employé jusqu'ici qu'un minimum de mélodie, ce n'est pas qu'il l'ait 
en mésestime; il voulait, sans doute, par le contraste, faire ressortir celle qu'il tenait en 
réserve et destinait à s'épanouir dans le second membre, le premier n'étant, en quelque 
sorte, que le piédestal uniforme sur lequel devait s'élever sa statue musicale. 

De fait, après la placide allure du début, la mélopée prend vivement son vol, s'élance, 
et, en trois coups d'aile, atteint la note extrême du sixième mode (do), sommet mélo- 
dique, intensif et expressif de tout ce morceau. 

Et montée sur le faîte, elle aspire à descendre : par degrés, elle revient à sa corde 
préférée, Itfa, autour de laquelle elle s'enroule de nouveau, toujours modelant ses mouve- 
ments onduleusement rythmés sur la forme des mots. 



INTROÏT « IN MEDIO ». — • NOTES THÉORIQUES ET PRATIQUES 85 



Pratiquement, les nuances dynamiques des membres D et E suivront avec fidélité les 
sinuosités de la mélodie ; c'est dire qu'elles seront très fines, puisque celle-ci, après 
l'accent général 21^ ne se meut guère que dans l'espace d'une tierce fa-la : deux fois 
seulement, elle touche en passant le mi (30, 35), et, à la fin du membre, atteint en 
descendant la note do (^9) afin de préparer ce qui va suivre. 

nie GRAND MEMBRE 



F G 

40 41 42 43 44 I 45 46 47 48 49 



3S3 ■ * \^^ ^-^i^X=^'z 



sto- lam gl6-ri-ae indu-it e- um. 

La mélodie devient alors plus accidentée. Au membre F, elle s'étend entre les inter- 
valles de quinte et même de sixte. On dirait que le compositeur a voulu renouveler, dans 
l'ordre inverse, l'effet qu'il a produit plus haut. Il a commencé par faire planer largement 
sa mélodie pendant tout le premier membre, pour la lancer ensuite avec plus d'animation 
dans les hauteurs; cette fois, il la mouvementé d'abord — groupes 36 à 44 — pour nous 
faire ensuite trouver plus uni, au membre G, le vol plané qui, d'ailleurs, termine sa canti- 
lène comme elle avait commencé. Et pour que nous reconnaissions bien la même idée 
rythmique et musicale, il finit le troisième membre comme le premier, par un torculus 
suivi d'un punctum («•, ,•). Cette rime mélodique souligne mieux encore l'unité de compo- 
sition de toute la pièce. 

La clivis 44 servira de liaison entre les membres F et G. C'est avec raison que 
l'édition vaticane n'a mis qu'un quart de barre à cet endroit. Le meilleur moyen d'obtenir 
ce résultat est de traiter cette clivis en cadence féminine. Après l'appui un peu prolongé 
de la première note, on glissera doucement, sans précipitation, sur la seconde et on 
atteindra la Invirga 45. Si une respiration est nécessaire, on la prendra vivement avant ce 
dernier groupe. 

Nous considérerions comme une faute de goût l'interprétation suivante : 

S * ' - 



:!t: 



gl6- ri- ae 
Les six groupes ci-dessous s'appellent irrésistiblement 



-^1 T1=r.z;: 



y\6- ri- ae indu- it e- um. 



PALEOGRAPHIE MUSICALE 



I- 



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INTROÏT « IN MEDIO ». — NOTES THÉORIQUES ET PRATIQUES 



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PALEOGRAPHIE MUSICALE 



7° La CHIRONOMIE ou GESTES MANUELS RYTHMIQUES. 
Voir le Tableau III, p. 86-87. 

Nous compléterons toutes ces indications rythmiques par la figuration de la 
chironomie. 

11 y a plusieurs manières de figurer le rythme grégorien au moyen de la main ; c'est 
au maître de choeur à choisir celle qui convient le mieux à l'avancement de ses chanteurs. 
(Cf. Le N. M. G., p. 104.) 

La meilleure, en général, est la chironomie rythmique par incises et membres de 
phrase ; car elle reproduit avec plus de fidélité les élans et les abaissements mélodiques et 
rythmiques de chaque membre. C'est celle qui est dessinée dans le Tableau 111. 

Nous allons analyser en détail le premier grand membre. 

Incise a. — Elle comprend quatre temps composés binaires. Deux de ces temps, le 
deuxième et le quatrième, ne peuvent être figurés que d'une seule manière. Les deux 
autres, le premier et le troisième, donnent lieu à plus de liberté. 

Temps 2 — syllabe mé. Un élan chironomique seul peut lui convenir. Sur ce temps 
repose, en effet, l'accent particulier de cette incise, accent formé par les élans de tous 
les éléments qui entrent dans sa composition ; 

Élan ou accent verbal, à la fois mélodique et dynamique, aigu et fort; 

Élan musical, qui résulte de l'intervalle ascendant rc fa ; 

Élan dynamique, qui se fait sentir par un léger crescendo de ré 2. fa; 

Élan rythmique, résumé et combinaison vivante de tous les élans précédents ; 

Élan chironomique, qui est la figuration plastique de ces mêmes élans. 

Le temps 4 — syllabe o de médio. Une thésis seule lui convient; car ce temps et 
cette syllabe ne sont évidemment que la depositio, la tljésis, la fin de cette première incise. 

Le temps 1 — syllabe In — peut à volonté se figurer par une thésis (ligne pointillée), 
ou par une arsis (ligne pleine) qui, bien entendu, sera subordonnée à l'arsis 2 suivante. 

En principe, on peut atteindre une arsis principale soit par une arsis préliminaire de 
moindre importance, soit par une thésis. 

Dans l'espèce, je préfère l'arsis, parce que la mélodie est montante ; je préférerais la 
thésis si la mélodie du temps 1 suivait d'abord une courbe descendante, pour remonter 
ensuite vers la syllabe d'accent. 

Le temps 3 est dans le même cas que le temps 1 : il peut être arsique ou thétique. 
Si on le considère comme le développement musical de l'accent particulier de l'incise, il 
sera plus convenable de le traiter en arsis secondaire. 

Incise b. — La liaison des incises a et b se fait sur le temps binaire 4 — syllabes Ec 
— à la faveur de la thésis 4 dont la première note sur la syllabe appartient à l'incise a, 
et la seconde à l'incise b. (Voir le Tableau 111.) 



INTROÏT « IN MEDIO ». — NOTES THÉORIQUES ET PRATIQUES 89 

Cette incise se compose donc de cette seconde note — syllabe Ec — et des temps 
rythmiques 5, 6 et 7. 

Le temps 5 — syllabe clé — est l'accent principal de tout le membre A ; encore ici 
une arsis chironomique est de toute nécessité, toujours pour les mêmes raisons. 

Le temps 6, développement musical du temps 5, sera également une arsis, mais 
secondaire. Une thésis pourrait être employée sur ce temps ; elle nous semble moins à 
propos qu'une arsis. 

Ce qui vient d'être dit du membre A suffit à expliquer les gestes figurés dans la 
suite de l'introït. On relèvera seulement quelques particularités plus intéressantes. 

Membre B, premier groupe 8 — syllabe a. Si on considère ce temps indépendamment 
de ce qui précède, il devra être traité en arsis, comme le temps 1 In du membre A, 
auquel il correspond (ligne pointillée). Si on l'envisage dans l'ensemble du grand 
membre I, ce groupe 8 sera une suite thétique du groupe 7, ce qui sera fort bien indiqué 
par le mouvement de la main prolongeant la thésis d'un membre à l'autre. La liaison 
entre les membres A et B n'en sera que plus intime. 

Membre E, groupe ^4. — Lorsque le dernier temps simple d'un temps composé 
ternaire est accentué, il sera bon de signaler cet accent, verbal et musical à la fois, par 
un élan ascendant, bref et rapide, de la main, afin de forcer, pour ainsi dire, les chanteurs 
à bien faire ressortir cet accent. C'est ainsi, par exemple, que je figurerais par une suite 
de rythmes simples, la phrase suivante si connue (Communion du XX' Dimanche après la 
Pentecôte; Grad. rom., page 35s) : 



i 



=ïii 



^ 



Memén- to vér- bi tû- i sér- vo tu- o 

Le reste de l'introït ne présente aucune difficulté. 

Nous n'avons plus qu'à attirer l'attention sur quelques particularités de notre 
transcription musicale (Tableau III), par lesquelles nous avons essayé de rendre certains 
détails de la notation neumatique. Ainsi : 

J^ = M = distropha "i 

^ ^ l répercussion légère ; 

^^^ = ♦♦♦ = tristropba ] 

J^J^ = <^<^ = // = bivirga simple : répercussion un peu plus accentuée que pour les 

stropiricus ; 
J^J^ = y•^ = // = bivirga épisématique : répercussion encore plus accentuée, les deux 

notes légèrement allongées. 

Paléographie X. 12 



LE CHANT " AUTHENTIQUE " 

DU 

CREDO 

SELON L'ÉDITION VATICANE 



INTRODUCTION 
1° — Objet de cette étude. 

L'analyse rythmique des chants syllabiques grégoriens, poussée jusqu'aux plus 
intimes détails des rythmes élémentaires, est une opération délicate et difficile. 

Souvent on nous demande quelles sont les règles qui nous guident dans l'emploi des 
dififérentes barres et, surtout, des appuis, touchements ou ictus rythmiques indiqués par 
les épisèmes. On reconnaît, en général, l'utilité des points signalant les retards de la voix 
(mora vocis), l'utilité même des épisèmes horiypntaux qui, en marquant l'élargissement de 
certaines notes ou groupes, nuancent agréablement les mélodies ; et, comme on sait que 
tous ces épisèmes sont empruntés aux manuscrits rythmiques de Saint-Gall ou de Metz, 
on leur fait grâce. 

Mais les épisèmes verticaux dans les clmuts syllabiques sont-ils bien utiles? et puis, quel 
fondement ont-ils dans les manuscrits? Aucun, semble-t-il. Alors comment les justifier? 

Bref, des doutes se sont élevés, des objections ont été formulées, des explications 
demandées ; il est bon d'y répondre au moyen d'un exemple concret, précis, détaillé, qui 
permette d'exposer franchement toutes les difficultés de ce genre de restitution, et aussi 
tous les moyens de les vaincre. 

L'exemple choisi est le Credo I de l'édition vaticane. C'est avec intention que nous 
optons pour cette pièce : elle est syllabique, elle est longue, et présentera une multitude 
de faits littéraires et mélodiques variés, qui soulèveront chacun leur problème; elle est 
dépourvue de tout signe rythmique dans les manuscrits, ce qui nous abandonne à nos 
propres forces, et nous met dans l'obligation de faire appel à toutes les ressources intrin- 
sèques et extrinsèques à notre disposition pour en fixer le rythme. 

Malgré ces circonstances défavorables, nous espérons surmonter tous les obstacles 
et rétablir heureusement le rythme du Credo. 

En voici le texte mélodique d'après l'édition vaticane. 



LE CHANT « AUTHENTIQUE » DU CREDO 



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Redo in unum De-um, Patrem omnipoténtem, factôrem caeli et terrae, visibi'-li-um 6mni-um, 



te 



et invi-sibî-li- um. Et in unum Dôminum Jesum Christum, Fi'-li-um De-i unigéni-tum. Et ex 



h 



i ■ 



Pâtre natum ante 6mni-asaécu-la. De-um de De-o, lumen de lùmine, De-um verum de De-o ve- 


1 


. • 1 °! • • ■ 


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■ 








■ ' ■'_■'■ ' 


■ 



ro. Gé-nitum, non factum, consubstanti-âlem Patri : per quem 6mni-a facta sont. Oui propter 



h 



nos homines, et propter nostram salûtem descendit de caelis. Et incarnâtus est de Spiritu San- 
i - .bp . . .U - 



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-IV-i- 



cto ex Mari'-a Vfrgine : Et homo factus est. Crucifixus éti-am pro nobis : sub P6nti-o Pilâto 



:i=n 



passus, et sepûltus est. 


Et resurréxit térti-a di-e, secûndum Scriptùras. 


Et ascéndit in caelum : 


Eiai . . 




■ ^S • ■ 1 




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« ■ • ■ . ■ P. ■ 1 , 


■ 


; ■ .".. . . - - 1 



sedet ad déxteram Patris. 


Et l'terum ventûrus est cum glôri-a, judicâre vives et mortu-os : 


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■ ■ ■ ■ ■ 


■ • • • ■ • , '".,.. , • a il 


■ ' 


L!_j: ?_!. L_i_j 



cujus regni non erit 


finis. 


Et in Spiritum Sanctum, Dominum, 


et vivi-ficântem 


qui ex Pâtre, 




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■ ■ ■ - ■ ■ 




Bl"l_ ■"" 


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Fi-li-ôque procédit. Qui cum Pâtre et Fi'-li-o simul adorâtur, 

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et conglori-ficâtur : qui locûtus est 


E 


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per Prophétas. 
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Et unam sanctam cathô-licam et aposto-licam Ecclé-si- am. Confite-or unum ba- 


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pti'sma in remissi-onem peccatorum. Et exspécto resurrecti-ônem mortu-ôrum. Et vitam ventû- 



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ri saécu-li. A- men. 

11 Praeter praecedentein tonum autlienîicum, alii subséquentes usic j'ain recepii assumi possunt. 



Une autre raison, d'une nature bien différente, nous a incité à cette étude : nous 
avons voulu justifierj en ce qu'elle a de bon, la version du Credo l de l'édition vaticane. 

L'apparition du Kyriale Vatican, en 1905, a produit, chez ceux qui étaient habitués à 
celui de Solesmes, un étonnement qui, après cinq ans, n'est pas encore entièrement 



92 PALEOGRAPHIE MUSICALE 



dissipé. Les différences notables entre le nouveau Kyriale et l'ancien, établi en 1883 par 
Dom J. Pothier, étaient inattendues : on croyait avoir^ dans cette édition, le dernier mot 
de la science, la tradition authentique des meilleurs manuscrits ; et moi-même, je l'avoue, 
j'ai été très longtemps dans cette illusion. 

Le désappointement alla chez quelques-uns jusqu'au mécontentement. De là à 
suspecter la valeur scientifique et esthétique de la version vaticane, fruit des derniers 
travaux de Solesmes, il n'y avait qu'un pas, il fut franchi ; et bientôt le bruit se répandit 
qu'on reviendrait, sans aucun doute, au Kyriale de Dom j. Pothier. 

Il n'est pas temps d'exposer la raison bien simple des divergences entre les deux 
éditions ; le moment n'est pas venu non plus de prendre une à une toutes les pièces du 
Kyriale Vatican, de les analyser en détail, et de faire le départ, au double point de vue 
musical et scientifique, du bon, du médiocre, du mauvais, contenus dans ce livre ; car les 
Bénédictins de Solesmes ne peuvent être responsables que pour les pièces et pour les 
versions qu'ils ont présentées à la Commission. Nous dirons seulement que le Kyriale 
Vatican, dans son ensemble, est infiniment supérieur au Kyriale de 1883, et qu'il 
représente ordinairement la tradition la meilleure et la plus antique des manuscrits. 

Nous ferons dès maintenant la preuve de cette assertion pour le Credo « authen- 
tique » (^) de l'édition vaticane. 

Pour établir cette preuve, deux sortes d'études sont nécessaires : l'une, purement 
paléographique et, en quelque sorte, extrinsèque, qui consiste dans une comparaison 
minutieuse de tous les manuscrits : elle a pour terme l'établissement du texte mélodique; 
l'autre, intrinsèque et artistique, qui complète la première et consiste dans l'analyse intime 
de la mélodie, de sa structure, de son rythme, apprécie la valeur esthétique de tous ces 
éléments et, enfin, aboutit à une restitution parfaite et vivante. 

De ces deux études, la seconde seule trouvera place ici, parce qu'elle peut être 
exposée en même temps que les analyses rythmiques, but principal du présent travail. 

2° — Aperçu historique sur le chant du Credo en Orient et en Occident. 

Avant d'aborder l'analyse de cette mélodie, il est indispensable de rappeler en peu 
de mots comment fut introduit, dans la liturgie de la Messe, le chant du Credo. Ces 
notions historiques le placeront dans son véritable cadre et nous éclaireront sur son 
origine. 

Dans les premiers siècles de l'Église, le Credo, sous l'une ou l'autre de ses différentes 
formes — symboles des Apôtres, de Constantinople — ne servait qu'à l'initiation des 
catéchumènes. Sa récitation pendant l'offrande du sacrifice remonte, pour l'Orient, au 
cinquième siècle. Pierre le Foulon, patriarche monophysite d'Antioche (476-489), passe 
pour être le premier qui l'ait employé dans la liturgie {"). Qiielques années après, 

(i) MiGNE, P. G., t. LXXXVI, col. 298. 



LE CHANT « AUTHENTIQUE » DU CREDO 93 

Alexandrie et Constantinople adoptent le même usage. Au dire de l'espagnol Jean de 
Biclar, l'empereur Justin II ordonna en 06 que le symbole de la foi serait, désormais et 
partout, chanté par le peuple, a populo concinenduin, avant l'oraison dominicale i^). 

En Occident, il faut arriver à la fin du sixième siècle pour trouver cet usage. Ce fut 
à l'occasion du retour à la foi catholique des Ariens Wisigoths que le troisième Concile 
de Tolède (A. D. 589) ordonna le chant du Credo de Constantinople, selon l'usage des 
Églises d'Orient, à la Messe^ avant le Pater : Constitiiit synodus ut per omnes ecclesias 
Hispaniae, Galliae vel Gallaeciae... symbolum fidcl recitetur, ut, priusquam domiiiica 
dicatur oratio, voce clara a populo praediceticr . 

Pendant tout le septième siècle on peut constater le maintien de cette coutume en 
Espagne, mais elle ne s'étendit, à ce moment, ni en Gaule ni en Germanie. Ce n'est qu'à 
la fin du huitième siècle que, pour la Gaule, on relève quelques témoignages en sa faveur, 
encore sont-ils partiels et contradictoires. 

Au neuvième siècle, Amalaire, Rhaban Maur, Rémi d'Auxerie, ne disent rien du 
Credo; d'autre part, Aeneas, évêque de Paris, au milieu du même siècle, assure que 
l'Église entière des Gaules chante le symbole de la foi à la Messe (^). 

De même le II' Ordo Romain de Mabillon, rédaction gallicane de VOrdo I, mentionne 
le chant du Credo à la Messe pontificale, ab episcopo Credo... cantatur (3). 

Walafrid Strabon, abbé de Reichenau, contemporain d'Aeneas, dit que la coutume de 
chanter le Credo de Constantinople devint générale en Gaule et en Germanie après la 
déposition de Félix d'Urgel en 799. 

Le témoignage le plus intéressant est celui de l'abbé Smaragde ; il accuse nettement 
l'antagonisme des deux usages, romain et gallican, sur ce point particulier. Smaragde 
raconte un entretien du pape saint Léon 111 avec trois délégués de Cliarlemagne (809) au 
sujet de l'addition du Filioque (*). Sans doute le pape avait autorisé le chant du symbole 
dans la chapelle impériale, et, d'une façon générale, en Gaule et en Germanie. Mais 
l'introduction que, à la suite des Espagnols, on y avait faite de la formule Filioque, ne 
lui plaisait pas. Bien que la doctrine fût exacte, il ne voyait pas qu'il fût opportun de 
l'exprimer dans le Credo ; aussi ne donna-t-il jamais son assentiment à cette addition, et 
le mieux qu'il put dire aux missi de l'empereur fut de les engager à revenir à la coutume 
de l'Église romaine, où le Credo n'était jamais chanté à la Messe, mais seulement lu aux 
catéchumènes lors de la tradition du symbole {=). 11 ne paraît pas que le conseil du pape 



(i) MiGNE, P. L., t. LXXII, col. S63. 

(2) p. L., t. CXXI, col. 721. ■ 

(3) p. L-, t. LXXVIII, col. 972. 

(4) Cf. DucHESNE, Le Liber Fontificalis, t. II, p. 46, note iio. 

(s) « Nos enim ad ipsum non cantainus, sed legimus. » Voir le texte dans Hardouin, Ada conciliorum, 
t. IV (Paris, 17 14), col. 972-973. 



94 PALÉOGRAPHIE MUSICALE 



ait modifié l'usage des églises des Gaules. Rome, de son côté, resta fidèle à sa tradition ('). 

Ce n'est que deux siècles plus tard qu'un autre empereur, Henri II, obtint d'un autre 
pape, Benoît VIII, en 1014, l'introduction du chant du Credo dans la liturgie eucha- 
ristique de l'Église romaine. 

Il est donc manifeste que la mélodie du Credo I Vatican, qui se trouve dans les 
manuscrits dès le dixième siècle, ne saurait être d'origine romaine; elle n'est donc pas 
non plus, au sens strict, grégorienne. L'analyse que nous en ferons nous amènera 
néanmoins à conclure que le style musical en est nettement grégorien. 

3° — Les plus grandes divisions rythmiques : phrases, membres, incises. 
Comment les déterminer? 

La rédaction primitive de cette étude contenait ici quelques considérations sur les 
diverses opérations nécessaires à l'établissement du rythme pour les pièces syllabiques et 
sur l'utilité des signes rythmiques dans ces mêmes chants. Les divagations de nos 
adversaires à propos de ces signes nous ont déterminé à publier ces considérations dès 
l'année dernière, dans la Rassegiia Gregoriana (Mars- Avril 1909), sous la forme d'une 
Causerie {f). Nous n'avons pas à répéter tout au long ce qui a été dit dans ce petit écrit ; 
cependant, il manquerait quelque chose au présent travail si nous ne rappelions au moins 
sommairement les points qui y ont été traités et qui préparent et conduisent à l'examen 
analytique du Credo. 

La première question posée était celle-ci : Qiiels sont les éléments qui peuvent 
servir à retrouver le rythme d'une pièce syllabique ? 

Réponse : Ces éléments sont au nombre de quatre : 1° la notation, 2° le texte 
liturgique, 3° la mélodie, 4° les principes naturels du rythme. 

De ce dernier élément je ne dirai rien ici, pour motif de brièveté ; je renvoie au 
Nombre musical grégorien. 

(i) On a vu que S. Léon III insistait sur la coutume établie dans l'Église romaine de lire seulement le 
symbole aux catéchumènes au lieu de le chanter. Le Sacramentaire Gélasten et le VII<: Ordo romain parlent, il 
est vrai, d'un chant du symbole aux cérémonies préparatoires au baptême : dicit acolythus sytnbolum decan- 
tatido. (Cf. H. A. Wilson, The Gelasiati Sacramentary, Oxford, 1894, p. 53.) Mais il n'est pas sûr que ce soit 
là un élément romain; on sait en effet que les documents gélasiens n'existent qu'en des rédactions gallicanes, et 
offrent, par suite, un texte assez mêlé. D'autre part, la mélodie que semble attester le gélasien n'a laissé aucune 
trace dans les manuscrits. Peut-être ne s'agirait-il que d'un récitatif un peu plus orné. Du reste la tradition 
gélasienne n'est pas constante; plusieurs de ses témoins ne mentionnent qu'une récitation du symbole. 

Pour l'histoire du Credo cf. les auteurs suivants auxquels nous sommes redevables : 

C. H. TuRNER, The history and use of Creeds atid Anattievias in the ea?-Iy Centuries of Church. 
London, 1906. 

A. E. Bt/RN, An Introduction io the Creeds atid to the Te Deum. London, 1899. 

Du même auteur : Soine spanish mss of the C. P. Creed, dans The Journal of theological studies, 
Jan. 1908, p. 301. 

(2) Cette Causerie sur les signes rythmiques et leur utilité a été de nouveau imprimée à Tournai, chez 
MM. Desclée et Cie. 



LE CHANT « AUTHENTIQUE » DU CREDO 95 

1° La notation. Celle de notre Credo se compose d'une succession de notes 
carrées indiquant les intervalles mélodiques, et c'est tout. De rythme, il n'y en a pas 
trace : durée, intensité, élan et repos des sons, rien de tout cela n'est figuré. Le texte, il 
est vrai, éclaire et vivifie quelque peu cette rangée de gros points, mais l'association de 
ces deux éléments, notation et texte, ne répond pas entièrement aux besoins des musiciens 
soucieux de chanter avec art et intelligence, elle ne leur donne pas tout ce qu'ils désirent 
savoir : la précision du rythme, les nuances, l'expression que les anciens donnaient à ces 
belles mélodies. 

Toutes les fois que le rythmicien ainsi déçu se trouve en détresse, sa pensée se 
reporte aussitôt vers l'antique notation rythmique des manuscrits sangalliens et messins, 
de laquelle il espère lumière et secours. Mais, pour le Credo, cette ressource incomparable 
manque totalement, du moins jusqu'à ce jour ('). N'y a-t-il donc rien à faire? 

Si le rythmicien connaît bien les manuscrits rythmiques anciens, leurs signes, leurs 
lettres, les règles générales de leur emploi^ il les appliquera par analogie aux chants plus 
récents qu'il aura à rythmer; ce qui sera d'autant plus facile que la mélodie se rapprochera 
davantage du style grégorien et sera bien composée, ce qui est le cas pour notre Credo. 

2° Après la notation, le texte. La première opération à faire est de fixer les 
distinctions de la phrase littéraire ; le sens logique suffit à cela. Cette division est l'un 
des facteurs les plus importants du rythme tant littéraire que musical ; car chaque division 
— incise, membre, phrase — est un rythme plus ou moins étendu qu'il importe de 
marquer clairement, tout d'abord dans le texte, au moyen des différents signes de 
ponctuation : point, point-virgule, deux-points, virgule, point d'interrogation, point 
d'exclamation, et ensuite dans la musique. 

Le texte est ponctué, accentué, rythmé, autant qu'il peut l'être dans un livre 
liturgique ; il s'agit maintenant de faire le même travail pour la mélodie, afin de la rendre 
accessible à tous, le plus facilement et le plus rapidement possible. 

3° La mélodie, comme le texte, a un sens logique : si elle est bien composée, les 
différentes cadences permettent de la ponctuer aisément. 

De plus, dans les chants syllabiques, toujours sous la condition d'une composition 
habile, la mélodie accompagne le texte et en souligne les distinctions. Il s'en suit que 
les signes de ponctuation musicale, ou signes rythmiques, seront placés selon leur valeur 
respective, conformément aux paroles : 

a) La double barre et b) la grande barre, à la fin des rythmes-phrases; — c) la 
demi-barre, à la fin des rythmes-membres ; — ^ le quart de barre, à la fin des 
rythmes-incises {^). 

(i) Le « Symbolum Apostolorum grece et latine » contenu dans le codex 3S1 de Saint-Gall, p. 18-22, n'a 
de neumes que sur le texte grec. 
(2) Cf. ci-dessus, p. 49, note i. 



g6 PALÉOGRAPHIE MUSICALE 



4» — Insuffisance de ces premières données. 

Ces premières indications nous ont fourni, dans ses grandes lignes, le rythme de 
notre Credo. Sont-elles suffisantes pour donner l'intelligence parfaite de la marche mélo- 
dique et assurer l'ensemble dans un choeur de vingt, trente, cinquante exécutants? 

Non, certainement, parce que cette notation musicale garde le silence sur les rapports 
rythmiques des notes entre elles — rapports de longueur, de gravité, d'expression, de quan- 
tité et de qualité — qui touchent à l'essence même des mélodies. (Cf. Causerie... p. 7.) 
Elle ne dit rien, surtout, de l'élément rythmique par excellence, je veux dire du mouvement, 
rien de Vclan, de l'essor du rythme et de la mélodie, rien de ses appuis, si ce n'est pour 
la fin des membres et des phrases, rien en un mot de la marche du rythme. 

La marche du texte ne règle-t-elle pas la marche de la mélodie? 

Oui, certes, en principe; et lorsqu'il est bien entendu, cet axiome est fécond. Mais 
en pratique, à quelles divergences ne conduit-il pas ! 

Qiii ne sait, en effet, qu'ici les musiciens sont en plein désaccord? Et je ne parle que 
des musiciens partisans du rythme oratoire! On pourrait compter trois ou quatre théories; 
en voici deux qui sont aux antipodes l'une de l'autre. 

La première — et nous la professons — proclame la liberté de l'accent. Elle aime à le 
placer au temps léger, à Yélan de la marche mélodique, sans refuser toutefois de le mettre 
au temps lourd, à Vappui, si le contexte mélodique ou littéraire le demande. Cette théorie 
a été longuement exposée, avec toutes sortes de preuves, dans le Vil'' volume de la 
PaléograpJjie musicale; nous y renvoyons. 

La deuxième théorie, au contraire, place tous les accents indistinctement au frappé, au 
temps lourd de la mélodie. Elle détruit, à mon sens, tout le rythme des mélodies grégo- 
riennes. Dans quelle étude historique et scientifique a-t-elle été établie? Dans aucune, que 
je sache. 

Entre ces deux systèmes contradictoires s'en placent d'autres qui tiennent plus ou 
moins des deux premiers. 

Mais, dira-t-on, si j'accepte les théories de Solesmes, les accents toniques ne suffisent- 
ils pas à m'indiquer la marche de la mélodie, les élans et les repos? Et Tépisème ne fait-il 
pas alors double emploi avec l'accent? 

Il est certain que si les chanteurs avaient une connaissance exacte de l'accentuation 
latine, les épisèmes rythmiques appliqués aux chants syllabiques seraient un peu moins 
utiles ... dans les circonstances où il n'y a qu'une seule manière de rythmer ; ils resteraient 
nécessaires là où il y en a plusieurs. Et puis, tous les accents ne sont pas à l'élan, ils sont 
parfois à l'appui, et ce n'est pas à livre ouvert que l'on peut choisir; ensuite, quand on a 
choisi une première fois, il faut se souvenir pour une seconde, pour une troisième. Ils 
sont bien peu nombreux, les chanteurs, et même les directeurs de choeur, qui n'ont pas 
besoin d'être guidés dans des questions si difficiles ! On verra bientôt, par nos recherches 



LE CHANT « AUTHENTIQUE » DU CREDO 97 

sur le Credo, qu'une étude des plus attentives,, des plus minutieuses, est indispensable pour 
résoudre les problèmes soulevés par la rythmique grégorienne et que, seul, un éditeur 
musicien, travaillant dans la paix, avec tranquillité et réflexion, sur ses manuscrits, peut 
se livrer à ces recherches et en venir à bout. 

N'oublions pas non plus qu'à proprement parler, l'accent latin n'est pas un signe 
rythmique, en ce sens qu'il n'indique pas avec sûreté la marche de la mélodie qui va 
de repos en repos. La place de l'accent dans le rythme est libre; elle est, suivant les 
circonstances, au début, au milieu, ou à la fin. 

Au contraire, Vépisème vertical de notre notation est un vrai signe rythmique; il 
marque toujours les appuis ou repos de la mélodie. 

Pour bien constater la différence de ces deux signes graphiques, il n'y a qu'à 
remarquer que les accents ne coïncident pas toujours avec les épisèmes ou appuis 
rythmiques : fait qui se présente aussi bien dans le chant grégorien que dans la musique 
polyphonique des XV^ et XVI* siècles. Or, l'erreur moderne, c'est d'affirmer la coïncidence 
régulière, constante, de l'accent et du frappé figuré par l'épisème. Cette erreur, il faut 
la prévenir, la combattre, lui barrer le chemin ; elle serait la destruction du vrai rythme 
grégorien. Pratiquement, rien n'est donc plus justifié, à notre époque, que l'emploi de 
l'épisème rythmique. 

D'ailleurs, le texte n'est pas tout dans les chants syllabiques^ dans le Credo. Il est 
uni, marié à une mélodie qui a son existence et ses exigences. 

Lorsqu'un orateur déclame un discours, il est libre de sa mélodie ; il la crée instanta- 
nément au gré de ses propres sentiments et sous l'influence de l'émotion communicative 
de ses auditeurs. Dans le Credo, rien de semblable ; la mélodie existe, fixe, ferme : il faut 
la suivre, la respecter^ la faire valoir. Sans doute elle est soumise au texte, mais non pas 
absolument : elle a sa gamme, sa modalité, sa marche spéciale, surtout lorsque se présente 
un groupe de notes ; tous ces éléments^ de nature musicale, lui donnent des droits qui ne 
cadrent pas toujours avec ceux du texte et la mettent en conflit avec lui. QLii l'emportera 
du texte ou de la mélodie? Fréquents sont ces conflits, qui les réglera? La notation 
carrée est muette, insuffisante pour cette besogne. 

5° — Signes rythmiques, remède a l'insuffisance de la notation. 

Il ne suffit pas de constater les indigences de la notation grégorienne, il est nécessaire 
d'y remédier. Comme M. le D'' Mathias l'a remarqué lui-même (^), ni la durée, ni V intensité 
des notes, ni la marche rythmique de la mélodie n'y sont indiquées; à chacun de ces 
défauts il faut donc un correctif, à chacune de ces insuffisances, un perfectionnement. 

On connaît déjà les signes supplémentaires employés à cet effet dans les éditions de 
Solesmes^ il ne sera pas inutile de les rappeler ici avec un bref commentaire, en rapport 
avec notre but actuel. 

(i) Ciiecilia de Strasbourg, mars igo6. 

Paléographie X. 13 



98 PALÉOGRAPHIE MUSICALE 



La durée des notes^ avons-nous dit, n'est pas figurée; pour combler ce vide deux 
signes sont en usage : le point-mora, et Vépisème ou trait hori:{ontal. 

Le point-mora double à peu près la note qui le précède : •• 

Les barres rythmiques et les espaces blancs ne suffisent-ils pas à marquer cet 
allongement? Non, dans beaucoup de cas. En voici un exemple. 

Une clivis devant un espace blanc, un quart de barre ou même une demi-barre, peut 
être rythmiquement masciiUne ou féminine : masculine, si elle porte un ictus rythmique 
sur la dernière note ; féminine, si elle n'en porte pas. 

C'est un premier choix à faire, il concerne seulement la deuxième note. Ce choix 
fait, il reste à fixer le rythme de la clivis entière. 

Or, une clivis féminine peut fort bien recevoir trois ou quatre nuances quantitatives 
très appréciables : 



De son côté, une clivis masculine peut en accepter au moins deux, très distinctes : 



=S^: 



Voilà donc cinq ou six manières de nuancer et de rythmer une clivis. Ainsi des 
autres groupes. (Voir ci-dessus, p. 60.) 

Les chants syllabiques ou mixtes soulèvent les mêmes problèmes, les mêmes 
incertitudes. Convient-il d'allonger, de doubler toujours la dernière syllabe d'un mot 
devant une barre, petite ou moyenne? Ne vaut-il pas mieux souvent traiter les dernières 
syllabes de ce mot en cadence féminine? Et lorsque le mot est spondaïque, faut-il 
allonger aussi le dernier accent? 



■ . 


/ ^^^ \ 


■ 


J 


1 
• 


■ ^l • 






- 








071 ' 


'• 











Pa- trem omni-pot-én-tem én-tern 

De plus, dans ce genre de chant, les espaces blancs entre les mots ne sont d'aucun 
usage; beaucoup de subdivisions rythmiques, dictées par le sens et qui doivent être 
rendues dans l'exécution, ne sont indiquées par aucune barre ; beaucoup d'autres, comme 
dans le discours, restent libres : n'importe-t-il pas de les fixer pour enlever toute hésitation 
et obtenir l'union parfaite des voix? 

La présence ou l'absence du point-mora atteint directement ce but et résout toutes 
les difficultés ; — je n'en ai évoqué ici que quelques-unes : elles se présentent à chaque 
ligne du répertoire grégorien. 



LE CHANT « AUTHENTIQUE » DU CREDO Q<) 



Notre second signe de durée, Vépisème horizontal, allonge un peu la note ou le 
groupe au-dessus duquel il est placé. 

La notation carrée est impuissante à signaler ces légers retards qui, en enlevant à la 
mélodie liturgique cette monotonie froide et raide qu'on lui a tant reprochée, lui donnent 
un heureux caractère de naturel, de souplesse et de liberté. 

Parfois le texte littéraire ou la forme musicale peuvent suffire, à la rigueur, pour 
indiquer ces appuis, ces tenues de notes ou de groupes, et il n'est pas impossible de 
formuler quelques lois générales d'exécution, et de les confier à la mémoire des 
chanteurs (i) : moyen précaire et trop souvent insuffisant. Mais que d'exceptions à ces 
règles ; que de fois les théories du rythme oratoire ne sont-elles pas dépassées par l'élan, 
la flamme d'accents expressifs, d'ordre purement musical, qui semblent se jouer du texte, 
le contredire même, pour le plier à leurs caprices, afin de le transformer et de l'élever 
jusqu'à la mélodie pure! 

Qui dira au chanteur, dans cette intonation. 



^ 



— S— \fr 
Gaudé- te 

d'allonger la première note du cepbalicm (syllabe Gau non accentuée) et de passer 
légèrement, c = celeriter, sur les deux clivis qui correspondent à la syllabe accentuée ? 

Qui lui dira d'allonger la première note du podatus et de la clivis sur les syllabes 
pénultièmes brèves des exemples suivants? 



I^. Gr. Universi p, 8 ' Gomm. Ecce Virgo 8 p , .• . ' 



Domine concipi- et 

Et dans la communion ToUite hostias, qui lui enseignera à prolonger lentement, 
largement, toutes ces clivis descendantes 



ts=::i?^ 



:^=frTi 



adorâ-te Dôminum 



dans un magnifique mouvement d'abaissement et d'adoration? 

Car il ne faut pas prendre le change sur nos signes rythmiques, et les ravaler à 
y unique et mesquine destination d'indiquer les subdivisions binaires et ternaires; ils ont 
tous pour but, dans leur ensemble et chacun dans leur rôle, de procurer aux exécutants 
les moyens d'arriver facilement, sûrement, à faire oeuvre artistique, en rendant les mille 
nuances pieuses et esthétiques consignées dans les anciens manuscrits de St-Gall et de Metz. 

(i) Cf. Paléographie atusicak, t. IV, p. 18-24. 



PALEOGRAPHIE MUSICALE 



Il faut encore marquer le lythine que la notation carrée n'indique pas. 

Déjà les barres — grandes, moyennes et petites — qui, dans les éditions modernes, 
bornent les rythmes, ont suppléé en partie à ce défaut. Ce n'est pas suffisant : une 
notation pratique et populaire doit se mettre à la portée de tous et signaler même les 
rythmes élémentaires, c'est-à-dire la marche de la mélodie, et, comme le dit le D'' Mathias, 
« les rapports de légèreté (élan) et de lourdeur (appui) entre les notes » qui « touchent à 
l'essence même de la mélodie y> (Caecilia, mars 1906). 

De même que l'on a limité les rythmes les plus importants au moyen de barres 
verticales plus ou moins longues, inventées à cet effet, ainsi nous désignons la limite des 
rythmes élémentaires par une barre verticale plus petite encore : c'est Vépisème vertical. 
Ce signe est ajouté, non plus entre ces subdivisions rythmiques, elles sont trop minimes, 
mais à la note même qui termine ce rythme minuscule. 

Vépisème vertical est ordinairement adhérent à la note dans les éditions d'origine 
solesmienne (cf. ci-dessous a) ; il en est séparé dans nos reproductions rythmées de 
l'édition vaticane (cf. ci-dessous b). 



Tous les degrés du rythme sont ainsi figurés avec précision, depuis le plus grand 
jusqu'au plus petit. 

A l'avantage de notre épisème vertical, remarquons une fois de plus qu'il n'est pas 
une pure invention ; il peut se réclamer d'une ancienneté que sont loin d'avoir les barres 
introduites par les éditeurs modernes. Les notations neumatiques les plus parfaites, du 
IX« au XII^ siècle, l'ont connu; elles l'ont fréquemment affecté au même usage, ou du 
moins à un usage analogue, surtout dans les groupes de notes. Nous le ressuscitons, nous 
ne l'inventons pas ; nous faisons bénéficier la notation guidonienne d'un signe plus ancien 
qu'elle avait, à tort, laissé de côté. Seulement, en le rétablissant dans nos livres, nous en 
précisons la signification et en étendons l'emploi. Il est vrai que ces applications nouvelles 
nous appartiennent en propre : nous les revendiquons, et nous assumons volontiers la 
responsabilité d'innovations qui, toutes, sont au protit de la notation et de la bonne 
exécution des mélodies. 

Il reste encore^ avant de commencer notre Étude, à parler des principes rythmiques 
que nous appliquons dans ce travail. Ils sont connus de la plupart de nos lecteurs : nous 
renvoyons aux divers volumes de la Paléographie musicale, au VU" surtout, au Nombre 
musical grégorien, aux Préfaces de nos livres usuels, et aux Métijodes nombreuses qui 
exposent ces principes. Cependant, pour venir en aide aux lecteurs qui ne seraient pas au 
courant des théories rythmiques de Solesmes, nous énumérons brièvement les quelques 



LE CHANT « AUTHENTIQUE » DU CREDO 



principes ou règles dont la connaissance est absolument nécessaire pour l'intelligence des 
pages qui vont suivre. Le développement et la preuve de ces règles doivent être cherchés 
dans les ouvrages que nous venons de citer. 

6" — Principes rythmiques appliqués au Credo. 

1° Le rythme en général se définit \< l'ordonnance du mouvement ». En musique il 
est l'ordonnance du mouvement sonore. 

a) Le mouvement le plus simple comporte deux phases : le point de départ et 
l'arrivée, l'élan ou arsis et la déposition ou thésis. 

Un pas — levé du pied, déposition du pied — est un exemple très propre à bien 
faire comprendre le mouvement rythmique simple. 

b) Graphiquement nous le figurons ainsi : 



élan V ^ déposition, appui 

c) Le langage et la musique exigent donc deux sons distincts — notes ou syllabes 
pour former le plus petit rythme possible : 



élan ^— ^ \^ déposition 

h h 

• 1» 

1 2 

Dé- us 

Le signe graphique de la déposition du rythme est Vépisème vertical ajouté à la note. 
Il est fréquemment employé dans les chants syllabiques comme le Credo. 

d) On donne encore à la déposition du rythme les noms suivants : appui rythmique, 
ictus ou perciissio, touchement, repos. Toutes ces expressions sont synonymes. 

2° Le rythme naturel marche nécessairement à pas binaires ou à pas ternaires : 
a) A pas binaires, si l'appui ou ictus est d'un temps : 



élan — ' \^ appui élan ^— ' \ appui élan ^-^ \^^ appu 



12 12 12 

Dé- us Dé- us mé- us 

car, après un premier appui, il faut un nouvel élan pour aboutir à un nouvel appui, et 
ainsi de suite. 



I02 



PALEOGRAPHIE MUSICALE 



b) A pas ternaires, si l'appui est de deux temps : 



élan 



appui 



élan 



appui 



1 

Dé- 



2-3 
US 



1 

Dé- 



-f- 

2-3 



1 

mé- 



De là, cette règle : deux ictus lytlmiiques ne peuvent se suivre immédiatement. 

c) Au cours d'un récitatif aisé et rapide, on peut, par exception, compter quatre 
syllabes pour trois, s'il y a des pénultièmes faibles et des mots formés de plusieurs 
syllabes légères. 

d) Le rythme grégorien admet le rythme binaire, le rythme ternaire, et surtout le 
mélange des deux. 

3° Le rythme naturel des mots latins pris isolément est le suivant : l'accent à l'élan, 
la syllabe finale au repos, à l'appui. 
a) Cadence spondaïque : 



Dé- 







• 






Red- 


ém- 


ptor 


1» 


.^ 


• 


; 


!e- 


ne- 


df- 


cta 



arsis : i temps ; thésis : i temps 



ars. : 2 — ; th. : i — 



ars. : J — / tk. : i — 



b) Cadence dactylique : 



f 
D6- 
nâ- 



mi- 
tus 



I» 

nus 

est 



arsis : 2 temps ; thésis : i temps 
ars. : 2 — ; th. : i — 



Chaque mot est ici envisagé comme un rythme complet, c'est-à-dire qu'il a son élan et 
son repos. C'est ce qu'on appelle rythmer un mot. En d'autres termes, un mot est rythmé 
toutes les fois que sa dernière syllabe coïncide avec un ictus rythmique ou cpisème. 

c) Les longs mots suivent les règles précédentes pour leurs cadences ; les syllabes du 
début se divisent en temps binaires ou en temps ternaires. 



LE CHANT « AUTHENTIQUE » DU CREDO 



103 



4° Il s'en faut de beaucoup que les mots, une fois encadres dans la phrase, soient 
toujours rythmés. Là, ils ne s'appartiennent plus, ils doivent se soumettre à la marche 
générale de la phrase littéraire ou mélodique : souvent alors, ils perdent leur forme 
rythmique pour prendre, au centre des phrases, la forme métrique, c'est-à-dire pour finir en 
temps composés binaires ou ternaires, sans ictus rythmique sur la dernière syllabe. En 
musique, ils seraient enfermés entre deux barres de mesure. 



Forme rythmique des mots 



Forme métrique des mots 



Dé- 



Dé- 



1» 


• 


h 
f 


.^ 


us 


Dé- 


us 


mé- 


^ 
• 




.^ 




us 


Dé- 


us 


mé- 



(Cf. Paléographie musicale, t. Vil, p. 243 et suivantes : Le membre de phrase et 
le mot latin.) 

Le contact, la rencontre des mots entre eux, leur alliance avec la mélodie, suscitent 
différents conflits qui empêchent l'emploi de la forme ryt/jmique des mots. 

a) La rencontre des mots ; voici deux mots légitimement rythmés, si je les considère 
isolément : 



élan 



appui 



an- 




appui 



Mais si je les rassemble pour en faire une incise, un conflit s'élève aussitôt; car deux 
ictus rythmiques se suivent immédiatement. L'un d'eux doit succomber : lequel? 

b) La forme mélodique peut aussi imposer des appuis rythmiques là où le mot pris 
isolément n'en voudrait pas : nouveau conflit; et vice versa. 

c) De simples notes modales peuvent également réclamer un appui au détriment du 
rythme du mot : encore un conflit, une lutte d'influence entre la modalité et le mot. 

L'étendue de notre Credo nous apprendra à régler ces différents conflits. Disons 
seulement d'une manière générale, que le rythmicien grégorien, en face de deux exigences 
objectives — l'une mélodique, l'autre verbale — aimera (comme les anciens polyphonistes 
d'ailleurs) à rythmer les mots. Mais il appliquera ce principe sans rigidité, avec une grande 
liberté, en tenant compte de toutes les circonstances littéraires ou mélodiques, se rappelant 
que <\ le mélange des mots rythmés et des mots non rythmés donne à la phrase une 
gracieuse variété » (j). 



(i) Paléographie miin'cak, t. VII, p. 256. 



I04 



PALEOGRAPHIE MUSICALE 



^» En général, une première note de groupe est marquée d'un ictus rythmique. A 
cette règle il y a des exceptions ; comme elles ne se rencontrent pas dans le Credo, nous 
les passons sous silence. 

6° Toute note finale d'une cadence masculine — dernière note de groupe, ou note sur 
une simple syllabe — est doublée par suite du retard de la voix {mora vocis). Une note 
ainsi doublée est toujours le signe d'un ictus ou appui de la mélodie : la longueur attire 
toujours l'appui rythmique. 

7° Une syllabe accentuée, correspondant à une seule note, gé 3, placée immédiatement 
avant un groupe, ni 2, est toujours au levé ; elle n'a pas d'ictus rythmique. S'il y a des 





3/ 2 1 


« 


' 




■_ 1 


J. , _ 



u-ni-ge-ni- tum 

exceptions extrêmement rares à cette règle, elles ne se trouvent pas dans le Credo. 

8° Cadences spondaïques ou paroxytones, mots accentués sur la pénultième : 
Déus^ redémptor. 

Elles présentent à rythmer de réelles difficultés : faut-il, oui ou non, élargir et doubler 
la note d'accent ? La solution de cette question est très importante ; car d'elle dépend le 
rythme du membre tout entier lorsqu'il est syllabique. Une étude très attentive de la 
mélodie et des manuscrits nous porte à suivre les règles suivantes. 

Entre les indications qui déterminent l'interprétation de ces cadences, l'une des plus 
influentes est sans contredit la forme mélodique qui y est adaptée : c'est sur la variété 
même de ces formes que nous établirons notre enseignement. 
On peut distinguer trois formes principales : 

i"" Forme : Cadences spondaïques ou paroxytones à l'unisson; 
2" — — — — descendantes; 

3<> — — — — montantes. 

Première forme : Cadences spondaïques redondantes ou à l'unisson. On les range 
en deux classes. 

Première classe. — Marche mélodique descendante : La mélodie arrive aux deux 
dernières notes, qui sont à l'unisson, par une marche descendante : 



«; s — n — b) I 



de cae-lis cae-li et ter-rae 

Il suffit, pour ranger une cadence dans cette première classe, que la note précédant la 



fii'A 



APERÇU SUR LA NOTATION DU MANUSCRIT 239 DE LAON. 20I 

Le groupe 2 ne fait que reproduire note pour note la mélodie du groupe i, et dans les deux 
passages l'écriture neumatique est identique tant à Laon qu'à Saint-Gall. Le chantre aurait pu 
être tenté d'exécuter rapidement les quatre apostrophas, les copistes ont pris soin de lui indiquer 
au moyen de l'épisème d'une part " '', et de la lettre t d'autre part, qu'elles devaient se chanter 
deux par deux, en faisant un léger retard sur la dernière de chaque groupe. Au n° 5 au contraire 
l'exécution est différente; pas d'épisème, pas de lettre significative, mais une série de points brefs; 
on devait seulement les répercuter tous très légèrement, soit de deux en deux, de trois en trois, 
mais sans retard, ou même tous l'un après l'autre et aller jusqu'à la deuxième note du climacus 
qui devait porter l'ictus comme le montrent très nettement et l'épisème sangallien et le t messin 
placé au bas de la clivis. 

Au groupe 3 on voit une clivis précédée d'une distropha; le cas s'était déjà présenté aux 
n°» I et 2, mais il y a ici une variante : alors que la deuxième note du strophicus portait l'épisème 
ou le T , signes de retard, les deux apostrophas sont légères sur le groupe 3 ; le codex de Laon se 
contente de mettre deux simples points, et il est en cela parfaitement d'accord avec le manuscrit 
d'Einsiedeln. 

On a déjà vu plus haut, (fig. 12 B), à propos ûm podatiis, que le strophicus était parfois précédé 
d'une apostropha sur une corde inférieure , " et que le codex de Laon avait une manière spéciale 
de traduire ce groupement; il l'écrit'en forme de podatics suivi d'un trait légèrement arqué, celui 
que nous venons de voir muni de la lettre t dans l'exemple ci-dessus (fig. 36). Il faut en effet 
distinguer très soigneusement au point de vue rythmique l'apostropha suivie d'un strophicus, du 
punctiivi suivi d'un strophicus. Deux exemples pris au hasard feront saisir la différence. 



Intr. Do7iiittus dixit 
ad me. . . 



^ 



d\- x\k A<;1 mr Inir. Hodie scietis... \\o- Ai- e 

St-Gall 376 , " , " ^ / Einsied. I2l . »' 

Laon 239 J" J^ y A Laon 339 ^ -^ ^ ^ 

Fig- 37- 

Dans rintr. Dominus dixit ad me, c'est le cas que nous venons de signaler, strophicus précédé 
d'une apostropha; le manuscrit de Laon le traduit par un podatus bref, et à son extrémité supérieure 
il ajoute la lettre c et à dessein, car lorsqu'il emploie l' a (augete) à cet endroit, le groupe sangallien 
est différent, comme nous le constaterons un peu plus loin. Sur Hodie au contraire, il ne s'agit pas 
d'une apostropha, mais d'un punctum avant le strophicus; suivant toujours la même tradition, Laon 
ne réunit pas les deux premières notes en forme de podatus, comme il venait de le faire sur le 
mot dixit, mais il fait usage du punctum long, et souvent la lettre -r y est jointe. 

Bivirga et Trivirga. 

A Saint-Gall on constate l'existence de la bivirga avec épisème // et de la bivirga sans 
épisème // mais il faut dire que l'emploi de ces deux formes y demeure un peu confus. Le codex 
239 de Laon ne semble pas connaître cette indécision; il écrit ce groupe au moyen de deux 
punctums longs (6) surmontés le plus ordinairement de la lettre a ; d'après lui les deux notes 

Paléographie X. 26 



f««-^ 



202 



PALEOGRAPHIE MUSICALE 



seraient légèrement allongées, et exigeraient une répercussion plus accentuée que pour les 

stropliicus. 



r 


+ 


+ 


C 


_ 




, // 


. // ' 



• - 71 • '.: 



Corn. 



Einsied. 121 



Laon 239 






Intr. Caudete... t- tc-rtun A'iCO 

Einsied. 121 / ."= /7 / / 



Laon 239 /► ry /" /* 



Fig- 3S- 



Dans ces deux cas, le manuscrit d'Einsiedeln donne tantôt la bivirga simple, tantôt la bivirga 
épisématique ; celui de Laon est plus constant. 

A en juger par les codices sangalliens, la bivirga peut se trouver jointe à une note située sur 
une corde inférieure. Il ne s'agit plus ici de strophiciis précédé d'une apostropha, mais si l'on 
veut, d'une bivirga précédée d'une apostropha. Disons de suite qu'au point de vue graphique une 
apostropha ne précède jamais une bivirga ; entendons donc par là une note brève. Il y avait une 
certaine difficulté à écrire un pareil groupe; les notateurs sangalliens la tournèrent en dessinant 
un podattis suivi d'une virga à l'unisson. 



^=^ 



-31 



IrAx. Adtelevavi... a^ ni- mam. VXCXnv \n\.r. Justus es... 

■c 
St-Gall 376 // / / Mss. sangal. 

Laon 239 j^ A y Laon 239 

Fig. 39- 



^^^^ 



Â?^ 



vu- Ai.- a- um 

/ // ^ a{ 

X 



Le manuscrit de Laon offre ici deux écritures différentes, du moins en apparence, mais qui en 
réalité ne sont que des équivalences. Relevons d'abord que lui aussi écrit, comme les sangalliens 
un podatus à forme brève ; la valeur de la première note est donc nettement déterminée ; puis sur 
le mot âniniam on voit un punctum long, tandis que sur judiciitin, c'est le signe du strophiciis; mais 
au lieu de la lettre c {celeriter) que l'on constatait dans le cas du strophiais (fig. 37), le copiste a 
mis ici la lettre a , et le groupe est ramené à sa valeur réelle. 

Tout ce qui vient d'être dit de la bivirga s'applique également à la trivirga; qu'il suffise 
de donner deux exemples. 



APERÇU SUR LA NOTATION DU MANUSCRIT 239 DE LAON. 203 





r 




+ 




+ 




j\ii * 


'•;. 








-ê 




' * 


au- 




— 






. "// /// ^'î 


Bf. Gr. Benedi- 
cam Doniinum... in £»1*C m.eo 








Off. 
Laetamim... coviXc 




Einsied. 121 


j^k 


c 

A. 


'//X 


Mss. sangal. 


. " ir /// J" 


Laon 239 


jv \ 






Laon 239 





Trigon. 

Le trigoji est représenté dans la notation sangallienne par trois points brefs, dont le second 
est situé un peu au-dessus des deux autres. Les deux premières notes sont-elles à l'unisson, c'est 
ce qu'il ne s'agit pas de rechercher en ce moment; mais si elles n'y sont pas, on pourrait se 
demander pourquoi le copiste n'a pas écrit le groupe en forme de torcnlus. Quoi qu'il en soit, 
voyons ce que dit la notation messine. Le neume qui, dans le codex de Laon, correspond au trigon 
sangallien est formé d'une clivis brève précédée d'un punctuvi bref (54) sur le même degré de 
l'échelle musicale. 



:pp:=^ 



rj-^t 



Ail. Gaudefe justi... tTJ- ctcf 

/ r- 

St-Gall 359 ,-•. -•- ,.• t/" 



Laon 23g 



SX 'X / ^ 

Fig. 41. 



Le manuscrit 359 de Saint-Gall nous donne ici deux trigons dont le premier est précédé d'une 
apostropha. Le second de ces trigons est écrit à Laon comme il vient d'être dit quelques lignes plus 
haut; quant au premier, le notateur messin le soude très intimement à la note précédente, de 
manière à en former un podattis, et il a soin d'ajouter à son extrémité supérieure la lettre c pour 
avertir le chantre de ne pas s'attarder, détail d'exécution que le trigo7i sangallien indiquait au 
moyen de simples points. 

Comme tous les autres neumes, le trigon n'aurait-il pas sa forme longue.? Il est permis de le 
croire, et cette forme se retrouverait à Saint-Gall dans le groupe composé d'une virga et d'une 
clivis avec épisèmes. Et de même que Laon indiquait un trigon bref au moyen d'un simple point 
suivi d'une clivis brève, le trigon long serait marqué par la réunion d'un pimctum long et d'une 
clivis longue (55, 56). Ce sont les exemples qui nous permettent de tirer ces conclusions. 



204 PALÉOGRAPHIE MUSICALE 



* If Com. MuUitudo lan- _ / 

OS.Aff'ereniur... ^f-fc- xxn- +iit~ guentiuin... ci ijui VC.va- kin- ttu"^ 

Einsied. 121 .. / //r ^17 st-Gall 376 . //T . /T^^ 

/"A (VI 

Laon 239 • * -; ^ Laon 239 -*- ^^ '^^ 

Que le groupe en question marqué + soit long, on ne saurait en douter, le manuscrit de Laon 
l'exprime clairement au moyen de la lettre a ; peut-être les deux premières notes étaient-elles 
répercutées et un peu appuyées. 

Pressus. 

Certains tableaux de neumes mentionnent deux sortes de pressus, ce qu'ils appellent pressus 
maior et pressus minor. On sait désormais ce qu'il faut penser de cette distinction; l'écriture était 
différente, mais en réalité leur valeur quantitative était la même ('). Puisque nous cherchons à 
établir la concordance entre les deux Écoles sangallienne et messine, disons que le codex de Laon 
connaît, lui aussi, ces deux formes de pressus. 

PRESSUS MINOR PRESSUS MAIOR 

Ar. ^ % ^ =v_ ''^' ^ ^-^ 

Pig- 43- 

A Saint-Gall, on trouve parfois sur les p)'ess2is les lettres romaniennes c et t avec leur 
signification ordinaire; à Laon, il y a l'équivalent, et il faut reconnaître qu'ici, l'avantage est 
entièrement de son côté. Pour écrire le pressus, le notateur sangallien n'avait qu'une seule forme 
à sa disposition p et par suite, le chantre ne pouvait se rendre compte, du premier coup d'œil si 
le pressus devait être retardé, ou exécuté celeriter; l'exécution demeurait indécise. A Laon, au 
contraire, grâce au système de la désagrégation des éléments constitutifs du neume en usage pour 
indiquer la longueur, il n'y avait aucune difficulté. Le pressus revêtait deux formes; l'œil les 
distinguait de suite et venait ainsi en aide à la mémoire; dès lors, les lettres a, t ou c, « deve- 
naient inutiles, on pouvait les employer ou les négliger ad libitum. Voici quelques exemples : 



1^ 



% 



T- 



'Sl.Gx. Benedictusquivenit... ncmt-llC K\\. Ve7ii Domiiie... plclnf ia-a«r 



Bamberg, lit. 6 



/'^ Einsied. 121 / ' 



Laon 239 1^ Laon 239 y^ 

i) Cf. Le Nombre musical grégorien, p. 301. 



Fig. 44. 



APERÇU SUR LA NOTATION DU MANUSCRIT 239 DE LAON. 205 

Nous avons ici deux pressus avec le -r (Je?iete), mais sur nomine, c'est le pi'essîis viinor 
sangallien, et sur tuae, le pressus maior. Laon reproduit ces deux formes et la décomposition du 
groupe indique suffisamment sa longueur. Voici maintenant le pressus celeriter. 



tL 



'S^. Gr. Viderunt... lA>- inirui-f 

e- 

Emsied. 121 //► 

Laon 239 

Fig- 45- 



Evidemment le notateur messin avait fait erreur en écrivant le pressus, il avait employé la 
forme longue, mais il l'a ramenée à sa valeur exacte en y ajoutant la lettre c . Dans l'exemple 
suivant, on va le voir fidèle à ses principes. 



+ + 



-e- 



i^=m- 



AW. Video caelos... izâxt" icm. 

St-Gall359 /"' /"' ^ 

Laon 239 "T/""]/^ 

y 

Fig. 46. 



Le manuscrit de Laon écrit ici un por reclus, puis deux clivis intimement reliées l'une à l'autre, 
et dont la première est brève et la seconde longue. Il y a là une particularité qu'il faut relever. Le 
porrectus et la première clivis ne sont pas écrits de la manière ordinaire (24, 11); la première note 
en effet affecte la forme d'une boucle, quelque chose d'assez semblable à Voriscus; pourquoi cette 
écriture spéciale? L'intention du copiste était d'indiquer qu'il y dM^\t pressus ; au moyen ànputictum 
long suivi d'une clivis brève dont la première note a la forme de Yoriscus comme on le voit dans 
l'exemple ci-dessus sur le mot stantem, il établit une ditférence entre le fressus c et le trigon qui 
s'écrit par un punctujii bref précédant une clivis brève (54). 

Prenons encore la mélodie bien connue des Graduels du II« mode; elle va nous fournir de 
curieux rapprochements. 



2o6 PALÉOGRAPHIE MUSICALE 



% 3 



'S;.Q.x.NimisJionoratisunt... ccnftn^ta- tuf cCf 



St-Gall 359 


c 
/l 


A 


.-. /T /•. 


. y-. 


J/^ 


Laon 239 


1 ■ 


• 


■^9 • 

Fig. 47. 


.i 


:ir\ 



Notre notation moderne, sans signes rythmiques, pourrait nous faire croire qu'il y a pressus au 
n° I, alors qu'en réalité c'est un trigon, comme l'indiquent Saint-Gall et Laon. 

Au n° 2 la rencontre au podatus et de la divis forme bien pressus, néanmoins le codex sangal- 
lien avertit que dans l'exécution on devait appuyer sur la note supérieure du podatus, puis revenir 
a tempo sur la clivis, détails d'exécution que le manuscrit de Laon reproduit, son t correspondant à 
l'épisème, et sa clivis brève à la clivis celeriter. 

Au groupe 3, les deux premières notes sont deux virgas épisématiques, ce que Laon traduit 
équivalemment. 

Notons qu'au n° 4, dans aucune des deux Ecoles on ne donne la forme du pressus proprement 
dit aux deux clivis qui pourtant se rejoignent sur la même corde musicale. Sans doute il y a des 
équivalences dans ces manières différentes d'écrire le pressus ; pourtant on se demande pourquoi le 
notateur messin, sur les 12 fois qu'il reproduit cette mélodie dans les Graduels du II« mode, 
emploie toujours cette même forme invariable n°4; et dans le Verset des mêmes Graduels, sur 
10 fois, il n'y a pas une seule exception. Peut-être y avait-il là des nuances d'exécution dont le 
secret ne nous est pas encore connu. 

Nous arrêtons ici cette esquisse des neumes messins dont nous voulions seulement donner la 
clef; elle laisse, ainsi que nous l'avons dit, le champ libre à toute une série de monographies. Il est 
inutile, semble-t-il, de parler des groupes tels que le porrectus flexus, le scandicus flexus, le porrectus 
subbipunctis, etc, qui ne sont en réalité que des groupes composés ; ramenés à leurs éléments 
premiers, ils s'expliqueront d'eux-mêmes. Redisons pourtant une fois encore que nous avons voulu 
nous occuper surtout de la notation du manuscrit de Laon, parce que ce codex est, parmi ceux qui 
sont aujourd'hui connus, le type le plus achevé de l'écriture messine. La pure tradition sangallienne^ 
on le sait, ne s'est pas conservée longtemps, la décadence est vite arrivée; pour la tradition messine 
il en va de même. Si l'on veut se faire une idée de cette décadence, il suffit de jeter un coup 
d'œil sur les planches 154 à 177 inclusivement du tome III de la Paléographie musicale. Quelques 
rares fragments reproduisent l'écriture du Laudunensis 239; d'autres, comme le Missel plénier de 
Troyes n° 522 qu'il faut encore ranger parmi les bons manuscrits, montrent que la tradition tend à 
disparaître. Verceil 186, Milan E. 68 Sup., etc., tout en gardant encore de beaux restes du rythme 
antique, ne méritent pas pleine confiance, et pour s'en assurer, il suffit de les comparer avec les 
codices sangalliens de la belle époque. Laon 239 suit des règles, et il les observe, il demeure 
constant avec lui-même. 

Pour clore ce travail, nous donnons en un tableau comparatif la mélodie de l'AlIeluia du 
Ville mode, du type Ostende. (Cf. p. 208-211). Trois notations figurent ici : celle de Saint-Gall, celle 
de Metz, celle de Chartres. Les deux premières sont désormais connues, et si l'on veut s'aider des 
quelques pages qui précèdent, un simple coup d'œil suffira pour reconnaître leur concordance 



APERÇU SUR LA NOTATION DU MANUSCRIT 239 DE LAON. 207 

parfaite. Une seule variante est à noter, et en réalité, c'est seulement une nuance d'exécution. 
A la fin du verset, on constate en effet que sur le groupe 



t-t 



T±;^ 



les manuscrits sangalliens font usage de points brefs, et ils sont ici très formels, alors que Laon, au 
moyen du tenete, indique un appui sur le si; c'est l'unique différence. 

Ce n'est pas d'après un seul codex que nous reproduisons ici l'Ail. Ostende ; nous avons pris 
l'ensemble des codices rythmiques sangalliens, et aussi l'ensemble des pièces où se trouve la même 
mélodie, pour les résumer, les condenser en quelque sorte. Pour Laon et Troyes nous avons agi 
de même. 

Le manuscrit 522 de Troyes est certainement inférieur à son congénère messin, et la raison en 
est que trois scribes probablement travaillèrent à copier les neumes. Lorsque le second intervint, 
la tradition rythmique était déjà en décadence; mais cette remarque n'a pas lieu de s'appliquer, 
quand il s'agit du premier copiste. Même au simple point de vue calligraphique, ses neumes ont 
une perfection qui rappelle celle du Laiidunensis 239. 

Aux versions sangallienne et messine, nous avons ajouté l'Ostende pris dans le codex 47 de 
Chartres ; c'est, en effet, ce manuscrit qui sera reproduit dans le prochain volume de la Paléographie. 
Lui aussi a une tradition rythmique, et, en attendant l'étude qui en sera faite, on pourra dès 
maintenant, si l'on veut comparer entre elles les trois notations, entrevoir ce que peut bien être 
l'écriture chartraine. 



208 



PALEOGRAPHIE MUSICALE 






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VERSET ALLÉLUIATIQUE « OSTENDE NOBIS » 



209 



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Paléographie X. 



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PALEOGRAPHIE MUSICALE. 



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VERSET ALLÉLUIATIQUE « OSTENDE NOBIS » 



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Les Auteurs de la Paléographie musicale. 
Tomes I à X. 

Avec ce dixième volume, la Paléographie musicale atteint sa vingt-quatrième année d'existence. 
Nous remplirons un devoir de justice envers les auteurs des différentes études publiées dans notre 
recueil pendant ce quart de siècle en faisant connaître leurs noms. Souvent cette demande nous a 
été faite de l'extérieur, nous devons y faire droit. Au reste, cette liste a déjà vu le jour dans 
L'École grégorienne de Solesnies de M. l'Abbé Norbert Rousseau (p. 29-31), nous la reproduisons ici 
en la complétant et en lui donnant un caractère authentique et officiel. 

PROSPECTUS. 

Prospectus ill-4° Les Mélodies liturgiques. Paléographie musicale, ou 

8 pages Recueil de fac-similés phototypiques des principaux manus- 

30 juin 1888 crits de chant grégorien, ambrosien, gallican, mozarabe, avec 

Préface explicative, publié par les RR. PP. Bénédictins de 

l'abbaye de Solesmes. Imprimerie S. Pierre, Solesmes, in-4°, 

8 pages avec fac-similé. 

But et importance de cette publication. — Plan d'exécu- 
tion — • (A la page S on lit : Ici, le prospectus définitif indi- 
quera le premier manuscrit qui sera reproduit. — Notre 
Spécimen — Procédé de reproduction. {}) D. A. Mocquereau. 

PrOSDeetuS in-8° Paléographie musicale. Les Mélodies liturgiques ou 

2 pactes Recueil de fac-similés phototypiques des principaux manu- 

26 juillet 1888 scrits de chant liturgique, publié par les RR. PP. Bénédictins 

de Solesmes. Imprimerie S. Pierre, Solesmes, in-8°, 2 p. (2) D. F. Cabrol. 

(i) Lettre de Dom J.-R. Biron à Dom André Mocquereau. 

Fax. Bénédictine Priory, Ventnor. I. of W. 

Ce 5 Août 1910. 
Mon Révérend et bien cher Père, 
Votre affirmation très nette que vous êtes réellement l'unique auteur du Prospectus de la Paléographie musicale 
imprimé à Solesmes et lancé en 1888; les preuves sans réplique que vous m'en avez données lors de mon dernier 
voyage à Quarr-Abbey; le témoignage catégorique des anciens, qui ont assisté à la naissance de votre Revue, et 
entr'autres, celui du Rme P. Abbé D. Cabrol ; tout m'oblige à convenir loyalement que j'ai été induit en erreur en ne 
vous attribuant pas la paternité de ce Prospectus dans la 2" édition de la Bibliographie des Bénédictins de la Congréga- 
tion de France parue en 1906 chez M. Champion à Paris. 

Si j'étais quelque jour chargé de préparer une 3° édition, je m'empresserais de réparer mon erreur : cuique smim, 
ce n'est que justice. 

Veuillez agréer, mon cher Père, mes sentiments bien respectueux et bien fraternels. 

F. J.-Réginald Biron O. S. B. 

(2) Extrait d'une lettre de D. F. Cabrol à D. A. Mocquereau alors à Saint-Gall. 

Solesmes, juillet 1888 (avant le 11 juillet). 

Mon Révérend et bien cher Père... Avant tout il faut vous souhaiter une bonne et heureuse fête de S. Benoît dans 
ce beau pays monastique où j'ai le regret de ne pas vous avoir accompagné... Les imprimeurs m'ont demandé une 
réduction du prospectus pour lancer une page in-8°. A la fin on promet d'envoyer franco un prospectus et un spécimen 
à tous ceux qui en feront la demande. Ils m'ont dit que c'était entendu avec vous. J'ai fait le prospectus inspiré du 
vôtre ; ils attendent encore pour le lancer. 



LES AUTEURS DE LA PALEOGRAPHIE MUSICALE 



213 



2^ Prospectus Paléographie musicale. Les Mélodies liturgiques ou 

2"= édition Recueil, etc., comme ci-dessus. — Le même avec quelques 

3 septembre 18S8 modifications : But et importance de cette publication. — 

Plan d'exécution. — Notre premier manuscrit. — Notre 

spécimen. — • Procédé de reproduction. Imp. Solesmes, in-4°, 

8 pages, 3 septembre 1888. 

Ce prospectus a été traduit et imprimé en diverses lan- 
gues : latin, anglais et allemand. 



D. A. Mocquereau. 



PALÉOGRAPHIE MUSICALE. 



Tome I. 

Codex 339 
de Saint-Gall 

(Xe siècle) 

Phototypies 
1889 — 1891 



Tome II. 
Répons-Graduel 

Justus ut palma 

(IX= au XVIIe siècle) 
Phototypies 
1891 — 1892 



Tome III. 

Répons-Graduel 

Justus ut palma 

(IX^au XVIIe siècle) 
Phototypies 
1891 — 1892 

Tome IV. 

Codex 121 
d'Einsiedeln 

(Xe-XI= siècle) 
Phototypies 
1894 — 1896 



I. Introduction générale (pp. 1-50). D. A. Mocquereau. 

II. Codex 339 de Saint-Gall (X^ siècle). 

1° La bibliothèque et le monastère de Saint-Gall 

(pp. 55-70). D. Cabrol. 
2° Description du Codex 339 (pp. 71-96). (') D. A. Mocquereau. 

3° Origine et classement des différentes écritures 

neumatiques (pp. 96-160). D. A. Mocquereau. 

(Le tableau de la p. 128 a été dessiné par D. Delpech 

sur les indications de D. Mocquereau.) 



I. Préface sur le Répons-Graduel Justus ut palma repro- 

duit d'après plus de deux cents manuscrits (IX'= au 

XVIIe siècle) (pp. 1-26). 

(Note des pages 18 et suivantes de D. Pothier.) 

II. Etude sur les neumes-accents. 

1° Neumes ordinaires (pp. 27-36). 

(Les tableau.x son t de D. Mocquereau et de U. Delpech.) 

2° Neumes-accents liquescents ou semi-vocaux 

(pp. 37-86). 
(Le travail de dépouillement et de préparation fait 
par D. Mocquereau et D. Delpech.) 



D. A. Mocquereau. 



D. Pothier. 



D. A. Mocquereau. 



I. Étude sur l'accent tonique latin et la Psalmodie grégo- 
rienne (pp. 7-78)^ D. A. Mocquereau. 
(Les tableaux ont été dessinés par D. Delpech.) 

IL Précis d'histoire de la notation neumatique (pp. 79-82). D. A. Mocquereau. 

I. Préface sur le Codex 121 d'Einsiedeln. 

Lettres romaniennes et signes romaniens (pp. 1-24). D. A. Mocquereau. 
IL Étude sur le cursus et la Psalmodie grégorienne 

(pp. 27-206). D. A. Mocquereau. 

(Les tableaux ont été dessinés par D. Delpech.) 



(i) Cette Description fut rédigée par D. A. Mocquereau d'après les notes savantes et abondantes d'un de ses 
obligeants confrères. 



214 



PALÉOGRAPHIE MUSICALE 



Tome V. 

Antiphoiiarium 
Ambrosianum 

(XII<= siècle) 

Phototypies 
■1896 - 1900 

Tome VI. I. 

Antiphonarium n. 
Ambrosianum 

Transcription 

€71 notation carrée 

4900 — 1901 



Tome VII. 

Antiphonaire de 
Montpellier 

(XI= siècle) 

Préface et notes 

préliminaires 

1901 



Tome VIII. 

Antiphonaire d 
Montpellier 

(XI'î siècle) 
Phototypies 
1901 — 1905 



Tome IX. 

Codex 601 de 
Lueques 

(XII^ siècle) 

Phototypies 
1905 — 1909 

Tome X. 

Codex 239 
de Laon 

(IXe — X= siècle) 
Phototypies 
1909 - 1912 



Avant-propos sur l'Antiphonaire Ambrosien du Musée 
britannique (British Muséum), suivi d'une table 
méthodique (pp. 1-200). D. Cagin. 



Préface sur l'ordonnance des Offices milanais (p. 1-26). D. Cagin. 
Transcription de l'Antiphonaire Ambrosien en nota- 
tion guidonienne ou carrée (pp. 1-354). D. Mégret. 



I. Note sur l'Antiphonaire bilingue (Codex H. 159 de 

Montpellier). Historique de la découverte et contenu 
de l'Antiphonaire (pp. 1-18). 

II. Du rôle et de la place de l'accent tonique latin dans le 

rythme grégorien (pp. 19-344). 

(Le chapitre VII sur le rythme et l'harmonie, leurs 
rapports dans le chant grégorien, est dû à M. Giulio 
Bas (pp. 309-334-) 

III. Appendice I : Exemples d'accents au levé dans les 

langues vivantes (pp. 345-355)- 

IV. Appendice II : J. de Momigny et le rythme musical 

(pp. 356-366). 

V. Table analytique (pp. 369-377). 

Phototypies du Codex de Montpellier. 
Tables analytique et alphabétique. 



Le Codex 601 de la bibliothèque capitulaire de Lue- 
ques. Antiphonaire camaldule du XII« siècle. 

Préface liturgique (pp. i*-56*). D. P. de Puniet. 

« Tonale » comparé des manuscrits 601 de Lueques et 

48. 14 de Tolède (pp. 1-2 18). D. Beyssac. 



D. Beyssac. 

D. A. Mocquereau. 

D. A. Mocquereau. 

D. Eudine. 
D. Eudine. 



I. 
II. 



Le Codex 239 de la bibliothèque de Laon, Antipho- 
nale Missarum S. Gregorii (notation messine). 

I. Avant-propos (pp. 1-15). D. A. Mocquereau. 

II. Description généraledu manuscrit 239 deLaon (p. 17-40). D. Beyssac. 

III. Les signes rythmiques sangalliens et solesmiens. Étude 

comparative (pp. 41-64). D. A. Mocquereau. 

IV. Étude sur l'Introït hi viedio (pp. 65-90). D. A. Mocquereau. 

V. Étude sur le Credo « authentique » I. D. A. Mocquereau. 



LES AUTEURS DE LA PALEOGRAPHIE MUSICALE. 



215 



VI. Aperçu sur la notation du manuscrit 239 de Laon. Sa 

concordance avec les codices rythmiques sangalliens. D.Amand Ménager 

VIL Les auteurs de la Paléographie musicale tomes I à X. 

1889-1912. 

Les Tableaux et figures de neumes de ce volume X 
ont été disposés par les différents auteurs et des- 
sinés par D. F. Cluzel. 

A tous ces noms nous devons, par reconnaissance, ajouter celui de M. D. A. Longuet, notre 
fidèle collaborateur de l'extérieur. C'est en effet de ses ateliers photomécaniques (250, rue du 
Faubourg Saint-Martin, Paris) que sont sorties depuis 1895 toutes ces belles reproductions 
phototypiques, l'une des richesses de notre collection et régal de tous les paléographes. Outre le 
manuscrit de Hartker publié (1900) en série séparée, nous devons donc à M. Longuet : 

L'Antiphonaire Ambrosien, Codex add. 34209 du British Muséum, XII^ siècle. 

L'Antiphonarium Tonale Missarum, Codex H. 159 de la Bibliothèque de l'École de Médecine 
de Montpellier, XI^ siècle. 

L'Antiphonaire monastique, Codex 601 de la Bibliothèque capitulaire de Lucques, XI I« siècle. 

L'Antiphonale Missarum, Codex 239 de la Bibliothèque de Laon, X^ siècle. 

Enfin il termine en ce moment l'impression de l'Antiphonale Missarum, Codex 47 de la 
Bibliothèque de Chartres. 



ERRATA DU TOME X. 







Aîc lien de : 


Lire : 


'âge 24, note 6, ligne 1 1 : 




Le même texte, sous la même mé- 


Le même texte, Sancte 






lodie, etc. 


Nicholae, dulcedo, sous la 
même mélodie, etc. 


— 24, dernière ligne : 




manuscrit déjà cité de Soissons. 


manuscrit déjà cité de 
Noyon. 


— 57, ligne 17 : 




ou même après une barre. 


ou même avant une barre. 


— 58, 4e portée : 




Edit. Vat. R/. Gr. p. 27. 


...p. [27]. 


— 58, 56 portée : 




— — — p. 27 


... p. 97. 


— 105, ligne 8 : 




(ex. : Credo, cadence C) 


... cadence B). 


— 139, Tableau X, 28 : 




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— 143, ligne I : 




Tableau X 


Tableau XL 


— 171, au-dessus de la 2« 


portée : 


Cadence B parfaite. 


Cadence D parfaite. 









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CHANT GREGORIEN 

ÉDITIONS DE SOLESMES 



[N" 562] Manuel de la Messe et des Offices extrait du Paroissien et 
des Variœ Preces à.e Solesmes, 350 p. in-i8. (Notation grégorienne.) — 
Broché : 1-50; cartonné, dos toile, 2-10; pleine toile, tranche rouge, 
titre doré sur plat, 2-50. 

[N° 572] Le même que le précédent, mais en notation musicale moderne, 
392 pages in-i2. — Broché : 2-25; cartonné, dos toi'e, 3-00; pleine 
toile, tranche rouge, titre doré sur plat, 3-75. 

[N" 563] Manuale MissEe et Officiorum. — Reproduction exacte du 
N° 562, mais avec les rubriques et explications en latin. ( Notation gré- 
gorienne. ) — Mêmes prix qu'au N° 562. 

[N° 573] Le même que le précédent, mais en notation musicale moderne, 
376 pages in-i2. — Mêmes prix qu'au N" 572. 

[N° 573 ANC.] Le même, avec une préface de iS pages en anglais, 
remplaçant la préface en latin. — Mêmes prix. 

[N" 5S1] A Manual of Gregorian Chant compiled from the Solesmes 
Books and from ancient Manuscripts. (Notation grégorienne. ) Un vol. 
in-l8 de 440 pages. — Toile anglaise, frs 3-10. 

[N<> 562A] Messes des principales Fêtes. — Appendice au Manuel 
de la Messe et des Offices N° 562. — 40 pages in-lS. (Notation gré- 
gorietme.) — Broché, 0-35. 

[N" 572A] Le même que le précédent, mais en notation musicale mo- 
derne; appendice au Manuel N° 572. — 50 p. in-12. — Broché, 0-50. 

[N° S63A] Missae in prscipuis Festis. — Appendix au K° 563. — 
40 pages. (Notation grégorie?i?te.) — Broché, 0-35. 

[N° 573A] Le même que le précédent, mais en notation musicale mo- 
derne; appendice au Manuel N° 573. — 50 p. in-12. — Broché, 0-50. 
Les Messes des frincipaks Fêtes se demandent fréquemment reliées avec 

les Mari'iels correspondants. Le prix total est celui des deux brochures 

augmenté du prix de la reliure du Manuel. 

[N° 570] Office et Messes de la Nativité de N. S. J. C. — 48 pages 

in-lS. ( Notation grégorienne. ) — Broché, 0-50; Toile, I-oo. 
[N" 571] Officium et Missje Nativitatis Domini. 48 pages in-iS. 

(Notation grégorienne.) — Broché, 0-50; Toile, i-oo. 
[N" 578] Officium Majoris Hebdomadœ juxta Missale et Brev. Rom. 

186 pages in-i8. ( Notation grégorienne. } — Broché, 1-25; Toile, 1-75. 
[N° 580] Office abrégé de la Semaine Sainte, texte latin et français. 

— 144 pp. in-i8. ( Notation grégorienne. ) — Broché, l-oo; Toile, 1-50. 
[N" 6oi] Psalmi cum notis Officiorum Hebdomadas Sanctas. — 

120 pp. in-l8. (Nctalio! grégorienne.) — Broché, 0-75; Toile, 1-25. 

[N° 605] Psalmi in notis pro Off. Hebd. Sanct. — 116 pages in-l8. — 
(Notation musicale moderne.) — Broché, 0-75; Toile, 1-25. 

[N° 691] Chants de la Sainte Messe. — 20 pnges in- 18 reproduisant 
en notation musicale moderne les Kyrie. Gioria. Sauctus et /tgnus des 
Messes les plus usitées : Messes de la S. V. (Cumjubilo); Messe des 
Anges; Messe royale avec son Credo; \& troisième Credo Ae. l'édition 
valicane, et le Tantutii ergo. — Broché, 7iet o-i2. — Remises spé- 
ciales : 15 pour 12, et 70 pour 50; pour cartonnage en plus net O-IO. 

[N° 625] Manuale pro Benedictionibus et Processionibus Ss. Sacra- 
menti ex Libris Solesmensibus excerptum. — In-12, de 224 pages 
(en notation grégorienne.) 190 pièces ou chants divers. . — Broché, 
fr. 1-75; cartonné, dos toile, frs 2-50; pleine toile, titre doré sur plat, 
tranche rouge, frs 2-75. 

[N" 626] Le même que le précédent mais en notation musicale moderne. 

— Broché, frs 2-00; cartonné, dos toile, frs 2-75; pleine toile, titre doré 
sur plat, tranche rouge, frs. 3-00. 

[N° 626 b] Accompagnement d'orgue des N°s 625 et 626. — Premier 
fascicule, [626 B"] comprenant tous les Chants (49 pièces) pour les 
Bénédictions et Processions du S. Sacrement, et les Chants les plus 
usités en l'honneur de la S. Vierge. — 66 pages in-S° (28 x 19). 
Broché, net frs 3-00; cartonné net frs 4-00. — Second fascicule, 
[626 B-] Chants en l'honneur de la S. Vierge. (53 pièces) — 94 pages. 

— Broché, net frs 4-00; cartonné, net frs 5-00. — Troisième fascicule, 
[626b3] Chants pour divers temps de l'année, de l'Avent à Pâques 
(26 pièces) — 66 pages. — Broché, net frs 3-00; cartonné, net frs 4-00. 

— Quatrième fascicule, [626b-'] Chants pour divers temps de l'année, 
de Pâqjies à V Avent (32 pièces) 56 pages. — Broché, net frs 3-00; 
cartonné, net frs 4-00. - 

[N° 5S9] Psaumes notés des Vêpres et de l'Office, pour tous les Di- 
manches et Fêtes doubles, précédé d'un petit Traité de Psalmodie. — 
200 pages in-lS. ( A^otation grégorienne.) Broché, I-OO; Toile, I-50. 

[N° 589B] Le même sans le Traité de Psalmodie. — 160 pages, in -18. 
f Notation grégoriemie.) — Broché, O-80; Toile, 1-30. 

[N° 590] Psalmi in notis pro Vesperis et Officio in omnibus Dominicis 
et Festis duplicibus, juxta ritum Romanum simul ac Monasticum. 

— 160 pp. in-iS. ( Notation grégor . ) — Broché, o-So; Toile, 1-30. 
[N° 566B] Chants des Hymnes, Antiennes et Répons brefs des 

Petites Heures. — 150 pages in-i8. (Notation grégorienne.) — 
Broché, 1-20. 
[N" 567B] Le même, texte latin, supplément au Liber usualis N" 567. 

— 150 pages in-i8. ( Notation grégorienne.) — Broché, 1-20. 



[N° 593] Officium pro Defunctis cum Missa et Absolutione necnon 
Exsequiarum Ordine, rit Romain avec points rythmiques. — 102 pages 
in-S°. ( Notation grégorienne. ) — Broché, 0-75; Toile, 1-50. 

[N° 593B] Le même, sans points. — Broché, 0-75; Toile, 1-50. 

[N" 594] Officium pro Defunctis cum Missa et Absolutione necnon 

Exsequiarum Ordine, rit Monastique avec points rythmiques. 

96 pages in-8° ( Notation grégorienne.) — Broché, 0-75; Toile, 1-50. 

[N° 594B] Le même, sans points. -- Broché, 0-75; Toile, 1-50. 

[N" 599] Officium Defunctorum, ril Romain, in-S° (Notation musicale 
avec tous les signes rythmiques.) — Broché, I-oo; Toile, 1-75. 

[N° 699] Exsequiarum Ordo et Ordo sepeliendi parvulos. — In-i8 
(16 X 10). Une plaquette de 42 pages contenant les parties du Rituel 
relatives à la Levée du corps, à l'Absoute et au transport au Cime- 
tière. — Broché, 0-50; toile, fr. i-oo. 

[N" 61SP] Officium pro Defunctis cum Missa et Absolutione necnon 
Exsequiarum ordine, in-4'', {28 x i<j}i) grands caractères, impression 
en rouge et noir avec encadrement, beau papier teinté. (Notation 
grégorienne avec points rythmiques.)— Broché, 3-50; relié forte toile, 
tranche rouge, 4-50; relié peau, 6-00. 

[N° 615] Le même (sans points rythmiques). — Mêmes prix. 

[N» 742] Chants usuels en l'honneur du Saint Sacrement et de la 
Sainte \'ierge. — 16 pages in- 18. (Notation grégorienne avec signes 
rythmiques.) — Broché, 0-20. 

[N° 592] Ritus Consecrationis Ecdesiœ juxta Pontificale Romanum 
cumcantugregoriano. — 126 fagss\n-\S.( Notation g7-ég. )'E>\oz\\é,o-T$. 

[M" 592A], Prières et Cérémonies de la Consécration ou Dédicace 
d'une Eglise selon le Pontifical Romain, texte latin-français avec 
chant. — 230 pages in-i8. ( Notation grégorienne. ) — Broché, 1-25. 

[N° 743] Rituale pro 'Vestitione et Professione Monialium Ordinis 
Sancti Benedicti. — 90 pages in-32. (Notation grégorienne avec signes 
rythmiques.) — Broché, l-oo. 

[N° 688] The Office of Compline in latin and english according to the 
Roman rite ivith full gregorian notation. — Notation grégorienne avec 
signes rythmiques. — Broché, 0-60; toile i-oo. 

[N° 694] Office et Messe de l'Apparition de N. D. de Lourdes, in 8°, 
rite monastique ( notation grégorienne). — Broché, 0-40. 

[N" 701'''-] Benedictiones mensae juxta ritum romanum et monasticum. 
( Notation grégorienne). — ■ In-32, 58 pages, cartonné, 0-60. 

[N° 659.] A Primer of plainsong with praélical exercises according to 
the Solesmes method (édition v/ith and vvithout Rythmic Signs) by a 
Choirmaster. In-12 de 112 pages. — Broché, fr. 1-25. 

PiÉRARD. — Psautier- Vespéral 46 * 4x2 d'après les formules et 
règles d'adaptation traditionnelles Romaine et Vaticane. SÉMÉIO- 
GRAPHIE NOUVELLE complète et unique pour toutes les formules. — 
40 pages in-12. — Broché, 0-45: toile, 0-70. 

DIVERS. 

[N° 655] — Kyriale in-8° (21 x 14 cent.) en notation musicale moderne 

avec toutes les indications rythmiques. — Très belle édition de 

144 pages en forte notation musicale. — Broché, fr. 1-50; relié toile, 

frs 2-25. 
[N° 633] Kyriale in-12 (19 x 12 cent.) notation grégoriemie. Texte latin, 

— Broché, 0-60; toile, fr. l-io. 
[N° 634] Le même avec les signes rythmiques, texte latin. — Broché, 

0-65; toile, fr. 1-15. 
[N° 642] Le même, xty.tefraiiçais. — Mêmes prix. 
[N" 637] Kyriale in-12 (19 x 12 cent.) notation musicale moderne. Texte 

latin. — Broché, c 65; toile, fr. 1-15. 
[N° 638] Le même, texte français. — Mêmes prix. 
[N° 685] Missa pro Defunctis et Ordo exsequiarum, in-12, notation 

grégorienne. — Broché, 0-30; cartonné, O-60; toile, 0-80. 
[N° 6S5B] Le même avec les signes rythmiques. — Mêmes prix. 

[N° 686] Le même en notation musicale moderne. — Broché, 0-30; 

cartonné, 0-60; toile, 0-80. 
[N° 6S7] Missa pro Defunctis et Ordo exsequiarum, in-i8, notation 

grégorienne. — Broché, 0-15; cartonné dos toile, 0-25; pleine toile, 

0-50. 



OFFICES PROPRES, suppléa 



Liber Usualis. 

S. Cordis Ma- 



d) CmtgrégatioyL du S. Esprit (Officia propria Gong. S. Spîritu 
rise). — 36 pages in-iS {^Notation Grégorienne). — Prix ; fr. o-ao. 

h) Sœurs de Charité (Fêtes particulières à la Compagnie des Filles de la Charité). 
— 60 pages in-i8, transcription en notation musicale inoderjie. — Pri,x : fr. 0-90. 

c) Marisies (Festa propria Societatis Mariœ). — 42 pages in-i8 {Notation grégo- 
rienne). Prix : fr. 0-80. 

N* Des éditions complètes du Kyriale au fonnat in-12, en notation 
grégorienne et en notation musicale moderne, ont été publiées en 
Anglais, en Espagnol, en Allemand et en Hongrois. 



Livraison 88 — (Octobre 1910) 



CONTENU DU PRESENT FASCICULE 

1° Les feuilles de texte 12 et 13 (p. 89-104) du tome X. 
2° Les feuilles 9 et 10 (p. 63-78) de l'Antiphonaire de Laon (ms 239). 

Prix de l'abonnement à la PALÉOGRAPHIE MUSICALE: 

Pour la France, 20 frs. Pour l'étranger, 25 frs. 

Sur papier de Hollande, 30 ou 35 frs; sur papier du Japon, 40 ou 45 frs. 

Vient de paraître : 

-KiM- D. André MOCOUEREAU -^©i- 

MONOGRAPHIES GRÉGORIENNES 

SIMPLES NOTES THÉORIQUES ET PRATIQUES 
SUR L'ÉDITION VATICANE 



Ces simples Notes, avant tout pratiques, consisteront en courtes Monographies de diffé- 
rentes pièces musicales de l'édition vaticane. 

Exemptes de toute prétention scientifique, elles s'adressent à tous ceux qui, épris des 
beautés des mélodies grégoriennes, ont le désir de les exécuter avec le respect, l'art et la suave 
piété que les anciens apportaient dans le chant de la louange divine. Les notations rythmiques 
et expressives des deux plus grandes Écoles du moyen âge — Saint-Gall et Metz — mises 
sous leurs yeux, les initieront à l'interprétation idéale des temps antiques; tous s'inspireront 
de ces modèles, et chacun, de son mieux, selon ses moyens, s'efforcera de les reproduire et de 
les réaliser. 

Voici le plan qui sera suivi; il pourra être modifié selon les pièces musicales et les circon- 
stances. L'ordre de ces pièces sera réglé uniquement par notre convenance et notre commodité. 
L'étude de chacune d'elles se présentera ainsi : 

1° Tableau I du morceau à analyser, dans une triple notation : 
a) Notation vaticane pure; 

l>) Notation sangallienne, et au besoin messine, en neumes; 

c) Notation solesmienne, ou transcription aussi adéquate que possible des notations sangallienne et messine, 
avec indications rythmiques. 
2° Notes sur le texte littéraire : origine, variantes, etc.; 
3° Notes sur le texte mélodique : origine, âge, sources, emploi, etc.; 
4° Notes sur les différentes formules neuniatiques ; 
5° Notes sur les lettres et les signes rythmiques sangalliens ou messins; 

6° Analyse rythmique de la mélodie, dynamie, interprétation; transcription en notation moderne (Tableau II). 
7° Chironomie, s'il y a lieu (Tableau III). (Extrait de V Introduction générale). 

N° 1. — L'Introït " IN MEDIO ", prix 0-75. 

D'autres n" sont en préparation. 

GRADUALE ROMANUM 

COMPLET SELON LÉDITION VATICANE 

Un beau volume in-8° (20>^ x 13 cent.) de 1200 pages. 

[N° 730] Edition en notation musicale moderne sur portée de 5 lignes, clef de sol, avec signes rythmiques, papier 

teinté, fort; poids du volume relié 1250 grammes; épaisseur 36 m/m. 
[N° 73o.\] Le même, sm papier indien mince, opaque et très solide; poids du volume relié 625 grammes; épaisseur 

26 m/m. 



CHANT GREGORIEN 

ÉDITIONS DE SOLESMES 



(N» 562] Manuel de la Messe et des Offices extrait du Paroissien ci 
des Varia Freces de Solesmes, 350 p. in-l8. ( Notation grégorienne. ) — 
Broché : 1-50; cartonné, dos toile, 2-10; pleine toile, tranche rouge, 
litre doré sur plat, 2-50. 

[N° 572] Le même que le précédent, mais en notation musicale moderne, 
392 pages in-i2. — Uroché : 2-25; cartonné, dos toile, 3-00; pleine 
loile, tranche rouge, titre doré sur plat, 3-75- 

[N° 563] Manuale Missae et Officiorum. — Reproduction exacte du 
N" 562, mais avec les rubriques et explications en latin. ( A^otation gré- 
gorienne.) — Mêmes prix qu'au N° 562. 

[N" 573] Le même que le précédent, mais en notation musicale moderne, 
376 pages in-I2. — Mêmes prix qu'au N° 572. 

[N° 573 ANC.] Le même, avec une préface de 18 pages en anglais, 
remplaçant la préface en latin. — Mêmes prix. 

[N° 5S1] A Manual of Gregorian Chant compiled from the Snle.'mes 
Books and from ancien! Manuscripis. (Notation grégorienne.) Un vol. 
in-i8 de 440 pages. — Toile anglaise, frs 3-ic. 

[N° 562A] Messes des principales Fêtes. — Appendice au Manuel 
de la Messe et des Offices N° 562. — 40 pages in-lS. (Notation gré- 
gorienne.) — Broché, 0-35. 

[N° 572A] Le même que le précédent, mais en notation viiisicale mo- 
derne; appendice au Manuel N° i;72. — 50 p. in-I2. — Broché, p-50. 

[N" 563A] MissEB in pracipuis Festis. — Appen. ix au N" 563. — 
40 pages. (Notation grégorienne.) — Broché, 0-35. 

[X" 573A] Le même que le [décèdent, mais en notation musicale mo- 
derne: appendice au Manuel N° 573. — 50 p. in-12. — Broché, 0-50. 

[N° 570] Office et Messes de la Nativité de N. S. J. C. — 48 pages 
in-iS. ( Notation grégorienne.) — Broché, 0-50; Toile, I-oo. 

[N° 571] Officium et Missœ Nativitatis Domini. 48 pages in-iS. 
(Notation grci^oricnne. ) — Broché, 0-50; Toile, I-oo. 

[N" 578] Officium Majoris Hebdomadae juxia Mi.-^sale it Brev. Rom. 
1S6 pages in-lS. ( Notation grégorienne. } — Broché, I-25; Toile, 1-75. 

[X" 579] Office de la Semaine Sainte. (Notation grégorienne.) — 
196 lages in-]8. — Broché, 1-25; Toile, 1-75. 

[N° 5S0] Office abrégé de la Semaine Sainte, texte latin et français. 

— 144 pp. in-tS. ( Notation grégorienne. ) — Broché, I-co; Toile, 1-50. 
[N" 601] Psalmi cum notis Officiorum Hebdcmadœ Sancta;. — 

120 pp. in-lS. ( Notation grégorienne. ) — Broché, 0-75; Toile, 1-25. 

[N° 605] Psalmi in notis pro OfT. Hebd. Sanct. — 116 pages in-]8. — 
(Notation musicale moderne.) — Broché, O-75; Toile, 1-25. 

[N° 691] Chants de la Sainte Messe. — 20 pages in- 18 reproduisant 
en notation musicale moderne les Kyrie, Gloria. Sancltis et Agntis des 
Messes les plus usitées : Messes de la S. V. (Cum jiibilo): Messe des 
Anges; Messe royale avec son C/rfifo.- le troisième Orrfo de l'édilion 
valicane, et le Tantum c7go. — Broché, net 0-12. — Remises spé- 
ciales : 11; pour 12, et 70 pour ço: pour cartonnage en plus net o-io. 

[N" 625I Manuale pro Benedictionibus et Processionibus Ss. Sacra- 
menti ex Libris Solesmensibus excerptum. — In-T2, de 224 pages 
(en notation grégorienne.) 190 pièces ou chants divers. -- Broché, 
fr. 1-75; cartonné, dos toile, frs 2-50; pleine toile, titre doré sur plat, 
tranche rouge, frs 2-75. 
N° 626] Le même que le précédent mais en nolition musicale moderne. 

— Broché, frs 2-00; cartonné, dos toile, frs 2-75; pleine toile, titre doré 
sur plat, tranche rouge, frs. 3-00. 

[N° 626 B] Accompagnement d'orgue des N°s 62^ et 626. — Premier 
fascicule, [626 B'] comprenant tous les Chants (49 pièces) pour les 
Bénédictions et Processions du S. Sacrement, et les Chants les plus 
usités en l'honneur de la S. Vierge. — 66 pages in-S° (28 x 19). 
Broché, net frs 3-0O; cartonné net frs 4-00. — .Second fascicule, 
[62615=] Chants en l'honneur de la S. Vierge. (53 pièces) — 94 pages. 

— Broché, net frs 4-00; cartonné, net frs 5-00. — Troisième fascicule, 
[626153] Chants pour divers temps de l'année (26 pièces) — 66 pages. 

— Broché, net frs 3-00; cartonné, net frs 4-00. 

La suite des accompagnements des àij et 626 paraîtra prochainement 

en tin attire fascicule d^ environ yo pages. 

[N° 589] Psaumes notés des Vêpres et de l'Office, pour tous les Di- 
manches et Fêtes doubles, précédé d'un petit Traité de Psalmodie. — 
2CJO pages in-lS. ( Notation gréi^orienne.) Broché, I-OO; Toile, 1-50. 

[N° 589B] Le même sans le Traité de Psalmodie. — 160 pages, in-i8. 
l Notation grégorietine. ) — Broché, O-So; Toile, 1-30. 

[N° 590] Psalmi in notis pro Vesperis et Olficio m omnibus Dominicis 
et Festis duplicibus, juxta ritum Romanum simul ac Monasticum. 

— 160 pp. in-l8. ( Notation grégor.) — Broché, o-So; Toile, 1-30. 
[N° 566B] Chants des Hymnes, Antiennes et Répons brefs des 

Petites Heures. — 150 pages in-lS. (Notation grégorienne.) — 
Broché, 1-20. 
[N" 567B] Le même, texte latin, supplément au Liber usualis N" 567. 

— 150 pages in-iS. ( Notatio7i grégorienne.) — Broché, 1-20, 

[N° 593] Officium pro Defunctis cum Missa et Absolutione necnon 
Exsequiarum Ordine, rit Romain avec points rythmiques. — 102 pages 
in-S". ( Notation grégorienne.) — Broché, 0-73; Toile, 1-50. 

[N° 593E] Le même, sans points. — Broché, 0-75; Toile, 1-50. 

[N° 594] Officium pro Defunctis cum Missa et Absolutione necnon 
Exsequiarum Ordine, rit Monastique avec points rythmiques. — 
96 pages in-S° ( Notation grcgoi-ienne.) — Broché, 0-75; Toile, 1-50. 

[N° 594B] Le même, sans points. - Broché, 0-75; Toile, 1-50. 



[N° 599] Officium Defunctorum, rit Romain, in-8° (Notation musicale 
avec tous les sigtîes rythmiques. ) — Broché, I-oo; Toile, 1-75. 

[N° 699] Exsequiarum Ordo et Ordo sepeliendi parvulos. — In-iS 
(16 X 10). Une plaquette de 42 pages contenant les parties du Ritue' 
relatives à la Levée du corps, à l'Absoute et au transport au Cime- 
tière. — Broché. 0-50; loile, fr. i-oo. 

[N" 615P] Officium pro Defunctis cum Missa et Absolutione necnon 
Exsequiarum ordine, in-4'', (28 x 19^4) grands caractères, impression 
en rouge et noir avec encadrement, beau papier teinté. (Notation 
grégorienne avec f oints rythmiques.) — Broché, 3-50; relié forte toile, 
tranche rouge, 4-50; relié peau, 6-oc. 

[N° 615] Le même ( sans points rythmiques). — Mêmes prix. 

[N° 742J Chants usuels en l'honneur du Saint Sacrement et de la 
Sainte \"icrge. — 16 pages in-lS. (Notation grégorienne avec signes 
rythmiques.) — Broché, 0-20. 

[N" 592] Ritus Consecrationis Ecclesiae juxta Pontificale Romanum 
cum cantugregoriano. — 126 pages in-l8.^A'o/a^w;7^-é'^.^ Broché, 075. 

[N° 592A], Prières et Cérémonies de la Consécration ou Dédicace 
d'une Eglise selon le Pontifical Romain, texte latin-français avec 
chant. ■ — 230 pages in-l8. ( Notation grégorienfte. ) — Broché, 1-25. 

[N° 743I Rituale pro 'Vestitione et Professione Monialium Ordinis 
Saiicii Benedicti. — 90 pages in-32. {Notation grégorienne avec signes 
rythmiques.) — Broché, I-oo. 

[N" 6SS] The Office of Compline in latin and english according to ihe 
Roman rite wiih full gregurian notation. — Notation grégorienne avec 
signes rythmiques. — Broché, 0-60: toile I-oo. 

[K° 694] Office et Messe de l'Apparition de N. D. de Lourdes, in S", 
rite monnslique ( notation grégorienne ). — Broché^ 0-40. 

[N° 701'"-] Benedictiones mensas juxta ritum romanum et monasticum. 
( Notation grégorienne J. ■ — In-32, 58 pages, cartonné, O-60. 

[N° 659.] A Primer of plainsong wiih pradical exercises according to 
the Solesmes meihod (édition wiih and wiihoui Rythmic Signs) by a 
Choirmaster. ln-I2 de 112 pages. — Broché, fr. 1-25. 

PlÉKARD. — Psautier- Vespéral 46*4x2 d'après les formules et 
règles d'adaptation traditionnelles Romaine et Vaticane. SÉMÉIO- 
GRATHIE NOUVELLE complète et unique pour toutes les formules. — 
40 pages in-12. — Broché, 0-45; loile, 0-70. 

DIVERS. 

[X*^ 567] Liber usualis Missae et Officii pro Dominicis et Festis dupli- 
cilms. — Broché, frs 4-50. 



ts à froid, tranche 



OFFICES PROPRES 

n) Cf»'g^i'ff(ition du S. Es/^it (Officia propria Cong. S. Spi 



Mouton 

tranche rouge 
Le même, tranc 
Chagrin no. 
Le même, tr 
Chagrin noi 

ppléments au Liber Usuali; 



véritable, tr. rouge 

nche dorée . 

1er choix, tr. dorée 



6-75 
7-10 
s-50 



Filles d. 



Cordis Ma- 
la Chanté). 



18 (.dotation grégo- 



riie). — 36 page.s in-i8 (Notation Grégorienne). — frix 

b) Sœws ,le Cliartté (Fête-; particulières à la Compagnis 

— 61 paçes iii-i8. transcription en notation musicale nt 

c) .^farii/es (Festa propria Sjcietatis Marias). — 42 pag< 
rienne). Prix : fr. 0-80. 

Nous livrons sur demande des Liber usualis et Manuels oii les pages 
comprenant h Kyriale oit Ordinaire de la Messe sont remplacées -par la 
partie correspondinte du Kyriale Vatican, édition rythmée. 
[N° 655] — Kyriale in-S° (21 x 14 cent.) en notation musicale moderne 

avec toutes les indications rythmiques. — Très belle édition de 

144 pages en forte notation musicale. — Broché, fr. 1-50; relié toile, 

frs 2-21;. 
[N° 633] Kyriale in-12 (19 x 12 cent.) notation grégorienne. Texte latin. 

— Broché, 0-60; toile, fr. I-IO. 

[X° 634] Le même avec les signes rythmiques, texte latiti. — Broché, 

G 65; loile, fr. 1-15. 
[N" 642] Le même, leste français. — Mêmes prix. 
[îv'° 637] Kyriale in-12 {19 x 12 cent.) notation musicale moderne. Texte 

latin. — Broché, c 65; toile, fr. I-15. 
[N" 63S] Le même texte français. — Mêmes prix. 
[N° 635] Kyriale in-iS (17x103-2 cent.) notation grégorienne. Texte 

latin. — Broché, net 0-25. — Remises spéciales : 15 exemplaires 

pour 12, et 70 pour 50; pour cartonnage en plus, net 0-25. 
[N° 635H] Le même, texte français. — Mêmes prix. 
[N" 636] Le même, avec les signes rythmiques. Texte latin. — Broché, 

net 0-30. — Remises comme au précédent. 
[X° 6S5] Missa pro Defunctis et Ordo exsequiarum, in-12, notation 

grégorienne. — Broché, 0-30; cartonné, O-60; loile, 0-80. 
[N° 685F] Le même avec les signes rythmiques. — Mêmes prix. 
[N° 686] Le même en notation musicale moderne. — Broché, 0-30; 

cartonné. o-6c; loile, o-Sc. 
[N° 6S7] Missa pro Defunctis et Ordo exsequiarum, in-iS, nctatio7i 

grégorienne. — Broché, O-15; cartonné dos loile, 0-2,5; pleine toile, 

0-50. 

s* Des éditions complètes du Kyriale au format in-r:>, en notation 
grégorienne et en notation musicale moderne, tmt été publiées en 
Anglais, en Espagnol, en Allemand et en Hongrois. 



Livraison 87 — (Juillet 1910) 

jg 

CONTENU DU PRÉSENT FASCICULE 

1° Les feuilles de texte 5 et 1 1 (p. 33-40 et 81-88) du tome X. 
2° Les feuilles 7 et 8 (p. 47-62) de l'Antiphonaire de Laon (ms 239). 

Prix de l'abonnement à la PALÉOGRAPHIE MUSICALE : 

Pour la France, 20 frs. Pour l'étranger, 25 frs. 

Sur papier de Hollande, 30 ou 35 frs; sur papier du Japon, 40 ou 45 frs. 

Vient de paraître : 

-^©^- D. André MOCOUEREAU -kij^ 

MONOGRAPHIES GRÉGORIENNES 

SIMPLES NOTES THÉORIQUES ET PRATIQUES 

SUR L'ÉDITION VATICANE 

I 

L'INTROÏT <IN MEDIO» 

Ces simples Notes, avant tout pratiques, consisteront en courtes Monographies de diffé- 
rentes pièces musicales de l'édition vaticane. 

Exemptes de toute prétention scientifique, elles s'adressent à tous ceux qui, épris des 
beautés des mélodies grégoriennes, ont le désir de les exécuter avec le respect, l'art et la suave 
piété que les anciens apportaient dans le chant de la louange divine. Les notations rythmiques 
et expressives des deux plus grandes Écoles du moyen âge — Saint-Gall et Metz — mises 
sous leurs yeux, les initieront à l'interprétation idéale des temps antiques; tous s'inspireront 
de ces modèles, et chacun, de son mieux, selon ses moyens, s'efforcera de les reproduire et de 
les réaliser. 

Voici le plan qui sera suivi; il pourra être modifié selon les pièces musicales et les circon- 
stances. L'ordre de ces pièces sera réglé uniquement par notre convenance et notre commodité. 
L'étude de chacune d'elles se présentera ainsi : 

1° Tableau I du morceau à analyser, dans une triple notation : 

a) Notation vaticane pure; 

b) Notation sangallienne, et au besoin messine, en neumes; 

c) Notation solesmienne, ou transcription aussi adéquate que possible des notations sangallienne et messine, 

avec indications rythmiques. 
2° Notes sur le texte littérah-e : origine, variantes, etc.; 
3° Notes sur le texte mélodique : origine, âge, sources, emploi, etc.; 
4° Notes sur les différentes formules neuniatiques ; 
5° Notes sur les lettres et les signes rythmiques sangalliens ou messins ; 

6° Analyse rythmique de la mélodie, dynamie, interprétation; transcription en notation moderne (Tableau II). 
7° Chironomie, s'il y a lieu (Tableau III). (Extrait de rintrodiiction générale). 

GRADUALE ROMANUM 

COMPLET SELON LÉDITION VATICANE 

Un beau volume in-8° (20>^ x 13 cent.) de 1200 pages. 

[N° 730] Edition en notation musicale moderne sur portée de 5 lignes, clef de sol, avec signes rythmiques, papier 

teinté, fort; poids du volume relié 1250 grammes; épaisseur 36 m/m. 
[N° 730 a] Le même, sur papier indien mince, opaque et très solide; poids du volume relié 625 grammes; épaisseur 

26 m/m. 



CHANT GREGORIEN 

ÉDITIONS DE SOLESMES 



[N° 562] Manuel de la Messe et des Offices extrait du Paroissien et 
des Variœ Pyeces àt Solesmes, 350 p. in-i8. ( Notation gré^orien7ie.) — 
Broché : 1-50; cartonné, dos toile, 2-10; pleine toile, tranche rouge, 
titre doré sur plat, 2-50. 

[N° 572] Le même que le précédent, mais en notation musicale moderne, 
392 pages in-i2. — Broché : 2-25; cartonné, dos toile, 3-00; pleine 
toile, tranche rouge, titre doré sur plat, 3-75. 

[N° 563] Manuale Missse et Officiorum. — Reproduction exacte du 
N° 562, mais avec les rubriques et explications en latin. ( Notation gré- 
gorienne. ) — Mêmes prix qu'au N° 562. 

[N" 573] Le même que le précédent, mais en notation musicale modeine, 
376 pages in-I2. — Mêmes prix qu'au N° 572. 

[^° 573 ANC.] Le même, avec une préface de 18 pages en anglais, 
remplaçant la préface en latin. — Mêmes prix. 

[N° 5S1] A Manual of Greg;orian Chant compiled from the .Solesmes 
Books and from ancient Manuscripi.s. (Notation grégorienne. ) Un vol. 
in-i8 de 440 pages. — Toile anglaise, frs 3-10. 

[N" 562A] Messes des principales Fêtes. — Appendice au Manuel 
de la Messe et des 0:Tices N° 562. — 40 pages in-lS. (Notation gré- 
gorienne.) — Broché, 0-35. 

[N" 572A] Le même que le précédent, mais en notation musicale mo- 
dertu; appendice au Manuel N° S72. — 50 p. in-I2. — Broché, 0-50. 

[N" 563A] Missje in prœcipuis Festis. — Appendix au N" 563. — 
40 pages. (Notation grégorienne. } — Broché, 0-35. 

[N° 573A] Le même que le précédent, mais en notation musicale mo- 
derne; appendice au Manuel X° 573. — 50 p. in-I2. — Broché, 0-50. 

[N" 570] Office et Messes de la Nativité de N. S. J. C. — 48 pages 
in-lS. ( Notation grégorienne. ) — Broché, 0-50; Toile, I-oo. 

[No 571] Officium et Missae Nativitatis Domini. 4S pages in-i8. 
(Notation grésiorienne. ) — Broché, 0-50; Toile, I-oo. 

[N° 57S] Officium Majoris Hebdomadas juxta Missale et Brev. Rom. 
186 pages in-iS. ( Notatici: sirégcrieiiiie. j — Broché, I-25; Toile, 1-75. 

[N° 579] Office de la Semaine Sainte. (Notation grégorienne.) — 
196 pages in-i8. — Broché, 1-25: Toile. 1-75- 

[N° 5S0] Office abrégé de la Semaine Sainte, texte latin et français. 

— 144 pii. in-iS. ( No.'alion grCooriome. ) — Broché, I-oo; Toile, 1-50. 
[N° 601] Psalmi cum notis Officiorum HebdomadéE Sanctae. — 

120 pp. in-l8. (Notation grégorienne. ) — Broché, 0-75: Toile, I-25. 

[N° 605] Psalmi in notis pro Off. Hehd. Sanct. — 116 pages in-iS. — 
(Notation musicale moderne. ) — Broché. 0-75; Toile, 1-25. 

[N" 691] Chants de la Sainte Messe. — 20 pages in-i8 reproduisant 
en notation musicale mcdcnie les Kyrie, Gloria, Sanctus et Agnus des 
Messes les plus usitées : Messes de la S. V. (Cumjubilo); Messe des 
Anges ; Messe royale avec son Credo: le troisième Credo de l'édition 
' vaticane, et le Tant u m crgo. — Broché, 7tet 0-12. — Remises spé- 
ciales : 15 pour 12, et 70 pour 50; pour cartonnage en plus net o-io. 

[N° 625] Manuale pro Benedictionibus et Processionibus Ss. Sacra- 
menti ex Libris Solesmensibus excerptum. — In-12, de 224 pages 
(en notation grégorienne.) 190 pièces ou chants divers. — Broché, 
fr. 1-75; cartonné, dos toile, frs 2-50; pleine toile, titre doré sur plat, 
tranche rouge, frs 2-75. 
N° 626] Le même que le précédent mais en notation musicale moderne. 

— Broché, frs 2-00; cartonné, dos toile, frs 2-75; pleine toile, titre doré 
sur plat, tranche rouge, frs. 3-00. 

[N° 626 b] Accompagnement d'orgue des N°^ 625 et 626. — Premier 
fascicule, [625 b'] comprenant tous les Chants (49 pièces) pour les 
Bénédictions et Processions du S. Sacrement, et les Chants les plus 
usités en l'honneur de la S. Vierge. — 66 pages in-S" (28 x 19). 
Broché, net frs 3-00; cartonné net frs 4-00. — Second fascicule, 
[626b=] Chants en l'honneur de la S. Vierge. (53 pièces) — 94 pages. 

— Broché, net frs 4-00; cartonné, net frs 5-00. — Troisième fascicule, 
[625e3] Chants pour divers temps de l'année (26 pièces) — 66 pages. 

— Broché, net frs 3-00; cartonné, net frs 4-00. 

La sziite des accompagnements des 62^ et 626 paraîtra prochainement 

en un autre fascicule d'environ yo pages. 

[N° 589] Psaumes notés des Vêpres et de l'Office, pour tous les Di- 
manches et Fêtes doubles, précédé d'un petit Traité ds Psalmodie. — 
200 pages in-iS. ( Notation gré^orien>ie. ) 'Broché, I-OO; Toile, I-50. 

[No 589B] Le même sans le Traité de Psalmodie. — 160 pages, in-l8. 
f Notation grégoriemie. ) — Broché, 0-80; Toile, 1-30. 

[No 590] Psalmi in notis pro Vesperis et Officio in omnibus Dominicis 
et Festis duplicibus, juxta ritum Romanum simul ac Monasticum. 

— 160 pp. in-18. ( Notatio7i grégor. ) — Broché, o-So; Toile, 1-30. 
[No 566B] Chants des Hymnes, Antiennes et Répons brefs des 

Petites Heures. — 150 pages in-18. (Notation grégorienne.) — 
Broché, 1-20. 
[N° 567B] Le même, texte latin, supplément au Liber usualis N° 567. 

— 150 pages in-iS. ( Notation grégorienne . ) — Broché, 1-20, 

[No 593] Officium pro Defunctis cum Missa et Absolutione necnon 
Exsequiarum Ordine, rit Romain avec points rythmiques. — 102 pages 
in-S". ( A'otation grégorienne. ) — Broché, 0-75; Toile, 1-50. 

[No 5q^B] Le même, sans points. — Broché, 0-75; Toile, 1-50. 

[No 594] Officium pro Defunctis cum Missa et Absolutione necnon 
Exst-qiiiarum Ordine, rit Monastique avec points rythmiques. — 
96 I a^^'es in-8° ( Notatio?i grégorienne.) — Broché, 0-75; Toile, 1-50. 

[No 504!; ; Le même, sans points. — Broché, 0-75; Toile, 1-50. 



[Xo 599] Officium Defunctorum, rit Rouiain, in-^o (Notation musicale 
av.c tous les signes rythmiiptes. ) — Broché, I-oo; Toile, I-75. 

[No 699] Exsequiarum Ordo et Ordo sepeliendi parvulos. — In-i8 
(16 X 10). Une plaquette de 42 pages contenant les parties du Rituel 
relatives à la Levée du corps, à l'Absoute et fin transport au Cime- 
tière. — Broché, 0-50; toile, fr. i-oo. 

[N°6i5r] Officium pro Defunctis cum Missa et .Absolutione necnon 
Exsequiarum ordine, in-40, (28 x 19^^ grands caractères, impression 
en rouge et noir avec encadrement, beau papier teinté. (Notation 
grégorienne arec points lythmigues.) — Broché, 3-50; relié forte toile, 
tranche rouge, 4-50; relié peau, 6-00. 

[No 615] Le même ( sans points rythmiques). — Mêmes prix. 

[No 742J Chants usuels en l'honneur du Saint Sacrement et de la 
Sainte ^ ierge. — 16 pages in-iS. [Notation gi'égorienne avec signes 
rythmiques.) — Broche, 0-20. 

[No 592] Ritus Consecrationis Ecclesiae juxta Pontificale Romanum 
cumcantugregoriano. — 126 pages in-iS.('A'(;/i!/M«^;t^.^ Broché,0-75. 

[No 592 a], Prières et Cérémonies de la Consécration ou Dédicace 
d'une Eglise selon le Pontifical Romain, texte latin-français avec 
chant. — 230 pages in-18. ( Notation gré/>orienne. I — Broché, 1-25. 

[N° 743] Rituale pro Vestitione et "ProfessioneMonialium Ordinis 
Sancti Benedicti. — 90 pages in-32. [Notation grégorienne avec signes 
rythmiques.) — Broché, I-oo. 

[N° 688] The Office of Corapline in latin and english according to the 
Roman rite wiih full gregorian notation. - Notation grégorienne avec 
signes rythmiques. — Broché, 0-60: toile I-oo. 

[No 694] Office et Messe de l'Apparition de N. D. de Lourdes, in 8°, 
rite monastique (notation grégorienne). — Broché, 0-40. 

[N» 701'''-] Benedictiones mensEE juxta ritum romanum et monasticum. 
(Notation grégorienne). — In-32, 5S pages, cartonné, O-60. 

[N° 659.] A Primer of plainsong with practical exercises according to 
the Solesmes niethod (édition with and without Rythmic Signs) by a 
Choirmaster. In-12 de 112 pages. — Broché, fr. 1-25. 

PiÉRARD. — Psautier- Vespéral 46*4x2 d'après les formules et 
règles d'adaptation traditionnelles Romaine et Vaticane. SÉMÉio- 
GRAPHIE NOUVELLE complète et unique pour toutes les formules. — 
40 pages in-12. — Broché, 0-45; toile, 0-70. 



DIVERS. 



[No 567] Liber usualis Missae et Officii pro D 

cibus. — Broché, frs 4-50. 
Toile, ornements à froid, tranche 

Dos mouton imitation chagrin noir, 

plats toile, tranche rouge . . 6-00 
Pégamoïd, tranche rouge. . . 6-25 
Basane racine, tranche marbrée . 6-25 



ninicis et Festis dupli- 



Mouton imitation chagrin noi 

tranche rouge 
Le même, tranche dorée . 
Chagrin noir véritable, tr. rouge 
Le même, tranche dorée . 
Chagrin noir xer choix, tr. dorée 



OFFICES PROPRES, supplén 



i Liber Usualis. 



a) Congrégation du S. Espftt (Officia propria Cong. S. Spîritus et S. Cordis Ma- 

riEe). — 36 pages in-18 i^Noltiiioit Grégorienne). — Prix : fr. o-So. 
H) Sœurs de Cliaritê (Fêtes particulières à la Compagnie des Filles de la Charité). 

— 60 pages in-18, transcription en notation musicale tnoderne. — Prix : fr. o-go. 
c) Mariâtes (Festa propria Societatis Marise). — 42 pages in-i8 {.Notation grégo- 
rienne). Prix : fr. o-8o. 

Nous livrons sur demande des Liber usualis et Manuels oit les pages 
comprenant le Kyriale ou Ordinaire de la Messe sont remplacées par la 
partie correspondante du Kyriale Vatican, édition rythmée. 
[N° 655] — Kyriale in-S° (21 x 14 cent.) en notation musicale moderne 

avec toutes les indications rythmiques. — Très belle édition de 

144 pages en forte notation musicale. — Broché, fr. 1-50; relié toile, 

frs 2-25. 
[N°633] Kyriale in- 12 (19 x 12 cent.) notation grégorienne. Texte latin, 

— Broché, 0-60; toile, fr. i-io. 

[N° 634] Le même avec les signes rythmiques, texte latin. — Broché, 

0-65; toile, fr. 1-15. 
[No 642] Le même, ie^ts français. — Mêmes prix. 
[N° 637] Kyriale in-12 (19 x 12 cent.) notation musicale moderne. Texte 

latin. — Broché, c 65; toile, fr. 1-15. 
[N° 638] Le même texte français. — Mêmes prix. 
[N" 635] Kyriale in-i8 (17x10^ cent.) notation grégorienne. Texte 

latin. — Broché, net 0-25. — Remises spéciales : 15 exemplaires 

pour 12, et 70 pour 50; pour cartonnage en plus, net 0-25. 
[No 635B] Le même, texte français. — Mêmes prix. 
[N° 636] Le même, avec les signes rythmiqties. Texte latin. — Broché, 

net 0-30. — Remises comme au précédent. 
[No 685] Missa pro Defunctis et Ordo exsequiarum, in-12, notation 

grégorienne. — Broché, 0-30; cartonné, 0-60; toile, 0-80. 
[N" 685B] Le même avec les signes rythmiques. ■ — ■ Mêmes prix. ' 
[N" 686] Le même en notation musicale moderne. — Broché, 0-30; 

cartonné, 0-6o; toile, 0-80. 
[No 587] Missa pro Defunctis et Ordo exsequiarum, in^iS, notation 

grégorienne. — Broché, 0-15; cartonné dos toile, 0-25; pleine toile, 

0-50. 

s* Dea éditions com-plètes du Kyriale au format in-12, en notation 
grégorienne et en notation musicale moderne, ont été publiées en 
Anglais, en Espagnol, en Alleinand et en Hongrois. 



Livraison 86 — (Avril 1910) 

s 

CONTENU DU PRÉSENT FASCICULE 

1° Les feuilles de texte 4, 9 et 10 (p. 25-32 et 65-80) du tome X. 
2° Les feuilles 2 et 6 (p. 7-14 et 39-46) de l'Antiphonaire de Laon (ms 239). 

La feuille de texte 5 qui contimic et achève r introdtiction au manuscrit de Laon sera donnée dans 
la prochaine livraison. 

Prix de l'abonnement à la PALÉOGRAPHIE MUSICALE: 

Pour la France, 20 frs. Pour l'étranger, 25 frs. 

Sur papier de Hollande, 30 ou 35 frs; sur papier du Japon, 40 ou 45 frs. 

OFFICIUM PRO DEFUNCTLS 

CUM MISSA ET ABSOLUTIONE 
NEC NON EXSEQUIARUM ORDINE 

cum Cantu restituto jussu SS. D. N. Pli Papae X. ad exemplar editionis 
typicae concinnatum et rhythmicis sigfnis a Solesmensibus Monachis 

diligenter ornatum. 

Un vol. in-8° de 96 pages (20>^ x 13 cent.) format et caractères du Graduel. 
Broché, 0-90; relié toile noire, tranche rouge, fr. 1-50. 

NOUVEAUTÉ 

LIBER USUALIS MISSAE 

PRO DOMINICIS ET FESTIS DUPLICIBUS 

cum Cantu Greg^oriano quem ex Editione typica in recentioris musicae 

notulas translatum Solesmenses Monachi rhythmicis signis diligenter ornaverunt. 

Un beau volume in-18 (17x11 cent.) de 1280 pages, 

reproduisant d'après le Graduel Vatican, le chant de tous les Dimanches et Fêtes doubles 
avec le texte des Oraisons, Épîtres, Évangiles, etc., et un supplément de 80 pages extrait 
des livres de Solesmes pour les Vêpres et les Saluts. Broché, frs 4-50. 



Toile, ornements à froid, tranche rouge . . frs 5-50 
Dos mouton imitation chagrin noir, plats toile, 

tranche rouge ...... 6-00 

Pégamoïd, tranche rouge . . . . . 6-25 

Basane racine, tranche marbrée . . . 6-25 



Mouton imitation chagrin noir, tranche rouge 
Le même, tranche dorée .... 
Chagrin noir véritable, tranche rouge 
Le même, tranche dorée .... 
Chagrin noir i='' choix, tranche dorée 



. frs 


6-75 




7-10 




8-so 




8-85 




9-5° 



Édition sur papier indien, fr. 1-50 en plus. 



Vient de paraître : 

GRADUALE ROMANUM 

COMPLET SELON LÉDITION VATICANE 

Un beau volume in-8° {20]/, x 13 cent.) de 1200 pages. 

[N° 730] Edition en notation musicale moderne sur portée de 5 lignes, clef de sol, avec signes rythmiques, papier 

teinté, fort; poids du volume relié 1250 grammes; épaisseur 36 m/m. 
[N° 730 a] Le même, %m\: papier indien mince, opaque et très solide; poids du volume relié 625 grammes; épaisseur 

26 m/m. 



CHANT GREGORIEN 

ÉDITIONS DE SOLESMES 



[N° 562] Manuel de la Messâ et des Offices extrait du Paroissien et 
des Variœ Freces Ae Solesmes, 350 p. in-i8. ( Notation «ré^orietine.) — 
Broché : 1-50; cartonné, dos toile, 2-10; pleine toile, tranche rouge, 
titre doré sur plat, 2-50. 

[N° 572] Le même que le précédent, mais en notation musicale moderne, 
392 pages in-i2. — Broché : 2-25; cartonné, dos toile, 3-00; pleine 
toile, tranche rouge, titre doré sur plat, 3-75. 

[N° 563] Manuale Missae et Officiorum. — Reproduction exacte du 
N° 562, mais avec les rubriques et explications en latin. ( Notation gré- 
gorienne.) — Mêmes prix qu'au N" 562. 

[N° 573] Le même que le précédent, mais en notation musicale moderne, 
376 pages in-i2. — Mêmes prix qu'au N° 572. 

[N° 573 ANC] Le même, avec une préface de 18 pages en anglais, 
remplaçant la préface en latin. — Mêmes prix. 

[N° 581] A Manual of Gregorian Chant compiled from the Solesmes 
Bocks and from ancient Manuscripts. ( Notation grégorienne. ) Un vol. 
in-i8 de 440 pages. — Toile anglaise, frs 3-10. 

[N° 562A] Messes des principales Fêtes. — Appendice au Manuel 
de la Messe et des Offices N° 562. — 40 pages in-i8. (Notation gré- 
gorienne.) — Broché, 0-35. 

[N° S72A] Le même que le précédent, mais en notation musicale mo- 
derne: appendice au Manuel N° 572. — 50 p. in-12. — Broché, 0-50. 

[N° S63A] Missœ in praecipuis Festis. — Appendix au N° 563. — 
40 pages. (Notation grégorienne. ) — Broché, 0-35. 

[N° 573A] Le même que le précédent, mais en notation musicale mo- 
derne: appendice au Manuel N° 573. — 50 p. in-12. — Broché, 0-50. 

[N° 570] Office et Messes de la Nativité de N. S. J. C. — 48 pages 
in-l8. ( Notation grégorienne. ) — Broché, O-50; Toile, I-oo. 

[N" 571] Officium et Missae Nativitatis Domini. 48 pages in-i8. 
(Notation grégorienne.) — Broché, 0-50; Toile, I-OO. 

[N° 578] Officium Majoris Hebdomadae juxta Missale et Brev. Rom. 
186 pages in-l8. ( Notation grégorienne. ) — Broché, I-25; Toile, I-75. 

[N° 579] Office de la Semaine Sainte. (Notation grégorienne. ) — 
196 pages in-i8. — Broché, 1-25; Toile. 1-75- 

[N" 580] Office abrégé de la Semaine Sainte, texte latin et français. 

— 144 pp. in-i8. ( Notation grégorienne. ) — Broché, I-oo; Toile, 1-50. 
[N° 601] Psalmi cum notis Officiorum Hebdomadae Sanctae. — 

120 pp. in-i8. ( Notation grégorienne. ) — Broché, 0-75; Toile, 1-25. 

[N° 605] Psalmi in notis pro OfT. Hebd. Sanct. — 116 pages in-l8. — 
(Notation vnisicale modci'Jie. ) — Broché, 0-75; Toile, 1-25. 

[N° 691] Chants de la Sainte Messe. — 20 pages in-i8 reproduisant 
en notation musicale moderne les Kyrie, Gloria, Sanctus et Agnus des 
Messes les plus usitées : Messes de la S. V. (Cuinjubi/o): Messe des 
Anges; Messe royale avec son Credo; le troisième Credo de l'édition 
vaticane, et le Tantuiii ergo. — Broché, tiet o-i2. — Remises spé- 
ciales : 15 pour 12, et 70 pour 50; pour cartonnage en plus tiet o-io. 

[N° 625] Manuale pro Benedictionibus et Processionibus Ss. Sacra- 
menti ex Libris Solesmensibus excerptum. — In-12, de 224 pages 
(en notation grégorienne.) 190 pièces ou chants divers. -- Broché, 
fr. 1-75; cartonné, dos toile, frs 2-50; pleine toile, titre doré sur plat, 
tranche rouge, frs 2-75. 
N° 626] Le même que le précédent mais en notation musicale moderne. 

— Broché, frs 2-00; cartonné, dos toile, frs 2-75; pleine toile, titre doré 
sur plat, tranche rouge, frs. 3-00. 

[N" 626 B] Accompagnement d'orgfue des N°^ 625 et 626. — Premier 
fascicule, [626 B'] comprenant tous les Chants (49 pièces) pour les 
Bénédictions et Processions du S. Sacrement, et les Chants les plus 
usités en l'honneur de la S. Vierge. — 66 pages in-8° (28x19). 
Broché, net frs 3-00; cartonné net frs 4-00. — Second fascicule, 
[626b=] Chants en l'honneur de la S. Vierge. (53 pièces) — 94 pages. 

— Broché, net frs 4-00; cartonné, net frs 5-00. — Troisième fascicule, 
[626 b3] Chants pour divers temps de l'année (26 pièces) — 66 pages. 

— Broché, net frs 3-00; cartonné, net frs 4-00. 

La suite des accompagnements des 62^ et 626 paraîtra prochainement 

en un autre fascicule d^ environ yo pages. 

[N° 589] Psaumes notés des Vêpres et de l'Office, pour tous les Di- 
manches et Fêtes doubles, précédé d'un petit Traité de Psalmodie. — 
200 pages in- 18. ( Notation grés^orienne .) ^xQ>ù\i, I-OO; Toile, I-50. 

[N" 589B] Le même sans le Traité de Psalmodie. — 160 pages, in-i8. 
^Notation grégorienne. ) — Broché, O-So; Toile, 1-30. 

[N° 590] Psalmi in notis pro Vesperis et Officio in omnibus Dominicis 
et Festis duplicibus, juxta ritum Romanum simul ac Monasticum. 

— 160 pp. in-i8. ( Notation giégor. ) — Broché, 0-80; Toile, 1-30. 
[N° 566B] Chants des Hymnes, Antiennes et Répons brefs des 

Petites Heures. — 150 pages in-i8. (Notation grégorienne. ) — 
Broché, 1-20. 
[N° 567B] Le même, texte latin, supplément au Liber tisualis N° 567. 

— 150 pages in-lS. ( Notation grégorienne . ) — • Broché, 1-20. 

[N° 593] Officium pro Defunctis cum Missa et Absolutione necnon 
Exsequiarum Ordine, rit Romain avec points rythmiques. — 102 pages 
in-8°. ( Notation grégorienne. ) — Broché, 0-73; Toile, 1-50. 

[N>» 593B] Le même, sans points. — Broché, 0-75; Toile, 1-50. 

[N° 594] Officium pro Defunctis cum Missa et Absolutione necnon 
Exsequiarum Ordine, rit Monastique avec points rythmiques. — 
96 pages in-8° ( Notation grégorien7ie.) — Broché, 0-75; Toile, 1-50. 

[N° 594E] Le même, sans points. -■ Broché, 0-75; Toile, 1-50. 



[N° 599] Officium Defunctorum, rit Romain, in-S" (Notation musicale 
avec tous les signes rythmiques. ) — Broché, I-oo; Toile, I-75. 

[N° 699] Exsequiarum Ordo et Ordo sepeliendi parvulos. — In-i8 
(16 X 10). Une plaquette de 42 pages contenant les parties du Rituel 
relatives à la Levée du corps, à l'Absoute et au transport au Cime- 
tière. — Broché, 0-50; toile, fr. 1-00. 

[N° 6i5P] Officium pro Defunctis cum Missa et Absolutione necnon 
Exsequiarum ordine, in-4°, (28 x 19)^) grands caractères, impression 
en rouge et noir avec encadrement, beau papier teinté, (Notation 
grégorienne avec points rythmiques.) — Broché, 3-50; relié forte toile, 
tranche rouge, 4-50; relié peau, 6-00. 

[N" 615] Le même ( sans points rythmiques). — Mêmes prix. 

[N" 742] Chants usuels en l'honneur du Saint Sacrement et de la 
.Sainte Vierge. — 16 pages in- 18. {Notation grégorienne avec signes 
rythmiques. ) — Broché, 0-20. 

[N° 592] Ritus Consecrationis Ecclesiae juxta Pontificale Romanum 
cum cantugregoriano. — 126 pages in- 18. f'A'é/a/MH^fr/^.^ Broché, 0-75. 

[\° 592A], Prières et Cérémonies de la Consécration ou Dédicace 
d'une Église selon le Pontifical Romain, texte latin-français avec 
chant. — 230 pages in-i8. ( Notation grégorienne. } — Broché, 1-25. 

[N" 743] Rituale pro Vestitione et Professione Monialium Ordinis 
Sancti Benedicti. — 90 pages in-32. (Notation grégorienne avec signes 
rythmiques.) — Broché, I-OO. 

[N° 688] The Office of Compline in latin and english according to the 
Roman rite with full gregorian notation. — Notation grégorienne avec 
signes rythmiques. — Broché, 0-60; toile I-oo. 

[N" 694] Office et Messe de l'Apparition de N. D. de Lourdes, in 8°, 
rite monastique ( notation grégorienne). — Broché, 0-40. 

[rc° 7oi'''s] Benedictiones mensae juxta ritum romanum et monasticum. 
(Notation grégorienne). — In-32, 58 pages, cartonné, 0-60. 

[N° 659.] A Primer of plainsong with praétical exercises according to 
ihe Solesmes method (édition with and without Rythmic Signs) by a 
Choirmaster. In-12 de 112 pages. — Broché, fr. 1-25. 

PiÉRARD. — Psautier- Vespéral 46*4x2 d'après les formules et 
règles d'adaptation traditionnelles Romaine et Vaticane. SÉMÉIO- 
r.RAPHiE NOUVELLE complète et unique pour toutes les formules. — 
40 pages in-12. — Broché, 0-45; toile, 0-70. 

DIVERS. 

[N" 567] Liber usualis Missœ et Officii pro Dominicis et Festis dupli- 
cibus. — Broché, frs 4-50. 



à froid, tranche 



Dos mouton imitation chagrin n 

plats toile, tranche rouge . 
Pégamoïd, tranche rouge. 
Basane racine, tranche marbrée 



. 6-c 



6-23 
OFFICES PROPRES, 

) Congrégation du S. Esprit (Officia propi 



Le mêm( 
Chagrin 
Le inêm< 
Chagrin 

ppléments 



, tranche dorée . 
loir véritable, tr, 
, tranche dorée . 



1 Liber Usualis. 



6-75 
7-10 
8-50 



Cong. S. Spiritus et S. Cordis Ma- 
rœ). — 36 pages in-i8 (Notation Grégorienne). — Prix : fr. 0-80. 

b) Sœurs de C/tarité (Fêtes particulières à la Compagnie des Filles de la Charité). 

— 60 pages in-i8, transcription en notation tnusicate moderne. — Prix : fr. 0-90. 

c) Maristes (Festa propria Societatis Mariae). — 42 pages in-i8 (^Notation grégo- 
rienne). Prix : fr. 0-80. 

Nous livrons sur demande des Liber usualis et Manuels où les pages 
comprenant le Kyriale ou Ordinaire de la Messe sont remplacées par la 
partie correspondante du Kyriale Vatican, édition rythmée. 
[N" 655] — Kyriale in-8° (21 x 14 cent.) en notation ?misicale moderne 

avec toutes les indications rythmiques. — Très belle édition de 

144 pages en foi-te notation musicale. — Broché, fr. 1-50; relié toile, 

frs 2-25. 
[N° 633] Kyriale in- 12 ( 19 x 12 cent. ) notation grégorienne. Texte latin. 

— Broché, 0-60; toile, fr. i-io. 

[N° 634] Le même avec les signes rythmiques, texte latin. — Broché, 

0-65; toile, fr. 1-15. 
[N" 642] Le même, ie^ite français. — Mêmes prix. 
[N° 637] Kyriale in-12 (19 x 12 cent.) notation musicale moderne. Texte 

latin. — Broché, 0-65; toile, fr. I-15. 
[N° 638] Le même, texte français. — Mêmes prix. 
[N° 635] Kyriale in-i8 (17x10^ cent.) notation grégorienne. Texte 

latin. — Broché, net 0-25. — Remises spéciales : 15 exemplaires 

pour 12, et 70 pour 50; pour cartonnage en plus, net 0-25. 
[N° 635E] Le même, texte français. — Mêmes prix. 
[N° 636] Le même, avec les signes rythmiques. Texte latin. — Broché, 

net 0-30. — Remises comme au précédent. 
[N" 685] Missa pro Defunctis et Ordo exsequiarum, in-12, notation 

grégorienne. — Broché, 0-30; cartonné, O-60; toile, 0-80. 
[N° 685B] Le même avec les signes rythmiques. — Mêmes prix. 
[N° 686] Le même en notation mtcsicale moderne. — Broché, 0-30; 

cartonné, 0-60; toile, 0-80. 
[N° 6S7] Missa pro Defunctis et Ordo exsequiarum, in-i8, notation 

grégorienne. — Broché, 0-15; cartonné dos toile, 0-25; pleine toile, 

0-50. 

s» Des éditions complètes du Kyriale au forrnat in-12, en notation 
grégorienne et en notation musicale moderne, ont été publiées en 
Anglais, en Espagnol, en Allemand et en Hongrois. 



Livraison 85 — (Janvier 1910) 



CONTENU DU PRESENT FASCICULE 

1° Les feuilles de texte 6, 7 et 8 (p. 41-64) du tome X. 
2° Les feuilles 4 et 5 (p. 23-38) de l'Antiphonaire de Laon (ms 239). 

Par suite d^tme erreur dans le tirage, la feuille 2 de phototypie sera donnée dans une prochaine livraison. 

Les feuilles de texte 4 et § [p. 2^-40) qui continuent et achèvent r introduction au manuscrit de Laon 
seront dontiées dans une prochaine livraison. Nous n avons pu les livrer assez tôt au tirage, à cause de 
certains renseigneme^its bibliographiques et de photographies de codices arrivés trop tard pour être uti- 
lisés à temps. 

Prix de l'abonnement à la PALÉOGRAPHIE MUSICALE : 

Pour la France, 20 frs. Pour l'étranger, 25 frs. 

Sur papier de Hollande, 30 ou 35 frs; sur papier du Japon, 40 ou 45 frs. 

OFFICIUM PRO DEFUNCTLS 

CUM MISSA ET ABSOLUTIONE 

NEC NON EXSEQUIARUM ORDINE 

cum Cantu restituto jussu SS. D. N. Pli Papae X. ad exemplar editionis 

typicae concinnatum et rhythmicis signis a Solesmensibus Monachis 

diligenter ornatum. 

Un vol. in-8° de 96 pages (20J^ x 13 cent.) format et caractères du Graduel. 
Broché, 0-90; relié toile noire, tranche rouge, fr. 1-50. 

NOUVEAUTÉ 

LIBER USUALIS MISSAE 

PRO DOMINICIS ET FESTIS DUPLICIBUS 

cum Cantu Gregoriano quem ex Editione typica in recentioris musicae 

notulas translatum Solesmenses Monachi rhythmicis signis diligenter ornaverunt. 

Un beau volume in-18 (17x11 cent.) de 1280 pages, 

reproduisant d'après le Graduel Vatican, le chant de tous les Dimanches et Fêtes doubles 
avec le texte des Oraisons, Épîtres, Évangiles, etc., et un supplément de 80 pages extrait 
des livres de Solesmes pour les Vêpres et les Saluts. Broché, frs 4-50. 



Toile, ornements à froid, iranctie rouge . . frs 5-50 
Dos mouton imitation chagrin noir, plats toile, 

tranche rouge ...... 6-00 

Pégamoïd, tranche rouge ..... 6-25 

Basane racine, tranche marbrée . . . 6-25 



Mouton imitation chagrin noir, tranche rouge 
Le même, tranche dorée .... 
Chagrin noir véritable, tranche rouge 
Lem^ême, tranche dorée .... 
Chagrin noir i" choix, tranche dorée 



frs 6-75 
7-10 
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Édition sur papier indien, fr. 1-50 en plus. 



Pour paraître en Mars : 

GRADUALE ROMANUM 

COMPLET SELON LÉDITION VATICANE 

Un beau volume in-8° (20>^ x 13 cent.) de 1200 pages. 

[N° 730] Edition en notation musicale moderne sur portée de 5 lignes, clef de sol, avec signes rythmiques, papier 

teinté, fort; poids du volume relié 1250 grammes; épaisseur 36 m/m. 
[N° 730A] Le même, sm papier indien mince, opaque et très solide; poids du volume relié 625 grammes; épaisseur 

26 m/m. 



> 



Paléographie Musicale -n^ 



PAR LES BENEDICTINS DE SOLESMES, 



LES PRINCIPAUX o/^^ 

MANUSCRITS DE CHANT/^ 

_ GRÉGORIEN, AMBROSIEN, MOZARABE, GALLICAN, CW&vut^ y7&^ . 

H PUBLIÉS EN FAC-SIMILÉS PHOTOTYPIQUES 

a: 

> 

O Sous la Direction 

U 

< de Dom ANDRÉ MOCQUEREAU 

m MOINE DE SOLESMES. 

Û 

2 Vingt-cinquième année — Avril 19 14 

< 



N° 102 



o 



SOCIETE DE SAINT-JEAN LEVANGELISTE 

DESCLÉE & Cie 
TOURNAY (Belgique) 



PARIS (VP) 

Librairie Alphonse PICARD & FILS 

82, Rue Bonaparte. 



LEIPZIG 

BREITKOPF & HÀRTEL, ÉDITEURS 

Nùrnbergerstrasse, 36. 3S. 



1914 



y 



SOCIÉTÉ DE SAINT JEAN L'ÉVANGÉLISTE, Désolée et Cie, 
Imprimeurs du S. Siège et de la S. Congrégation des Rites. 

Vient de paraître : ' ' 

LIBER USUALIS MISSAE ET OFFICII 

pro Dominieis et Festis I. vel IL Classis 

cum cantu gregoriano ex editione Vaticana adamussim excerpto. 
1 volume in- 12 (19x 12 cent.) de 1600 pag-es. 

[N° 781] Edition en notation grégorienne Broché, frs 5-00 

[N° 780] Le même, avec signes Tythmiq2ies . Broché, frs 5-00 

Reliures en plus : 

Toile, ornements à froid, tranche rouge (N° 2) . frs 1-75 1 Dos en peau, plats en toile, tranche rouge . . frs 2-50 

Pégamoïd, imitation chagrin noir, tranche rouge . » 2-00 | Mouton, imitation chagrin noir, tr. rouge (N° 6m). >> 3-25 

Mouton, imitation chagrin noir, tranche dorée (N° 7 m), frs 4-00 

Cette nouvelle édition du Liber Usitalis Misses et Officii a été rédigée surtout en vue de la 
célébration de l'Office dominical dans les principales ég-lises et les séminaires. L'ouvrage 
contient donc la Messe (chants et récitatifs), les Vêpres et les Compiles de tous les 
Dimanches de l'année et des Fêtes dont la solennité est admise le Dimanche. De plus, pour 
les diocèses qui ont conservé la très louable coutume de chanter les Petites Heures les 
Dimanches et Fêtes et les Laudes aux grandes solennités, on y a inséré les Offices de 
Prime, Tierce, Sexte et None, ainsi que les Laudes des Fêtes de i" classe. Il a paru 
utile aussi de donner intégralement les Matines de Noël, la fonélion du Mercredi des 
Cendres, l'Office des trois derniers jours de la Semaine Sainte et du Dimanche de Pâques, 
les Litanies et la Messe des Rogations, la Messe de la Vigile de la Pentecôte, les principales 
Messes Votives, l'Office de la Commémoraison des Défunts et des Funérailles. 

Conformément aux dernières règles liturgiques, c'est l'Office du Temps qui occupe la 
place la plus importante dans le nouveau Liber Usualis. Le Propre des Saints a été allégé 
de tous les Offices dont la célébration ne pouvait plus se rencontrer le Dimanche; mais on 
y trouvera, soit à leur place, soit sous forme d'un renvoi au Commun des Saints, l'antienne, 
le verset, la colleéle, la secrète et la postcommunion de toutes les Fêtes de rit inférieur 
dont il peut être fait mémoire à la Messe et aux Vêpres du Dimanche. Ont été seulement 
exceptées de cette règle plusieurs Fêtes mineures, qui, dans un grand nombre d'églises, ont 
le privilège d'un rit plus élevé et dont, par suite, il a semblé préférable de donner l'Office 
en entier. Une importante colleélion de Messes détachées et d'Offices Propres permettra 
d'ailleurs de compléter le Liber Usualis MisscE et Officii suivant les besoins des différents 
diocèses et Instituts religieux. 

L'ouvrage se termine par un recueil de mélodies variées pour les Saluts du S. Sacre- 
ment et par un Appendice contenant les chants usités dans certaines fonclions spéciales, 
comme la Bénédiélion des Saintes Huiles le Jeudi-Saint, les Ordinations, la Visite pastorale, etc. 

Sous un format commode et sans que son volume très réduit nuise en rien à la netteté 
ni à la beauté de l'impression typographique, le Liber Usualis offre donc tout ce qui est 
nécessaire pour le service des cathédrales, des grandes églises et des séminairerv 

Par une innovation dont on appréciera vite la grande utilité, on a groupé en tête de 
l'ouvrage tous les Psaumes des Vêpres notés dans les huit tons grégoriens. L'intc aation, la 
flexe, les cadences de médiante et terminaison sont indiquées clairement pour chaque 
Psaume, et de fréquents renvois à ce petit Psautier, dans la suite du volume, en rendent 
l'usage extrêmement pratique. 

Le Liber Usualis Missœ et Officii est basé principalement sur les éditions typiques du 
Missel, du Rituel, du Graduel et de l'Antiphonaire romain. Les mélodies non encore parues 
dans l'Edition vaticane ou n'en faisant pas partie, sont extraites des livres de Solesmes, qui, 
on le sait, ont été déclarés entièrement conformes au Motu propiHo du 25 avril 1904 sur la 
musique sacrée. Tant pour le chant que pour les rubriques, il a été tenu compte des plus 
récentes décisions ou indications de la S. Congrégation des Rites. A ce point de vue encore 
le Liber Usualis est donc aussi complet que possible. 



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Paléographie Musicale 



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LES PRINCIPAUX 



MANUSCRITS DE CHANT 

GRÉGORIEN, AMBROSIEN, MOZARABE, GALLICAN, 

PUBLIÉS EN FAC-SIMILÉS PHOTOTYPIQUES 

PAR LES BÉNÉDICTINS DE SOLESMES, 
Sous la Direction 

de Dom ANDRÉ MOCQUEREAU 

MOINE DE SOLESMES. 



Vingt-quatrième année — Juillet 19 12 
N°95 



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SOCIÉTÉ DE SAINT-JEAN L'ÉVANGÉLISTE 



DESCLEE & C*« 
TOURNAY (Belgique) 



PARIS (VP) 

Librairie Alphonse PICARD & FILS 



82, Rue Bonaparte. 



LEIPZIG 

BREITKOPF & HÀRTEL, ÉDITEURS 

Niirnbergerstrasse, 36. 38. 



1912 



THE CATHOLIC ENCYCLOPEDIA. 

Œuvre internationale de références sur la constitution, la doctrine, la discipline et l'histoire de l'Eglise 
catholique, éditée par le Dr. Charles G. Herbermann... et un grand nombre de collaborateurs de toutes 
nations. 15 volumes, grand in-4°. Prix : 34 frs 35 c. chaque volume. — London, Caxton Publishing Company. 
Clun House, Surrey street, Strand. — New York, Robert Appleton Company. 

Il s'agit bien d'une Encyclopédie catholique, romaine, rédigée dans le meilleur esprit. « Une lecture 
attentive montre que les articles ont, en général, les qualités désirables, surtout l'exactitude et la précision, 
qui sont essentielles ; et ceux qui traitent les matières les plus capitales sont excellents. » {Etudes, Paris, 
20 Août 191 1). Treize magnifiques volumes de 800 pages ont déjà paru, il y en aura quinze. Les volumes XII 
et XIII qui viennent de paraître contiennent, comme les précédents, de nombreux articles relatifs à la 
liturgie et à la musique ecclésiastique : Plain-Chant par H. Bewerunge, Prayer-Books et Psalms avec fac- 
similés de manuscrits, Reliquaries, Rites, Rings, Ritual, Rubrics, Sacrifice, etc. De nombreuses et belles 
illustrations de toutes sortes ornent chaque volume. En résumé, entreprise magnifique, bien réalisée, qui 
obtient le plus grand succès. 



GRADUEL des DIMANCHES et des FÊTES 

AVEC TRADUCTION DES TEXTES 



CHANT GRÉGORIEN EXTRAIT DE l'ÉDITION VATICANE 

(ÉDITION FRANÇAISE) N" 745 

Un volume m-12 (19x12 cent.) de 886 pages 

Broché frs 3-50 

Relié toile, tranche rouge ........•» 5-00 

Dos en peau, plats en toile, tranche rouge » 6-00 



[N° 746] Le même avec les signes rythmiques des Bénédictins de 
Solesmes, édition spécialement destinée aux Maîtrises, Ecoles, etc. 

Mêmes prix qtîati précédent. 
Le IV. Dimanche de l'Avent. 

IntP. C laj . ' 3 f L . J ^ " ^ ^ '~i^ Cieux, répandez d'en haut 



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"0 ' ■! ■ ^ ir I M Ypf^g rosée, et que les nues 

J fassent pleuvoir le Juste : 



que la terre s'ouvre, et 



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0-râ-te*Caé- li dé-su- per, qu'elle enfante le Sauveur. 

_ Ps. Les cieux racontent la 

E b ■ T a ■ g I J S'"'''*^ '^'^ Dieu, et !e firina- 

" " ^' " ^ ' ^~"^ ment publie l'ouvrage de 

ses mains. Gloire au l'ère. 



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et nû-bes plù- ant jû- stum : ape- ^^' '*^' ^' ' ' 



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— ♦ « ^ A — A E ■ 



ri- â-tur ter- ra, et gérminet Salva- tô- rem. Pj. Caéli 
Des éditions avec traductions des textes chantés et des rubriques paraîtront successivement en anglais, allemand et espagnol. 



CHANT GREGORIEN 

ÉDITIONS DE SOLESMES 



[N° 562] Manuel de la Messe et des Offices extrait du Paroissien et 
des Varia Preces àe Solesmes, 350 p. in-i8. ( Notation grégorienne. ) — 
Broché : 1-50; cartonné, dos toile, 2-10; pleine toile, tranche rouge, 
titre doré sur plat, 2-50. 

[N° 572] Le même que le précédent, mais en notation musicale moderne, 
392 pages in-i2. — Broché : 2-25; cartonné, dos toile, 3-00; pleine 
toile, tranche rouge, titre doré sur plat, 3-75. 

[N" 563] Manuale Missae et Officiorum. — Reproduction exacte du 
N° 562, mais avec les rubriques et explications en latin. ( Notation g7-é- 
gorienne.) — Mêmes prix qu'au N° 562. 

[N° 573] Le même que le précédent, mais en notation viiisiiale moder7ie, 
376 pages in-i2. — Mêmes prix qu'au N° 572. 

[N° 573 ANG.] Le même, avec une préface de iS pages en anglais, 
remplaçant la préface en latin. — Mêmes prix. 

[N" 581] A Manual of Gregorian Chant compiled from the Solesmes 
Booksand from ancient Wanuscripts. ( Notatioti grégoiienne. ) Un vol. 
in-l8 de 440 pages. — Toile anglaise, frs 3-10. 

[N° 572A] Messes des principales Fêtes, en notation musicale mo- 
derne; appendice au Manuel N° 572. — 50 p. in-12. — Broché, 0-50. 

[N° 573A] Missœ in prœcipuis Festis, en notatton musicale moderne; 
appendice au Manuel N° 573. — 50 p. in-12. — Broché, 0-50. 

Les A/esses des firincipalcs Fêles se demandent fréquemment reliées avec 
les Manuels correspondants. Le prix total est celui des deux brochures 
augmenté du prix de la reliure du Manuel. 

[N° 570] Office et Messes de la Nativité de N. S. J. C. — 48 pages 
in-i8. ( Notatio7i grégorienne. ) — Broché, 0-50; Toile, l-oo. 

[N» 571] Officium et Missae Nativitatis Domini. 48 pages in-iS. 
(Notation grégorienne.) — Broché, 0-50; Toile, l-oo. 

[N" 580] Office abrégé de la Semaine Sainte, texte latin et français. 

— 144 pp. in-iS. ( Notation grégorienne. ) — Broché, l-oo; Toile, 1-50. 

[N° 6oi] Psalmi cura notis Officiorura Hebdomadae Sanctse. — 

120 pp. in-lS. ( Notation grégorienne. ) — Broché, O-75; Toile, I-25. 

[N° 605] Psalmi in notis pro OIT. Hebd. Sanct. — 116 pages in-l8. — 
(Notation musicale moderne.) — Broché, 0-75; Toile, 1-25. 

[N" 691] Chants de la Sainte Messe. — 20 pages in-iS reproduisant 
en notation musicale moderne les ICyrie^ Gloria, Sanctus et ^gnits des 
Messes les plus usitées : Messes de la S. V. ( Cunijubilo}; Messe des 
Anges; Messe royale avec son Credo; le troisième Credo de l'édition 
vaticane, et le Tantum crgo. — Broché, net 0-12. — Remises spé- 
ciales : 15 pour 12, et 70 pour 50; pour cartonnage en plus 7iet o-io. 

[N° 625] Manuale pro Benedictionibus et Processionibus Ss. Sacra- 
menti ex Libris Solesmensibus excerptum. — In-12, de 224 pages 
{en noiatzoti grégorienne.) 190 pièces ou chants divers. — Broché, 
fr. 1-75; cartonné, dos toile, frs 2-50; pleine toile, titre doré sur plat, 
tranche rouge, frs 2-75. 

[N° 626] Le même que le précédent mais en notation musicale moderne. 

— Broché, frs 2-00; cartonné, dos toile, frs 2-75; pleine toile, titre doré 
sur plat, tranche rouge, frs. 3-00. 

[N" 626 b] Accompagnement d'orgue des N°s 625 et 626. — Premier 
fascicule, [626 B'] comprenant tous les Chants (49 pièces) pour les 
• Bénédictions et Processions du S. Sacrement, et les Chants les plus 
usités en l'honneur de la S. Vierge. — 66 pages in-S° (28 x 19). 
Broché, net frs 3-00; cartonné net frs 4-00. — Second fascicule, 
[626 B-] Chants en l'honneur de la S. Vierge. (53 pièces) — 94 pages. 

— Broché, net frs 4-00; cartonné, net frs 5-00. — Troisième fascicule, 
[626 B 3] Chants pour divers temps de l'année, de l'Avent à Pâques 
(26 pièces) — 66 pages. — Broché, net frs 3-00; cartonné, 7iet frs 4-00. 

— Quatrième fascicule, [626 B''] Chants pour divers temps de l'année, 
de Pâques à l'Avent (32 pièces) 56 pages. — Broché, net frs 3-00; 
cartonné, net frs 4-00. 

[N° 566B] Chants des Hymnes, Antiennes et Répons brefs des 
Petites Heures. — 150 pages in-i8. (Notation grégorienne. ) — 
Broché, 1-20. 

[N° 567B] Le même, texte latin, supplément au Liier usualis N° 567. 

— 150 pages in-l8. (Notation grégorienne.) — Broché, 1-20. 

[N" 593] Officium pro Defunctis cum Missa et Absolutione necnon 
Exsequiarum Ordine, rit Romain avec points rythmiques. — 102 pages 
in-8°. ( Notation grégorienne. ) — Broché, 0-73; Toile, 1-50. 

[N° 593B] Le même, sans points. — Broché, 0-75; Toile, 1-50. 

[N" 594] Officium pro Defunctis cum Missa et Absolutione necnon 
Exsequiarum Ordine, rit Monastique avec points rythmiques. — 
96 pages in-8° ( Notation grégorienne.) — Broché, 0-75; Toile, 1-50. 

[N° 594B] Le même, sans points. — Broché, 0-75; Toile, 1-50. 

[N° 599] Officium Defunctorum, rit Romain, in-8° (Notation musicale 
avec tous les signes rythmiques. ) — Broché, r-oo; Toile, I-75. 



[N° 699] Exsequiarum Ordo et Ordo sepeliendi parvulos. — In-i8 

(16 X 10). Une plaquette de 42 pages contenant les parties du Rituel 
relatives à la Levée du corps, à l'Absoute et au transport au Cime- 
tière. — Broché, 0-50; toile, fr. i-oo. 

[N"'6i5P] Officium pro Defunctis cum Missa et Absolutione necnon 
Exsequiarum ordine, in-4°, (28 x 19)^) grands caractères, impression 
en rouge et noir avec encadrement, beau papier teinté. (Notatio7t 
grégorie7ine avec poi7its rythmiques.) — Broché, 3-50; relié forte toile, 
tranche rouge, 4-50; relié peau, 6-00. 

[N° 615] Le même ( sans poi7its rythmiques). — Mêmes prix. 

[N" 742] Chants usuels en l'honneur du Saint Sacrement et de la 
Sainte Vierge. — 16 pages in-l8. (Notation grégorienne avec signes 
lylhiniques. ) — Broché, 0-20. 

[N" 592] Ritus Consecrationis Ecclesiae juxta Pontificale Romanum 
cum cantu gregoriano. — 126 pages m-\^.( Notatio7ig7-ég. )'?>'coQhi,o-']^. 

[N" 592A], Prières et Cérémonies de la Consécration ou Dédicace 
d'une Eglise selon le Pontifical Romain, texte latin-français avec 
chant. — 230 pages in-i8. ( Notatio7i grégorienne. ) — Broché, 1-25. 

[N° 743] Rituale pro Vestitionp et Professione Monialium Ordinis 
Sancti Benedicti. — 90 pages in-32. (Notatio7i greg07-ienne avec signes 
lythiiiiques.) — Broché, I-oo. 

[N° 688] The Office of Complin: in latin and english according to the 
Roman rite wiih full gregorian notation. — Notation grégorienne avec 
signes rythmiques. — Broché, 0-60; toile I-OO. 

[N° 694] Office et Messe de l'Apparition de N. D. de Lourdes, in 8°, 

rite monastique (notaiioji grégorietifie). — Broché, 0-40. 

[N° 701'''=] Benedictiones mensae juxta ritum romanum et monasticum. 
(Notation grégorieiinej. — Iii-32, 58 pages, cartonné, 0-60. 

[N° 659.] A Primer of plainsong wiih pradtical exercises according to 
the Solesmes nielhod (édition wilh and without Rythmic Signs) by a 
Choirmaster. ln-12 de 112 pages. — Broché, fr. 1-25. 

PiÉRARD. — Psautier- Vespéral 46*4x2 d'après les formules et 
règles d'adaptation traditionnelles Romaine et Vaticane. SÉMÉIO- 
GRAPHIE NOUVELLE complète et unique pour toutes les formules. — 
40 pages in-12. — Broché, 0-45: toile, 0-70. 



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[N° 655] — Kyriale in-8° (21 x 14 cent.) en 7iotatio7i musicale 7/iodertie 
avec toutes les indications rythmiques. — Très belle édition de 
144 pages en forte notation musicale. — Broché, fr. 1-50; relié toile, 
frs 2-25. 

[N''633] Kyriale in-12 (19 x 12 cent.) 7iotation grégorie7i7ie. Texte latin. 
— Broché, 0-60; toile, fr. i-io. 

[N" 634] Le même avec les signes ryth7niques, texte latiii. — Broché, 
0-65; toile, fr. 1-15. 

[N° 642] Le même, xe-x.Xefra7!çais. — Mêmes prix. 

[N° 637] Kyriale in-12 {19 x 12- cent.) 7iotation 7nusicale 7noderne. Texte 
latin. • — Broché, c 65; toile, fr. 1-15. 

[N° 638] Le inéme, texte français. — Mêmes prix. 

[N° 685] Missa pro Defunctis et Ordo exsequiarum, in-12, notation 
grégorienne. — Broché, 0-30; cartonné, 0-60; toile, 0-80. 

[N° 6S5B] Le même avec les sig7ies rythmiques. — Mêmes prix. 

[N° 686] Le même c« notât io7i mtisicale 7/iode7-ne. — Broché, 0-30; 
cartonné, o-6o; toile, 0-80. 

[N° 6S7] Missa pro Defunctis et Ordo exsequiarum, in-iS, tiotalion 
grégorienne. — Broché, 0-15; cartonné dos toile, 0-25; pleine toile, 
0-50. 

OFFICES PROPRES, suppléments au Liber Usualis. 

a) Cottgjégation du S. Esprit (Officia proprîa Cong. S. Spiritus et S. Cordis Ma- 
rias). — 36 pages in-i8 (^Notation Grégorienne). — Prix : fr. 0-80. 



h) Sœurs lie Charité (Fêtes particulières à la Compagnie des Filles de la Charité). 
— 60 pages in-18, transcription en notation tnusicale moderne. — Prix : fr. 0-90. 

c) Mariâtes (Festa propria Societatis Mariœ). — 42 pages in-i8 (Notation grégo- 
rienne). Prix : fr. 0-80. 



N* Des éditions complètes du Kyriale au foi~)nat in-12, en notation 
grégorienne et en notation musicale moderne, ont été publiées en 
Anglais, en Espagnol, en Allemand et en Hongrois. 



Livraison 95 — (Juillet 1912) 

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CONTENU DU PRÉSENT FASCICULE 

1° Les feuilles de texte, 26 et 27 (p. 201-216) du tome X, plus les pages 9* et 
10* de la Table des matières. 

Avec ces feuilles se termine le Tome X. 

2° Les feuilles phototypiques i et 2 (p. 1-16) de l'Antiphonale Missarum Sancti 
Gregorii, Codex 47 de la Bibliothèque de Chartres. 

Ces feuilles commencent le tome XL 

La prochaine livraison contiendra les titres et les premières feuilles de texte de ce volume XI. 

Prix de l'abonnement à la PALÉOGRAPHIE MUSICALE: 

Pour la France, 20 frs. Pour l'étranger, 25 frs. 

Sur papier de Hollande, 30 ou 35 frs; sur papier du Japon, 40 ou 45 frs. 



REVUE GRÉGORIENNE 

ÉTUDES DE CHANT SACRÉ ET DE LITURGIE 

DIRECTEURS : 

M. LE Chanoine C. GABORIT, Maître de Chapelle de la Cathédrale de Poitiers, 

M. l'Abbé N. ROUSSEAU, Professeur au Grand Séminaire du Mans, 

avec le concours des bénédictins DE SOLESMES. 

(Paraît tous les deux mois.) 

Abonnement : France et Belgique, frs 3-50. — Pays étrangers, frs 4-00. 



ACCOMPAGNEMENTS D'ORGUE 

DE UÉDITION VATICANE 

publiés soîis la direction des Bénédictins de Solesmes 

[N° 729A] Accompag-nement d'org-ue des 15 principales Fêtes de l'année, selon l'édition vaticane, par G. Bas. 

84 pages in-4° (35 x 27 cent.) — Broché, net frs 4-00; forte reliure toile, net frs 6-50. 

[N° 729B] CantUS Varii en l'honneur du S. Sacrement, selon l'édition vaticane, par Giulio Bas. — 12 pages in-4° 

(35 X 27 cent.). — Broché, net fr. i-oo. 
[N° 729] comprenant les N°' 729A et 729B réunis : Broché, net frs 4-50; forte reliure toile, net frs 7-00. 

[N° 760] Accompag-nementS réunis, ou ENCHIRIDION seu ORGANUM C OMIT ANS ad partes Gradtialis 
Romani quœ sœpius occurrimt : Kyriale seu Ordinarium Missœ, Missa pro defiinctis et exsequiarum Ordo, Commune 
Sanctorwn, Missœ Votivœ, Missœ in prœcipiiis Festis, Cantus varii. — 396 pages in-4° (35 x 27 cent.). — Broché, 
net frs 16-00; forte reliure toile, tiet frs 19-00. 

Les accompagmmejits d'orgue du GRADUEL complet paraitrotit successivement. 

Vade mecum paroissial de l'accompagnateur grég-orien, par Aug. I-e Guennant. Accompagnements à 

3 parties, en cinq fascicules in-4° raisin, spécialement écrits pour l'Harmonium ou l'Orgue sans pédale, suivant le 
rythme des RR. PP. Bénédictins de Solesmes. — Premier fascicule, de 90 pp., contenant : Kyriale ou « Orditiaire 
de la Messe » suivi de Messe pour les défunts et Chants des funérailles, selon l'édition vaticane. Impression très 
soignée, sous couverture forte, net frs 5-00. — Cinquième fascicule contenant les Trois messes de Du Mont, sous 
couverture forte, fiet frs 2-00. 

Les trois autres fascicules suivront après l'apparition de l' Antiphonaire Vatican. 



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Paléographie Musicale 



LES PRINCIPAUX 

MANUSCRITS DE CHANT 

^ GRÉGORIEN, AMBROSIEN, iMOZARABE, GALLICAN, 

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^ PUBLIÉS EN FAC-SIMILÉS PHOTOTYPIQUES 

ji) PAR LES BÉNÉDICTINS DE SOLESMES, 

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O Sous la Direction 

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(I] MOINE DE SOLESMES. 

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SOCIÉTÉ DE SAINT-JEAN LÉVANGÉLISTE 

DESCLÉE &. O^ 
TOURNAY (Belgique) 



W97 

JUL25 1952 01 ff 



PARIS (VP) 

Librairie Alphonse PICARD & FILS 

82, Rue Bonaparte. 



LEIPZIG 

BREITKOPF & HÀRTEL, ÉDITEURS 

Nùrnbergerstrasse, 36. 38. 



1913 



THE CATHOLIC ENCYCLOPEDIA. 

Œuvre internationale de références sur la constitution, la doctrine, la discipline et l'histoire de l'Eglise 
catholique, éditée par le Dr. CHARLES G. Herbermann... et un grand nombre de collaborateurs de toutes 
nations. 15 volumes, grand in-4°. Prix : 34 frs 35 c. chaque volume. — London, Caxton Publishing Company. 
Clun House, Surrey street, Straiid. — New York, Robert Appleton Company. 

II s'agit bien d'une Encyclopédie catholique, romaine, rédigée dans le meilleur esprit. « Une lecture 
attentive montre que les articles ont, en général, les qualités désirables, surtout l'exactitude et la précision, 
qui sont essentielles; et ceux qui traitent les matières les plus capitales sont excellents.» {Etudes, Paris, 
20 Août 191 1). Quatorze magnifiques volumes de Soo pages ont déjà paru. Le 'KN^ et dernier qui 
vient de paraître contient, comme les précédents, de nombreux articles relatifs à la liturgie et à la musique 
ecclésiastique : Tunic, Urban I, " Urbs beata Jérusalem, Usuard (Martyrology of) ", Ut queant Iaxis, 
Van Beethoven, Vatican Archives, Vedas, Veni Creator Spiritus, Veni Sancte Spiritus, Vespers (D. Cabrol 
et H. T. Henry), Vestments, Vexilla Régis, Viaticum, Victima: Paschali, Virgin Mary : Dévotion to the 
Blessed, Visitation, Votive : Mass, Office, Water, Way of the Cross, etc. De nombreuses et belles illustrations 
ornent chaque volume. En résumé, entreprise magnifique, bien réalisée, qui obtient le plus grand succès. 



^®^ DoM André MOCOUEREAU -î©^ 

MONOGRAPHIES GRÉGORIENNES 

SIMPLES NOTES THÉORIQUES ET PRATIQUES 

SUR L'ÉDITION VATICANE 



Ces simples Notes, avant tout pratiques, consisteront en courtes Monographies de 
différentes pièces musicales de l'édition vaticane. 

Exemptes de toute prétention scientifique, elles s'adressent à tous ceux qui, épris des 
beautés des mélodies grégoriennes, ont le désir de les exécuter avec le respect, l'art et la suave 
piété que les anciens apportaient dans le chant de la louange divine. Les notations rythmiques 
et expressives des deux plus grandes Ecoles du moyen âge — Saint-Gall et Metz — mises sous 
leurs yeux, les initieront à l'interprétation idéale des temps antiques; tous s'inspireront de ces 
modèles, et chacun, de son mieux, selon ses moyens, s'efforcera de les reproduire et de les 
réaliser. 

(Extrait de V Introduction générale.) 

N° I. — L'Introït ** IN MEDIO ", 16 pages grand in-80 et 3 tableaux, prix 0-75. 

N° 2. — Verset alléluiatique " OSTENDE NOBIS ", 36 pages grand in-8- et 
3 tableaux, prix 1-50. 

D'autres n"' sont en préparation. 



CHEZ LES MEMES ÉDITEURS 



ANTIPHONALE Sacrosanctae Romanae Ecclesiae pro Diurnis Horis 
SS. D. N. Pii X Pontificis Maximi jussu restitutum et editum. — Edition 
typique de l'Imprimerie Vaticane. Broché, frs 8-co 

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[N° 857] PSALTERIUM ANTIPHONARII ROMANI pro Diurnis Horis. — 

Chant des Hymnes, Antiennes, Psaumes, etc., de Laudes, Prime, Tierce, Sexte, None^ 
Vêpres et Compiles pour les Dimanches ordinaires et tous les jours de la semaine. N^otation 
grégorienne. — Un volume in-S" de 200 pages. — Relié toile, tranche rouge, frs 3-00; dos en 
peau, plats en toile, tranche rouge, frs 4-00. . . . . . . Broché, 2-00 

[ N° 856] Le même, avec signes ^-ytJuniques. — Mêmes pri.x. 

[N° 867] DOMINICA AD VESPERAS ET COMPLETORIUM. Une plaquette de 
32 pages in-S' contenant le chant des Vêpres et des Compiles du Dimanche. A^otation 
grégorienne. — Relié toile noire, tranche rouge, titre doré sur plat, fr. i-io. Broché, 0-50 

[N'^ S66J Le même, avec signes rythmiques. — Mêmes prix. 

[N° 749] Le même an format in-iS. — Relié toile noire, tranche rouge, titre doré sur plat, 
fr. i-oo. ............. Broché, 0-50 

[N° 748] Le même, avec signes rythmiques. — Mêmes prix. 

Pour paraître procliainevîent : 

[N° 751] LIBER USUALIS OFFICII. Cet ouvrage correspond exactérrieht comine 
format et caractères au Liber Usuaiis Missce n° 700 qu'il complète pour toutes les parties 
extraites de l'Antiphonaire. Outre les Vêpres et Compiles des Dimanches et des Fêtes, il 
contient les hymnes et les psaumes de Prime, Tierce, Sexte et None des Dimanches et Fêtes, 
l'Office des Défunts avec les prières des Funérailles, et un choix de chants pour les saluts du 
S. Sacrement. Notation grégorienne. — Un vol. in-i8 ([7x11 cent.) de 550 pages. Broché, 2-00 

[N" 750] Le même, avec signes rythmiques. ...... Broché, 2-00 



/ 7e/it de paraître : 

THEORETISCH-PRACTISCHE CHORALSINGSCHULE 

nach Solesmischer méthode, von D. Slnol, Benedictiner von Montserrat, fur die Deutschen 
Kirchen-Chore, bearbeitet von Albix Sandhage, Pfarrer zu St. Agnes in Hamm (Westf.). 
In-8° de 242 pages. 

Broché, 2-50. 



Livraison 97 — (Janvier 1913) 

të- --- 

CONTENU DU PRÉSENT FASCICULE 

Les feuilles phototypiques 5, 6, 7 et 8 (p. 33-64) de l'Antiphonale Missarum 
Sancti Gregorii, Codex 47 de la Bibliothèque de Chartres. 

C'est pour répondre au désir de quelques-uns de nos souscripteurs, pressés d'étudier en son entier le codex de 
Chartres, que nous donnons plus largement dans cette livraison les feuilles de phototypie. On comprendra facilement 
que nous ne puissions pas renouveler souvent cette libéralité. Les feuilles de texte qui devaient paraître en Janvier 
seront distribuées peu à peu dans les livraisons de la présente année. 

Prix de l'abonnement à la PALÉOGRAPHIE MUSICALE: 

Pour la France, 20 frs. Pour l'étranger, 25 frs. 

Sur papier de Hollande, 30 ou 35 frs; sur papier du Japon, 40 ou 45 frs. 



REVUE GRÉGORIENNE 

ÉTUDES DE CHANT SACRÉ ET DE LITURGIE 

DIRECTEURS : 

M. LE Chanoine C. GABORIT, Maître de Chapelle de la Cathédrale de Poitiers, 

M. l'Abbé N. ROUSSEAU, Professeur au Grand Séminaire du Mans, 

AVEC LE concours DES BÉNÉDICTINS DE SOLESMES. 

(Paraît tous les deux mois.) 

Abonnement : France et Belgique, frs 3-50. — Pays étrangers, frs 4-00. 

ACCOMPAGNEMENTS D'ORGUE 

DE U ÉDITION VATICAN E 

publiés sous la direction des Bénédictins de Solennes 

VIENT DE PARAÎTRE: 
[N" 761] Proprium de Tempore. Pnmier volume. — Premier dimanche de l'Avent à Pâques. — 322 pages petit 
in-4° (30 X 23). — Broché, net frs 15-00; forte reliure toile, net frs 18-00. 

Les autres parties du Graduel paraîtront successivement. 

[N° 729A] Accompagnement d'orgue des 15 principales Fêtes de l'année, selon l'édition vaticane, par c. Bas. 

— 84 pages in-4° (35 x 27 cent.) — Broché, net frs 4-00; forte reliure toile, net frs 6-50. 

[N° 729B] CantUS Varii en l'honneur du S. Sacrement, selon l'édition vaticane, par Giulio Bas. — 12 pages in-4° 
(35 X 27 cent.). — Broché, 7iet fr. 1-00. 

[N° 729] comprenant les N'"' 729A et 729B réunis : Broché, net frs 4-50; forte reliure toile, net frs 7-00. 

[N° 760] Accompagnements réunis, ou ENCHIRIDION seu ORGANUM COMITANS ad partes Gradtialis 
Romani qucc sicpius occurrunt : Kyriale seu Ordinariuni Missic, Missa pro defu?tctis et exseqiiiarum Ordo., Commune 
^anctorum, Missœ Votivie, Missce in prœcipuis Festis, Cantus varii. — 396 pages in-4° (35 x 27 cent.). — Broché, 
net frs 16-00; forte reliure toile, net frs 19-00. 

Les accompagnements d'orgue du GRADUEL complet paraîtront successivement. 

Vade meeum paroissial de l'accompagnateur grégorien, par Aug. I,e Guennant. Accompagnements à 

3 parties, en cinq fascicules in-4° raisin, spécialement écrits pour l'Harmonium ou l'Orgue sans pédale, suivant le 
rythme des RR. PP. Bénédictins de Solesmes. — Premier fascicule, de 90 pp., contenant : Kyriale ou « Ordinaire 
de la Messe » suivi de Messe pour les défunts et Chants des funérailles, selon l'édition vaticane. Impression très 
, soignée, sous couverture forte, net frs 5-00. — Cinquième fascicule contenant les Trois messes de Du Mont, sous 
couverture forte, net frs 2-00. 

Les trois autres fascicules suivront après r apparition de P Antiphonaire Vatican. 



Paléographie Musicale 

LES PRINCIPAUX 

MANUSCRITS DE CHANT 

GRÉGORIEN, AMBROSIEN, MOZARABE, GALLICAN, 

g PUBLIÉS EN FAC-SIMILÉS PHOTOTYPIQUES 

W PAR LES BÉNÉDICTINS DE SOLESMES, 

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P 

O Sous la Direction 

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< de Dom ANDRÉ MOCQUEREAU 

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m MOINE DE SOLESMES. 

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s Vingt-quatrième année — Avril 191 3 

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N°98 

JUL25 1952 010 



SOCIÉTÉ DE SAINT-JEAN L'ÉVANGÉLISTE 

DESCLÉE & C'^ 
TOURNAY (Belgique) 



PARIS (VP) 

Librairie Alphonse PICARD & FILS 

82, Rue Bonaparte, 



LEIPZIG 



BREITKOPF & HÀRTEL, ÉDITEURS 

Nurnbergerstrasse, 36. 38. 



1913 



SOCIÉTÉ DE SAINT JEAN L'ÉVANGÉLISTE, Desclée et Cie, 
Imprimeurs du S. Siège et de la S. Congrégation des Rites. 

Vient de paraître : 

Liber usualis Offleii pro Dominieis et Festis I. vel IL Classis 

cum cantu gregoriano ex editione Vaticana adamussim excerpto. 

Vespéral romain pour les Dimanches et principales Fêtes, augmenté des Hymnes et des Psaumes des Petites Heures, 
de l'Office des Défunts et d'un recueil de Chants pour les Processions et les Saluts du S. Sacrement. 

1 volume in- 18 (17x11 cent.) de 790 pag-es. 
[N° 751] Édition en notation grég-orienne Broché, frs 3-00 

[N° 750] Le même, avec signes rythmiques Broché, frs 3-00 

[N° 752] Le même en notation musicale moderne {en préparation) 

Reliures en plus : 



Toile, ornements à froid, tranche rouge ( N" 2) . . . frs i-oo 

Dos en peau, plats en toile, tranche rouge ...» 1-50 

Pégamoïd, imitation chagrin noir, tranche rouge . . » 1-75 

Mouton, imitation chagrin noir, tranche rouge (N° 6m) . » 2-25 



Le même, tranche dorée (No 7M) . . . .frs 2-60 

Chagrin noir, tranche rouge (N° 13 sp.) .... » 4-00 
Le même, tranche dorée (N*^ 14 sp.) ..,.,» 4-35 



Cet ouvrage correspond pour les chants de l'Office du soir, qui en forment la partie principale, au 
Liber Usualis Missae N°s 701 et 700. Le plan toutefois en est un peu différent. A de rares exceptions près, 
le Liber Usualis Officii ne devant servir que le Dimanche, c'est surtout en vue de l'Office dominical qu'il a 
été rédigé. On y trouvera donc en premier lieu les Vêpres et les Compiles de tous les Dimanches de 
l'année, des Fêtes de 1"° et de II^ classe, et en général de toutes celles dont la solennité est admise le 
Dimanche; puis, soit au Commun, soit au Propre des Saints, l'antienne, le verset et l'oraison des Fêtes de 
rit inférieur dont il peut être fait Mémoire aux Vêpres du Dimanche. Cependant chaque fois que l'Office 
d'une Fête mineure contenait des parties propres, il a paru préférable de les donner à la suite de la 
Mémoire, en faveur des Eglises qui la célébreraient sous un rit plus élevé. On espère ainsi, tout en laissant 
à l'ouvrage le caractère pratique qu'il doit présenter pour le plus grand nombre, avoir pourvu largement 
aux nécessités les plus habituelles des Églises particulières. Par là même aussi, et moyennant la simple 
addition d'un Supplément pour les Psaumes fériaux (N°s 755 et 756), on pourra avec ce livre solenniser 
en semaine la plupart des Fêtes qui ne comportent pas les Psaumes du Dimanche. Le Liber Usualis Officii 
contient encore les Hymnes et les Psaumes des Petites Heures des Dimanches et Fêtes majeures ainsi 
que l'Office des Défunts et les Prières des Funérailles. Un recueil d'Hymnes et de Chants pour les 
Processions et les Saluts du S. Sacrement termine le volume. On trouvera de plus à l'Appendice, groupés 
suivant les huit modes grégoriens, les Psaumes des Vêpres et des Compiles du Dimanche et des 
principales Fêtes, avec l'intonation de chaque Psaume entièrement notée, et l'indication, en caractères 
spéciaux, des cadences de médiante et de terminaison pour chaque verset. 

Suppléments au Liber Usualis Officii. 
[N° 755] Psalmi Feriales cum Antiphonis ad Vesperas et Corapletopium in Festis minoribus dicendi, 

70 pages Broché, frs 0-50 

[N° 756] Le même, avec signes rythmiques . . , Broché, fr. 0-50 

[N" 753] Psalmi Feriales ad Horas minores et Completorium (texte seul). 32 pages . . Broché, fr. 0-25 
[N° 754] Psalmi Feriales ad Completorium (texte seul) Broché, fr. 0-15 

Les n'^ 7J-J et yj4 ne contiennent que le texte des Psaumes satis les Antiennes. A défaut des n" y^j ou yj6, le n" yj^ est indispensable fotir 
la célébration de l Office de Complies le jour de la Toussaint. J 

[N° 757] Hymni Offleii Romani ad Horas diei secundum antiquum usum, 80 à 90 pages . Broché, fr. 0-50 

[No 758] Le même, avec signes rythmiques ........... Broché, fr. 0-50 

[Ces suppléments peuvent être joints à volonté au Liber Usualis Officii. J 

LIBER USUALIS MISSAE 

PRO DOMINICIS ET FESTIS DUPLICIBUS 
Un beau volume in-18 (17 x il cent.) 

[N" 701] Édition en notation grégorienne reproduisant le chant de tous les Dimanches et Fêtes doubles d'après le Graduel Vatican, 

avec le texte des Oraisons, Épîtres, Évangiles, etc., 1086 pages Broché, frs 3-00 

[N° 700] Le même, avec signes rythmiques Broché, frs 3-00 

[N° 740] Édition en notation musicale moderne sur portée de s lignes, clef de sol, 1286 pages .... Broché, frs 4-50 
[N° 740A] Le même sur papier indien, mince, opaque, très solide . -. Broché, frs 6-0O 



CHEZ LES MEMES EDITEURS 



ANTIPHONALE Sacrosanctae Romanae Ecclesiae pro Diurnis Horis 
SS. D. N. Pii X Pontificis Maximi jussu restitutum et editum. — Edition 
typique de l'Imprimerie Vaticane. Broché, frs 8-00 

Relié Toile, tranche rouge . . . . . . . . frs 10-00 

Dos en peau, plats en toile, tranche rouge . . . , . » i i-oo 



EDITIONS SELON LA VATICANE 

En veitte : 

[N° 857] PSALTERIUM ANTIPHONARII ROMANI pro Diurnis Horis. — 

Chant des Hymnes, Antiennes, Psaumes, etc., de Laudes, Prime, Tierce, Sexte, None, 
Vêpres et Complies pour les Dimanches ordinaires et tous les jours de la semaine. Notation 
grégorienne. — Un volume in-8° de 200 pages. — • Relié toile, tranche rouge, frs 3-00; dos en 
peau, plats en toile, tranche rouge, frs 4-00. ...... Broché, 2-00 

[N° 856] Le même, avec signes rythmiques. — Mêmes prix. 

[N° 867] DOMINICA AD VESPERAS ET COMPLETORIUM. Une plaquette de 
32 pages in-8° contenant le chant des Vêpres et des Complies du Dimanche. Notation 
orienne. — Relié toile noire, tranche rouge, titre doré sur plat, fr. i-io. Broché, 0-50 



[N° 866] Le même, avec signes rytJmiiqties. — Mêmes prix. 

[N° 749] Le même au format in- 18. — Relié toile noire, tranche rouge, titre doré sur plat, 
fr. i-oo. ............. Broché, 0-50 

[N° 748] Le même, avec signes rythmiques. — Mêmes prix. 

[N° 787] VARII CANTUS ad Processionem et Benedictionem Ss. Sacramenti. 

Cet opuscule contient les hymnes du S. Sacrement entièrement notées, le Te Detim, les 
chants usuels avant et après la Bénédiction, et un choix de morceaux grégoriens extraits des 
livres de Solesmes pour les divers Temps de l'année et toutes les grandes Fêtes. 100 pages 
in-i8 (17X II cent.) ........... Broché, 0-60 

LN° 788J Le même, avec signes rythniques. — Mêmes prix. 

[N° 759] VESPERTINI PSALMI pro Dominicis et Festis juxta tonos gregoria- 

nos. Petit psautier pour les Vêpres et Complies des Dimanches et des Fêtes avec l'intona- 
tion de chaque psaume entièrement notée, et l'indication, en caractères spéciaux, des cadences 
' de médiante et de terminaison. L'ouvrage contient en outre les chants du Deus in adjutorium, 
du Benedicamus Domino, et des quatre Antiennes à la Sainte Vierge. — 108 pages in- 18 
{17 X II cent.) ............ Broché, 0-60 



Vient de I)araître : 

THEORETISCH-PRACTISCHE CHORALSINGSCHULE 

nach Solesmischer méthode, von D. Sunol, Benedictiner von Montserrat, fiir die Deutschen 
Kirchen-Chôre, bearbeitet von Albin Sandhage, Pfarrer zu St. Agnes in Hamm (Westf.). 
In- 8° de 242 pages. 

Broché, 2-50. 



Livraison 98 — (Avril 1913) 



CONTENU DU PRESENT FASCICULE 

r La feuille de texte 4, (p. 25-32) du tome XI. 

2° Les feuilles phototypiques 9, 10, 11 (p. 65-88) de l'Antiphonale Missarum 
Sancti Gregorii, Codex 47 de la Bibliothèque de Chartres. 

Prix de l'abonnement à la PALÉOGRAPHIE MUSICALE : 

Pour la France, 20 frs. Pour l'étranger, 25 frs. 

Sur papier de Hollande, 30 ou 35 frs; sur papier du Japon, 40 ou 45 frs. 



REVUE GREGORIENNE 

ÉTUDES DE CHANT SACRÉ ET DE LITURGIE 

DIRECTEURS : 

M. LE Chanoine C. GABORIT, Maître de Chapelle de la Cathédrale de, Poitiers, 

M. l'Abbé N. ROUSSEAU, Professeur au Grand Séminaire du Mans, 

avec le concours des bénédictins DE SOLESMES. 

(Paraît tous les deux mois.) 

Abonnement : France et Belgique, frs 3-50. — Pays étrangers, frs 4-00. 



ACCOMPAGNEMENTS D'ORGUE 

DE L ÉDITION VATICAN E 
ptibliés sous la direction des Bénédictins de Solesmes 

VIENT DE PARAÎTRE: 

[N° 761] Proprium de Tempore. Premier volume. — Premier dimanche de l'Avent à Pâques. — 322 pages petit 
in-4° (30 X 23). — Broché, ««/frs 15-00; forte reliure toile, net frs 18-00. 

Les autres parties du Graduel parailroiit successivement. 

[N° 72gA] Aceompag-nement d'orgue des 15 principales Fêtes de l'année, selon l'édition vaticane, par G. Bas. 

— S4 pages in-4° (35 x 27 cent.) — Broché, net frs 4-00; forte reliure toile, net frs 6-50. 

[N° 729B] Cantus Varii en l'honneur du S. Sacrement, selon l'édition vaticane, par GiULio Bas. — 12 pages in-4° 
(35 X 27 cent.). — Broché, 7iet fr. i-oo. 

[N° 729] comprenant les N"'* 729A et 729B réunis : Broché, net frs 4-50; forte reliure toile, net ïïs 7-00. 

[W 760] AcCOmpag-nementS réunis, ou ENCHIRIDION seu ORGANVM COMITANS ad partes Gradualis 
Romani quœ sœpiiis occurrunt : Kyriale seu Ordinarium Missœ, Missa pro defunctis et exsequiarum Ordo, Commune 
Sanctorum, Missœ Votivce, Missœ in prœcipuis Festis, Cantus varii. — 396 pages in-4° (35 x 27 cent.). — Broché, 
?iet frs 16-00; forte reliure toile, fiet frs 19-00. 

Les accompagne77ients d'orgue du GRADUEL co?nplet paraîtro?it successivement. 

Vade meeum paroissial de l'accompagnateur grégorien, par Aug. Le Guennant. Accompagnements à 

3 parties, en cinq fascicules. in-4° raisin, spécialement écrits pour l'Harmonium ou l'Orgue sans pédale, suivant le 
rythme des RR. PP. Bénédictins de Solesmes. — Premier fascicule, de 90 pp., contenant : Kyriale ou « Ordinaire 
de la Messe » suivi de Messe pour les défimts et Chants des funérailles, selon l'édition vaticane. Impression très 
soignée, sous couverture forte, net frs 5-00. — Cinquième fascicule contenant les Trois messes de Du Mont, sous 
couverture forte, net hs 2-00. 

Les trois autres fascicules suivront après P apparition de V Antiphonaire Vatican. 



PAR LES BENEDICTINS DE SOLESMES, 



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Paléographie Musicale V^-^ ^^ 

LES PRINCIPAUX 

MANUSCRITS DE CHANT "" 

^ GRÉGORIEN, AMBROSIEN, MOZARABE, GALLICAN, 

W 

^ PUBLIÉS EN FAC-SIMILÉS PHOTOTYPIQUES 

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O Sous la Direction 

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< de Dom ANDRÉ MOCQUEREAU 

W MOINE DE SOLESMES. 

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2 Vingt-quatrième année — Juillet 191 3 

?, N°99 

< .JUL2 5 1952 010 ^ 

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SOCIÉTÉ DE SAINT-JEAN LÉVANGÉLISTE 

DESCLÉE & O^ 
TOURNAY (Belgique) 



PARIS (VP) 

Librairie Alphonse PICARD & FILS 

82. Rue Bonaparte, 



LEIPZIG 

BREITKOPF & HÀRTEL, ÉDITEURS 

Nùrnbergerstrasse, 36. 3S. 



1913 



SOCIÉTÉ DE SAINT JEAN L'ÉVANGÉLISTE, Désolée et Cie, 
Imprimeurs du S. Siège et de la S. Congrégation des Rites. 



Vient de pat'aître : 

Liber usualis Offieii pro Dominieis et Festis I. vel IL Classis 

cum cantu gregoriano ex editione Vaticana adamussim excerpto. 

Vespéral romain pour les Dimanches et principales Fêtes, augmenté des Hymnes et des Psaumes des Petites Heures, 
de l'Office des Défunts et d'un recueil de Chants pour les Processions et les Saints du S. Sacrement. 

. 1 volume in- 18 (17x11 cent.) de 790 pag-es. 
[N'^ 7Si] Édition en notation g-rég-orienne Broché, frs 3-00 

[N° 750] Le même, avec signes rvt/i iniques . . . _ Broché, frs 3-00 

[N° 752] Le même en notation musicale moderne {en préparation.) 



Reliures en plus 



Toile, ornements à froid, tranche rouge (N° 2) . 
Dos en peau, plats en toile, tranche rouge 
Pégamoïd, imitation chagrin noir, tranche rouge 
Mouton, imitation chagrin noir, tranche rouge (N° 6m) 



Le même, tranche dorée (N° 7M) ..... frs 2-60 
Chagrin noir, tranclie rouge tN° 13 sp.) . . . . » 4-00 
Le même, tranche dorée (N° 14 sp.) ....,» 4-35 



Cet ouvrage correspond pour les chants de l'Office du soir, qui en forment la partie principale, au 
Liber Usualis Missae N°s 701 et 700. Le plan toutefois en est un peu différent. A de rares exceptions près, 
le Liber Usualis Offieii ne devant servir que le Dimanche, c'est surtout en vue de l'Office dominical qu'il a 
été rédigé. On y trouvera donc en premier lieu les Vêpres et les Complies de tous les Dimanches de 
l'année, des Fêtes de 1"" et de ll^ classe, et en général de toutes celles dont la solennité est admise le 
Dimanche: puis, soit au Commun, soit au Propre des Saints, l'antienne, le verset et l'oraison des Fêtes de 
rit inférieur dont il peut être fait Mémoire aux Vêpres du Dimanche. Cependant chaque fois que l'Office 
d'une Fête mineure contenait des parties propres, il a paru préféra'ole de les donner à la suite de la 
Mémoire, en faveur des Eglises qui la célébreraient sous un rit plus élevé. On espère ainsi, tout en laissant 
à l'ouvrage le caractère pratique qu'il doit présenter pour le plus grand nombre, avoir pourvu largement 
aux nécessités les plus habituelles des Églises particulières. Par là même aussi, et moyennant la simple 
addition d'un Supplément pour les Psaumes fériaux (N°s 755 et 756), on pourra avec ce livre solenniser 
en semaine la plupart des Fêtes qui ne comportent pas les Psaumes du Dimanche. Le Liber Usualis Offieii 
contient encore les Hymnes et les Psaumes des Petites Heures des Dimanches et Fêtes majeures ainsi 
que l'Office des Défunts et les Prières des Funérailles. Un recueil d'Hymnes et de Chants pour les 
Processions et les Saints du S. Sacrement termine le volume. On trouvera de plus à l'Appendice, groupés 
suivant les huit modes grégoriens, les Psaumes des Vêpres et des Complies du Dimanche et des 
principales Fêtes, avec l'intonation de chaque Psaume entièrement notée, et l'indication, en caractères 
spéciaux, des cadences de médiante et de terminaison pour chaque verset. 

Suppléments au Liber Usualis Offieii. 
[N° 75 s] Psalmi Feriales cum Antiphonis ad Vesperas et Completorium in Festis minoribus dicendi, 

70 pages ................. Broché, frs 0-50 

[N° 756] Le même, avec signes rythmiques ........... Broché, fr. 0-50 

[N° 753] Psalmi Feriales ad Horas minores et Completorium (texte seul). 32 pages . . Broché, fr. 0-25 
[N° 754] Psalmi Feriales ad Completorium fi'<;.v7'^ if/^/j Broché, fr. 0-15 

Les n" j£j et Jj4 ne contiennent que le texte des Psaumes sans les Antiennes. A défaut des n" yjj ou yj6, le «" 75/ est indispensable four 
la célébration, de V Office de Complies le jour de la Toussaint. ) 

[NO 757] Hymni Offieii Romani ad Horas diei secundum antiquum usura, 80 à 90 pages . Broché, fr. 0-50 

[N° 758] 'Lq xa.&av'è, avec signes rythmiques Broché, fr. 0-50 

(Ces supplémejits peuvent être Joints à volonté au. Liber Usualis Offieii.) 

LIBER USUALIS MISSAE 

PRO DOMINICIS ET FESTIS DUPLICIBUS 
Un beau volume in-18 (17 ■- 11 cent.) 

[N" 701] Édition en notation grégorienne reproduisant le chant de tous les Dhiianches et Fêtes doubles d'après le Graduel Vatican, 

avec le texte des Oraisons, Épîtres, Évangiles, etc., ioS5 pages Broché, frs 3-00 

[N° 700] Le même, avec signes rythmiques Broché, frs 3-00 

[N° 740] Édition en notation musicale moderne sur portée de 5 lignes, clef uc soi, 1286 pages .... Broché, frs 4-50 

[N° 740.V] Le même sur papier indien, mince, opaque, très solide .... Broché, frs 6-00 



La feuille de texte 5 (pages 33-40) 
annoncée sur la couverture comme fai- 
sant partie de la présente livraison (99') 
n'a pu y être incluse; elle sera insérée, à 
titre de supplément, dans la livraison 
suivante. 



CHEZ LES MÊMES EDITEURS 



EDITIONS SELON LA VATICANE 

En vente : 

[N'' 857] PSALTERIUM ANTIPHONARII ROMANI pro Diurnis Horis. — 

Chant des Hymnes, Antiennes, Psaumes, etc., de Laudes, Prime, Tierce, Sexte, None, 
Vêpres et Complies pour les Dimanches ordinaires et tous les jours de la semaine. Tons 
communs de l'Office. Notation grégorienne. — Un volume in-8° (20^2 x 13 cent.) de 200 pages. 
• — Relié toile, tr. rouge, frs 3-00; dos en peau, plats en toile, tr. rouge, frs 4-00. Broché, 2-cx) 

[N° 856] Le même, avec signes rythmiques. — Mêmes prix. 

[N° 867] DOMINICA AD VESPERAS ET COMPLETORIUM. Une plaquette de 
28 pages in-8° (20^ x 13 cent.) contenant le chant des Vêpres et des Complies du Dimanche. 
Notation grégorienne. — Relié toile noire, tr. rouge, titre doré sur plat, fr. i-oo. Broché, 0-40 

[N° 866J Le même, avec signes rythmiques. ■ — Mêmes prix. 

[N° 749] Le même au format in-i8 (17 x 11 cent.) — Relié toile noire, tranche rouge, titre 
doré sur plat, fr. o-So. .......... Broché, 0-30 

[N° 74S] Le même, avec signes rythiniqn.es. — Mêmes prix. 

[N° 868] VESPERAE ET COMPLETORIUM DE DOMINICA. A la suite des 
Vêpres et des Complies du Dimanche, avec les Psaumes entièrement notés, cette plaquette 
contient les chants du Benedicanius Domino et des quatre Antiennes à la Sainte Vierge, ainsi 
que les chants usuels avant et après la Bénédiction du S. Sacrement. Notation musicale mo- 
derne. — 44 pages in-8° (20^ x 13 cent.) Relié toile noire, tranche rouge, titre dorée sur 
plat, fr. i-io. . . . . . . . . . . . . Broché, 0-50 

[N° ']'i-]'\ VARII CANTUS ad Processionem et Benedictionem Ss. Sacramenti, 

Cet opuscule contient les hymnes du S. Sacrement entièrement notées, le Te Dcitm, les 
chants usuels avant et après la Bénédiction, et un choix de morceaux grégoriens extraits des 
livres de Solesmes pour les divers Temps de l'année et toutes les grandes Fêtes. 100 pages 
in-i8 (17x11 cent.) ........... Broché, 0-60 

[N" 788] Le même, avec signes rythmiques. — Mêmes prix. 

[N° 759] VESPERTINI PSALMI pro Dominicis et Festis juxta tonos gregoria- 

nos. Petit psautier pour les Vêpres et Complies des Dimanches et des Fêtes avec l'intona- 
tion de chaque psaume entièrement notée, et l'indication, en caractères spéciaux, des cadences 
de médiante et de terminaison. L'ouvrage contient en outre les chants du Deus in adjutorimn, 
du Benedicanius Domino, et des quatre Antiennes à la Sainte Vierge. — 108 pages in- 18 
. (17XT1 cent.) ............ Broché, 0-60 



Vient de paraître : 

THEORETISCH-PRACTISCHE CHORALSINGSCHULE 

nach Solesmischer méthode, von D. Sunol, Benedictiner von Montserrat, fur die Deutschen 
Kirchen-Chore, bearbeitet von Albin Sandhage, Pfarrer zu St. Agnes in Hamm (Westf,). 
In-8° de 242 pages. 

Broché, 2-50. 



Livraison 99 — (Juillet 1913) 

m 

CONTENU DU PRÉSENT FASCICULE 

1° Les feuilles de texte'^, 6, 7, (p. ^-56) du tome XI. 

2' La feuille phototypique 12 (p. 89-96) de l'Antiphonale Missarum Sancti 
Greg'orii, Codex 47 de la Bibliothèque de Chartres. 

Prix de l'abonnement à la PALÉOGRAPHIE MUSICALE : 

Pour la France, 20 frs. Pour l'étranger, 25 frs. 

Sur papier de Hollande, 30 ou 35 frs; sur papier du Japon, 40 ou 45 frs. 

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DIRECTEURS : 

M. LE Chanoine C. GABORIT, Maître de Chapelle de la Cathédrale de Poitiers, 

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avec le concours des bénédictins DE SOLESMES. 

(Paraît tous les deux mois.) 

Abonnement : France et Belgique, frs 3-50. — Pays étrangers, frs 4-00. 

ACCOMPAGNEMENTS D'ORGUE 

£>£ L'ÉDITION VATICAN E 
publiés sous la direction des Bénédictins de Solesmes 

[N° 761] Proprium de Tempore. Premier volume. " Premier dimanche de l'Avent à Pâques, par GiULio Bas. — 
322 pages petit in-4° (30 x 23). — Broché, 7iet frs 15-00; forte reliure toile, net frs 18-00. 

[N° 761 bJ Proprium de Tempore. Deuxihne volmne. — Dimanche de Pâques au dernier Dimanche après la Pente- 
côte, par GiULio Bas. — 220 pages petit in-4° (30 x 23) — Broché, net frs 10-00; forte reliure toile, fiet frs 13-00. 

Les autres parties dii Graduel para'itront successivement. 

[N° 729A] Accompagnement d'orgue des 15 principales Fêtes de l'année, selon l'édition vaticane, par G. Bas. 

— 84 pages in-4° (35 x 27 cent.) — Broché, tiet frs 4-00; forte reliure toile, net frs 6-50. 

[N° 729B] Cantus Varii en l'honneur du S. Sacrement, selon l'édition vaticane, par Giulio Bas. — 12 pages in-4° 
(35 X 27 cent.). — Broché, 7iet fr. i-oo. 

[N° 729] comprenant les N°" 729A et 729B réunis : Broché, net frs 4-50; forte reliure toile, net frs 7-00. 

[N° 760] Accompagnements réunis, ou ENCHIRIDION seu ORGANUM COMITANS ad fartes Gradualis 
Ro?na?2i quœ sœpius occurrunt : Kyriale seu Ordinarium Missœ, Missa pro defunctis et exsequiai-um Ordo, Commune 

Sanctorum, Missœ Votivœ, Missœ in prœcipuis Festis, Ca?itus varii. — 396 pages in-4° (35 x 27 cent.). Broché, 

net frs 16-00; forte reliure toile, net frs 19-00. 

Les accompagnements d'orgue du GRADUEL complet para'itro?it sitccessivement. 

Vade meeum paroissial de l'accompagnateur grégorien, par Aug. i.e Guennant. Accompagnements à 

3 parties, en cinq fascicules in-4° raisin, spécialement écrits pour l'Harmonium ou l'Orgue sans pédale, suivant le 
rythme des RR. PP. Bénédictins de Solesmes. — Premier fascicule, de 90 pp., contenant : Kyriale ou « Orditiaire 
de la Messe » suivi de Messe pour les défunts et Chants des funérailles, selon l'édition vaticane. Impression très 
soignée, sous couverture forte, jiet frs 5-00. — Cinquième fascicule contenant les Trois messes de Du Mont, sous 
couverture forte, 7iet frs 2-00. 

Les trois autres fasciailes suivront après l'apparition de l'Antiphonaire Vatican. 



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Paléographie Musicale 



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LES PRINCIPAUX ^^ ^^'^ 

MANUSCRITS DE CHANT ^ 

GRÉGORIEN, AMBROSIEN, MOZARABE, GALLICAN, 

PUBLIÉS EN FAC-SIMILÉS PHOTOTYPIQUE; 



PAR LES BENEDICTINS DE SOLESMES, 
Sous la Direction 

de Dom ANDRÉ MOCQUEREAU 

MOINE DE SOLESMES. 



Vingt-quatrième année — Octobre 19 13 



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N° 100 

m 26 1952 010 



SOCIÉTÉ DE SAINT-JEAN L'ÉVANGÉLISTE 



DESCLEE & Ci^ 
TOURNAY (Belgique) 



PARIS (VP) 

Librairie Alphonse PICARD & FILS 



82, Rue Bonaparte. 



LEIPZIG 

BREITKOPF & HÀRTEL, ÉDITEURS 

Nurnbergerstrasse, 36,, 38. 



1913 



SOCIÉTÉ DE SAINT JEAN L'ÉVANGÉLISTE, Desclée et Cie, 

Imprimeurs du S. Siège et de la S. Congrégation des Rites. 

Liber usualis Offleii pFO Dominieis et Festis I. vel IL Classis 

cum cantu gregoriano ex editione Vaticana adamussim excerpto. 

Vespéral romain pour les Dimanches et principales Fêtes, augmenté des Hymnes et des Psaumes des Petites Heures, 
de l'Office des Défunts et d'un recueil de Chants pour les Processions et les Saints du S. Sacrement. 

1 volume in- 18 (17x11 cent.) de 790 pag-es. 
[N° 75 1] Édition en notation grégorienne Broché, frs 3-00 

[N° 750] Le même, avec signes rythmiques Broché, frs 3-00 

[N° 752] Le même en notation musicale moderne {en préparation) 

Reliures en plus : 



Toile, ornements à froid, tranche rouge (N° 2) . . . frs i-oo 

Dos en peau, plats en toile, tranche rouge ...» 1-50 

Pégamoïd, imitation chagrin noir, tranche rouge . . » 1-75 

Mouton, imitation chagrin noir, tranche rouge (N^ 6m) . » 2-25 



Le même, tranche dorée {N° 7M) ..... frs 2-60 
Chagrin noir, tranche rouge (N° 13 sp.) .... » 4-00 
Le même, tranche dorée (N° 14 sp.) » 4-35 



Cet ouvrage correspond pour les chants de l'Office du soir, qui en forment la partie principale, au 
Liber Usualis Missae N°s 701 et 700. Le plan toutefois en est un peu différent. A de rares exceptions près, 
le Liber Usualis Officii ne devant servir que le Dimanche, c'est surtout en vue de l'Office dominical qu'il a 
été rédigé. On y trouvera donc en premier lieu les Vêpres et les Compiles de tous les Dimanches de 
l'année, des Fêtes de I"' et de 11'= classe, et en général de toutes celles dont la solennité est admise le 
Dimanche; puis, soit au Commun, soit au Propre des Saints, l'antienne, le verset et l'oraison des Fêtes de 
rit inférieur dont il peut être fait Mémoire aux Vêpres du Dimanche. Cependant chaque fois que l'Office 
d'une Fête mineure contenait des parties propres, il a paru préfëra'ole de les donner à la suite de la 
Mémoire, en faveur des Eglises qui la célébreraient sous un rit plus élevé. On espère ainsi, tout en laissant 
à l'ouvrage le caractère pratique qu'il doit présenter pour le plus grand nombre, avoir pourvu largement 
aux nécessités les plus habituelles des Églises particulières. Par là même aussi, et moyennant la simple 
addition d'un Supplément pour les Psaumes fériaux (N°s 755 et 756), on pourra avec ce livre solenniser 
en semaine la plupart des Fêtes qui ne comportent pas les Psaumes du Dimanche. Le Liber Usualis Officii 
contient encore les Hymnes et les Psaumes des Petites Heures des Dimanches et Fêtes majeures ainsi 
que l'Office des Défunts et les Prières des Funérailles. Un recueil d'Hymnes et de Chants pour les 
Processions et les Saints du S. Sacrement termine le volume. On trouvera de plus à l'Appendice, groupés 
suivant les huit modes grégoriens, les Psaumes des Vêpres et des Compiles du Dimanche et des 
principales Fêtes, avec l'intonation de chaque Psaume entièrement notée, et l'indication, en caractères 
spéciaux, des cadences de médiante et de terminaison pour chaque verset. 

Suppléments au Liber Usualis Officii. 
[N° 755] Psalmi Feriales cum Antiphonis ad Vesperas et Completorium in Festis minoribus dicendi, 

70 pages ................. Broché, frs 0-50 

[N° 756] Le même, avec signes rythmiques Broché, fr. 0-50 

[N° 757] Hymni Officii Romani ad Horas diei seeundum antiquum usum, 80 à 90 pages . Broché, fr. 0-50 

[No 758] Le même, avec signes ryth77iiques Broché, fr. 0-50 

[N° 773] Hymni, Antiphonse, Psalmi et Responsoria brevia ad Horas Minores pro Dominieis et Festis. 

Offices de Prime, Tierce, Sexte, None pour les Dimanches et les Fêtes pouvant se célébrer le Dimanche . fr. 0-60 
[N° 772] Le même, avec signes rythmiques ............. fr. 0-60 

f Ces deux derniers suppléments peuvent égale7nent être joints à volonté aux éditions du Liber Usualis Missae n'^ 701 et joo. J 

[N° 77s] In Nativitate Domini. Office de la nuit de Noël, Matines et Laudes avec la messe, d'après l'édition vaticane 

et les livres de Solesmes. 
[N° 776] Le même, avec signes rythtniques. 
[N° 777] Officium Tridui Sacri. Matines et Laudes des trois derniers jours de la Semaine Sainte, avec le chant 

extrait de TAntiphonaire romain et des éditions de Solesmes. 
[N° 778J Le même, avec signes rythmiques. 

(Ces supplémmts peuvent être joints à volo7ité au Liber Usualis Oficii.J 

LIBER USUALIS MISSAE 

PRO DOMINICIS ET FESTIS DUPLICIBUS 
Un beau volume in-18 (17 < U eent.) 

[N° 701] Édition en notation g'rég'pPienne reproduisant le chant de tous les Dimanches et Fêtes doubles d'après le Graduel Vatican, 

avec le texte des Oraisons, Épîtres, Evangiles, etc., 10S6 pages . . . . . . . • • • . • Broché, frs 3-00 

[N° 700] Le même, avec signes rythmiques Broché, frs 3-00 

[N° 740] Edition en notation musicale moderne sur portée de 5 lignes, clef de soi, 1286 pages .... Broché, frs 4-50 

[N° 74OA] Le même sur papier indien, mince, opaque, très solide .... Broché, frs 6-00 



CHEZ LES MÊMES EDITEURS 



ÉDITIONS SELON LA YATICANE 

[N° 857] PSALTERIUM ANTIPHONARII ROMANI pro Diurnis Horis. — 

Chant des Hymnes, Antiennes, Psaumes, etc., de Laudes, Prime, Tierce, Sexte, None, 
Vêpres et Complies pour les Dimanches ordinaires et tous les jours de la semaine. Tons 
communs de l'Office. Notation gi'égorienne. — Un volume in-8° (20)^2 x 13 cent.) de 200 pages. 
— Relié toile, tr. rouge, frs 3-00; dos en peau, plats en toile, tr. rouge, frs 4-00. Broché, 2-00 

[N° S56] Le même, avec signes rytJ11niq7t.es. — Mêmes prix. 

[N° 867] DOMINICA AD VESPERAS ET COMPLETORIUM. Une plaquette de 
28 pages in-8'' (20^ x 13 cent.) contenant le chant des Vêpres et des Complies du Dimanche. 
Notation grégorienne. — Relié toile noire, tr. rouge, titre doré sur plat, fr. i-oo. Broché, 0-40 

[N° 866] Le même, avec signes rythmiques. — Mêmes prix. 

[N° 749] Le même au format in-i8 (17 x 11 cent.) — Relié toile noire, tranche rouge, titre 
doré sur plat, fr. 0-80 Broché, 0-30 

[N° 74S] Le même, avec signes rythuiiqjics. — Mêmes prix. 

[N° 853] TONI COMMUNES OFFICII : In principio Horarum; Toni Psalmorum, Versi- 
culorum, Absolutionum et Benedictionum, Lectionis, Capiluli, Orationum; in fine Horarum; 
Toni V. Bcnedicaimis Domino; de cantu Hymnorum; Gloria Patri in Responsoriis brevibus; 
Alléluia in fine Antiphonarum Tempore Paschali; Te Deum (tonus solemnis et simplex); 
Veni Sancte Spiritiis. Vcni Creator; Litaniae Sanctorum. — Un vol. in-8° {20j4 x 13 cent.) 
de 80 pages. — Relié toile, tranche rouge, fr. 1-25 ..... Broché, 0-60 

[N° 854] Le même, avec signes rythmiques. — Mêmes prix. 

( Ces deux n" peuvent cire joints aux Toni communes ATissœ n" 68g et 6ço.) 

[N° 868] VESPERAE ET COMPLETORIUM DE DOMINICA. Vêpres et Complies 
du Dimanche, avec les Psaumes entièrement notés. Chants du Bcnedicamus Domino et des 
quatre Antiennes à la Sainte Vierge. Chants usuels avant et après la Bénédiction du S. Sa- 
crement. N'otation musicale moderne. — 44 pages in-8° (20^ x 13 cent.) Relié toile noire, 
tranche rouge, titre doré sur plat, fr. i-io . . . . . . . Broché, 0-50 

[N° 787] VARII CANTUS ad Processionem et Benedictionem Ss. Sacramenti. 

Cet opuscule contient les hymnes du S. Sacrement entièrement notées, le Te Deum, les 
chants usuels avant et après la Bénédiction, et un choix de morceaux grégoriens extraits des 
livres de Solesmes pour les divers Temps de l'année et toutes les grandes Fêtes. 100 pages 
in- 18 (17 X II cent.) ........... Broché, 0-60 

[N° 788] Le même, avec signes lythmiques. — Mêmes prix. 

[N° 759] VESPERTINI PSALMI pro Dominicis et Festis juxta tonos gregoria- 
nos. Petit psautier pour les Vêpres et Complies des Dimanches et des Fêtes avec l'intona- 
tion de chaque psaume entièrement notée, et l'indication, en caractères spéciaux, des cadences 
de médiante et de terminaison. L'ouvrage contient en outre les chants du Deus in adjutoîHum, 
du Benedicamus Domino, et des quatre Antiennes à la Sainte Vierge. — 108 pages in-i8 
(17x11 cent.) ............ Broché, 0-60 

Vient de paraître : 

THEORETISCH-PRACTISCHE CHORALSINGSCHULE 

nach Solesmischer méthode, von D. Sunol, Benedictiner von Montserrat, flir die Deutschen 
Kirchen-Chôre, bearbeitet von Albin Sandhage, Pfarrer zu St. Agnes in Hamm (Westf.). 
In-8° de 242 pages. 

Broché, 2-50. 



Livraison loo — (Octobre 1913) 

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CONTENU DU PRÉSENT FASCICULE 

1° Les feuilles de texte 5, (p. 33-40) 8, 9 et 10, (p. 57-80) du tome XI. 

2" La feuille phototypique 13 (p. 97-104) de l'Antiphonale Missarum Sancti 
Gregorii, Codex 47 de la Bibliothèque de Chartres. 

Prix de l'abonnement à la PALÉOGRAPHIE MUSICALE: 

Pour la France, 20 frs. Pour l'étranger, 25 frs. 

Sur papier de Hollande, 30 ou 35 frs; sur papier du Japon, 40 ou 45 frs. 

REVUE GRÉGORIENNE 

ÉTUDES DE CHANT SACRÉ ET DE LITURGIE 

DIRECTEURS : 

M. LE Chanoine C. GABORIT, Maître de Chapelle de la Cathédrale de Poitiers, 

M. l'Abbé N. ROUSSEAU, Professeur au Grand Séminaire du Mans, 

AVEC le concours DES BÉNÉDICTINS de SOLESMES. 

(Paraît tous les deux mois.) 

Abonnement : France et Belgique, frs 3-50. — Pays étrangers, frs 4-00. 

ACCOMPAGNEMENTS D'ORGUE 

n£ L'ÉDITION VATICAN E 
publiés sous la direction des Bénédictins de Soles7)ies 

[N° 761] Prop^ium de Tempore. Prender volume. — Premier dimanche de l'Avent à Pâques, par Giulio Bas. — • 
322 pages petit in-4° (30 x 23). — Broché, net frs 15-00; forte rehure toile, net frs 18-00. 

[N° 761 b] Proprium de Tempore. Deuxième volume. — Dimanche de Pâques au dernier Dimanche après la Pente- 
côte, par Giulio Bas. — 220 pages petit in-4° (30 x 23) — Broché, 7iet frs 10-00; forte reliure toile, net frs 13-00. 

Les autres parties du Graduel paraîtront successivement. 

[N° 729A] Accompag'nement d'org-ue des 15 principales Fêtes de l'année, selon l'édition vaticane, par G. Bas. 

— 84 pages in-4° (35 x 27 cent.) — Broché, 7iet frs 4-00; forte reliure toile, net frs 6-50. 

[N° 729B] CantUS Varii en l'honneur du S. Sacrement, selon l'édition vaticane, par Giulio Bas. — 12 pages in-4° 
(35 X 27 cent.). — Broché, net fr. i-oo. 

[N° 729] comprenant les N°^ 729A et 729B réunis : Broché, net frs 4-50; forte reliure toile, net frs 7-00. 

[N° 760] Accompagnements réunis, ou ENCHIRIDION seu ORGANUM COMITANS ad partes Gradualis 
Romani quœ sœpius occurrunt : Kyriale seu Ordinariwn Missœ, Missa pro defunctis et exsequiaru?n Ordo, Commune 
Sanctorum, Mîssœ Votivœ, Missœ in prœcipuis Festis, Cantus varii. — 396 pages in-4° (35 x 27 cent.). — Broché, 
net frs 16-00; forte reliure toile, tiet frs 19-00. • 

Les accompagnements d'orgue du GRADUEL co??iplet paraîtront successivement. 

Vade mecum paroissial de l'accompagnateur grégorien, par Aug. 1,e Guennant. Accompagnements à 

3 parties, en cinq fascicules in-4° raisin, spécialement écrits pour l'Harmonium ou l'Orgue sans pédale, suivant le 
rythme des RR. PP. Bénédictins de Solesmes. — Premier fascicule, de 90 pp., contenant : Kyriale ou « Ordinaire 
de la Messe » suivi de Messe pour les défunts et Chatits des funérailles, selon l'édition vaticane. Impression -très 
soignée, sous couverture forte, net frs 5-00. — Cinquième fascicule contenant les Trois messes de Du Mont, sous 
couverture forte, net frs 2-00. 

Les trois autres fasciailes suivront après V apparition de P A?ttipkonaire vaticati. 



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Paléographie Musicale -^ 

LES PRINCIPAUX ^'^''^ 

MANUSCRITS DE CHANT 

^ GRÉGORIEN, AMBROSIEN, MOZARABE, GALLICAN, 

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^ PUBLIÉS EN FAC-SIMILÉS PHOTOTYPIQUES 

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O Sous la Direction 

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< de Dom ANDRÉ MOCQUEREAU 

m MOINE DE SOLESMES. 

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s Vingt-quatrième année — Janvier 19 14 

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PAR LES BENEDICTINS DE SOLESMES, 



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N° 101 



SOCIÉTÉ DE SAINT-JEAN L'ÉVANGÉLISTE 

DESCLÉE & C*« 
TOURNAY (Belgique) 



PARIS (VP) 

Librairie Alphonse PICARD & FILS 

82; Rue Bonaparte. 



LEIPZIG 

BREITKOPF & HÀRTEL, ÉDITEURS 

Niirnbergerstrasse, 36. 38. 



1914 



SOCIÉTÉ DE SAINT JEAN L'ÉVANGÉLISTE, Desclée et Cie, 

Imprimeurs du S. Siège et de la S. Congrégation des Rites. 

Vient de paraître .• 

LIBER USUALIS MISSAE ET OFICII 

pro Dominieis et Festis I. vel II. Classis 

cum cantu gregoriano ex editione Vaticana adamussim excerpto. 
1 volume in- 12 (19x12 cent.) de 1600 pages. 

[N° 781] Edition en notation grégorienne Broché, frs 5-00 

[N° 780] Le même, avec signes rytlimiqjies . . ' . . ■ . . . Broché, frs 5-00 

Reliures en plus : 

Toile, ornements à froid, tranche rouge (N° 2) . frs 1-75 1 Dos en peau, plats en toile, tranche rouge . . frs 2-50 

Pégamoïd, imitation chagrin noir, tranche rouge . » 2-00 | Mouton, imitation chagrin noir, tr. rouge (N° 6m). » 3-25 

Mouton, imitation chagrin noir, tranche dorée (N° 7 m), frs 4-00 

Cette nouvelle édition du Lièer Usualis Missœ et Officii a été rédigée surtout en vue de la 
célébration de l'Office dominical dans les principales églises et les séminaires. L'ouvrage 
contient donc la Messe (chants et récitatifs), les Vêpres et les Compiles de tous les 
Dimanches de l'année et des Fêtes dont la solennité est admise le Dimanche. De plus, pour 
les diocèses qui ont conservé la très louable coutume de chanter les Petites Heures les 
Dimanches et Fêtes et les Laudes aux grandes solennités, on y a inséré les Offices de 
Prime, Tierce, Sexte et None, ainsi que les Laudes des Fêtes de i'" classe. Il a paru 
utile aussi de donner intégralement les Matines de Noël, la fonftion du Mercredi des 
Cendres, l'Office des trois derniers jours de la Semaine Sainte et du Dimanche de Pâques, 
les Litanies et la Messe des Rogations, la Messe de la Vigile de la Pentecôte, les principales 
Messes Votives, l'Office de la Commémoraison des Défunts et des Funérailles. 

Conformément aux dernières règles liturgiques, c'est l'Office du Temps qui occupe la 
place la plus importante dans le nouveau Liber Usttalis. Le Propre des Saints a été allégé 
de tous les Offices dont la célébration ne pouvait plus se rencontrer le Dimanche; mais on 
y trouvera, soit à leur place, soit sous forme d'un renvoi au Commun des Saints, l'antienne, 
le verset, la collecte, la secrète et la postcommunion de toutes les Fêtes de rit inférieur 
dont il peut être fait mémoire à la Messe et aux Vêpres du Dimanche. Ont été seulement 
exceptées de cette règle plusieurs Fêtes mineures, qui, dans un grand nombre d'églises, ont 
le privilège d'un rit plus élevé et dont, par suite, il a semblé préférable de donner l'Office 
en entier. Une importante colleèfion de Messes détachées et d'Offices Propres permettra 
d'ailleurs de compléter le Liber Usuatis Missœ et Officii suivant les besoins des différents 
diocèses et Instituts religieux. 

L'ouvrage se termine par un recueil de mélodies variées pour les Saluts du S. Sacre- 
ment et par un Appendice contenant les chants usités dans certaines fonétions spéciales, 
comme la Bénédiélion des Saintes Huiles le Jeudi-Saint, les Ordinations, la Visite pastorale, etc. 

Sous un format commode et sans que son volume très réduit nuise en rien à la netteté 
ni à la beauté de l'impression typographique, le Liber Usuatis offre donc tout ce qui est 
nécessaire pour le service des cathédrales, des grandes églises et des séminaires. 

Par une innovation dont on appréciera vite la grande utilité, on a groupé en tête de 
l'ouvrage tous les Psaumes des Vêpres notés dans les huit tons grégoriens. L'intonation, la 
flexe, les cadences de médiante et terminaison sont indiquées clairement pour chaque 
Psaume, et de fréquents renvois à ce petit Psautier, dans la suite du volume, en rendent 
l'usage extrêmement pratique. 

Le Liber Usuatis Missœ et Officii est basé principalement sur les éditions typiques du 
Missel, du Rituel, du Graduel et de l'Antiphonaire romain. Les mélodies non encore parues 
dans l'Edition vaticane ou n'en faisant pas partie, sont extraites des livres de Solesmes, qui, 
on le sait, ont été déclarés entièrement conformes au Motu proprio du 25 avril 1904 sur la 
musique sacrée. Tant pour le chant que pour les rubriques, il a été tenu compte des plus 
récentes décisions ou indications de la S. Congrégation des Rites. A ce point de vue encore 
le Liber Usiiatis est donc aussi complet que possible. 



CHEZ LES MÊMES ÉDITEURS 



ÉDITIONS SELON LA VATICANE 



[N° 857] PSALTERIUM ANTIPHONARII ROMANI pro Diurnis Horis. — 

Chant des Hymnes, Antiennes, Psaumes, etc., de Laudes, Prime, Tierce, Sexte, None, 
Vêpres et Complies pour les Dimanches ordinaires et tous les jours de la semaine. Tons 
communs de l'Office. Notation grégorienne. — Un volume in-8° (20^2 x 13' cent.) de 200 pages. 
— Relié toile, tr. rouge, frs 3-00; dos en peau, plats en toile, tr. rouge, frs 4-00. Broché, 2-00 

[N° 856] Le même, avec signes rytluniques. — Mêmes prix. 

[N° 867] DOMINICA AD VESPERAS ET COMPLETORIUM. Une plaquette de 
28 pages in-8° (20^4 x 13 cent.) contenant le chant des Vêpres et des Complies du Dimanche. 
Notation grégorienne., -^ Relié toile noire, tr. rouge, titre doré sur plat, fr. i-oo. Broché, 0-40 

[N° 866J Le même, avec signes rythmiques. — Mêmes prix. 

[N° 749] Le même au format in-i8 (17 x 11 cent.) — Relié toile noire, tranche rouge, titre 
doré sur plat, tr. 0-80. .......... Broché, 0-30 

[N° 748] Le même, avec signes rytluniques. — Mêmes prix. 

[N° 853] TONI COMMUNES OFFICII : In principio Horarum; Toni Psalmorum, Versi- 
culorum, Absolutionum et Benedictionum, Lectionis, Capituli, Orationum; in fine Horarum; 
Toni y. Benedicanius Domino; de cantu Hymnorum; Gloi'ia Patri in Responsoriis brevibus; 
Allehiia in fine Antiphonarum Tempore Paschali; Te Deum (tonus solemnis et simplex); 
Veni Sancte Spiritus, Veni Creator; Litaniae Sanctorum. — Un vol. in-8° {20}4 x 13 cent.) 
de 80 pages. — Relié toile, tranche rouge, fr. 1-25 . . . . . Broché, 0-60 

[N° 854] Le même, avec signes rythmiques. — Mêmes prix. 

(Ces deux n" peuvent cire joints aux Toni communes Missce 71" 68 ç et ôço.J 

[N° 868] VESPERAE ET COMPLETORIUM DE DOMINICA. Vêpres et Complies 
du Dimanche, avec les Psaumes entièrement notés. Chants du Bcnedicamus Domino et des 
quatre Antiennes à la Sainte Vierge. Chants usuels avant et après la Bénédiction du S. Sa- 
crement. N'otation musicale moderne. — 44 pages in-8° (20^ x 13 cent.) Relié toile noire, 
tranche rouge, titre doré sur plat, fr. i-io ....... Broché, 0-50 

[N° 787] VARII CANTUS ad Processionem et Benedictionem Ss. Sacramenti. 

Cet opuscule contient les hymnes du S. Sacrement entièrement notées, le Te Deum, les 
chants usuels avant et après la Bénédiction, et un choix de morceaux grégoriens extraits des 
livres de Solesmes pour les divers Temps de l'année et toutes les grandes Fêtes. 100 pages 
in- 18 (17 X II cent.) ........... Broché, 0-60 

[N° 788J Le même, avec signes rythmiques. — Mêmes prix. 

[N° 759] VESPERTINI PSALMI pro Dominicis et Festis juxta tonos gregoria- 

nos. Petit psautier pour les Vêpres et Complies des Dimanches et des Fêtes avec l'intona- 
tion de chaque psaume entièrement notée, et l'indication, en caractères spéciaux, des cadences 
de médiante et de terminaison. L'ouvrage contient en outre les chants du Deus in adjutorni.m, 
du Benedicanius Domino, et des quatre Antiennes à la Sainte Vierge. — 108 pages in-i8 
(17 X II cent.) ............ Broché, 0-60 



[N° 751] LIBER USUALIS OFFICII pro Dominicis 

et Feslis I. Vel II. ClaSSiS. Vespéral romain pour les 
Dimanches et principales Fêtes. Notation grégorienne. — 
Un vol. in-i8 (17x11 cent.) de 790 pages. ■ — Relié 
toile, tranche rouge, frs 4-00 . . Broché, frs 3-00 
[N° 75 c] Le même, avec signes rythmiques. — Mêmes prix. 

[N° 755] Psalmi Feriales cum Antiphonis ad Vespe- 

ras et Completorium in Festis minoribus dicendi, 

68 pages Broché, 0-50 

[N° 756] Le même, avec signes rythmiques. Broché, 0-50 



[N" 757] Hymni Officii Romani ad Horas diei se- 

eundum antiquum USUm. Texte ancien des hymnes 
entièrement noté. 102 pages . . . Broché, 0-50 

[N° 758] \tQ VRBVRQ, avec sig7ies rythmiques. Broché, 0-50 

[N° 775] Offlcium et Missa in nocte Nativitatis Do- 
mini. Office de la nuit de Noël, Matines et Laudes avec 
la Messe, d'après l'édition vaticane et les livres de So- 
lesmes. 72 pages ..... Broché, 0-50 

[N° 776] Le même, avec signes rythmiques. Broché, 0-50 



Livraison loi — (Janvier 1914) 



CONTENU DU PRESENT FASCICULE 

1° Les feuilles de texte ii, 12, 13, (p. 81-104) du tome XL 

2" La feuille phototypique 14 (p. 105-112) de l'Antiphonale Missarum Sancti 
Gregorii, Codex 47 de la Bibliothèque de Chartres. 

Prix de l'abonnement à la PALÉOGRAPHIE MUSICALE : 

Pour la France, 20 frs. Pour l'étranger, 25 frs. 

Sur papier de Hollande, 30 ou 35 frs; sur papier du Japon, 40 ou 45 frs. 



REVUE GREGORIENNE 

ÉTUDES DE CHANT SACRÉ ET DE LITURGIE 

DIRECTEURS : 

M. LE Chanoine C. GABORIT, Maître de Chapelle de la Cathédrale de Poitiers, 

M. l'Abbé N. ROUSSEAU, Professeur au Grand Séminaire du Mans, 

avec le concours des bénédictins DE SOLESMES. 

(Paraît tous les deux mois.) 

Abonnement : France et Belgique, frs 3-50. — Pays étrangers, frs 4-00. 

ACCOMPAGNEMENTS D'ORGUE 

DE U ÉDITION VATICAN E 

publiés sous la direction des Bénédictins de Solesmes 

[N° 761] Proprium de Tempore. Premier volume. — Premier dimanche de l'Avent à Pâques, par GiULio Bas. — • 
322 pages petit in-4° (30 x 23). — Broché, 7iet frs 15-00; forte reliure toile, net frs 18-00. 

[N° 761 e] Proppium de Tempore. Deuxième volume. — Dimanche de Pâques au dernier Dimanche après la Pente- 
côte, par GiULio Bas. — 220 pages petit in-4° (30 x 23) — Broché, net frs 10-00; forte reliure toile, net frs 13-00. 

Les autres parties du Graduel paraîtront successiiiement. 

[N° 729A] Aecompagnement d'org-ue des 15 principales Fêtes de l'année, selon l'édition vaticane, par G. Bas. 

— 84 pages in-4° (35 x 27 cent.) — Broché, net frs 4-00; forte reliure toile, net frs 6-50. 

[N° 729K] Cantus Varii en l'honneur du S. Sacrement, selon l'édition vaticane, par Giulio Bas. — 12 pages in-4° 
(35 ^27 cent.). — Broché, net fr. i-oo. 

[N° 729] comprenant les N°^ 729A et 729B réunis : Broché, net frs 4-50; forte reliure toile, net frs 7-00. 

[N° 760] Accompag-nementS réunis, ou ENCHIRIDION seu ORGANUM COMITANS ad partes Gradualis 
Romajii quœ sœpius occurrunt : Kyriale seu Ordi7ia7'ium Missœ, Missa pro defunctis et exsequiaruni Ordo, Commune 
Sanctorum, Missœ Votivce, Missœ in prœcipuis Festis, Cantus varii. — 396 pages in-4° (35 x 27 cent.). — Broché, 
net frs 16-00; forte reliure toile, net frs 19-00. 

Les accotnpagnements d'orgue du GRADUEL complet paraîtront successivement. 

[N° 869] Accompagnement d'orgue des Vêpres et Compiles du Dimanche, suivi des chants variés pour 

les bénédictions du S. Sacrement, selon l'édition vaticane, par Giui.io Bas. — 36 pages petit in-4" (30 x 23). — 
Broché, net frs 2-00. 

Vade meeum paroissial de l'accompagnateur grégorien, par Aug. Le Guennant. Accompagnements à 

3 parties, en cinq fascicules in-4° raisin, spécialement écrits pour l'Harmonium ou l'Orgue sans pédale, suivant le 
rythme des RR. PP. Bénédictins de Solesmes. — Premier fascicule, de 90 pp., contenant : Kyriale ou « Ordinaire 
de la Messe » suivi de Messe pour les défunts et Chants des funérailles, selon l'édition vaticane. Impression très 
soignée, sous couverture forte, 7tet frs 5-00. — Cinquième fascicule contenant les Trois 7nesses de Du Mo7it, sous 
couverture forte, 7iet frs 2-00. 

Les trois autres fasciailes suivro7it après l'apparition de l' A/itipho7iaire Vatican. 



LE MANUSCRIT 47 DE LA BIBLIOTHÈQUE DE CHARTRES 25 

Notre-Dame de Chartres, elles se disaient, en dehors des fonctions strictement liturgiques, 
dans les circonstances spécifiées par les rubriques suivantes : 

/// criptis Ecclesiaepro chrisfianissimo Rege ad postnlandiim prolem. Une oraison ('). 
Pro Regina ad reciiperandam corporis sanitatem. Une oraison. 
In processionibiis publicis tempore bclli. Trois oraisons {-). 

Ces oraisons n'étant pas d'un intérêt général, nous passons sans nous y arrêter 
davantage (3). 

2° Au fol. 3 commence VAntiphonarium D. Gregorij, objet de la présente publication; 
nous y reviendrons un peu plus bas. 

^° Enfin à la suite de VAntiphonaire, on a relié 16 feuillets (fol. 70-85) dont l'écriture 
semble appartenir au XII* siècle : c'est VOrdo in consecratione chrismatis signalé dans la 
note relatée plus haut. Ce morceau nous avait paru mériter plus qu'une mention et nous 
avions préparé^ non une étude détaillée, — c'eût été par trop déborder le cadre de la 
Paléographie musicale, au risque de lasser ses lecteurs, — mais une notice où nous aurions 
relevé certains points intéressants pour l'histoire de la liturgie. Mis dans la nécessité de 
faire court, nous nous bornons à quelques indications. 

Les 16 feuillets en question ont dû appartenir à un de ces « quayers pour faire le 
cresme v, comme en mentionnent parfois les inventaires, aux XIV® et XV"" siècles. C'était 
le livre qui servait, le jeudi saint, pour la « messe chrismale ->>, soit à l'évêque, soit aux 
prêtres qui, comme à Chartres, concélébraient avec lui. Il remplaçait, ce jour-là, le missel 
et le pontifical ; les prières de l'ordinaire de la messe, aussi bien que les formules propres 
au jeudi saint, s'y trouvaient combinées avec le rituel de la bénédiction des saintes huiles. 
Dans le présent exemplaire on a même noté le chant de l'introït, du graduel, de 
l'offertoire^ de la communion, des deux préfaces, et enfin des antiennes des vêpres qui 
s'intercalaient, à la fin de la messe, entre la communion et la postcommunion. 



(i) Cette oraison : « Deus castj coniugij auctor stabilitor & custos exaudj quœsuma^ preces christianis- 
simj Régis nosir] N. eiusque religiosissimae coniugis... » est toute différente de celle que l'on trouve, au 
XVIIP siècle, dans les missels de France, parmi les Orationes ad diversa sous la rubrique Pro impetrando 
delphi?io (ou Régi filio, etc.). 

(2) La troisième : « Benedic quœsumus Domine, & ab omnj aduersitate custodj hianc tuara ciuitatem 
Ca[r]notense;«, quam apud Gallos primam de sacro tuse incarnationis mysterio instruere voluistj...», apparentée 
à la collecte Pro civitate Carnotetisi des missels chartrains imprimés, s'en distingue en ce qu'elle paraît répondre 
à des besoins plus spéciaux. 

(3) Serait-il possible de découvrir, dans l'histoire de Chartres, les circonstances qui ont occasionné la 
composition de ces diverses prières? Certains indices nous permettent de le croire. Nous nous abstiendrons de 
proposer ici nos conjectures, et parce que nous sortirions de notre cadre, et parce que nous -voudrions, au 
préalable, les vérifier par des documents que nous n'avons pas sous la main. 

Paléographie XI. 4 



JUL2 5 1952 010 



20 PALÉOGRAPHIE MUSICALE 



Considéré dans son ensemble et en gros, le document offre peu d'inédit. Etroitement 
apparenté, par la rédaction de ses rubriques, à plusieurs des Ordines publiés par 
D. Martène, De aiitiq. Eccles. ritibus, lib. IV, cap. XXII (t. III de l'édit. d'Anvers, 1737, 
in-f"), en particulier à VOrdo V , d'Angers (col. 257), au pontifical de Besançon (col. 306), 
à celui de Beauvais (col. 309), il tient de plus près encore, et par les rites mêmes, à 
VOrdo extrait d'un pontifical conservé jadis à la cathédrale de Rouen et originaire, peut-être, 
de Reims, que D. Hugues Ménard a inséré dans ses notes sur le sacramentaire grégorien 
(Migne, Pair, lat., t. 78, col. 327 et suiv.). Ce dernier et VOrdo de Chartres paraissent 
issus d'un même original ; seulement celui-ci est débarrassé de quelques hors-d'œuvre 
qui allongent VOrdo de Rouen : on veut parler des explications historiques ou mystiques 
tirées manifestement d'Amalaire, De eccles. Off., lib. I, cap. XII. En somme, nous avons 
affaire à une copie qui, en dehors de détails propres à Chartres, n'apporte à notre 
connaissance aucun fait nouveau important ; cela n'empêche pas qu'elle soit un bon témoin 
dont il est utile de savoir l'existence, car la portée de son témoignage dépasse Chartres, 
et on en recueillerait des renseignements plus précis que dans les copies imprimées. 

La copie de Chartres a-t-elle été destinée primitivement à cette église? Elle y a été, 
en tout cas, employée au XV*= siècle, comme en font foi les additions et notes marginales 
ou interlinéaires de cette époque qui représentent des particularités caractéristiques de 
l'usage chartrain tel qu'on le retrouve dans les livres imprimés, par exemple au XVI'' siècle, 
tel même qu'il subsista, au moins en partie, jusqu'au XVIII' siècle. La première de ces 
notes, au haut du fol. 70 v°, débute ainsi : <s In ecck^/a carno/^/?^/... >•> etc. 

Il nous faut revenir maintenant à la seconde partie de notre volume, nous occuper 
de VAiiîipbonaire. C'est lui seul que nous entendrons désigner quand, dans la suite, nous 
nommerons le manuscrit 47 de Chartres. 

L'Antiphonaire du manuscrit 47 de Chartres. — Nous nous étions proposé 
d'en donner la description paléographique. On nous remontre que ce n'est pas là ce 
que demandent les lecteurs de la Paléographie musicale : ils veulent, non de l'érudition 
pure, mais le document et l'explication de la notation neumatique qu'il porte. Soit. 
Aussi bien, n'ayant pas eu l'avantage d'avoir le manuscrit lui-même entre les mains^ 
nous ne sommes pas, sous ce rapport, dans de meilleures conditions que les lecteurs ; 
ils seront donc aussi bien partagés que nous, et même mieux : car, n'étant pas en 
possession de la totalité des épreuves phototypiques, nous devions travailler sur des 
« bleus » parfois très médiocres. 

L'antiphonaire, dans son état actuel, se compose de 67 feuillets (fol. 3 à 69) dont on 
voit le numérotage récent en haut, à droite, de deux en deux pages de notre reproduction 
phototypique; celle-ci porte en plus une pagination continue, allant de i à 134, à laquelle 
il sera plus commode de se référer. 



LE MANUSCRIT 47 DE LA BIBLIOTHÈQUE DE CHARTRES 27 

Les dimensions indiquées plus liaut (295 sur 215 millimètres) ont dû être réduites 
au format de la Paléographie musicale (') ; elles sont ainsi ramenées à 240 sur 175 
millimètres. La page 64 (=fol. 34 v") sera reproduite en grandeur réelle, sur une planche 
séparée. Elle offrira en même temps un spécimen de la décoration assez grossière : c'est 
une des quatre grandes lettres ornées (!) conservant, paraît-il, des traces de coloriage. 
Çà et là, quelques autres initiales de moindre dimension sont bordées, à l'intérieur, d'un 
pointillé qui révèle le corps pâli de la lettre. 

L'action du temps et les accidents ont assez durement éprouvé notre manuscrit, à 
commencer par les « rubriques v> devenues pour la plupart complètement illisibles. 

Le premier déficit à mentionner ensuite nous prive probablement du titre de l'anti- 
phonaire avec le feuillet de tête du premier cahier. La signature de ce cahier (-) se voit à 
la page 14, ce qui donne 7 feuillets et accuse ainsi la disparition d'un feuillet qui ne peut 
être que le premier, attendu qu'aucune interruption ne se remarque dans l'intérieur ; cette 
disparition e.xplique pourquoi le dernier feuillet se trouve engagé dans le dos de la reliure, 
au détriment de ses marges intérieures (pages 13 et 14). 
Voici d'autres pertes plus importantes. 

Le double feuillet qui occupait le milieu du cinquième cahier a disparu aussi, en 
laissant une lacune entre les fol. 34 et 35, soit entre les pages 64 et 65 de notre 
reproduction. La page 64 finit au milieu de la communion Mitte manum tuant du 
dimanche de Oiiasimodo. Il doit manquer sept messes, savoir : 
celles des 2", 3% 4" et 5'= dimanches après Pâques, 
celle des saints Tiburce et Valérien (14 avril), 
celle de saint Georges (23 avril) 

et celle de la Litanie majeure qui est encore représentée, au haut de la page 65, par 
la seconde moitié de sa communion Petite et accipietis. 

En outre, « les feuillets 40-69 ont été fortement brûlés >> {Catal. gén. des mss. des 
biblioflj. publiques de France^ t. XI, p. 24). Le dégât, d'abord insignifiant à la page 75, va 
s'augmentant jusqu'à détruire un tiers de feuillet. 

De plus, le manuscrit a perdu, à la fin, quelques (?) feuillets occupés par des 
antiennes processionnelles (?) pour les dimanches après la Pentecôte. 



(i) Le manuscrit 47 de Chartres était déjà représenté dans la Paléographie musicale, au tome I'^'^. Parmi 
les fac-similés donnés à la suite du codex 339 de Saint-Gall, se trouve, planche XXI, une reproduction, en 
grandeur réelle, d'une partie de la page 9 ( = fol. 7 v°). La notice sur cette planche est à la page 146 du texte. 

(2) Sept des cahiers sont marqués, au miheu de la marge inférieure de leur dernière page, — p. 14, 26, 42, 
58, 70, 86 et 102, — d'une signature en chiffres romains enfermés dans un carré ou, pour les numéros V 
et VII, dans un triangle renversé. Ils se composaient, originairement, de huit feuillets (16 pages), à l'exception 
du deuxième qui n'en avait que six. Après le cahier VII, les 16 feuillets restants constituent probablement 
deux quaternions que ne distingue aucune marque visible. 

Chaque page des deux premiers cahiers compte 21 lignes. A partir de la page 27, où commence le 
troisième cahier, la réglure ne comporte plus que 18 lignes qui gagnent ainsi en espacement. 



28 PALÉOGRAPHIE MUSICALE 



Toutes ces pertes sont déjà anciennes : le B. Tommasi avait à les constater en 1691. 
A cette date, il publiait son volume des Antiqui Libri Missarum Romance Ecclesiœ. Pour 
annoter le texte de son antiphonaire, il a utilisé le manuscrit de Chartres, coUationné pour 
lui avec l'antiphonaire édité cent vingt ans auparavant par Pamelius (Liturgica Latinonim, 
t. I, Coloniae Agrippinae, 1S71, in-4°). Il a même fait imprimer, dans ce même volume, 
non pas le texte intégral de l'antiphonaire chartrain, mais une sorte de catalogue contenant 
rincipit des pièces, dont quelques-unes, toutefois, s'y lisent in extenso. Il s'y rencontre un 
certain nombre d'inexactitudes, d'ailleurs peu graves, dues à l'inadvertance ou à des fautes 
de lecture. Ce texte abrégé a été reproduit au tome V des œuvres de Tommasi rééditées 
par Vezzosi (Rome, 1750, in-4''), p. 267-288, et Gallicciolli, à son tour, l'a fait entrer 
dans son édition des œuvres de saint Grégoire le Grand (t. XII, Venise, 1774, in-4°, 
p. 222-240). 

On sera curieux de savoir comment la connaissance du manuscrit chartrain a pu 
parvenir jusqu'à l'illustre liturgiste italien. Lui-même nous satisfait en partie; dans l'index 
préliminaire des matières (p. xxxm du tome V précité de l'édit. de Vezzosi) il a écrit 
cette notice : 

« Antiphonarius S. Gregorii ex Ecclesia Carnutensi : Ejus autem collationes cum 

editione Pamelii reverendissimus domnus Arnaldus de Loo Prior S. Pétri Carnutensis 
Ordinis S. Benedicti descripsit, curantibus hic reverendissimo domno Claudio Stephanotio 
Congregationis S. Mauri Procuratore Generali, Parisiis vero domno jo. Mabillonio ex 
eadem Congregatione viro doctissimo, suisque scriptis clarissimo. » 

C'est donc par l'intermédiaire de Dom Claude Estiennot — Stephanotws (') —, à 
Rome, et de Mabillon, à Paris, qu'il a pu connaître l'antiphonaire de Chartres et en 
obtenir une collation faite par Dom Arnoul de Loo (^), prieur de Saint-Père de Chartres. 



(i) Siephanotius, nom latinisé, par Mabillon, d'Estiennot, que les Italiens écrivaient aussi Stefanozi, 
Stefa?iozio. 

Dom Claude Estiennot de la Serrée résida à Rome, en qualité de procureur général de la Congrégation 
de Saint-Maur, depuis 1684 jusqu'à sa mort, 20 juin 1699. Il entretint des relations suivies avec le B. Joseph 
Marie Tommasi. Celui-ci fit la connaissance personnelle de Mabillon dans le courant de l'été de 1685, 
lors du voyage de ce dernier en Italie. Le peu qui a été publié de leur correspondance nous montre ces trois 
savants hommes échangeant les services en vue de leurs travaux. Dom Estiennot, pendant qu'il était prieur de 
Bonne-NouveUe d'Orléans, de 1681 à 1684, avait exploré les bibliothèques et les archives du pays Chartrain; 
il était donc à même de connaître les richesses de celles de Chartres et de les signaler à Tommasi. C'est dans 
les années 1685-1687 qu'il dut s'employer avec Mabillon pour lui procurer, par D. Arnoul de Loo, la copie ou 
collation de l'antiphonaire et des autres manuscrits chartrains publiés en 169 1 dans les Antiqui Libri Missa- 
ru7!i Rotnanœ Ecclesiœ. 

(2) Dom Arnoul de Loo exerça la charge de prieur de Saint-Père de Chartres durant deux triennats, de 
1681 à 1687. Après avoir été successivement abbé de Saint-Martin de Séez, prieur, à différentes reprises et 
alternativement, de Saint-Denis et de Saint- Germain-des-Prés, il fut élu, en 171 1, supérieur général de la 
Congrégation de Saint-Maur, et mourut en 17 13. 



LE MANUSCRIT AfJ DE LA BIBLIOTHEQUE DE CHARTRES 29 

C'était plus qu'il n'en fallait pour nous mettre sur la piste de renseignements 
concernant notre manuscrit^ et qu'on trouverait dans la correspondance (conservée en très 
grande partie à Paris) des Bénédictins ci-dessus nommés, en leur adjoignant D. Thierry 
Ruinart. Mais, encore une fois, cela ne va pas \ la pratique. 

Quant à la date d'exécution du manuscrit, on admettra, sans doute, avec les 
rédacteurs du dernier catalogue des manuscrits de Chartres {Catal. géii. des niss. des 
biblioth. piibl. de France, t. XI (1890), p. 24), qu'elle doit être ramenée au X« siècle. 
La date du VIII® siècle inscrite à la première page et sur le plat intérieur ne se soutient 
pas. Le B. Tommasi, n'en pouvant juger par la vue du document, enregistra l'âge que lui 
indiquait son correspondant — 800 ans environ — et il lui parut que, par son contenu, 
l'antiphonaire chartrain pouvait, en effet, appartenir à la fin du IX'' siècle {^). 

II. — Contenu liturgique. 

Toujours afin de ne pas détourner la Paléographie musicale de sa destination, nous 
devons nous abstenir d'aborder les questions historico-liturgiques que soulève l'examen 
du texte de VAiitipIjoiiaire de Chartres. Ce serait d'ailleurs retarder l'explication, 
impatiemment attendue, de sa notation. 

Q.u'il nous suffise de dire que, par le principal de son contenu et par son ordonnance 
générale, notre manuscrit ne diffère pas des documents de son espèce et de son temps. 
L'étude comparative des détails manifesterait, sans aucun doute, des divergences et des 
particularités intéressantes à relever : nous n'avons pas à l'entreprendre ici. 

On peut encore rappeler que notre Antipbonale Missaruiii présente une toute autre 
disposition que le graduel de nos jours. Celui-ci se divise en quatre parties principales : 
le propre du temps, le propre des saints, le commun des saints, auquel on peut joindre les 

(i) En tête de VAniiphonarms Carnutensis, Tommasi a placé, en manière de titre, la présentation suivante 
(Edit. Vezzosi, t. V, p. 267) : 

Reverendissimi doinni Ârnaldi de Loo Prioris Sancti Pétri Carnutensis 
Ordinis Sancti Benedicti adnotatio. 

Puis il transcrit 1' « adnotatio » où D. A. de Loo donne son estimation de l'ancienneté du manuscrit : 
Antiphonarii manuscripti annorum circiter ocii?igentorum Ealesiœ Carnutensis collatio cicm Antipkonario, gui 
ediius est in Liturgiis Pamelii. Alleluja cum suis Versibus ad finem codicis rejiciuîitur. 

Quant au sentiment de Tommasi lui-même, il faut le chercher dans l'index préliminaire (p. xxxiii) et la 
notice dont nous avons déjà reproduit une partie ci-dessus : « Antiphonarius S. Gregorii ex Ecclesia Carnu- 
tensi : qui & ipse etiam Feria VI. Parasceue Tractum habet, Eripe me Domine : unde idem judicium de eo 
ferri potest, quod de superiore. Ejus autem collationes > etc. L'antiphonaire précédent auquel il renvoie est le 
Liber Gradalis de Monza. Il y relève, au vendredi saint, d'une part, la présence du trait Eripe me Domine, 
lequel est dit « nuperrime compilatum » dans VOrdo publié par Hittorp et dans le Liber de divinis Officiis mis 
sous le nom d'Alcuin; d'autre part, l'absence du trait Qui habitat^ le seul mentionné par Amalaire à cette 
place. De cette double constatation on peut, dit-il, inférer à bon droit que le Graduel de Monza a été écrit 
postérieurement à Amalaire (donc après le milieu du IX*^ siècle); la même conclusion s'impose pour l'antipho- 
naire de Chartres, puisqu'il se trouve dans le même cas. Tommasi, on le voit, se borne à déterminer un terminus 
a qiio. Son critère n'a peut-être pas une valeur indiscutable. 



3° 



PALÉOGRAPHIE MUSICALE 



messes votives, et enfin ce qu'on nomme l'ordinaire de la messe (Kyriale), Voici 
comment se répartissent ces matières dans notre manuscrit. 

Le temporal et le sanctoral, au lieu d'être séparés, s'entremêlent, non toutefois au 
point que le fusionnement soit égal et homogène dans toutes les parties du cycle annuel. 
Un coup d'oeil jeté sur la liste qui va suivre fera distinguer cinq sections diversement 
nuancées selon le degré de fusionnement. (Nous faisons attention ici à l'ordre matériel 
plutôt qu'aux divisions liturgiques.) 

a) Du premier dimanche de l'Avent à la Septuagésime. les fêtes des saints — mois 
de décembre à mars — s'intercalent dans le propre du temps entre les messes les moins 
éloignées de leurs dates respectives. 

b) De la Septuagésime au cinquième dimanche après Pâques, le propre du temps 
seul se poursuit sans interruption. 

c) De nouveau reparaissent les fêtes des saints, d'avril et de mai, encadrées entre ce 
cinquième dimanche et la Pentecôte, et enclavant l'Ascension et le dimanche qui la suit. 

d) Après la semaine de la Pentecôte, se présente un gros bloc sanctoral pur 
comprenant six mois, du 2 juin au 30 novembre. 

e) Vient alors la série des dimanches après la Pentecôte, temporal non mélangé. 
Enfin le temporal et le sanctoral ont un fort complément qui ne remplit pas moins de 

dix-sept pages. Il contient la masse des versets alléluiatiques qu'on y va prendre selon 
l'indication fournie à chaque messe, où l'on ne rencontre que l'incipit. 

Le commun des saints n'existe pas à l'état de section séparée. Les messes non dotées 
de chants propres sont pourvues par voie d'emprunt fait à des messes précédentes. 

Une douzaine de messes étrangères à l'un et k l'autre propre, pour les ordinations 
d'évêques, pour les défunts, etc., dont on trouvera les titres plus loin^ prennent place, 
en deux groupes, en avant et à la suite de la série des dimanches après la Pentecôte. 

Qiiant à l'ordinaire de la messe, il est représenté par peu de choses : les antiennes 
pour l'aspersion, les huit tons du Gloria Patri, un Gloria in excelsis et un Credo; et cela 
comme perdu au milieu d'une sorte cCappendice qui réunit une longue suite d'antiennes 
destinées aux processions et à diverses autres circonstances. 

Toute cette ordonnance de notre manuscrit apparaîtra clairement dans le tableau ou 
liste des messes et autres titres que nous donnons ci-après. 

La liste que nous annonçons nous semble nécessitée par l'état d'usure des titres et autres 
rubriques, pour la plupart illisibles. Elle aidera à s'orienter dans le manuscrit et à retrouver chaque 
messe : ce qui n'est pas toujours aisé, surtout en certaines pages où les initiales rouges, devenues à 
peine ou pas du tout visibles, ne signalent plus à l'œil les introïts. Sur le manuscrit même il serait 
possible, nous a-t-on dit, de reconnaître encore, au moyen de la loupe, bien des vestiges sur lesquels, 
malgré les soins de l'opérateur, l'appareil photographique ne pouvait avoir prise. A défaut du 
manuscrit, nous nous aiderons de l'édition de Tommasi. De son temps, l'effacement n'étant pas aussi 
avancé, son correspondant chartrain a pu lire un bon nombre de rubriques à présent disparues. 



LE MANUSCRIT AfJ DE LA BIBLIOTHÈQUE DE CHARTRES 



31 



En dressant cette liste, notre dessein n'est pas et ne peut pas être, on le comprend, de 
reproduire exactement toutes les particularités graphiques du manuscrit : son état ne le permettrait 
que dans un petit nombre de cas, et l'édition de Tommasi n'apporterait, à cet égard, aucun secours 
car on n'y a pas visé à ce genre d'exactitude. Nous la prenons néanmoins, et pour cause, comme 
base de notre transcription, non sans la contrôler dans les passages du manuscrit encore 
déchiffrables ; il nous a même été possible d'y corriger quelques fautes de lecture. Pour le reste, 
force nous est de nous en rapporter à elle. 

La forme graphique des mots (quand nous avons pu les lire sur les phototypies) a été respectée, 
sauf le cas de faute grossière. L'uniformité adoptée pour les abréviations, les mots suppléés, que 
signalent les [ ], quelques lettres ajoutées, en italique, sont notre fait. La disposition typographique 
n'a d'autre raison d'être que de faciliter l'intelligence du tableau ; avec les caractères gras, les fêtes 
des saints se détachent sur le propre du temps. 

Dans la première colonne de chiffres, à gauche, on a marqué la page, dans la seconde, en 
chiffres penchés, la ligne oîi commence la pièce de chant (introït ou autre) indiquée entre 
parenthèses ( ) à la suite de chaque article. 

L'annotation, au bas des pages, n'a aucune prétention à être un commentaire, et nous nous 
sommes interdit de l'encombrer d'un « appareil scientifique ». Nous n'avons pas voulu non plus 
l'allonger en relevant les négligences du copiste à l'égard des stations. 



Page, ligne. 

I [Dom. I. Adventus.] (') 

2, II Dom. IL 

3, 2 Id. decembr. Nat. scae Luciae. 
10 Dom. III. 

21 Dom. IIII. 

4, 13 Fer. [IIII]. [Quat. Temp.] 

5, 2 Fer. VI. (=) — 
8 Sabb. in XII Lect. — 

6, 10 In uigil. [Nat.] Dni. (3) 

21 Item. [In primo galli cantu.] (+) 

7, 8 De mane prima. 

8, 2 IN DIE NAT. DNI. 
16 In nat. sci Stephani. 

9, 8 In prima missa sci Johannis. 
21 In nat. sci Johannis Euang. 

10, 12 In nat. Innocentum. (s) 



[Stat.] ad Hierusalem. 

Stat. ad scum Petrum. 

Stat. ad scm 

Stat. ad scam Mariam. 

[Stat ] Apostolorum. 

[Stat] ad scum Petrum. 
Stat. ad scam Mariam. 



Stat. ad scum Petrum. 



Intr. Ad ie levavi.) 

— Popuhis sion.) 

— Dilexisti iusfiiiam.) 

— Gaudete in domino.) 

— Memejito no s tri.) 

— Rorate cœli.) 

— Prope es tu domine. ) 

— Veni et ostende.) 

— Hodie scieiis.) 

— Dominus dixii ad me.) 

— Lux fulgebit.) 

— Puer natus est.) 

— Et enivi sederunt. ) 

— Pgo aute>n siciit oliua.) 

— I71 medio ecdesiœ.) 

— Ex ore infantiutn.) 



(i) Sur la marge inférieure des pages i, 2 et 3, on a copié l'épître de la Toussaint. 

(2) La première ligne de la page 5 est restée vide. 

(3) Le répons-graduel de la Vigile de Noël est suivi de cette rubrique (lignes 14 et 15) : Si doinitiica 
fuerit ipsa die Alléluia de adventu dfii quale volueris. Sin autem non ca?itatur Alléluia. 

(4) Le manuscrit porte, à tort, de mane prima. 

(s) A la suite du titre, rubrique (lignes 12 et 13) : Gloria in excelsis Deo 7ion cantatur (?) nec Alléluia 
pro (?) tristitia. 



32 



PALEOGRAPHIE MUSICALE 



Page, ligne 

11, 4. 
16 

12, ç 
16 

13, 9 
14- 3 

9 

15, 5 
17 

16, 8 
20 

17, 4 
15 

17-18, I 

18, J 
(5 

10 
21 

19, zz 

20, J 
7 

21, d 

22, j 
4 
9 

21 

7 
20 

9 



23, 



II Kal. ianuar. Nat. sci Siluestri. 

Kal. ian. Nat. scae Mariae. 

Dom. I post Nat. Dïîi. 

IN EPIPHANIA. Stat. ad scum Petrum. 

Dom. I post Epiphan. 

[XJVIIII Kal. febr. (') Nat. sci Felicis in Pincis. 

Dom. II post Theophania/w (?) 

XVII Kal. febr. Nat. sci Marcelli. 

XV Kal. febr. (=) Nat. scae Priscae. 

XIII Kal. febr. Nat. scorum Fabiani [et Sébastian!]. 

XII Kal. febr. Nat. scae Agnetis. 

Dom. III post Theophaniaw. (?) 

XI Kal. febr. Nat. sci Vincenti/. 

V Kal. febr. Nat. scae Agnetis de natiuitate. (3) 

IIII Non. febr. Nat. sci Simeonis.('') Coll[ecta] ad scamMariam 

An[tipliona]s. 

Item. Ad introitum. 

Non. febr. Nat. scae Agathae uirginis. 

XVI Kal. mart. Nat. sci Valentini. 
un Id. mart. Nat. sci Gregorii. 

VIII Kal. april. Adnuntiatio scae Mariae. 



26, 



In LXXma. 
Dom. in LXma. 
Dom. in Lma. 
Fer. IIII. Caput ieiunii. 
Ad introitum. 
Fer. V. 
Fer. VI. 
Dom. in XLma. 
Fer. II. 
Fer. III. 



Stat. ad scum Laurentium. 
Stat. ad scum Petrum. 
Stat. ad scum Petrum. 



Stat. ad Apostolos. 
[Stat.] ad scum Petrum. 



Intr. Sacerdotes tiii.) 

— Vulliim ttmm.) 

— JDinii médium siletiiium.) 

— £cce aditenit.) 

— Iti excelso throno.) 

— Os tus H.) 

— Omnis terra adoret te) 

— Statuit ei dominus.) 

— Loquebar.) 

— Intr et in conspeciu tuo.) 

— Me expectauerunt.) 

— Adorate deuvi.) 

— Leiahitur iusfus.) 

— Vîdtiim titiim.) 
Afia. Haue gratia plena.) 

— Adhorna tkalannun.) 
Intr. Suscepimus deus.) 

— Gmideamvs omnes.) 

— In uirtute tua.) 

— Sacerdotes dei.) 

— Viiltum ticîtm.) 

— Circumdederiait me.) 

— Exsurge quare obdormis.) 

— Eslo mihi in deum.) 
Ana. Exaiidi nos) 
Intr. Misereris omniian.) 

— Dum damarem.') 

— Audiuit dominus.) 

— Inuocauit me. ) 

— Sicut oaili.) 

— Domine refugium.) 



(i) Le copiste avait mis : KL. FEB. VIIII; une main postérieure a suscrit un petit X pour faire XVIIII. 

(2) Dans Tommasi, p. 269 : XVI Kal. L'effacement de ce titre ne permet pas de savoir s'il y a eu faute 
de lecture ou si le manuscrit portait réellement cette date insolite. 

(3) Ce titre se lit sur les deux dernières lignes de la page 17; l'indication des pièces de la messe a été 
reportée à la page suivante. Au bas de cette page 17, on a transcrit l'introït laetemur omnes, pour la fête de la 
Conversion de saint Paul; l'écriture et la notation sont contemporaines de celles du reste du manuscrit, 
sinon de la même main. 

(4) C'est la fête de la Purification. 



LE MANUSCRIT 47 DE LA BIBLIOTHÈQUE DE CHARTRES 



33 



Page, ligne. 

27, i6 Fer. IIII mensis primi. [IV Temp. 

28, 18 Fer. V. (=) 

29, 14 Fer. VI. — 

30, 7j Sabbatu in XII Lectiones. — (3) 

32, 15 Dom. II in XLma. 

33, 13 Fer. IL 

34, 7 Fer. III. 

15 Fer. IIII. 

35, 3 Fer. V. 

36, 4 Fer. VI. 
13 Sabb. 

37, s Dom. III in XLma. 

38, 6 Fer. II. 
17 Fer. III. 

39, 7 Fer. IIIL 

16 Fer. V. 

40, z/ Fer. VI. 

41, S Sabb. 

16 Dom. IIII in XLma. 

42, 77 Fer. IL 

43, 5 Fer. III. 

44, 2 Fer. IIII. (4) 

45, 3 Fer. V. (s) 



[Stat.] ad scam Mariam... (') 
[Stat.] ad scum Laurentium. 

[Stat.] ad scum Petrum. 

[Stat.] ad scum Clementem 

[Stat] ad se... 
[Stat.] ad scam Mariam. 
[Stat.] ad scum Vitalem. 
[Stat.] ad scum Marcellinum. 

Statio 

Statio 

Statio 

[Stat.] ad scam Susanam. 



Intr. Reminiscere.) 

— Confessio.) 

— De 7iecessifatibus.) 

— Iniret oratio tnea.) 
■ — Sperent in te.) 

— Redime me.) 

— Tihi dixit cor meum.) 

— A^e derelinqiias me.) 

— Deus in adiuio7-ium.) 

— Ego autem aim iustifia.) 

— Zex domini.) 

— Oculi mei.) 

— In deo laiidabo.) 

— Ego damaui.) 

— Ego auiem in domino). 

— Salus populi ego sutn.) 

— Fac mecmn domitie.) 
— ■ Uerha mea.) 

— Letare hiemsalem.) 

— Deus in ?iomine tuo.) 

— Exaudi deus oratio?iem.) 

— Dum sanctificatus fuero.) 

— Leietur cor querentium.) 



(i) Ms. : «Ad Sanctam Mariam a Principioit, pour ad Praesepe. (Tommasi, p. 271.) 

(2) Le trait Dixit dominus miilieri cananeœ, ajouté au bas de la p. 28, se rencontre fréquemment, après 
le X« s., au 2^ dim. de Carême. Des mss. il est passé dans les graduels et les missels imprimés d'un certain 
nombre d'églises. Le missel de Munster de 1835, ^ntre autres, l'a encore. (Il est donc loin d'être inédit.) Mais 
c'est au jeudi précédent que semble destinée l'addition que nous relevons ici. Si nous sommes bien renseigné, 
ce même trait occuperait encore, dans l'un ou l'autre des missels mss. de Chartres, la place du graduel 
au « jeudi de la Cananée », attiré là par l'évangile du jour. 

(3) A la suite de l'introït, sont indiqués cinq "Rf. suivis (ligne 15) d'une rubrique presque illisible : 
IIII. AD HC PERTINENT (N et T conjoints). Ce qui peut signifier : [J?] //// ad h[im]c \diem\ pertinent. 
L'équivalent se trouve dans d'autres mss., par exemple : R. G. IIII ad ipsum diem pertinentes. De même, le 47 
de Chartres n'est pas seul à proposer ici cinq B7. pour quatre. 

(4) Page 44, ligne 6, avant le deuxième rép.-grad. Beata gens, il faut lire R. à la place de ALI. — Plus bas^ 
1. 9, l'offert. Benedicite gentes devrait être précédé de l'indication OE., au lieu de V. I. On l'a pourvu d'un alléluia 
final (1. 12), marqué également à la fin du troisième Y- (P- 45, 1- i), en vue de son emploi au 5° dim. après Pâques. 

(5) A l'offert, de ce jour, Dile in auxilium, on a voulu, postérieurement, substituer l'offert. Dne ad 
adiuvandum me, et on l'a écrit sur les marges inférieures des pages 44 et 45. Tommasi, p. 274, le rattache 
à \a. feria ////précédente, et à la p. 63 (2= col., note g) du même t. V, il le présente comme rechange de 
l'offert. Benedicite gentes; il est, sans aucun doute, redevable de cette méprise à son copiste chartrain qui 
n'aura pas remarqué que le signe de renvoi précédant cette addition avait son appel avant l'incipit de l'offert. 
Diîe in auxilium, à la page 45, ligne 8. 



Paléographie XL 



34 



PALEOGRAPHIE MUSICALE 



Page, 


ligne 










45. 


10 


Fer. VI. 








46, 


5 


Sabbat um. 








46-47, 

48, 


I 
7 


Dom. V in 
Fer. IL 


XLma. 


[De 


Passione Dni.] 

Statio 



[Stat.] ad scum Marcellinum. 
[Stat.] ad scum Apollonarem. 



Statio. 
Statio. 



17 Fer. III. 

49, 10 Fer. IIII. 

50, 7 Fer. V. 

51, 8 Fer. VI. (■) 

52, 2 Dom. VI in Palmis. 

54, I Fer. II. 
12 Fer. III. 

55, 8 Fer. IIII. 

56, II Fer. V. 
17 [Fer. VI in Parasceve.] RPS. [= Respons...(?) j 

58, 7 [Sabb. SCO.] Trac. Incip. Lect. vel Cantic. 

59, II Sabb. Sancto. Statio ad Lateranis. (') 
14 [DO]\L IN DIE SANCTO PASCHE.] 

60, II Fer. IL 
61, 



Statio. 



Intr. Meditatio cordis met.) 

— Sicie?ites uenite.) 

— ludica me Detcs.) 

— Miserere viihi domine quo- 

7iiam cotindcauit f?ie.) 

— Expecta dominiim.') 

— Liber ator mais.) 

— Omnia que fecisti.) 

■ — Miserere mihi domine qiio- 
niam iribulor.) 

— Domine ne longe faciès^ 

— ludica do?nine.) 

— Nos auiem gloriari.) 

— In nomitie dotnini.) 

— A^os autem gloriari^ 



Fer. III. 
16 Fer. IIII. 

62, ç Fer. V. 

63, 6 Fer. VI. 

64, 2 Sabb. 

64, zj Dom. I post albas. (3) 
[Dom. II post albas.] 

[Dom. III post albas.] 



— Resurrexi.) 

— Introduxit uos.) 

— Aqua sapientiœ.) 

— Ueniie befiedicti. 

— Vidricem manum!) 

— Edvxii eos dominus^j 

— Eduxit dotninus populujn.) 

— Quasi 7nodo.) 
- Off. Deus Deus meus. — Com. Ego sum 

pastor bonus.] 
[Intr. lubilate Deo. — Off. Lauda anima mea. — Com. Modicum.] 



[Intr. Misericordia Dni. 



(i) Tornmasi, p. 274, donne ce titre : Sabb. Ad S. Mar., en notant qu'il faut lire Fer. VI (au lieu de 
Sabb.). Le samedi, veille des Rameaux, était anciennement « aliturgique », vacant. 

(2) La rubrique de ce jour, qui occupe les lignes 11-13 de la page 59 de notre reproduction, y est 
illisible. La voici telle que l'a rapportée Tornmasi, p. 275 : n Sabb. Sancto. Statio ad Lateranis. In ipsa nocte 
ad introiiiim Letania expleta, dicit Fontifex, Gloria in excelsis Deo. Deinde leguntur Epistola. Ail. Canticum. 
Tract. Laudate Dominum. Non dicitur Off. 7iec Agnus Dei. » Pour canticum, Tommasi conjecture : catitatur. 
A la ligne 13, on devine les vestiges de l'abréviation cant (n et t conjoints, semble-t-il, avec un trait abréviatif 
au-dessus). La rubrique appellerait plutôt confit. == Confitemini [Dno), incipit du Y- alléluiatique. 

(3) Suivent, entre [ ], les titres présumés des messes dont nous prive la lacune signalée plus haut, p. 27. 
La composition de ces messes, à part les f. alléluiatiques, très divers suivant les mss., peut être regardée 
comme constante à l'époque de notre document; on rencontre à peine une ou deux exceptions. Notre liste 
fera mesurer l'étendue de la perte. Les trois offert, en italique, se trouvant ailleurs, n'avaient ici que leur incipit. 



SOCIÉTÉ SAINT JEAN L'ÉVANGÉLISTE 

DESCLÉE & Cie 
Imprimeurs du S. Siège et de la S. Congrégation des Rites. 

Pour paraître prochainement : 

LibeF Usualis Missae et Offlcii 

pro Dominieis et Festis I. vel IL Classis 

cum eantu gregoriano ex editione Vaticana adamussim excerpto. 

1 volume in-12 (l'Jxl2 cent.) d'environ 1350 pages, 
épaisseur 28 ni/m.; poids du volume relié, environ 700 gr. 

[N° 781] Edition en notation grégorienne. Broché, frs 5 oo 

[N° 780] Le même, avec signes rythmiques . Broché, frs 5-00 

[N° 782] Le même en notation musicale moderne {en prépa- 
ration. ] 

Reliures en plus : 

Toile, ornements à froid, tranche rouge (N" 2) . . . .frs 1-75 



Pégamoïd, imitation chagrin noir, tranche rouge. 
Dos en peau, plats en toile, tranche rouge . . 
Mouton, imitation chagrin noir, tranche rouge (N° 6m) 
Le même, tranche dorée (N° 7m). .... 



2-50 

3-25 
4-00 



Suppléments au Liber Usualis Missae et Offieii. 
[N° 753} Psalmi Feriales ad Horas minores et Comple- 

torium (texte seul) 32 pages . . . . fr. 0-25 

[N" 754] Psalmi Feriales ad Completorium {texte seul) fr. 0-15 

(Les w^^ jjj et Jj^ tie confiemicnt que le texte des Psaumes sans les Antiennes. 
A défaut du n' /jj, le n" jj^ est indispensable four la célébration de l'Office de 
Coniplies le jour de la Toussaint.) 

[N^ 757] Hymni Offlcii Romani ad Horas diei seeundum 

antiquum USUm. Texte ancien des hymnes entièrement noté. 
102 pages ......... fr. 0-50 

[N° 758] Le même, avec signes rythmiques . . . fr. 0-50 

/"Ces suppléments peuvent être Joints à volonié au Liber Usualis Missae et Offieii j. 



314 Domiaica III. Adventus. 

Offert, g 1 k , . ! W 1 , 



B 



Enedix{- sti, * D6-mi- ne, ter- 



^^_^^^ _^j_,->,,^-^^ 



ram tû- am : averti'- sti capti-vi-tâtem Jâ- cob : 



remi-si- sti iniqui-tâ- tem plé*- bis tû- ae. 



Sécréta. 



DEvotiônis nostrae tibi, quaésu- j institûta mystérii, et salutâre tuum 
mus Domine, hôstia jùgiter | in nobis mirabiliter operétur. Per 
immolétur : quae et sacri péragat I Dôminum. 

Aliae Secretae tii in Dominica I. Adventus, 299. 

JL/ Ici- te:* Pu-sil-lâ-nimes conforta- mi- ni 



et no-Ii'-te timére : ec-ce Dé-us noster véni- 



:'r^->nm^ 



et, et salvâ- bit nos. 

Postcommun io. 

IMplorâmus, Domine, cleméntiara | a vitiis expiâtes, ad testa ventura 
tuam : ut haec divina subsidia, | nos praéparent. Per Dôminum, 

Aliac Postcommuniones ut in Dominica I. Adventus, 299. 

AD SEXTAM. 
Aiit. Dâbo in Sion. 315. 

Capitulum. riiilipp. 4. b. 

Rlhil solliciti sitis : t sed in omiii 1 gratiârum actioiie, * petitiônes ve- 
oratiône et obsecratione, cum | strae innotéscant apud Dcum. 
R. br. Osténde nôbis Domine. 2/8. y. Mémento nostri. 

Spccimen du Liber UsiiaHs Missae ef Officii tf ySo avec signes >ythiinqiies. 



Dominica 111. Adventus. 



AD NONAM. 

A?!t. Juste et pie vivdmus. 316. 

Capitulum. Pkilipp. 4. b. 

ex pax Dei, quae exsùperat 1 stras * in Christo Jcsu Domino 
omnem seiisum, + custôdiat nostro. 
corda vestra et intelligéntias ve- 1 
IÇ. br. Super te Jérusalem. 253. f. Domine Déus virtùtum. 

AD VESPERAS. 

Psalmi. 1. Dixit Dôminus. i. a. 133. — 2. Confitébor. 7. b. 144. — 
3. Beâtus vir. 8. G. 152. — 4. Laudâte pùeri. 5. a. 155. — 5. In éxitu. 
■2. D. 158. 



1. Ant. S 1 7 


1. a*««'« ■■■ 


1 , a a ( 


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y Eni-et Dôminus, * et non tardâbit, 

a 


Ut iliûminet 


^ - Il an' 


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absc6ndi-ta tenebrârum, et mani-festâbit se ad ômnes 



g 






■ ■ B , a ■ 


_5_„_,-ri-.-a- 





géntes, aile- lu- ia. E u o u a e. 



2. Ant. 
7. b 



Erûsa-lem gâu- 



V 



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de * gâudi- o mâgno, qui- a véni- et ti'-bi Salvâ-tor, aile- 



S r ' ' ■ a 

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3. Ant. 5" 
8. G ~ 



lii- ia. E u o u a e. 



D 



-n=i: 



T^f^r 



Abo in Si- on *salû-tem,et 



S-B \ 


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aFaiB 'aa . .Saa 


■ a 




% , ■ 






in Jerû-sa-lcm gl6-ri- am mé- ain, alle-lû-ia. 


E U U a e. 


4. Ani. ■ ai's'"iS 


a 1 


-'^. ^^ a 3 ^ a a 1 « a ' 





jX' Ontes et omnes colles * humi-li- abùntur : et érunt 
Spcciinen du Liber Usualis Mi'ssae ci Officii n' 781 sans sioncs. 



Cette nouvelle édition du Liber Usitalis Missae et Officii a été rédigée 
surtout en vue de la célébration de l'Office dominical dans les princi- 
pales églises et les séminaires. L'ouvrage contient donc la Messe (chants 
et récitatifs), les Vêpres et les Compiles de tous les Dimanches de 
l'année et des Fêtes dont la solennité est admise le Dimanche. De plus, 
pour les diocèses qui ont conservé la très louable coutume de chanter les 
Petites Heures les Dimanches et Fêtes et les Laudes aux grandes solen- 
nités, on y a inséré les Offices de Prime, Tierce, Sexte et None, ainsi 
que les Laudes des Fêtes de i"^ classe. Il a paru utile aussi de donner 
intégralement les Matines de Noël, la fonélion du Mercredi des Cendres, 
l'Office des trois derniers jours de la Semaine Sainte et du Dimanche de 
Pâques, les Litanies et la Messe des Rogations, la Messe de la Vigile de 
la Pentecôte, les principales Messes votives, l'Office de la Commémo- 
raison des Défunts et des Funérailles. 

Conformément aux dernières règles liturgiques, c'est l'Office du Temps 
qui occupe la place la plus importante dans le nouveau L.iber UstuiUs. 
Le Propre des Saints a été allégé de tous les offices dont la célébration 
ne pouvait plus se rencontrer le Dimanche ; mais on y trouvera, soit à 
leur place, soit sous forme d'un renvoi au Commun des Saints, l'antienne, 
le verset, la collecfte, la secrète et la postcommunion de toutes les Fêtes 
de rit inférieur dont il peut être fait mémoire à la Messe et aux Vêpres 
du Dimanche. Ont été seulement exceptées de cette règle plusieurs Fêtes 
mineures, qui, dans un grand nombre d'églises, ont le privilège d'un rit 
plus élevé et dont, par suite, il a semblé préférable de donner l'Office 
en entier. Une importante collection de Messes détachées et d'Offices 
Propres permettra d'ailleurs de compléter le Liber Usualis Missae el 
Officii suivant les besoins des différents diocèses et Instituts religieux. 

L'ouvrage se termine par un recueil de mélodies variées pour les Saluts 
du S. Sacrement et par un Appendice contenant les chants usités dans 
certaines fonctions spéciales, comme la Bénédiction des Saintes Huiles 
le Jeudi-Saint, les Ordinations, la Visite pastorale, etc. 

Sous un format commode et sans que son volume très réduit nuise en 
rien à la netteté ni à la beauté de l'impression typographique, le Liber 
Usualis offre donc tout ce qui est nécessaire pour le service des cathé- 
drales, des grandes églises et des séminaires. 

Par une innovation dont on appréciera vite la grande utilité, on a 
groupé en tête de l'ouvrage tous les Psaumes des Vêpres notés dans les 
huit tons grégoriens. L'intonation, la flexe, les cadences de médiante et 
de terminaison sont indiquées clairement pour chaque Psaume, et de 
fréquents renvois à ce petit Psautier, dans la suite du volume, en rendent 
l'usage extrêmement pratique. 

Le Liber Usualis iMissae et Officii est basé principalement sur les 
éditions typiques du Missel, du Rituel, du Graduel et de l'Antiphonaire 
romain. Les mélodies non encore parues dans l'Edition vaticane ou n'en 
faisant pas partie, sont extraites des livres de Solesmes, qui, on le 
sait, ont été déclarés entièrement conformes au Molli proprio du 
25 avril 1901 sur la musique sacrée. Tant pour le chant que pour les 
rubriques, il a été tenu compte des plus récentes décisions ou indications 
de la S. Congrégation des Kiles. A ce point de vue encore le Liber 
Usualis est donc aussi complet que possible. 



SOCIÉTÉ SAINT JEAN L'ÉVANGÉLISTE 

DESCLÉE & Cie 
Imprimeurs du S. Siège et de la S. Congrégation des Rites. 

Pour paraître prochainement : 

PAROISSIEN ROMAIN 

CONTENANT 

LA MESSE ET L'OFFICE 

POUR TOUS LES DIMANCHES ET FÊTES 

DE !"■ ET DE 2""= CLASSE 

CHANT GRÉGORIEN EXTRAIT DE SÉDITION VATICANE. 

1 volume in-12 (19x12 cent.) d'environ 1350 pages, 
épaisseur 28 m/m.; poids du volume relié, environ 700 gr. 

[N° Soi] Edition en notation g-rég-orienne. Broché, frs 5-00 

[N" 800] Le même, avec signes rythmiques . Broché, frs 5-00 

[N° 802] Le même en notation musicale moderne {en prépa- 
ration.) 

Reliures en plus : 

Toile, ornement.^ à froid, tranche rouge (N° 2) . . . .frs 1-75 

Pégamoïd, imitation cliagrin noir, tranche rouge. . , . 2-00 

Dos en peau, plats en toile, tranche rouge ..... 2-50 

Mouton, imitation chagrin noir, tranche rouge (N" 6m) . . 3-25 

Le même, tranche dorée (N" 7M) 4.00 

Suppléments au Paroissien Romain. 
[N° 753] Psaumes Fériaux des Petites Heures et de 

Compiles (texte seiil) 32 pages . . . . . fr. 0-25 

[N'^ 754] Psaumes Fériaux de Compiles, {texte seul) . fr. 0-15 

{Les K"-^ 7JJ et 75^ tic contiennent que te texte des Psaumes sans les Antiennes. 
A défaut du n" 75^, le n" yj^ est indispensable four la célébration de l'Office de 
Compiles le jour de la Toussaint.) 

[N° 757] Hymnes de l'Office Romain suivant l'usag-e ancien. 

Texte ancien des hymnes entièrement noté. 102 pages . fr. 0-50 
[N° 758] Le même, avec signes ryt /uniques . . . fr. 0-50 

fCe's suppléments peuvent être joints à volonté au Paroissien Romain.) 



II. Dimanche de l'Avent. 



S 



3 . 3 % ■ T 



± 



3. Fraésta, Pâter pi- l'ssime, Fatrique cômpar Unice, Cum 



^3— ^ 



-^5^ 



Spi'-ri-tu Pa-râcli-to, Régnans per ômne saéculum. Amen. 

L'Hymne de Compiles se chante sur ce ton pendant tout le Temps de l'Avent 
jusqu'à la Veille de Noël exciusivetneni, même aux Fêtes qui peuvent se 
rencontrer. On excepte seulement la Fête de l'Immaculée Conception et son 
Octave pour lesquelles on prend le ton oruuiaire des Fêtes de la Sainte Vierge. 
Mais le Dimanche perdant l'Octave et le jour octave lui-même, si cest un 
Dimanche, on conserve le ton de l'Avent comyne ii a été dit plus naut, 29i. 

Le Samedi avant le II. Dimanche de l'Avent. 

A VÊPRES. 

Psaumes. 1. Benedictus Dôminus. i. .g;. 195. — 2. Déus cânticum. 7. d. 
ig8. — 3. Exaltâbo te. 7. a. 201. — 4. Miserâtor. i. f. 202. — S. Fidélis 
Dôminus. 3. a. 205. 

Antiennes et Vêpres du Dimanche suivant, 308. 

Capitule. Fratres : Quaecùmque. 310. Hymne. Creator âlme side- 
rum. 301. y. Rorâte. 

A Magnif. j 

Ant. 7. a I ; 



-J- 



4- 



Y 



Eni Domine * vi-si-târe nos in pâce, ut laeté- 



H- 



mur coram te corde perfécto. E u o u a e. 
Gant. Magnificat. 7. a. 216. — Oraison. Excita. 310. 

Le II. Dimanche de l'Avent. 

A Prime. Ani. Ecce in nùbibus caéli. 308. 



Ant. Urbs. 309. Capitule de Vêpres. Fratres : Quaecùmque scripta 
sunt. 310. "Sj. br. Véni ad liberândum nos. 243. y. Timébunt. 



A LA MESSE. 



într. 

7. 



P 



g-4- 



4- 



-At- 



^-^V 



O-pulus Si- on, * ec-ce D6-minus véni- et 
Spécimen du Paroissien Romain 71' Soo avec signes jyt/imigues. 



II, Dimanche de l'AVent. 



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H-V 



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ad salvàndas CTéntes : et audi- tam fâ- ci- et Dômi- 



îli. 'J-^ 



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nus gl6-ri- am v6- cis su- ae, in laeti-ti- a cor- 



-fl— r 



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dis véstri. /"i-. Qui régis Isra-el, inténde: * qui dediicis 



h 



vel-ut ovem J6- seph. G16- ri- a Pâtri. E u o u a e. 
Collecte. 

eXcita Domine corda nostra ad ' rificâtis tibi méntibus servire me- 
praeparândas Unigéniti tui ! reâmur. Qui tecum vivit et régnât, 
vias : + ut par ejus advéntum, * pu- ' 

Les autres Collectes, comme au Dimanche précédent, 2S6. 

Lectio Eplstolae beati Pauli Apostoli ad Romanos. 

Rom. /). 

FRatres : Quaecùmque scripta | mandas promissiônes patrum : gen- 
sunt, ad nostram doctrinam j tes autem super misericôrdia hono- 
scripta sunt : ut per patiéntiam, et i rare Deum, sicut scriptum est : Pro- 



consolatiônem Scripturârum, spem 
habeâmus. Deus autem patiéntiae, 
et solâtii, det vobis idipsum sâpere 
in altérutrum seciindum Jesum 
Christum : ut unanimes, une ore 



ptérea confitébor tibi in géntibus, 
Domine, et nômini tuo cantàbo. 
Et iterum dicit ; Laetàmini gentes 
cum plèbe ejus. Et iterum : Laudâte 
omnes gentes Dôminum : et raagni- 



honorificétis Deum et Patrem Dô- \ ficâte eum omnes pôpuli. Et rursus 
mini nostri Jesu Christi. Propter Isaias ait : Erit radix Jesse, et qui 



quod suscipite invicem, sicut et 
Christus suscépit vos in honôrem 
Dei. Dico enim Christum Jesum 
ministrum fuisse circumcisiônis 
propter veritâtem Dei, ad contir- 

Grad. 



exsurget regere gentes, m eum 
gentes sperâbunt. Deus autem spei 
répleat vos omni gâudio et pace in 
credéndo : ut abundétis in spe, et 
virtûte Spîritus Sancti. 



S^' ' =^-T.-'-^ I rf 



Ji 



e 



:iS=ïS: 



X Si- on * spt". "i- es de- c6-ris é- 

Spécimen du Paroissien Romain n" Soi satis sij^nes. 



Cette nouvelle édition du Paroissien Roiiuii/i a été rédigée surtout en 
vue de la célébration de l'Office dominical dans les principales églises 
et les séminaires. L'ouvrage contient donc la J\Iesse (chants et récitatifs), 
les Vêpres et les Coraplies de tous les Dimanches de l'année et des 
Fêtes dont la solennité est admise le Dim.anche. De plus, pour les 
diocèses qui ont conservé la très louable coutume de chanter les Petites 
Heures les Dimanches et Fêtes et les Laudes aux grandes solennités, 
on y a inséré les Offices de Prime, Tierce, Sexte et None, ainsi que les 
Laudes des Fêtes de i" classe. Il a paru utile aussi de donner intégra- 
lement les Matines de Noël, la fonflion du Mercredi des Cendres, 
l'Office des trois derniers jours de la Semaine Sainte et du Dimanche de 
Pâques, les Litanies et la Messe des Rogations, la Messe de la Vigile de 
la Pentecôte, les principales Messes votives, l'Office de la Commémo- 
raison des Défunts et des Funérailles. 

Conformément aux dernières règles liturgiques, c'est l'Office du Temps 
qui occupe la place la plus importante dans le nouveau Paj-oissien. Le 
Propre des Saints a été allégé de tous les offices dont la célébration 
ne pouvait plus se rencontrer le Dimanche; mais on y trouvera, soit à 
leur place, soit sous forme d'un renvoi au Commun des Saints, l'antienne, 
le verset, la collefle, la secrète et la postcommunion de toutes les Fêtes 
de rit inférieur dont il peut être fait mémoire à la Messe et aux Vêpres 
du Dimanche. Ont été seulement exceptées de cette règle plusieurs Fêtes 
mineures qui, dans un grand nombre d'églises, ont le privilège d'un rit 
plus élevé et dont, p.ir suite, il a semblé préférable de donner l'Office 
en entier. Une importante collection de Messes détachées et d'Offices 
Propres permettra d'ailleurs de compléter le Paroissien suivant les 
besoins des différents diocèses et Instituts religieux. 

L'ouvrage se termine par un recueil de mélodies variées pour les Saluts 
du S. Sacrement et par un Appendice contenant les chants usités dans 
certaines fonctions spéciales, comme la Bénédiction des Saintes Huiles 
le Jeudi-Saint, les Ordinations, la Visite pastorale, etc. 

Sous un format commode et sans que son volume très réduit nuise 
en rien à la netteté ni à la beauté de l'impression typographique, le 
Paroissien offre donc tout ce qui est nécessaire pour le service des 
cathédrales, des grandes églises et des séminaires. 

Par une innovation dont on appréciera vite la grande utilité, on a 
groupé en tête de l'ouvrage tous les Psaumes des Vêpres notés dans les 
huit tons grégoriens. L'intonation, la flexe, les cadences de médiante et 
de terminaison sont indiquées clairement pour chaque Psaume, et de 
fréquents renvois à ce petit Psautier, dans la suite du volume, en rendent 
l'usage extrêmement pratique. 

Le Paroissien est basé principalement sur les éditions typiques du 
Missel, du Rituel, du Graduel et de l'Antiphonaire romain. Les mélodies 
non encore parues dans l'Edition vaticane ou n'en faisant pas partie, 
sont extraitrs des livres de Solesmes, qui, on le sait, ont été déclarés 
entièrement conformes au Motu proprio du 2; avril 1904 sur la musique 
sacrée. Tant pour le chant que pour les rubriques, il a été tenu compte 
des plus récentes décisions ou indications de la S. Congrégation des 
Rites. A ce point de vue encore le Paroissien est donc aussi complet 
que possible. 



LE MANUSCRIT 47 DE LA BIBLIOTHÈQUE DE CHARTRES 



35 



Page, ligne. 



[Dom. IlIIpostalbas.] [Intr. Cantate Diio. — Off. Iubilate Deo ('). — CoM. Dum uenerit 

Paraclitus.] 
[Dom. V post albas.] [Intr. Vocem iucunditatis. — Off. Benedicite genfes (==). — Com. Cantate 

Domino.] 
[XVIII Kal. mai. Nat. scorum Tiburtii et Valeriani.] [Intr. Sancti tui Dne. — 

Off. Letamini in Btio (3). — Com. Gaudete iusti in Diio.] 
[VIIII Kal. mai. Nat. sci Georgii.] [Intr. Protexisti. — Off. Confitebuntur caeli. — Com. Lae- 

tabitur iustus.] 
[In Letania maiore.] [Intr. Exaudivit de templo. — Off. Confitebor Dno. — Com. Petite et 

accipietis...] uobis : oranis enim... 



6S> 


3 




II 


65-66, 


I 


66, 


6 




9 




16 


67, 


3 


67-68, 


I 


68, 


3 



69, 



70. 9 

71. 6 
10 

15 

71-72, I 

72. 5 
9 



II II Kal. mai. Nat. sci Vitalis. 

Kal. mai. [Nat.] scorum Philippi et lacobi. 

V Non. mai. Natale scorum luvenalis, Alexandri, 

Eventi et Theodoli. 
Eodem die. Inuentio sce Crucis. 

VI Id. mai. [Nat] scorum Gordiani et Epimachi. 
IIII Id. mai. Nat. scorum Nerei, Achillei et Pancratii. 
III. Id. mai. Dedicatio basilicae scae Mariae ad Mart. 
Die XVIIII mens. mai. Nat. scae Potentianae 
IN ASCENTIONE DNI. 
Dom. I post Ascentionem. 
VIII Kal. iun. Nat. sd Vrbani. 
Sabb. SCO uigil. Pentecostes. (■*) 
DOM. PENTECOSTES. 
Fer. II. 
Fer. [III]. 
Fer. IIII. 
Fer. V. (5) 
Sabb. in XII Lect. (^) Stat. ad scm Petrum. 

[Introitus.] ( — Caritas dei.) 



Intr. Protexisti tne deus.) 

— Exdamauerunt^ 

— Clamauerunt iusti.) 

— ISlos avtetn gloriari.) 

— Sancti tui diie.) 

— £cce oculi domifti.) 

— Terribilis est.) 

— Diiexisti iustitiam.) 

— Uiri galilei.) 

— Exaudi diie . . . tibi dixit.) 

— Sacerdotes tui.) 

— Spiritus domini.) 

— Cibauit eos.) 

— Accipite iucunditatem.) 
— ■ Deus dum egredereris.) 

— Repleatur os meum.) 



(i) Se trouve au 2^ dim, après l'Epiphanie, p. 14, 1. 14 de notre reproduction. 

(2) Au mercredi qui suit le 4'= dim. de Carême, p. 44, 1. 9. 

(3) A la fête des SS. Fabien et Sébastien, p. 16, 1. 13. 

(4) Page 69, 1. 13 et 14, après l'indication des lectures et des traits, on lit cette rubrique : Ad introitû 
Leta7iiae sic-ut in Pascha. 

(5) Lecture donnée par Tommasi, p. 277. Dans la grande majorité des mss. liturgiques contemporains 
du nôtre, ou antérieurs, c'est \a./eria F qui reste sans messe propre. Dans un petit nombre, la messe Repleatur 
lui est attribuée, et la feria VI est pourvue autrement ou passée sous silence. Ce trouble résulte du manque 
d'uniformité relativement à la fixation des Quatre-Temps d'été. 

(6) Lignes 6-8, rubrique : B[enedicti\o siue Tracitus]. Sin aiitem non fuerit in XII. Lee. Ail. Qui sanat. AU. 
Confitemini et inuocate. OF. Dfie d[eu]s salutis me[e]. — La Benedictio est l'hymne des trois jeunes gens dans 
la fournaise, emprunté au chap. III de Daniel.) 



36 



PALEOGRAPHIE MUSICALE 



Page, 

72> 

72-73, 

73> 

73-74> 
74, 

74-75, 
75, 



14 III I Non. iun//. Nat. scorum Marcellini et Pétri. 

/ V \Aits iun//. Nat. scorum Primi et Feliciani. 

6 [II] Id. iun//. (') Nat. scorum Mart. Basilidis, Cyrini, 

Naboris et Nazari. 

I XI III Kal. iul//. Nat. scorum Marci et Marcelliani. 

6 XIII Kal. iul. Nat. scorum Geruasii et Protasii. 
10 VIIII Kal. iul. Vigil. sci loh. Bapt. 

1 VIII Kal. iul. Nat. sci lohannis Bapt. 

4 Item in die. (=) 

12 VI Kal. iul. Nat. scorum lohannis et Pauli. 

8 IIII Kal. iul. Uigil. sci Pétri ApwMi. 

7 \n Nat. sci Pétri. (3) 

5 II Kal. iul. Nat. sci Pauli. 

14 VI Non. iul. Nat. scorum Processi et Martiniani. 

3 VI \Aiis iul. Nat. scorum VII Fratrum. 

8 [II] non. iul. Oct. Apostolorum Pétri et Pauli. (+) 
10 XII Kal. aug. Nat. scae Praxedis. 

12 [XXIII] die mens, iulii. (s) Nat. sci Apollonaris. 

16 IIII Kal. aug. Nat. scor. Simplicii, Faustini et Beatricis. 

4 III Kal. aug. Nat. scorum Abdon et Sennes. 

6 [IIII] Non aug. (°) Nat. sci Stephani. 
8 [VIII] Id7^.f aug. Nat. sci Syxti. 

10 Eodem die. Nat. [scorum] Felicissimi et Agapiti. 

12 VI Id. aug. Nat. sci Cyriaci Mart. 

2 V Id. aug. Uigil. sci Laurenti/. 



12 IIII Id. aug. Nat. sci Laurentii. 
81-S2, I III Id. aug. Nat. sci Tiburtii. 



76, 

77, 



79, 



80, 



Intr. Clamauerunt iusti.) 

— Sapientinin sanc/orii/n.) 

— Ititret in cû7ispectu. ) 

— Sabis auiein.) 

— Loquetur dottiinus.) 

— JVe iimeas zacharias.) 

— Iiistits ut palma.) 

— De uentre matris mee.) 

— Midte tribulationes.) 

— Dicit doniimis petro.') 

— Niinc scio Itère.') 

— Scio ciii credidi. ) 

— Iiidicant sa?icti.) 

— Laudate pueri.) 

— Sapientia\jn\ sanctonim.) 

— Loquebar.) 

— Sacer dotes dei.) 

— Sacer dotes eius.) 

— Intret i?i conspectu.) 

— Sacer dote s eius.) 

— Sacer dotes dei.) 

— Salus autem iiistorum.) 

— Timete domi?mt?i.) 

— Dispersit. — ligne 6, Off. 

[ Oratio^ mea mutida est.) 

— Confessio. ) 

— Iiistus ut palma.) 



(i) Tommasi, p. 277 : V. Idus... 

(2) Au bas de la p. 75 : Alléluia. T/iter natos mulierum, pour la fête de S. Jean-Baptiste. 

(3) Page 77, marge inférieure : Alléluia. Tu es symon bariona, pour la fête de S. Pierre. 

(4) Le ms., ligne 7, indique une date erronée : /// No\:iias\ De plus cette Octave (6 juillet) se trouve 
placée après la fête des Sept Frères (10 juillet). Il est curieux que cette interversion se présente dans d'autres 
mss., dans ceux-ci, par exemple : codex Blandiniensis de Paraelius (Bruxelles, Bibl. Roy., 10127-10144)^ 
antiphonaires de Compiègne (Paris, Bibl. Nat., lat. 17436), de Saint-Gall 339, d'Einsiedeln 121, de Laon 239 
(ces trois derniers reproduits dans la Faléogr. ?nus. aux tomes I, IV et X). Dans celui de Laon, le scribe a 
évité la succession choquante des noues venant après les ides : il a inscrit l'Octave à une date non moins 
erronée : II id. iul. (= 14 juillet). — C'est à rectifier la date fautive et à rétablir l'ordre interverti qu'a été 
destinée l'addition marginale qui se lit en haut de la p. 79 de notre ms. 

(s) Tommasi, p. 278 : XVIII. Die... 
(6) Tommasi, ibid. : ///. No?i... 



LE MANUSCRIT 47 DE LA BIBLIOTHEQUE DE CHARTRES 



37 



Page, ligne 



82, 



83, 



2 \Aibus augf. Nat. sci Hippoliti. 

5 XVIIII Kal. sept. Nat. sci Eusebii. 

15 XVIII Kal. sept. Adsumptio scae Mariae. 

2 Octava sci Laurentii. 

5 XV Kal. sept. Nat. sci Agapiti 

7 XI Kal. sept. Nat. sci Timothei. 



84, 



85, 2 



S7, 



V Kal. sept. Nat. sci Hermentis. (') 
IIII Kal. sept. Nat. scae Sauinae. 
III Kal. sept. Natale scorum Felicis[simi] et 

Adaucti. 

V Id. sept. Nat. sci Adriani. 
IIII Id. sept. Nat. sci Gorgonii. 
III Id sept. Nat. scorum Proti et lacinti. 
Die [XI III] mens. sep. (^) Exaltatio sce Crucis. 

4 XVIII Kal. oct. Nat. scorum Corneli/ et Cypriani. 

5 [XVII Kal. octob.] Nat. sci Nicomedis. 

6 XVI Kal. octob. [Nat. scae Euphemiae.] 

7 In Uigil. sci Mathei... 

g XI Kal. octob. Natale sci Mathei Evangelistae. 
'o V Kal. octob. Nat. scorum Cosm[ae et Damiani.] 

'6 III Kal. oct. Dedicatio basilicae Archangeli 

Michaelis. 
'2 Non. octob. Nat. sci [Marci]. (?) 
'4 Vigil. Apostolorum Simonis et ludae. 
'5 In die ad Missam. 
5 Kal. nouemb. Nat. [sci] Caesarii. 



Intr. lusti epiileiitiir.) 

— Os iiisti meditabiiur^ 

— Uiiltum tuiim.') 

— Probasti domine}) 
— - Letabitur tus tu s.) 

— Sa/us auiem. — Com. Ego v\os 

ekgi].) 

— lustus non coniurbabitur.) 

— Cognoni domine}) 

— \Sa\pie?itia\j!Î\ sanctorum. — 

1.6, Off. [Leta\??2ini in domino.) 

— [Letabitur i]ustus.) 

— Gloria et iionore.) (^) 

— ludicant sa?icii.) (3) 

— Nos autem gloriari.) (s) 

— Saar\doies'\ d[ei}\ 

— Letabitur iustus.) 

— Vvltum tttum.) 

— Ego autem siciit oliua.) 

— Os iusii.) 

— Sapie7itia\in\ sanctorum}) 

— Beiiedicite dominum}) 

— Sacer dotes dei}) 

— Intr et in conspedu}) 

— Mihi autem nimis}) 

— Confessio.) 



(i) Page 83, les deux indications qui subsistent sur la marge détériorée ([OF. In omn]em [terr']a. — Co. 
Vos q\tï\i secuti estis}) appartenaient, vraisemblablement, à la messe de S. Barthélémy. 

(2) Page 84, 1. 10, le Desiderium marqué comme Tract, est le ^ . du I^. Posuisti. 

(3) A la dernière ligne de la p. 84, lire : all. Sancti tui domine. 

(4) Le scribe avait deux manières de dater : ti XVIII Kal. octobr. » ou « Die XIIII mens. sept. »; il a 
emprunté à chacune un élément et en a composé une date hybride et fausse : Die XVIII mens. sep. (Sur 
les trois fêtes datées par le quantième du mois, voir PaVeogr. fntis., t. X, p. 30, note i.) 

(s) Dans cet incipit, comme dans celui qui termine la ligne, Nos autem, et plus bas, 1. 7, dans Ego 
AUTEJi sicut oliua, le mot autem est représenté par l'abréviation « insulaire », c'est-à-dire propre aux écoles 
calligraphiques irlandaises et anglo-saxonnes, et que l'on rencontre aussi dans des mss. qui tiennent par 
quelque lien à l'une de ces écoles. Elle ressemble à une h dont le jambage court reçoit sur sa partie 
arrondie un petit trait arqué en forme de tête de c. Ce n'est autre chose que Va de l'alphabet tironien, 
muni d'un signe auxiliaire. Cette ligature diffère de la note que donnent pour autetn les lexiques tironiens 
connus. — La même page offre une autre abréviation « insulaire !>, celle de est ( -^ ) : ligne 2, Christus factus 
EST, et ligne 6, Simile est. 



38 



PALEOGRAPHIE MUSICALE 



Page, 
87, 



90, 



9i> 



ligne. 
7 



13 

14 
3 
7 

II 

14 
15 
8 

13 
15 



16 



VI Id. nou. [Nat. scorum] IIII" 

Coronatorum. 
V Id. nou. [Nat. sci Theodori.] 
III Id. nov. [Nat. S. Mennae.] (0 
[X Kal. dec] Nat. scae Caeciliae. 
VIIII Kal.dec.Nat.sciClementis. 
Vigilia sci Andrée Apostoli. 
Item in die. 
In uigilia Pontificis. 
Item alia. 
Item [alia]. 
Item unde [supra.] 
In ordinatione [episcopi]. 
In ordinatione [plurimor.] episcopor. 
In agenda mortuorum. 
Pro semetipso. 
Item alia. 
In agenda mortuorum. 



iS HEBDOM. (?) I POST PENT. 

92, 4 Dom. II post Pent. 

y Dom.' III post Pentecost. 

II Dom. IIII post Pent. 

16 Dom. V post Pentecosten. 

93, 2 Dom. VI post Pent. 
10 Dom. VII post Pent. 

93-94, I Dom. VIII post Pentecosten 

94, 3 Dom. VIIII. 

ç Dom. X. 

10 Dom. XL 



Intr. Intret.) 

— In uiriute tua dm ) 

— Os lus fi.) 

— Loqiiebar.) 

— Dicit dominus sermones.) 

— \Domi7ius\ senis mare.) 

■ Mihiautem nimis. — ligne i2,0ff. \Mihi autem nim'\is}j 

■ \Inuocauii\ i7ie.) 

■ Elegit te do?nmus.) 

■ Sicut fui cum moyse.) 

■ [Statuit ei dJius] ?) 

■ Benedicet te hodie.) 

■ Congregate illi iustos. — B7 ) 

■ \_Regiiietn\ etermim) 

■ Qiii cognoscis otnnia.) 

■ Dum da?narem.) 

■ Rogamus te domine. — 1. 12, Com. \Chorus\ angeloruni.) 

■ Domine in tua misericordia.) 

- [Fac\tus est dominus protedor. — 1. 6, Com. \Cantabo 

do})i\ino qui bona.) 

- \Respice in me] et miserere. — 1. 10, Com. [Ego damaui 

qu\oniam exaudisti.) 

- \Doniinus illumin\atio mea. — 1. 14, Com. \JDominus 
firmam\entum meitm.) 

■ Exaudi domitie nocem meam.) 

- Dominus fortitudo. — 1. 7, Off. Per \fice gressus meos].) 

- Omnes génies plaudite. — 1. 11, Off. [Sicut in holo- 

caîis\tum arietian.) 

• Suscepimus deus.) 

- Ecce deus adiuuat me. — 1. 8, Com. [Primum querite 

re\gnum dei.) 

- — 'Sl.[Cjis\todi me domine.) 

■ [Deus in loco sanct^o suo : deus. — 1. 12, Bj? [Ail. 

R\edemptionem . ) 



(i) Le nom a disparu. La composition de la messe permet de restituer celui de .S. Metinas. Dans 
Tommasi, p. 280, on trouve .S. Martini, mais entre [ ], indice d'une conjecture que le savant cardinal n'a 
pas acceptée; car, dans ce même tome V de ses Œuvres (édit. Vezzosi), à la p. 218, c'est à la messe de 
.S. Mennas qu'il rapporte les variantes fournies par notre ms. chartrain, qui figure dans l'apparat de son 
A n tiphonarius. 



LE MANUSCRIT 47 DE LA BIBLIOTHEQUE DE CHARTRES 



39 



Page, ligne. 

94, 15 Dom. XII post Pent. 

95, 5 Dom. XIII. 

II Dom. XIIII. 

14. Dom. XV. 

ij Dom. XVI. 

96, 3 Dom. XVII post Pentecosten. 

15 Fer. IIII [mens. VII. — IV. Temp.] 

97, 5 Fer. VI. — 
<y Sabbatum scm in XII Lee. — 

13 [Dom ]C) 

98, 16 Dom. XX. 
J7 Dom. XXI. 
18 Dom. XXII. 

100, 3 Dom. XXIII. 

z.}? Dom. XXIIII. 

loi, 6 [De Sca Trinitate]. 



ly De itinere. 



(Intr. \Deus in] adititorium. 

( — Respice domine. — \. "], 'Sj. [J?es]pice domine in tesia- 
mentum. — 1. 8, Com. [Panent de caelo] dedisti nobis.) 

( — Protector nosier. — 1. 12, 'Bf ) 

( — Inclina domine. — 1. 16, Com. Qui nia{nducat carn'em 

mea?n\.) 
( — Miserere mihi domine qu07iiam ad te damaui.) 

( — lusius es domine. — 1. 9, Off. f. II, [Au]diiii iiocem. — 
1. i2j Com. \Vouete et reddite d\omino deo. 
( — ■ \Exiil\tate deo adiutori ?iostro.) 
( — Letetur cor. — Com. Aufer a m[e opprobritim...].) 
{ — Uenite adoremus deujn.) 
( — Da pacem domine sustinentibus te.) 
( — [Sal\us popu/i.) 
( — Omnia quccutnque. [ — Intr. Omnia que fecisti, p. 50].) 

( — In uoluntate tua. — p. 99, 1. 10, Off. y. II, {Qne estefiim, 
que] est enim, que est enim.) 

( — {Si iniqui\tatem obseruaveris.) 

( — [Dicit domi?i]us ego cogito. — 1. 16, E7. [Li]berasti nos 
domine. — p. loi, 1. 4, Com. [Amen] dico uoiis.) 

( — Benedicia sit sancta trinitas. — 1. 7, 'Sj. [Be7iedictus es 

dne] qui intueris. 1. 8, y. [Bené\dicite deum caeli. — 

1. 10. Ail. Be7i[edictus es dne deus patriim]. — 1. 10, Off. 

[Be?iedictus {sit)\ deus pater. — 1. 14, Com. Bene- 

[dici(te\ deum caeli] et coram.) 

( — Benedictus dominus die cotidie. — p. 102, 1. 6, Com. 

[Prospê\rum iter faciet.) 



(i) Titre disparu. Dans Tommasi, p. 283, nous lisons celui-ci (conjecturé, évidemment) : Dom. XVIII 
puis, plus bas, une note avertissant que (dans le ms.) il n'est fait aucune mention du XIX" dimanche. Cette 
note autorise à croire que les titres suivants — que nous reproduisons tels quels — étaient encore lisibles quand 
fut exécutée la copie envoyée de Chartres à Tommasi. Sur notre fac-similé, p. 100, ligne 13, nous croyons 
distinguer les vestiges du chiffre XXIIII. Si réellement la série va jusqu'à 24, et qu'il manque un dimanche, 
le manquant ne serait-il pas le XVIIP, plutôt que le XIX''? A ce dernier on aurait attribué la messe Da pacem; 
le XVIII", représentant l'ancien dimanche vacant qui suivait les Quatre-Temps de septembre, aurait été 
pourvu d'une messe prise ailleurs, par exemple, au mercredi de ces mêmes Quatre-Temps, comme on le 
pratiquait en quelques églises, au témoignage du Micrçlogue, chap. XXIX (Migne, Patr. lat., t. 151, col. 1002). 
Il subsiste des témoins de cet usage, qui n'était pas romain. Nous sommes porté à nous demander encore si 
cet arrangement, supposé qu'il ait un point d'appui dans les lectures transmises par Tommasi, est bien de 
première main, ou s'il ne résulte pas d'une retouche, d'une mise à jour postérieure comme celle qu!attestent 
les additions relevées sur d'autres pages de notre ms. La portion détruite de la p. 97 portait peut-être les 
éléments de la réponse; peut-être aussi qu'un œil exercé découvrirait quelque indice dans les titres presque 
effacés des Dom. XX, XXI, XXII, XXIII, XXIIII. 



40 



PALEOGRAPHIE MUSICALE 



Immédiatement après la messe De itinere commence le recueil des J. alléluiatiques. 
Dans la collation publiée par Tommasi {Thomasii... opéra (Edit. Vezzosi), t. v, déjà 
si fréquemment cité, p. 284), on s'est contenté de signaler la présence de ces alléluias, sans 
rien transcrire des cent huit versets — deux d'entre eux ont chacun deux mélodies — qui 
nous sont offerts. Malheureusement le plus grand nombre des pièces se présentent, dans le 
manuscrit si fortement détérioré en cet endroit, à l'état fragmentaire. Il ne serait pas 
superflu de donner en appendice la liste complète, en restituant les parties détruites du 
texte, afin de faciliter la recherche et l'utilisation des fragments subsistants. 

De la page 116 à la page 119 vient une autre série de vingt-huit alléluias, ceux-ci 
sans paroles. Onze titres seulement de ces Sequentiae sont encore visibles; mais on 
parvient à identifier les mélodies qui ont perdu les leurs. 

Enfin il y aurait à dresser le catalogue des nombreuses antiennes qui occupent les 
seize dernières pages de notre manuscrit, et à atténuer ainsi les pertes éprouvées par cet 
intéressant supplément de l'antiphonaire. Le texte dé ce qui en reste — avec les lacunes 
et quelques mauvaises lectures — a été imprimé par Tommasi (volume cité, p. 284-288). 



Etude sur la notation du manuscrit 47 de Chartres. 
Sa concordance avec les codices rythmiques sangalliens et messins. 



Observations préliminaires. 



L'étude faite précédemment sur la notation messine du codex 239 de Laon a montré 
avec une évidence à laquelle il semble impossible de se soustraire, l'accord parfait qui 
existe entre les deux Ecoles de Saint-Gall et de Metz au point de vue du rythme. 
Désormais, quand il s'agit des neumes et de leur interprétation, nous ne marchons plus 
sur des sables mouvants, mais bien sur un terrain ferme et solide. Pareille atfirmation 
n'est ni gratuite ni arbitraire, c'est ce que montrera une fois de plus, du moins nous le 
croyons, le travail qui va suivre. Avec le manuscrit 47 de Chartres, nous nous trouvons 
en effet en présence d'une troisième écriture neumatique^ différente de celles de Saint-Gall 
et de Laon, plus proche de celle-ci que de celle-là ; or, lorsqu'on en vient à l'étudier de 
près, à la regarder, pour ainsi dire, au microscope, à examiner chaque neume séparément, 
on ne peut se défendre d'un sentiment d'admiration, en voyant avec quelle scrupiilosité 
elle concorde, dans ses plus minimes détails, avec les deux autres. Ces trois Ecoles, 
sangallienne, messine et chartraine, forment comme une sorte de fimiculiis triplex; bien 
habile sera celui qui le pourra rompre, car ce n'est pas d'hypothèses qu'il est question, 
mais de faits, res non verba. C'est la même tradition rythmique que l'on constate partout, 
et nous nous sentons en mesure de prouver que nous avons vraiment retrouvé la tradition 
primitive. 

Pascal disait que, lorsqu'il s'agit de sciences expérimentales, c'est nous qui sommes 
les anciens : remarque profondément vraie, car nous bénéficions des travaux et des 
découvertes de tous ceux qui nous ont précédés. Le scribe chartrain, quoique postérieur 
en date au copiste du codex 121 d'Einsiedeln, un des meilleurs manuscrits de l'Ecole 
sangallienne, ainsi qu'à celui du Laudiinensis 239^ est, pourrait-on dire, l'ancien. Lui aussi 
a bénéficié de leurs travaux, il réalise sur certains points un progrès sur ses devanciers ; 
il a pris, semble-t-il, ce qu'il y avait de bon dans les deux systèmes neumatiques, il en a 
combiné les divers éléments pour se faire son système à lui. A Saint-Gall on faisait usage 
de points, que l'on transformait en traits un peu prolongés, pour signifier que le 
mouvement devait être élargi ; et pour certains neumes à forme spéciale, tels que la clivis, 
le podatus, le torculus, on indiquait la longueur au moyen de l'épisème, ou de modifi- 
cations intrinsèques. A Laon, c'était un genre différent; pour exprimer cette même idée 

Paléographie XL 6 



42 



PALEOGRAPHIE MUSICALE 



d'élargissement, on employait le procédé de la désagrégation des éléments constitutifs 
du neume, et de plus, on tentait un essai de diastématie. 

Dans le manuscrit 47 de Chartres, tous ces éléments se trouvent combinés ; il y a les 
points brefs et les traits allongés comme à Saint-Gall ; il y a le procédé de la désagrégation 
et la diastématie comme à Laon, et dans le Caniiitensis la diastématie est certainement 
plus parfaite que dans le codex messin. Ainsi certains groupes neumatiques, le torculus 
par exemple, indiqueront la hauteur des sons, non pas seulement par la position qu'ils 
occuperont par rapport au groupe qui les précède, mais uniquement par leur forme; 
de même qu'il y aura des torculus rythmiques, on pourra dire qu'il y a des tormlus 
mélodiques. Déjà, dans l'École sangallienne, il y avait eu comme une sorte de tentative 
dans ce sens, et le procédé employé semblait tout naturel. Supposons, par exemple, qu'en 
chantant un torculus =â= on veuille indiquer la mélodie avec la main; instinctivement on 
élèvera la main, en montant sur le sol, et on l'abaissera pour retomber sur le fa. Si la 

note finale, au lieu d'être un fa est un do ~^~ tout naturellement on baissera la main 
davantage pour marquer une note grave. Or ce que la main indique, l'écriture le traduisit. 
Prenons un exemple. Le trigon, on le sait, s'écrit au moyen de trois points .-. dans la 
notation sangallienne. Si la dernière note était une note basse, iusum, on pouvait le 
marquer en inclinant le point et en le prolongeant, et c'est ce qu'on constate quelquefois : 



^S 



Off. Exaltabo. f. 2. orad^ti'lh àeco- 
Saint-Gall 339 ' 



Einsiedeln 121 



Fis- I. 



Le codex d'Einsiedeln met la lettre i (iusum), elle suffisait au chantre ; le 339 ne met 
pas de lettre, mais il dit la chose équivalemment au moyen d'un trait incliné. Voici 
d'autres exemples encore : 



r - - •". >■' 



^m^ 



Intr. Venite adoremus. Aaov^xnxi^ Ae- utn Off. Exaltabo. {tiper me 

Bamberg lit. 6 - ^\ '"■ Bamberg lit. 6 /f M/j 

Fig. 2. 

Dans l'intr. Venite adoremus, les deux indications sont fournies, le trait est incliné 
d'une manière très accentuée, et il est affecté du iusum; dans l'Off. Exaltabo, la dernière 
clivis, par sa seule forme, semble annoncer que la deuxième note est une note basse, et 



ETUDE SUR LA NOTATION DU MANUSCRIT 47 DE CHARTRES. 43 

en fait, elle l'est; pourtant il serait dangereux, quand il s'agit de clivis, de se tler à cette 
écriture, car le Bamberg lit. 6 l'emploie aussi bien pour désigner un intervalle de seconde 
qu'un intervalle de quinte. 

Dans l'École messine, du moins pour les manuscrits connus jusqu'ici, on ne trouve 
rien qui ressemble à ce procédé sangallien, et le neumiste est obligé d'user de la lettre 
mélodique ^ (humiliter). 



-J^ 



Tx. Vinea fada est... circumjr- tù 

r ; 

Laon 239 '"/- 

», 

Fig. S- 

De ce que le copiste de Chartres est en progrès sur ses devanciers, il ne faudrait 
cependant pas en conclure qu'il est arrivé à la perfection ; lui aussi a ses défauts. Ainsi un 
reproche qu'on doit lui faire, c'est que parfois il manque de précision : les traits qui 
annoncent des notes longues ne sont pas toujours assez accusés, et parfois aussi ils le sont 
trop quand il s'agit de notes ordinaires, et l'on se demande alors si le groupe doit être 
long ou bref. Un exemple fera bien saisir la chose : jamais il n'écrit le torciilus resupinus 
d'un seul trait de plume, mais toujours il emploie un pmictum suivi d'un porrectus. 
Voici les équivalences avec Saint-Gall. 

A B 

Fig. 4. 

Dans le premier cas, A, toutes les notes sont brèves; dans le second, B, la virga 
sangallienne épisématique indique un appui légèrement prolongé sur la première note ; 
or le codex de Chartres marquera cette nuance en allongeant plus ou moins son punctum 
initial. Parfois, par suite de négligence peut-être, il donne matière à hésitation; fort 
heureusement les lettres rythmiques interviennent de temps en temps pour rectifier ce qui 
pouvait être défectueux : 

■e 



^S;r 



Off. Mihi mitem. f. 2. co- OltAticnef 

Saint-Gall 339 yj/' 

Chartres 47 £.-]/ 

Le celeriter vient ici fort à propos indiquer au chantre qu'il ne doit tenir aucun 
compte du punctum long, car en réalité sa valeur est brève. Dans ces cas douteux, il faut 



44 



PALEOGRAPHIE MUSICALE 



voir ce que disent les manuscrits sangalliens et messins, et la comparaison permettra de 
connaître le sens exact du neume chartrain, conclusion très légitime, vu l'accord parfait 
qui règne entre les trois notations, si on les considère dans leur ensemble, car c'est dans 
leur ensemble qu'il faut les examiner pour les apprécier avec justice. Vouloir chercher et 
vouloir trouver partout et toujours une sorte de précision mathématique, vouloir, par 
exemple, qu'à tel podatus long corresponde invariablement un podatus long_, à telle clivis 
brève, une clivis brève, et ainsi du reste, ce serait faire fausse route. Un Aiitiphonarium 
Missae contient environ un millier de pièces, — les neumes sont alors en nombre presque 
incalculable, — on doit dès lors nécessairement s'attendre à trouver des divergences de 
détail, quand on comparera les mêmes morceaux dans les manuscrits, et ces divergences 
ne sont en réalité que des nuances. Tantôt Laon et Chartres s'accordent avec les Codices 
sangalliens, et tantôt, — encore que rarement, — ils en diffèrent, comme aussi dans une 
même École, on trouve des dissemblances. Qu'on en juge plutôt : 



i. 


- 






^■ 


Gi 


. Clamaverant... 


€- 


— ^ 


-74^ 


fil 




V3_ 


^ * 


A 


■ /v*.- 






A 










' 1 


Intr. Cogtiovi... 


et 


ex- 


cm.- 


m- 


Mss. Sangall. 




y-. 








Einsiedeln 121 "j 
Saint-Gall 359 \ 






flsf 






f Laon 239 












Bamberg lit. 6 1 










Ecole 
























de - 


Verceil 186 




/. 








Laon 239 






r/ 




Metz 


. Milan E. 68 
Chartres 47 




A 








Verceil i86\ 
Milan E. 68/ 

Chartres 47 






/ 





Inif 



Fig. 6. 

Dans rintr. Cogiiovi, nous trouvons deux versions pour le pes subbipimctis sur la 
syllabe a ; les manuscrits sangalliens donnent un podatus bref, et ils sont suivis par le 
codex de Chartres, ainsi que par celui de Milan E. 68, de la Bibliothèque Ambrosienne, 
lequel est d'écriture messine. Laon et Verceil, deux messins, veulent au contraire que le 
groupe soit long, et les deux lettres * (aiigete) et r (tenete) ne laissent place ici à aucune 
indécision. 

Pour le I^. Gr. Clamavemnt, deux versions rythmiques encore, et cette fois les 
messins font cause commune, et Chartres se joint à eux. Ce groupement de quatre notes, 
tel que nous le voyons ici, est susceptible de deux interprétations ; tantôt il y a une clivis 
celeriter précédant un pes qiiassus, et tantôt un puuctitm long ou une virga épisématique 
isolés, suivis d'un scandicus ou d'un saliciis. 

Prenons encore quelques exemples pour bien faire comprendre qu'il ne s'agit que de 
nuances dans ces passages dissemblables. 



ÉTUDE SUR LA NOTATION DU MANUSCRIT 47 DE CHARTRES. 



45 



^ 



Gr. Sciant génies, f- Pc- ttÇ mctii 

c 

Mss. Sangall. // . 



Laon 239 



Chartres 47 



Ofif. Benedictus es... 

in labiis. f. i. fclhiuo- nia 

Einsiedeln 121 /7/7 

c 

Bamberg lit. 6 ^/f/ 

Laon 239 », A 

Chartres 47 T) 



i^^v. 7. 



Le celeriter sur la i://f /5 brève de Z)^//5 indiquait au chantre un mouvement rapide ; 
d'autres préférèrent un élargissement. Le neume, à Laon et à Chartres, est désagrégé, et 
même, à Laon, muni de Li lettre a. , donc il est long. 

Pour le verset d'Offertoire, dans l'École sangallienne, on voit une différence d'inter- 
prétation très nettement accusée ; le codex d'Einsiedeln veut deux clivis épisématiques, 
par conséquent longues, et il les surmonte d'un r (tenete) dont le large trait horizontal les 
couvre toutes deux ; le manuscrit de Bamberg, de la même Ecole, relie les clivis en forme 
dt porrectiis flexus, il y joint le celeriter, et ces deux manuscrits sont de première valeur. 
Laon s'attache à l'interprétation d'Einsiedeln, et Chartres à celle de Bamberg; c'est 
seulement affaire de goût, et si, en présence de ces faits, l'archéologue qui veut reconsti- 
tuer le texte primitif se trouve embarrassé, l'artiste, lui, ne s'étonnera pas. 

Ces légères différences ne nuisent d'ailleurs en rien à la valeur réelle de ces 
manuscrits, ni à leur concordance. Encore une fois, il faut, pour en faire l'étude compa- 
rative, les examiner dans leur ensemble, et si l'on veut se placer à ce point de vue qui est 
le véritable, on est obligé de reconnaître que, pour ce qui est du rythme, l'accord entre 
les trois systèmes sangallien, messin et chartrain, est tout simplement merveilleux ; le 
mot n'est pas trop fort. 

Avant d'étudier les neumes du Carnutensis, il est nécessaire de parler des lettres 
significatives qui se trouvent dans le manuscrit, et dont l'explication sert à interpréter la 
mélodie. 



n. 



Lettres significatives. 



A Saint-Gall et à Laon, il y avait, au milieu des neumes, une véritable profusion de 
lettres, aussi bien pour indiquer le rythme que pour dessiner la mélodie ; à Chartres on 
fut plus sobre, et la chose pourrait s'expliquer assez aisément, du moins pour les lettres 
mélodiques. A Saint-Gall en effet, le procédé diastématique était fort peu connu, d'où la 
nécessité de trouver un moyen pour venir en aide à la mémoire du chantre et le préserver 



46 



PALEOGRAPHIE MUSICALE 



des erreurs; les lettres le renseignaient. A Chartres au contraire, ordinairement les neumes 
s'échelonnent, ils montent quand la mélodie monte; ils descendent quand elle descend, et 
comme on Fa déjà remarqué plus haut, certains groupes prennent des formes spéciales en 
rapport avec la mélodie ; il y avait donc là de nombreux indices, et les lettres devenaient 
dès lors moins nécessaires et moins utiles, car ces lettres n'indiquent pas le degré exact 
des intervalles, seconde, tierce ou quinte, mais seulement quelque chose d'un peu vague. 
Ce ne fut qu'au jour où les notes furent mises sur lignes que toute indécision cessa 
complètement. 

Voici les lettres usitées dans cet intéressant Codex 47 de Chartres. 



Lettres mélodiques 



^ =-- hiimiliter 

l = levate 

ni = ne levés 

■j = aequaliter 

f' = sursum 

'à = depresse 

\. ù = sonat (?) 



Lettres rythmiques 



■p = tenete 
nr = ne teneas 
Ir = levate tenete 
c = celeriter 
lie = non celeriter 
f = fraeose 



A cette énumération, il faut joindre une note tironienne </> qui veut dire sursum. 
Tantôt on la trouve située au-dessus des groupes et tantôt au-dessous; que sa signifi- 
cation soit la même dans les deux cas, cela n'est pas douteux. Sans doute, lorsqu'elle est 
placée au-dessous d'une note, elle correspond parfois à un iiistim sangallien ; en tout cas, 
ce ne sera pas un iusum valde, mais un iusum mediocriter ; ce sursum veut dire alors : ne 
descendez pas trop. D. Baralli, dans un récent article documenté, (^) a montré par des 
exemples qu'à Saint-Gall •(* et a. avaient précisément en certaines circonstances cette 
signification de iusimi ; le codex chartrain ne fait que corroborer cette remarque du savant 
paléographe. 

Disons maintenant un mot des lettres ci-dessus mentionnées; quelques-unes d'ailleurs 
sont déjà connues et n'ont pas besoin d'explication, l,,f, c se retrouvent à Saint-Gall avec 
le même sens que nous leur donnons. 



(i) Rassegna Gregoriana, 1912, col. 11-20. — Ancora siii romaniani s ed a. 



ÉTUDE SUR LA XOTATION DU MANUSCRIT 47 DE CHARTRES. 47 

y . — Ij est employé par le Laudiinensis 239, et nous basant d'une part sur un texte 
d'Odon, et d'autre part sur la comparaison entre les manuscrits, nous avions cru pouvoir 
traduire cette lettre par hiimiliter. Cette conjecture devient désormais une certitude, grâce 
aux Ojiaestiones in Miisica (') que vient d'éditer pour la première fois M. Rudolf Steglich, 
document qu'il croit pouvoir attribuer à Rodolphe de Saint-Trond (2) (1070-1 138). Alors 
que la lettre de Notker disait seulement : Ut tantiim in scriptiira aspirât, ita et in nota 
idipsiini Jjahitat, on lit dans ces Ouaestiones : « h, ut sicut ipsa in scriptnra aspirai, ita et 
in nota id ipsiini faciat, vel humiliter inclinare notain désignât. » 

1. — Pourquoi aeqiialiter est-il désigné seulement par la lettre % nous ne le savons 
pas^ mais ce qui est certain, c'est que cette lettre correspond toujours à Ve (aequaliter) 
sangallien. 

Ir = levate tenete ne présente aucune difficulté, et nous ne nous y arrêtons pas. Ce 
qu'il est nécessaire de préciser, c'est la valeur de ivl , ne, «t^ ; cette valeur se déduira tout 
naturellement de la comparaison des manuscrits entre eux, ils s'interpréteront l'un 
par l'autre. 

Prenons d'abord nV. En mentionnant les lettres rythmiques du Laudiinensis 2}(), 
nous disions : 

n, tvl, »»-'r= natiiraliter {^). 

Nous croyons devoir suggérer ici quelque modification ou quelque complément à 
cette traduction. // correspond trop fréquemment au celeriter pour qu'il soit possible de 
lui enlever le sens de naturaliter ; 

"■!' pourrait se traduire de la même manière, mais aussi par ne teneas, ce qui ne 
change pas d'ailleurs le sens de cette abréviation ; 

tvl , selon nous, pourrait bien signifier ne levés. Nous allons d'ailleurs retrouver tvl et 
«t-r dans le codex chartrain, ce qui va nous permettre de donner quelques précisions. 

Voici deux exemples tirés de l'Hymne Benedictus es in firnianiento qui n'est plus en 
usage aujourd'hui ; nous y remarquerons deux finales écrites d'une façon identique au 
point de vue des neumes, et qui en réalité sont totalement différentes par rapport à la 
mélodie. 

(i) Beihefte der Internationalen Musikgesellschaft. Zweite folge. Heft 10. 

(2) Cette attribution vient d'être contestée dans un article paru, sans nom d'auteur, dans le Gregorius-Blatt, 
1913, n. 6-7, p. 70-73; les Quaestiones in Musica seraient l'œuvre non de Rodolphe de Saint-Trond, mais de 
Francon le Scholastique de Liège. Quoiqu'il en soit, le manuscrit est considéré par tous comme étant de la 
seconde moitié du XI" siècle, et comme provenant de l'école de St Jacques de Liège. 

(3) Nous rappelons que dans le codex 91 d'Angers, de notation chartraine, on rencontre une fois «//, à 
l'Ant. Dum fabricator. Cette abréviation signifie-telle naturaliter, ou bien ne levés, tenetel Nous nous range- 
rions volontiers à la seconde traduction, vu qu'à l'endroit où se trouvent les trois lettres, sur la syllabe a du 
mot aperto le codex d'Einsiedeln met un e (egualiter), et sur cette syllabe, il n'y a qu'une seule note, un 
punctum. 



48 



PALEOGRAPHIE MUSICALE 






^ 



.',\-^^ 



j.i. 



lonosus m 



Ia£CIiL\ 



Einsiedeln 121 
Chartres 47 

Laon 239 



«l 

1 • it ^ ' 



y. 3. Benedicite Angeli lc>inîno 
Einsiedeln 121 

Chartres 47 



Laon 239 



^. J/r- 






/^/V. ^. 



Si l'on examine au simple point de vue de la forme des neumes les deux finales que 
nous avons surmontées d'une croix, on voit que dans les deux cas elles sont identi- 
quement les mêmes, un torculns suivi d'une virga, puis un pressiis. Comment alors 
aurait-on pu indiquer que, mélodiquement, elles différaient totalement? Dans la formule A, 
la deuxième note du torailns ne s'élève que d'une seconde, /d' sol fa, ce que désignent 
le mediocriter sangallien et le al (ne levés) chartrain et laonnais ; dans la formule B, 
cette même deuxième note est à la quarte, sol do la, (') ce qui est clairement marqué 
par le siirsum, le levate et V i/7 tironien. 

Ces deux motifs se reproduisent plusieurs fois dans l'hymne, et les mêmes indications 
y sont souvent reproduites pour mettre le chantre en garde contre une erreur toujours 
possible. L'Off. Tui siiiit caeli va nous fournir un autre exemple. 



Off. Tui suni caeli. cf^ 



"^1 !/ . ^. •••! • ■ 



ta'- ra. 



( > < ^ r. 
Einsiedeln 121 /\ f-_ /- A- ''• ' 



Chartres 47 



Laon 239 » '. 



i"/- •■/• ,^ 



Fig. ç. 

Entre la clivis et le premier cliniacus, sur le mot est, Einsiedeln met VeqiiaUter, 
Laon ne donne aucune indication. Le scribe de Chartres qui se soucie de la diastématie, 
écrit d'abord la note supérieure du cliinaciis sur le même degré que la note inférieure de 
la clivis qui le précède, puis il ajoute au-dessus du cUmaciis til pour indiquer au chantre 
que la mélodie ne monte pas, alors qu'un peu plus loin on le voit user de la note 

(i) Dans certains manuscrits, au lieu de la quarte, on rencontre seulement la tierce, sol si la, notre 
argument n'en garde pas moins toute sa force. 



ETUDE SUR LA NOTATION DU MANUSCRIT 47 DE CHARTRES. 



49 



tironienne i/> (sursum), ce qui concorde avec < (snrsiim) ou t (levate) de Saint-Gai! . 
Sur quel groupe porte exactement la note tironienne t/> ? Est-ce sur le dernier climaciis 
du mot est, ou bien est-ce sur le premier du mot terra ? II est difficile de le dire, le scribe 
ayant pris soin de l'écrire à peu près à égale distance de l'un et de l'autre. Quoi qu'il en 
soit, nous sommes dans les deux cas en présence d'un intervalle de quarte, ré sol ou mi la. 
La clivis est traduite sol mi dans l'Édition Vaticane; il ne reste qu'un demi-ton entre ce 
groupe et celui qui le suit, c'est quelque chose d'insignifiant, qui s'accorde parfaitement 
avec un ne levés. D'ailleurs nous pourrions fournir des manuscrits où cette clivis est mar- 
quée sol fa, par ex. un allemand, Trêves 2154, des français, Angers 96-97 et Montpellier. 
ivl est en réalité une expression un peu flottante, aussi bien que le iiisiim ou le 
sursum de Saint-Gall; ce que le neumiste a seulement entendu dire en l'employant, c'est 
que la mélodie ne monte pas beaucoup. Ceci paraîtra clairement dans les exemples qui 
vont suivre. 



A ' T" yi 



^ 



Intr. Omnzs terra. 


0- mm\.. 


.pfJ- 


Einsiedeln i2i 


"/. ^" 


H 


Chartres 47 


ni 


... 



c/1 



t:^ 



j) iï 



w 












^ 


J 




^ 


/i 




Intr. 


C-d 


no- 


in 


insiedeln 121 


J? 


i 


f^ 


Chartres 47 


/ 


^ 


/ 



Laon 23g 



y j\ 



Fi£. 10. 



Dans l'Intr. Omnis terra, nous avons trois fois une tierce mineure, ré fa ou la do, 

le codex sangallien ne met qu'une seule fois une indication, iusiim mediocriter, qui 

équivaut ici au ne levés chartrain. Dans l'Intr. Cognovi nous rencontrons une quarte, 

ré sol, marquée par le sursum; Chartres se garde d'écrire »vl, car c'eût été induire le 

chantre en erreur. On peut dire qu'en règle générale, lorsque les écarts sont considérables, 

quarte ou quinte, on ne trouvera jamais ^l, argument tout négatif, il est vrai, mais 

argument qui, dans le cas présent, confirme indirectement le sens que nous avons cru 

devoir donner à ces deux lettres ; et si quelque indication est fournie pour ces grands 

intervalles, ce sera l (levate), { (sursum) ou la note tironienne (/7 qui, elle aussi, a 

le sens de sursum. Quelques exemples nous en donneront une preuve. 

+ + 



'Bj.. Gr. Universi. 
Chartres 47 



Vli-af 



/1 - 



n 



Intr. Gaudeamus. 



Chartres 47 



Fig. II. 

ne — Les deux lettres h* accolées l'une à l'autre ne sont pas d'un emploi très 



Paléographie XI. 



50 



PALEOGRAPHIE MUSICALE 



fréquent; leur sens de non celeriter peut cependant se déduire aisément. Voici deux 
offertoires dont les deux premiers groupes sont absolument les mêmes tant au point de 
vue du rythme que de la mélodie. 



^ 



Offert. 



Einsiedeln 121 



J>^- \ccn- âir 



"^^"T 



/T'. 



Chartres 47 ^^ 



Laon 239 



1 t '>■' 



Offert. éVmtt- XC 

Einsiedeln 121 ff/ _«*/ ^ 
/ 



Chartres 47 (V'\ -^ 



y / 



Laon 239 ''^ '' 



/ J 



Fig. li 



Le porrectiis du début est un groupe long, à en juger par le codex de Laon qui 
emploie un neume désagrégé, signe de longueur, et par celui d'Einsiedeln qui, en plus de 
l'épisème, ajoute le r dans les deux cas. Pour être fidèle à son système, le scribe de 
Chartres aurait dû, lui aussi, décomposer le porrectus ; il ne l'a pas fait, mais il le ramène 
à sa valeur au moyen de ne ; non celeriter est ici l'équivalent de tenete. 

Prenons encore un passage du Trait Qui habitat : 



-^1 



^^^^ 



Tr. Qui habitat, f. 5. a rui- tiA 



;insiedeln 121 


^ /'■ 


Chartres 47 


/ - ■ 


Laon 239 


> 




Fig. 13- 



// /■- 



Lorsque, sur la même syllabe, un climacus est précédé de deux notes à l'unisson, ces 
notes sont ordinairement traduites par des apostrophas, v. g. dans cette formule qui 
revient fréquemment dans les Traits du VIII^ mode. 



^=^^13;^^ 



Saint-Gall 



■/•./•./f 



Devant un climacus la bivirga est d'emploi fort rare; nous la trouvons cependant 
à l'Offertoire Viri Galilaei. 



ETUDE SUR LA NOTATION DU MANUSCRIT 47 DE CHARTRES. CI 





s- 


+ 






NS t_ 






m» r 






Vi- ri 


Einsiedeln 121 




Il h. 


Chartres 47 




Il': 
Fig. 14. 



Ici le scribe cliartrain a écrit franchement deux virgas, tandis que, au Trait Oui 
habitat, il a employé deux punctums longs. Aussi pour indiquer que, sur le mot ruina^ 
l'écriture n'est pas fautive, à Saint-Gall on a ajouté les deux lettres rut (tenete mediocriter) 
au-dessus de la bivirga; à Chartres, ne (non celeriter), ce qui signifie quelque chose 
d'équivalent. Quant au manuscrit de Laon, la bivirga a chez lui une forme spéciale trop 
distincte de celle du strophicus, pour qu'on puisse se méprendre sur sa valeur. 

Nous retrouvons encore ne dans le I^. Gr. Ex Sion : 



IÇ. Gr. Ex Sw7i. T. (n\UttAU£nuit 

Einsiedeln 121 _._ (^ /J 

Chartres 47 .. l'-j 7 

Laon 239 "^ "■ t ' 

Fig. 15- 

Il s'agit ici d'un torculus dont les trois notes sont manifestement longues dans les 
deux écritures sangallienne et messine; la chartraine, ainsi que nous l'avons fait remarquer 
plus haut, peut, dans ce cas de torculus, prêter à l'équivoque. Cette forme a, en effet, 
une valeur commune; on la trouve employée pour désigner tantôt un groupe bref et 
tantôt un groupe long. Son sens exact n'est précisé que par le plus ou moins de longueur 
du trait initial; ici le doute est levé par l'emploi de -.ic (non celeriter). 

UT — HT n'existe qu'une seule fois, croyons-nous, dans le manuscrit de Chartres; 
il semble dès lors plus difficile d'en déterminer la signification. A priori pourtant, on 
pourrait, semble-t-il, dire par analogie, que ces lettres doivent avoir le sens de ne teneas, 
si tvl n* etse traduisent correctement par ne levés et non celeriter, n étant seulement 
l'abréviation de la négation non, et le ,t ayant le sens de tenete. Fort heureusement le 
Laudunensis 239 emploie de temps en temps «vt , et nous allons voir ce qu'il" entend 
marquer par ces deux lettres. 



52 



PALEOGRAPHIE MUSICALE 





/-» 




+ 




/* 




+ 






C 


/* 




c 




_ 








'^ ♦ 


-^^ ^ 






^•7^ 


n 








*-^ A 








/^ 


IÇ. Gr. Tibi Domine, y. 


DAU- 




pcr 


]^. Gr. Tenuisii. 




pccca- 


X^- 


ntni 


Einsiedeln 121 




A 


„ .T?J. /; 


Einsiedeln 121 




• 


/■ 


^« 


Laon 239 




% 


+ 


Laon 239 

+ 


- 


^■ 


:ri 


7 




C 
















* * 


• • e ^ 





Com. vitiGrif IViniinii(' (-Ictitc]' 

Einsiedeln 121 / / / / / / / 



Chartres 47 



Laon 239 ."''. ... •► 

/v^. 16. 

Dans le îÇ. Gr. Tïhi Domine, le strophicus sangallien n'a pas d'épisème et n'est pas 
suivi de Vx (expecta), le mouvement doit donc se poursuivre sans arrêt, ne teneas. Au 
I^. Gr. Tenuisti, nous retrouvons à Laon les deux lettres \vc auprès d'un punctum qui est 
bref, à en juger par la manière dont il est écrit. Alors à quoi bon cette indication? Peut-être 
n'était-elle pas aussi inutile qu'elle peut le paraître à première vue. Ce groupement de 
cinq notes, formé de deux punctums brefs suivis d'un trigon dans la notation sangallienne 
est plutôt chose fort rare ; voici comment il est ordinairement noté. 

//f 



:ïX 



Nous retrouvons bien dans cette formule les deux punctums brefs du début, mais le 
trigon a disparu pour faire place à une virga épisématique, suivie d'une clivis épiséma- 
tique, ce qui est peut-être la forme longue du trigon; nous sommes donc ici en présence 
d'une interprétation différente, et ce qui est curieux, c'est que le copiste de Laon a 
employé, lui aussi, la forme brève du trigon avec le ne teneas en plus, ce qui est une 
garantie pour le chantre. 

La Comm. yidens Dominn-s présente quelque chose de plus frappant encore; il s'agit 
d'un récitatif qui doit s'exécuter très simplement, en appuyant uniquement sur une seule 
syllabe, toutes explications fournies à la fois et par les neumes et par les lettres. 



ETUDE SUR LA NOTATION DU MANUSCRIT 47 DE CHARTRES. 53 

Si ivf a bien à Laon le sens de ne teneas que nous croyons pouvoir lui donner, ce 
même sens peut aussi, semble-t-il, légitimement s'appliquer au nr du codex de Chartres. 
C'est à l'intonation du Trait Domine audivi que nous rencontrons cette abréviation. 



ÊIZ 



^ 



Tr. 


yo- mt- 


11 


Einsiedeln 121 


/ y-. 




Chartres 47 


/ S 





Laon 23g 



Fig. 17. 



Cette formule des Traits du II" mode est susceptible de deux interprétations, aussi 
bien à Laon qu'à Saint-Gall ; ou bien toutes les notes du pes subbipunctis sont longues, 
ou bien les deux premières seulement. A Chartres, il y a également deux manières, 
toutes notes longues, ou la première seule ; les Traits Eripe me, Deus Deus métis. Domine 
exaudi, Confitemini reproduisent la version que nous voyons sur Domine audivi. Nous 
nous bornons à constater le fait. 

t — f tit cum fragore seu frendore feriatur efflagitat, telle est l'explication que 
donne Notker de cette lettre significative ; nous croyons que rien n'empêche de l'admettre 
pour le codex de Chartres. La Comm. yidens Dominas nous donnera un exemple 
intéressant. 



e 



+ 



:rs: 



Corn. Videns Dominus. et cLtmÂtat : A\-:y- rc 

Einsiedeln 121 / . . . / /l '"^ 

Chartres 47 / . _ _ f-^ ^ J 

Laon 239 * - *^^/ "i 1/ *■ 

Fig. 18. 

Sur la syllabe La du mot Lazare , le Carnutensis met trois lettres i\z qui, d'après ce 
que nous avons dit précédemment, devraient s\gx\ïï\tx fragose, levate, tenete. Or il se 
trouve que les mêmes indications sont fournies par les manuscrits de Saint-Gall et de 
Laon : d'abord le levate correspond à la virga sangallienne marquée, elle aussi, levate; 



54 PALEOGRAPHIE MUSICALE 



de plus, cette même virga porte l'épisème qui est l'équivalent du teiiete. QLiant à f , le 
codex de Laon s'en sert également au même endroit, et cette nuance de fragose s'accorde 
fort bien avec le sens des paroles. 

\ — Encore selon Notker, j ut deprimatur demonstrat ; c'est une équivalence du 
iusum, de VhiimiUter, mais peut-être y aurait-il une nuance : ce serait l'indication d'une 
dépression moins grande que dans le cas de Vhumiliter. Cette lettre, si nous ne faisons 
erreur, n'existe que trois fois dans le corps du manuscrit, et avec le sens que lui donne 
Notker. 



^ " «. -• ^'I^A j y - *^ IJI 



~ Com. , I Ant. 

\r\ir. Ad te Lr.-va-vi Qui biberit... Aeter-- iiani Timor ei tremor... ci-\'i-iX- éï* 

Chartres 47 j) - ^ -/^V i _ J 1, 

Fig. ig. 

Dans ces exemples, l'intervalle indiqué par la lettre a n'est que d'une seconde. La 
Comm. Oiiï biberit du codex de Chartres n'est pas celle que donne aujourd'hui l'Édition 
Vaticane, les manuscrits fournissent en effet plusieurs versions différentes; celle que 
reproduit le Carmiteiisis est du Vl^ mode, c'est la plus ancienne. 

En terminant cette revue des lettres chartraines, relevons qu'il ne faut considérer ni 

comme mélodiques ni comme rythmiques "t ou tiT que l'on trouve, par exemple^ à l'intr. 
Ad te levavi, sur le mot meus ; ce sont seulement les abréviations du mot vet, elles ne 
sont que des indications de variantes dans certains cas où il y avait deux versions 
ad libitum. De même ja signifie duplicatur, et avertit que le même passage mélodique 
devait être répété deux fois, depuis l'endroit marqué d'une -i- jusqu'aux deux lettres 'm- 
Les pages 117 et 118 du manuscrit fournissent de nombreux exemples de ce fait. 
En voici un tiré du verset de l'Off. Ciistodi me, page 55. 



* * ^ 

Off. Cnstodi me. f. i. g, ^, ^ 



,,^fi]]^-,_ ..v/t;/^,_ ;>. 



Chartres 47 


/ -t-/" 


Fig. 30. 


"'t 



Peut-être n'est-il pas inutile de faire ici une remarque au sujet de ce qu'on appelle 
les espaces blancs. Certains prétendent que dans les manuscrits il y a des «espaces blancs ,v>, 
et qu'ils ont une valeur réelle au point de vue du rythme. Nous affirmons sans la moindre 



ETUDE SUR LA NOTATION DU MANUSCRIT 47 DE CHARTRES. 



55 



hésitation, après étude complète du Graduel, que le scribe de Chartres n'y attache 
aucune importance. Qiiand il y a de longues vocalises, comme dans les deux Off. Jubilate 
Deo omnis terra, Jubilate Deo universa terra, ou encore dans le I^. Gr. Exstirge, Domine, 
non praevaleat hoino, pour citer quelques exemples, il enfile les neumes à pleine ligne, 
pourrait-on dire; ses signes rythmiques et ses lettres lui suffisent amplement pour donner 
les indications requises. 

Après ces considérations préliminaires, un tableau comparatif montrera les correspon- 
dances des divers neumes dans les trois Écoles de Saint-Gall, de Laon et de Chartres, et 
l'étude qui suivra ne sera que la démonstration par les faits de cette concordance. 

Tableau comparatif des principaux neumes sangalliens 
messins et ehartrains. 



Neumes ordinaires. 



Neumes avec signes rythmiques. 



Noms 



Punctum 



Virga 



Bivirga 



Pes ou Podatus 



Clivis ott Flexa 



Scandicus 



St-Gall Laon 239 Chartres 47 St-Gall Laon 239 Chartres 47 



y 



/ 

7 
y 

ri 
/l 



ou Virga prasbipunctis •* 



Salicus 



Climacus '' 

ou Virga subpunctis '• 



J 

fi 

^ / 



J 
1 -] n 



' // 



8 9 lo 

/ y y 



/f// /i 



18 19 ^ 

A ^ 






y 



y 



\ 1 



y 






iO 2) 



// _. 



9 .ta 



J // 

/ 



- I 



1 ' r 



56 



PALEOGRAPHIE MUSICALE 



Neuraes ordinaires. Neumes avec signes rythmiques. 



Noms 



Torculus 
ou Pes flexus 



St-Gall Laon 239 Chartres 47 St-Gall Laon 239 Chartres 47 



,/? 



Porrectus 
ou Flexa resupina 



Porrectus flexus 



Scandicus flexus 
ou Flexa prœpunctis 



./y 



/n 



34- 



/l 



J 



7 y 



Torculus resupinus /v 



Climacus resupinus 
ou Virga subpunctis 
resupina 



/./ 



Pes subpunctis t/'. ,/', 



Porrectus subpunctis 4^. 



jy 



46 47 



4 ■■ J-: A 



Jl •' M 



Jl 



5i£ 53 



39 

.•y .y 



••/ 






y7 j- 



yV ^/v 



J^' 



U 45 



4» 49 



yf y^- 



52 


f 


5-3 


52 










51 





/^ /^ 






«7 ^ Î8 



il 35 



1^ -!/) 



.7) 






4x> 41 



-n 



Jy 



44 45 ^ 



^ 



4 4 



32 33 



57 38 

/ .1 



-7^ // -->^ 

42 



44 45 

= / r/ 



-: y. J: 



'^ 


,/I 


''- 


'T 


/ 




* 


5J 



ETUDE SUR LA NOTATION DU MANUSCRIT 47 DE CHARTRES 



S7 



Neumes ordinaires. Neuraes avec signes rythmiques. 



Noms St-Gall 



Scandicus subpunctis 



60 c 



Strophicus 

7 
Oriscus 

Epiphonus 
Cephalicus 

Torculus semivocalis 

8 
Ancus 

Trigon 

Quilisma 

Paléographie XI. 



]i W 



> 



Laon 239 Chartres 47 St-Gall Laon 239 Chartres 47 



j-i 



J 

50 
•I 

1 



.fy . J 



77 
/ 



/^ 



a < 



c c, 



.4 /■ 






«7 88 












•• t -• J'^ 



-^S 5g 



7» ,J1 



? A 



7' ^: 7î 



79 






y- .• • 

55 se 

/l .-1 



69 _ 7" 



71 72 



r 

SI 

y 

■ir sy 
P> 

88 

S5 ^ 



58 



PALEOGRAPHIE MUSICALE 



Noms 

Quilisma et Clivis 
Pressas 



Pes stratus 



Neumes ordinaires. 



Neumes avec sig-nes rythmiques. 



St-Gall 



r- 



Virga ( Gutturalis i. 

strata ) Franculus / 



«7 



Laon 239 Chartres 47 St-Gall Laon 239 Chartres 47 



"1 

J ■" 

/9- /? 



^ 



ly 



^ jr 



r- .^• 



r 



III. — Punctum et Virga. 



1 z-^ 



V^ 



.t' /' 



■:^ 



En étudiant la notation messine du Laudunensh 2}C), nous avions rangé sous le 
même titre le punctum et la virga, parce que^ selon nous, la différence qui existe à 
Saint-Gall entre ces deux neumes n'est pas d'ordre rythmique, mais uniquement d'ordre 
mélodique; et de cette assertion le codex de Laon fournissait une preuve indiscutable ^ 
Le manuscrit de Chartres vient, lui aussi, confirmer cette thèse, et achever de ruiner de 
fond en comble la théorie «dti point rond, de la virga jacens, et de la virga recta. » Pour 
nous en convaincre, étudions les deux éléments chacun à part, et d'abord le punctum. 

Punctum. — Dans l'écriture - + -i- + 

chartraine, le punctum revêt deux 
formes, l'une brève, l'autre longue, la 
première indiquée par un simple point; 
la seconde, par un trait légèrement 
allongé, qui porte parfois à l'une de ses 
extrémités, — ou même aux deux, 
mais ceci fort rarement, — une sorte 
d'épisème vertical. Que cet épisème 
existe ou qu'il fasse défaut, il n'im- 
porte; le punctum est allongé, cela 
suffît à lui donner sa valeur réelle. 
L'Intr. Dum clamarem va nous servir 
d'exemple. 



Intr. Dum dainarem Xb Itif <Jui, Atymvty'liiaiUint 



Einsiedein 121 



Chartres 47 



Laon 239 



4/ 



V 



// 



// 



J ^ 



Fig. 21. 



{') Paléographie musicale, t. X. p. 183 et suiv. 



ÉTUDE SUR LA NOTATION DU MANUSCRIT 47 DE CHARTRES 59 

A cause de son système chironomique non diastématique, le scribe sangallien était 
obligé d'employer ici la virga à deux reprises, d'abord sur bis pour avertir le chantre 
que la note était plus élevée que celle qui se trouve sur la syllabe suivante qui, et ensuite 
sur ap, pour lui dire qu'elle était aussi plus haute que sur la syllabe précédente qui. 
On saisit ici sur le vif le flottement perpétuel, l'indécision de cette notation; tantôt il fallait 
penser à ce qui précédait et tantôt à ce qui suivait. A Laon et à Chartres rien de tel, 
si rudimentaire qu'y soit encore la diastématie; on maintient dans l'écriture la note 
sur le même degré horizontal que la note supérieure du podatus, ce qui signifie qu'elles 
sont à l'unisson, voilà pour ab bis; — sur qui, la mélodie baisse, on se contente d'écrire 
le punctum un peu plus bas; — sur ap de appropiiiquant elle remonte, on écrit le 
point plus haut, et la difficulté est enlevée; plus n'est besoin d'avoir recours à la virga 
qui, d'ailleurs, remarquons-le en passant, ne porte pas l'épisème, mais le celeriter sur ap; 
or à cette virga c correspondent des punclums brefs à Laon et à Chartres, d'où nous 
concluons à l'identité au point de vue rythmique, de la virga sangallienne et du punctum 
chartrain, aussi bien que du punctum messin. 

+ + 
Autre exemple : /^ 



Com. In (pLWcrtlntl" 

Einsiedeln 121 c '^ '' 

Chartres 47 — , // . f' 



Laon 



Fie 



Pourquoi le codex de Saint-Gall n'a-t-il pas mis comme note initiale sur /// un 
punctum long? Toujours pour la même raison que nous avons signalée plus haut, à 
cause de la relation qui existe entre cette note et celle qui la suit immédiatement; la 
première note qui se trouvait à l'unisson avec la dernière du verset psalmodique, — 
lequel est du VI« mode et finit par conséquent sur \t fa, — est plus élevée mélodiquement 
que celle de la syllabe splen; il était dès lors nécessaire pour l'indiquer, d'user de la 
virga. Chartres se sert d'un punctum très large, sa diastématie lui en permet l'emploi. 
Dans l'Intr. Dum clamarum (tlg. 21), nous constations que le point bref de Chartres 
correspondait à une virga celeriter; dans la Com. In spiendoribus il équivaut au punctum 
celeriter. A Saint-Gall punctum et virga n'appartiennent donc bien qu'à l'ordre mélodique, 
et ce qui confirme cette assertion, c'est le témoignage du Laudunensis 239 dont 



6o PALÉOGRAPHIE MUSICALE 



l'interprétation est absolument conforme à celle du manuscrit de Chartres. Ajoutons 
que dans ces deux mêmes exemples, la virga épisématique est traduite par un pimctum 
long tant dans l'écriture messine que dans la chartraine. 

Virga. — Voyons maintenant quand et pourquoi le neumiste de Chartres fera usage 
de la virga, dont la forme est graphiquement la même que celle de la virga sangallienne. 

+ + 

^ : 



Com. Panis qieem ego aCCicfO , CâSrO tnca 

Bamberg lit. 6 / • / - 

Chartres 47 / - / » 



Laon 239 



Fig. 23- 



Sans aucun doute le copiste aurait très bien pu écrire dans ce passage deux punctums 
au lieu de deux virgas, il lui aurait suffi de les situer un peu plus haut que les notes 
basses ; il a préféré employer les virgas pour mieux signifier la différence des intervalles, 
il n'y a pas d'autre raison, et ce qui permet de l'affirmer, c'est précisément ce que l'on 
constate quand on étudie le manuscrit dans son entier. L'exemple suivant, pris entre 

beaucoup d'autres, suffira à préciser ce point. 

+ 

e 



Qova. Servite Domino... +reiivt7i'C , apptnrricrulitc Jljciplitiatn 



Einsiedeln 121 



Chartres 47 



Laon 23g 






. / 



Fig. 24. 



* ^- 



51 



Le codex 121 d'Einsiedeln écrit ici sept virgas consécutives, alors qu'à Chartres nous 
n'en voyons qu'une seule, et à Laon nous n'en trouvons aucune. La diastématie est 
évidente dans le Carmitensis ; un simple punctum aurait dès lors été suffisant sur la 
syllabe ben du mot apprehendite pour correspondre au surswn sangallien. — Si le copiste 



ETUDE SUR LA NOTATION DU MANUSCRIT 47 DE CHARTRES 



61 



a fait emploi de la virga, c'est peut-être pour attirer l'attention du chantre; quelquefois 
aussi, il faut le reconnaître, c'est uniquement parce qu'il n'est pas possible d'étager 
indéfiniment les neumes les uns au-dessus des autres, comme le demanderait la mélodie ; 
l'espace qui sépare les lignes de texte étant toujours restreint, il est alors nécessaire dans 
ce cas d'avoir recours à l'accent aigu, la virga, qui indique une note plus élevée. 

Virga épisématique. — Nous n'avons envisagé jusqu'ici que le neume qui, dans le 
manuscrit de Chartres, correspond à la virga simple des codices sangalliens ; examinons 
maintenant ce qu'il en est de la virga épisématique. Déjà un peu plus haut, en étudiant 
le punctiim, nous avons rencontré deux cas où cette virga se trouvait seule sur une 
syllabe isolée, à l'Intr. Dum clamarem et à la Com. In splendoribits, et nous avons vu 
qu'elle était traduite par un simp\e ptinctum allongé. Ce ne sont pas là des exceptions, c'est 
bien plutôt la règle ordinaire, et quelques exemples pris de ci de là serviront à le prouver. 



-,-î- 



Ail. Di'es sanctificatus.. 



hocli- 



f^ 



Intr. Audivit Dominus. 



^-<;hL}' cîr 



Einsiedeln 121 



///V 



/ n ^' 



Einsiedeln 121 



// / /''-J^ 



Chartres 47 



ntv '- 



M 



Chartres 47 



// J 



H 



Laon 



V ^-j\ 



Laon 239 



Fjg- 2S. 



J -'jl 



Nous avons ici le même passage mélodique traduit sur deux cordes différentes au 
moyen d'une virga avec épisème, suivie d'un strophicus et d'un torculus. Que cette virga 
épisématique soit longue, c'est ce qu'indiquent le tenete du manuscrit de Laon, ainsi que 
le trait allongé du Canmtensis. Des ïÇîÇ. Gr. du V^ mode vont nous fournir une autre 
mélodie, et nous y retrouverons la même valeur de la virga épisématique. 



-r -h 



I^. Gr. Probasti... ^>-i 



mi- n<r cor n^e.- 



Bamberg lit. 6 



/T/ / 



/ 



/./ / /^ 



Chartres 47 (\^ ~/ 



Vt 



62 PALÉOGRAPHIE MUSICALE 



'Sj..Ç,x.Propterveritatem... )u/h- ti- &tn. 



Einsiedeln 121 


/../ 


//en 


Chartres 47 


."y 


./m 


Laon 239 


y-y 


-^/A 




Fig. 


26. 



Dans notre aperçu sur les neumes messins, à propos du punctum et de la virga, 
nous avions cru devoir relever un passage intéressant de la Corn. Fidens Dominus. Ce 
qui est remarquable, c'est que nous allons voir le codex de Chartres fournir exactement 
les mêmes indications que les manuscrits rythmiques des deux autres Ecoles. 



• • • • 



7S 



Corn. Cïî^GNS Àôtnlnu^ fUmtrT ibx^ôrcf ]Âx^n nà moruunéntutn 

Einsiedeln 121 / / / / / f /^ A / ^ ^ ^ ^ ^ ^ ' ^ ' 



Chartres 47 



/- - • ' . r 



Laon 239 î^ • . . . '^^ ."^ , 5" A 

Partout le manuscrit d'Einsiedeln emploie des vkgas, et les deux autres codkes 
écrivent des puncttms brefs. Cette longue succession n'est interrompue qu'une seule fois, 
sur la première syllabe de fleutes par un punctum long à Chartres, et par un punctum 
avec r à Laon, pour correspondre à la virga épisématique sangallienne. En deux endroits 
cependant le scribe chartrain a mis une virga : d'abord sur la syllabe tes du mol fientes, 
et pourquoi? Une question se pose ici : est-ce un mi ou un fa qu'il faut écrire? Si l'on 
examine les manuscrits sur lignes, la plupart donnent le mi; pourtant on rencontre aussi 
le fa. Nous pourrions citer au moins 14 manuscrits de provenance italienne, et d'autres 
d'origine allemande qui ont adopté \t fa. Un imprimé, le Graduel de Lyon de 1738, qui, 
malgré son époque relativement récente, est néanmoins un des meilleurs témoins de 



ÉTUDE SUR LA NOTATION DU MANUSCRIT 47 DE CHARTRES 63 

l'antiquité, donne également le fa sur la syllabe tes. Le Laiidunensis 239, qui est 
diastématique, semble se ranger à cette opinion, et la virga chartraine en serait peut-être 
aussi un indice. — Sur La^ari, nouvel emploi de la virga; la mélodie monte, et va se 
maintenir sur le sol. Déjà à la Corn. Servite Domino (fig. 24), nous avons constaté le 
même fait. 

IV. — Clivis ou Flexa. 

La distinction entre la clivis brève ou commune et la clivis longue existe dans la 
notation chartraine aussi bien que dans la messine et la sangallienne. 

Clivis brève. — Pour la clivis brève, le scribe de Chartres a adopté plusieurs sortes 
d'écritures; encore qu'elles ne soient pas absolument et rigoureusement exclusives l'une de 
l'autre, chacune a cependant, sinon sa signification spéciale, du moins son emploi 
particulier. La forme la plus usitée est celle qui ressemble à la clivis ordinaire des 
neumes messins, et qui est composée d'un trait horizontal et d'un trait vertical reliés 
ensemble. C'est cette écriture que nous rencontrons dans la Com. Oui meditabitur. 

+ + + + 



-^ 



A 



i' ' ft ^ 



Com. v^ui mec>itabihit^ in leae va- tni-ni Oî-c 

Einsiedeln.. ^ i^ f^ ^ f^ / 4 ^ 4 

Chartres 47 l"^ ' "^ ' ' 1 ' 1 



Laon 239 



-) S ^n ^^*-i ^1 



Fig. 28. 



Cet exemple nous fournit quatre clivis, toutes également marquées du celeriter dans 
le manuscrit d'Einsiedeln; Chartres donne un neume écrit d'un seul trait de plume, c'est 
la forme usuelle de sa clivis brève. Quelquefois le trait vertical est un peu prolongé 
vers le bas ^ ; il ne faudrait pourtant pas conclure aussitôt de ce fait que la seconde note 
est une note basse, car ce n'est pas un indice infaillible du iiisum, encore qu'on le 
rencontre de temps en temps. 

En règle générale, cette clivis est brève, — mais comme il n'y a pas de règle sans 
exception — elle a aussi parfois une valeur de longue, et cette valeur est aisée à découvrir. 

(i) • — Cf. ci-dessus,/. 55, Tableau comparatif n° 11. 



64 



PALEOGRAPHIE MUSICALE 



Il arrive, en effet, qu'une clivis est en relation si intime, si étroite avec le groupe qui la 
précède, qu'elle ne forme avec lui qu'un même tout mélodique; ceci se remarque surtout 
dans les finales; et si ce groupe est ralenti, si le mouvement est élargi, la clivis participera 
nécessairement à ce mouvement. Voici, par exemple, une formule que l'on retrouve dans 
tous les modes. 



^tïi^ 



Dans les manuscrits sangalliens, la clivis est toujours ici une clivis longue, avec tenete 
ou avec épisème; à Chartres, ce serait merveille de la voir indiquée comme une clivis 
longue; sans cesse elle est traduite ainsi qu'il suit 



Comme c'était une finale de phrase, ou même de morceau, le chantre ne s'y 
méprenait pas, et Tindication de ralentissement n'était pas nécessaire. Et ce qui est dit ici 
de cette finale, doit s'entendre également de finales analogues. 

La clivis celeriter sangallienne a encore dans la notation chartraine un autre 
équivalent. Alors que précédemment nous constations, au simple point de vue graphique, 
une certaine ressemblance entre les deux neumes de Laon et de Chartres, il se trouve qu'il 
y aussi pour certaines clivis une grande analogie entre la forme usitée à Saint-Gall et celle 
qu'on employait à Chartres. Deux Communions suffiront à indiquer cette nouvelle 
écriture. 

+ 4- 

-e- c 



Com. 



/î= 



I anto tcmpore 



Com. Ego vos elegi. 



ut CAtif 



Batnb. lit. 6 



^ // 



Einsiedeln 121 



/l J 



Chartres 47 



.n / 



Chartres 47 



J 



Laon 239 



Laon 239 



Fig. 3Ç. 



1 J 



On sait qu'à Saint-Gall, lorsqu'une clivis entre en composition avec un porrectus pour 
former pressus, cette clivis porte ordinairement la lettre c. Dans ce cas de pressus Chartres 
ne fera usage que de cette forme de clivis que nous étudions en ce moment, et nullement 
de la première, celle qui avait une valeur commune, et ressemblait à la clivis messine. 



ÉTUDE SUR LA NOTATION DU MANUSCRIT àfj DE CHARTRES 



65 



Voici quelques exemples 



€-frT: 



^7^^^ 



-,-1. 



^=?^ 



Intr. Misereris... 


lui- 


nu-- nuni 


IÇ. Gr. /îisforu7n 


A- 


ni- ttva 


Einsiedein 121 


/ 


>''/ 


Saint-Gall 359 


' %_ 


^^/ 


Chartres 47 


^ 2 


/^^1 T 


Chartres 47 


-• 


/7n/ - 



Laon 239 



'*'* 



V 



Laon 



-S'z]?- . jo. 



nr ^ 



Sur la syllabe ;/// du mot hominum, et sur la syllabe ni du mot anhnae, il y a 
pressiis, et la ^//m chartraine est bien celle que nous venons de mentionner, quelque chose 
d'analogue au neume sangallien. Relevons seulement pour mémoire ce que nous avons 
signalé un peu plus haut. Dans l'Intr. Misereris, sur la syllabe num de hominum, Chartres 
fait usage d'une clivis commune, alors que les deux autres Ecoles emploient la forme 
longue; la raison de cette anomalie est celle qui a été dite, nous sommes ici en présence 
d'une finale. 

A Chartres, nous trouvons encore une troisième écriture pour la clivis brève, mais 
hâtons-nous de dire qu'elle n'existe que fort rarement à l'état isolé; d'une façon ordinaire 
on ne la rencontre qu'auprès du pes quassiis, et accolée à lui. La fig. }\ nous montrera 
cette nouvelle forme. 



^=m 



-;t 



f • /''- I /^- 



hJ- 



Com. Christus resurgetts... rrua- rtttir 



Einsiedein 121 



//•/ 



Com. Dominus ?-e^it me... 



Einsiedein 121 



iiv l 



oco ml- ClUVC l- 



k 



/Iv/ 



Chartres 47 'JU 



Laon 239 T/1^ 



y 



Chartres 47 



Laon 23g 



Fig- 31- 



,/ 






La clivis chartraine est ici composée, comme on le voit, de deux punctums 
superposés; mais alors, pourra-t-on objecter, elle est longue, puisqu'un neume désagrégé 



Paléographie XI. 



66 PALÉOGRAPHIE MUSICALE 



est nécessairement un neume long. Sans doute la règle de la désagrégation subsiste et il 
n'y faut rien retrancher; et pourtant à Chartres on a trouvé moyen d'établir une distinction 
subtile entre une clivis brève formée de deux piinctums superposés, et une clivis longue 
formée de deux pimctums superposés. En étudiant précédemment le pimctum, nous avons 
pu constater que dans la notation chartraine, ce neume était susceptible de revêtir deux 
formes, l'une brève, indiquée par un simple point, l'autre longue, marquée par un trait 
allongé. Dans le cas de la clivis écrite au moyen de deux pimctums superposés, cette 
distinction subsiste; si le copiste a fait emploi de deux traits longs, on peut affirmer qu'on 
est en présence d'une clivis longue; si au contraire il s'est servi de simples points, il faut 
dire que le groupe est celeriter. Mais retenons que la clivis brève n'est que fort rarement 
écrite par le procédé de la désagrégation. 

A tout ceci nous ajouterons une remarque qui nous permettra de connaître la valeur 
exacte de cette clivis décomposée, placée devant \t pes qitassus; c'est qu'en présence de ce 
podatits, le scribe fait usage indifféremment de la clivis brève désagrégée, ou de la clivis 
commune dont il a été question ci-dessus, ce qui prouve bien qu'entre l'une et l'autre il y 
a une équivalence. Les Communions de la fig. 31 nous ont montré la clivis brève formée 
au moyen de deux points; voici deux Graduels, où la clivis devant le pes qmssus garde 
son écriture courante. 



R. Gr. Eripe... Ç^\ , . -r^ r, „ ,■ . ■ 

doce7ne...i'.lj\>crx\o\'\nc\.\.\ B^.Gx.Adjttiortn . -, 

opporttcnitatibus il/, ncnt in |iiicni 



Saint-Gall 359 //v^ 



Einsiedein 121 



/\s/ 



Chartres 47 '^ Chartres 47 7^ 

Laon239 J-' Laon239 T 



Fig. 3S- 



Clivis longue. — Après avoir étudié la clivis brève, il faut dire un mot de la 
clivis longue. Nous y avons déjà fait allusion en indiquant que le copiste de Chartres 
décomposait le neume et se servait de deux traits allongés pour désigner chacune 
des deux notes. Qiielques exemples, pris au hasard, suffiront pour faire comprendre 
la chose. 



ÉTUDE SUR LA NOTATION DU MANUSCRIT 47 DE CHARTRES 



67 



Intr. Inclina 



^o- rtii- ne 



Com. 



"^ 



(ncli- 



Einsiedeln 121 



/f/r 



Einsiedeln 121 \~ e*' 



n 



Chartres 47 



Chartres 47 _ _/ 1 - 



Laon 239 



*- -*- 



Laon 239 



J 



Pig- 33- 



Que nous soyons bien ici en présence de clivis longues, c'est ce qu'indiquent, à n'en 
point douter et l'épisème sangallien, et le neume messin décomposé, muni ou non de 
la lettre a (augete). Le copiste de Chartres désagrège, lui aussi, les deux éléments 
constitutifs de son neume et se sert de traits allongés, comme nous l'avons dit^ mais 
jamais il ne fait usage, à cet endroit^ de lettre rythmique, ». ou r , comme cela se 
pratiquait à Saint-Gall et à Laon et ces lettres ne sont pas indispensables. 

Dans la notation chartraine, la clivis désagrégée se fait parfois remarquer par une 
particularité dont il est utile de dire un mot; le trait inférieur de cette clivis longue, au 
lieu d'être écrit parallèlement au premier, prend une position verticale; c'est alors une 
indication pour la mélodie, un indice non équivoque que la seconde note est une note 
basse. Ce trait vertical tient en quelque sorte lieu de lettre significative, il est l'équivalent 
du iusiim sangallien et de Vhumiliter messin. Nous savons d'ailleurs que ce procédé n'est 
pas exclusivement propre au notateur de Chartres; déjà à Saint-Gall il y avait eu des 
essais en ce sens (fig. i et 2). Nous donnons deux passages où l'intervalle entre les deux 
notes de la clivis est un intervalle de quinte. 



^-A 



Off. Precatics est... 



wt- 



^-cob 



Ant. Adorna... 






S.- 



Einsiedeln 121 </ 



Ils 

i e 

Chartres 47 J 1 



Einsiedeln 121 



IV 

Chartres 47 •==*') 



Laon 239 



J 



k 



Laon 23g 



P^'g 34 



J 



"h 



68 PALÉOGRAPHIE MUSICALE 



Dans ces deux cas, nous trouvons des clivis longues marquées à Saint-Gall du iusum, 
et même dans l'Ant. Adorna, du iusum valde, et à Laon, de Vhumiliter; toutes indications 
auxquelles se conforme V Antiphonale de Chartres avec son trait vertical. 

V. Pes ou Podatus. 

Pes rotimdus, pes qiiadratus, pes qiiasstts, telles sont les trois formes que revêt le 
podatus dans l'École sangallienne. Notre précédente étude sur la notation messine nous a 
mis à même de constater que le Laudunensis 239 avait des groupes analogues pour 
indiquer les mêmes nuances; le manuscrit de Chartres va venir lui aussi témoigner de 
cette distinction. Prenons donc chacun de ces neumes séparément. 

Podatus ordinaire. — Dans l'écriture chartraine, le podatus ordinaire n'offre aucune 
particularité; il suffit dès lors de le signaler. Les deux éléments qui le coxnYtostnt, punctum 
et virga, sont étroitement soudés ensemble et reproduisent un neume qui a une grande 
analogie avec son équivalent messin. La Comm. Pater, cum essem nous servira d'exemple. 

+ + 



^^^ 



-^ 



Com. Pater, cum essem... (er- uA-iam c-of 

Einsiedein 121 I J ' >/ ' 



Chartres 47 



J. 



Laon 239 ^ •' 

Ftg- 35- 

Podatus long. — Le podatus long se distingue aisément du neume ordinaire, car la 
règle suivie ici par le copiste est celle que nous avons constatée dans le Laudunensis 239, 
la règle de la désagrégation ; les deux notes sont alors séparées, tandis que dans le podatus 
ordinaire elles étaient unies ensemble. La Com. Jérusalem surge nous fournira trois cas de 
podatus longs, et servira de terme de comparaison avec la Communion transcrite ci-dessus. 

+ + + 



r -ui' 



Einsiedein 121 



le- rti- la- Icm lûroe et (la in cïccllî» 

jjj/î JJ/ 



Chartres 47 Jl / ' - - 



Laon 239 



Fîg. 3à- 



ÉTUDE SUR LA NOTATION DU MANUSCRIT 47 DE CHARTRES 69 

A tous les groupes surmontés d'une croix, nous voyons le codex d'Einsiedeln faire 
usage du pes quadratiis, c'est-à-dire du podatus long. Le manuscrit de Laon, dont nous 
supposons désormais la notation connue, au moins d'une façon générale, a scindé son 
neume, en écrivant séparément le punctum et la virga, ce qui, chez lui, est un indice 
infaillible de retard; le scribe chartrain a employé exactement le même procédé. 

Pes quassus. — Outre le pes rotimdus et le pes qiiadratus, il y une troisième 
espèce de podatus, celui qu'on désigne sous le nom de pes quassus. A le bien considérer, 
on reconnaît qu'il est formé d'un oriscus et d'une virga reliés ensemble ^ = ^ ; la chose 
ne paraît pas douteuse, car dans les deux écritures messine et chartraine, Voriscus se 
distingue aisément. Q.uel est le sens exact du pes quassus, il est difficile de le dire; mais 
il y a un fait qui pourrait peut-être fournir quelque indication, c'est la fréquence avec 
laquelle la lettre rythmique f se trouve placée auprès de ce podatus dans les manuscrits 
sangalliens; nous empruntons quelques cas à divers codices de cette Ecole. 

f f 

Einsiedein 121 Off. Precatus est... malignitate ...y. de malignitate 

Saint-Gaii 376 Off. Ave Maria J. \. in te 

f 

Bamberg lit. 6 ^. Grad. Tibi Domine y. Domine 

/ 

Saint-Gaii 359 Tr. l^iiiea facta est 

f'^- 37- 



Le Carnutensis 4J, avons-nous dit, se sert manifestement de Voriscus comme note 
inférieure du pes quassus; mais il faut dire dès maintenant que si, dans sa notation, 
Voriscus reçoit deux formes, comme on peut le voir dans le tableau des neumes donné 
ci-dessus, une seule est employée pour le pes quassus, celle qui ressemble au chiffre 3; 
l'autre écriture est réservée pour d'autre groupes. L'Intr. Exaudi Domine nous donnera 

plusieurs cas de ce neume. 

+ + -f 

c . . . - — 



-^ 



:. ÈLxaudt Domine... 
...adjutor 


ne ae-re- un-tnia.'ime.. 


- Idluta- xvi 


Einsiedein 121 


- ^. y / . 


/j 


Bamberg lit. 6 


. ^.s/y . 


/y 


Chartres 47 


.^.if*^^' 


.<< 


Laon 239 


Fis- 3S. 


.►/y 



70 



PALEOGRAPHIE MUSICALE 



Aux trois endroits où se rencontre un podatus, le scribe de Chartres s'est servi du 
pes quassus, lequel correspond au moins à un podatus long, tant à Laon qu'à Saint-Gall. 
Il est curieux de noter que dans l'écriture messine le pes quassus ne figure ici nulle part, 
alors que dans l'École sangallienne, il y a un peu de fluctuation sur le mot derelinquas ; 
à deux reprises le Bamberg lit. 6 emploie le pes quassus, comme le fait le Camutensis, 
tandis que le manuscrit d'Einsiedeln n'en fait usage qu'une seule fois. 

Pes subpunctis. — Toutes les différences que nous avons constatées dans ces trois 
genres de podatus, nous allons les voir se reproduire dans un groupe composé, dérivé du 
podatus, nous voulons dire le pes subpunctis dont il est nécessaire de parler, car c'est ici 
que la concordance entre les trois Écoles va se manifester clairement. 

Procédons méthodiquement pour étudier les multiples cas qui se rencontrent dans les 
manuscrits, nous pourrons dès lors avancer avec plus de sécurité. Voyons d'abord le 
pes subpunctis bref 



* ^^^^ • 



"Sf. Gi. Benedicizts qui venii ^„ ne- nit ...Do mi- 



Bamberg lit. 6 

Chartres 47 

Laon 239 



Fig- 39- 



Le codex de Bamberg emploie aux trois endroits le pes rotundus qu'il surmonte par 
deux fois du celeriter, et il le fait suivre de légers points, totalement différents des larges 
traits qui désignent des neumes longs, comme nous le verrons plus loin (fig. 44, 45, 46). 

Le torculus messin par lequel commence le groupe n'est pas désagrégé, il a donc 
pour cette raison une valeur ordinaire; mais sur la troisième note de ce torculus, le 
chantre aurait pu avoir quelque hésitation, et se demander s'il n'y avait pas quelque 
arrêt dans le mouvement, car le t (tenete) se rencontre à cet endroit, tout aussi bien que 
le celeriter (cf fig. 42). Les deux lettres c et n (naturaliter) venaient ici en aide à sa 
mémoire et l'avertissaient de ne pas faire de ralentissement. A Chartres le pes subpunctis 
est bref, comme à Laon et à Saint-Gall ; les punctums brefs qui le composent en sont le 
meilleur garant. Les exemples que nous allons examiner successivement nous permettront 
de mieux saisir la différence entre le groupe ordinaire et le groupe long. 

Voyons un autre cas, celui dans lequel la première note du pes subpunctis est appuyée, 
et seule appuyée. La constatation mérite d'être faite, car elle va nous mettre à même de 
remarquer un détail intéressant, c'est que les copistes des trois Écoles n'emploient ici 



ETUDE SUR LA NOTATION DU MANUSCRIT 47 DE CHARTRES 



71 



qu'un seul procédé, celui de la désagrégation, et peut-être n'en avaient-ils pas d'autre à 
leur disposition pour indiquer cette nuance spéciale. 
Deux exemples vont nous suffire : 



+ 



+ 



fi V ^* * ' 



=^;^ 



]^. Gr. Unampeiiif . un- dto e- iu( 

Einsiedeln 121 _/*- ^ J' "' 



"^^v * :. 



Chartres 47 
Laon 239 



/ 



Intr. De necessitaiibus... pcccata mc- 

Einsiedeln 121 _/- ^' 

Chartres 47 -• £ 

Laon 239 *■ * '. 



Fig. 40. 



Partout la première note du pes subpimctis est complètement isolée et écrite en 
manière de pimctum long; de plus la virga sangallienne ne porte pas d'épisème, et en 
revanche elle est surmontée du c sur le mot mea^ lequel d'ailleurs n'est pas requis, puisque 
l'épisème fait défaut; \qs punciums brefs de Laon et de Chartres remplacent ce celeriter. 
De tout ceci, nous croyons devoir conclure, que dans ce groupe, la première note seule est 
appuyée; nous pourrions fournir beaucoup d'autres exemples qui nous amèneraient à 
la même conclusion. 

Si, au lieu d'une seule note, il y en a deux qui doivent être longues, les deux 
premières, ce qui est, il faut le reconnaître, relativement rare, les copistes vont aussitôt 
modifier leur manière d'écrire le groupe^ et cela dans les trois Écoles. Si le chantre n'était 
pas distrait, il ne pouvait se tromper dans sa lecture, et sur l'interprétation à donner au 
pes subpundis. QLi'on en juge plutôt. 



Intr. De necessitaiibus... l\^, mj. ^ar 

Einsiedeln 121 / ' %/'. 

Chartres 47 '; /\ 

Laon 239 /» • >.*; , 





ê=^3-= 






Intr. Sapientiam 


écclc- fl- A. 


Einsiedeln 121 


/■J: . 


Chartres 47 


/.•/:, 



Laon 239 '*■ /^ • ■* 



PALEOGRAPHIE MUSICALE 



'M\^- ^ r: 



\i\\x. Intret in conspeciu c\- \a- jal' cft" 

i /• j- - 

Einsiedeln 121 f ' 



Chartres 47 r. -z. J: ~ 
Fig. 41. 

Nous venons de constater un peu plus haut (fig. 40) que, si la première note du 
pes subpimctis était appuyée, et la seconde légère, le copiste de Saint-Gall les séparait l'une 
de l'autre, et souvent la seconde, la virga, était surmontée du celeriter. Qiiand, au 
contraire, il voulait indiquer qu'elles étaient longues toutes les deux, il les réunissait pour 
en former un pes qiiadratits; ce qui nous amène à cette nouvelle conclusion, c'est la 
comparaison avec les deux écritures messine et chartraine. A Chartres, il y a deux 
manières d'écrire le groupe : ou bien le podatus désagrégé, ou bien le podatm fait d'une 
seule pièce, et dans ce dernier cas la lettre r se rencontre quelquefois à l'extrémité 
supérieure du neume, comme à l'Intr. Intret, sur la syllabe sus. Si l'on veut objecter que, dans 
la notation du Carnutensis, ce podatus est un neume bref, puisqu'il n'est pas décomposé, 
nous nous bornerons à répondre que jamais le copiste n'en fait usage, lorsque le 
pes suhpunctis est entièrement bref; en ce cas, il ne se sert que de simples points brefs, 
comme on a pu le voir fig. 39. Ajoutons que dans l'écriture messine, il y a un piinctum 
et une virga séparés, ce qui est bien le podatus long. 

L'Intr. De necessitatibus nous présente deux pes subpunctis; le premier, sur la syllabe 
Do, a un appui sur la première note seulement; le second, sur la syllabe mi, exige un 
ralleiitaiido sur les deux notes, et l'indice de cette différence se trouve tant à Laon qu'à 
Chartres dans la virga qui traduit la deuxième note, ou pour parler plus exactement, les 
deux notes du début sont écrites en manière de podatus long. 

Avec les exemples suivants nous nous trouvons en présence d'une nouvelle position de 
l'ictus rythmique, il est reporté sur la troisième note du groupe neumatique, comme l'indique 
l'écriture elle-même. 





+ 


+ 




r ^i 


^ï 




c r.. 


'% 








Ant. Adonia... 


anrplccfcrc.— 


cxcie- (Hf 


Einsiedeln 121 


A 


cA. 


Chartres 47 


1 


-r 


Laon 239 


Jî 


-t 



:^ 



S^ 



I^. Gr. Exallabo... fifccpîiH me: 



Fzg-. 42. 



Einsiedeln 121 



Chartres 47 



Laon 239 



.A A 



c/?.^ 



ÉTUDE SUR LA NOTATION DU MANUSCRIT 47 DE CHARTRES. 73 

Que Vicfiis soit bien à la place que nous venons de dire, c'est ce dont Fépisème 
sangallien et le t laonnais ne permettent pas de douter le moins du monde. Le pnnctnm 
long du manuscrit chartrain se distingue trop bien des autres, pour qu'on puisse se 
méprendre sur l'intention du scribe; l'appui rythmique est là, et non ailleurs. Que l'on 
compare ces exemples avec ceux de la fig. 39, et l'on se convaincra aisément de la 
différence d'interprétation des deux groupes. 

En règle ordinaire, c'est par une succession de points que le pes subpuncfi's de cinq 
notes est écrit à Chartres (fig. 39, 42); pourtant le procédé du torculus réunissant les trois 
premières notes, comme nous le voyons à Laon et à Saint-Gall (fig. 42), n'est pas chose 
inusitée dans cette notation, encore que l'emploi en soit relativement rare; et le sens du 
neume ainsi dessiné est le même que celui des deux autres Écoles, c'est-à-dire que l'ictus 
rythmique est situé sur la dernière note du torculus. Nous trouvons un exemple de ce fait 
dans l'Offert. Domine exattdi. 



c ^••.^ 






vzine exaudi f . 


\xùem 


■tu- osa 


Einsiedeln 12 1 




A y 


Chartres 47 




Jl/ 



Laon 239 . 

f'S:- 43- 

Nous avons déjà examiné quatre variétés à^pes subpundis, et la liste n'est pas encore 
terminée. Un cas très fréquent, c'est celui du pes subpunctis dont les dernières notes sont 
longues, les premières demeurant brèves. Les exemples fourmillent surtout dans les Graduels 
du V^ mode; nous en prenons seulement deux qui serviront à expliquer tous les autres. 

+ + + + + + 



^. Gr. Constitues... 


ptuncipcT 




'Sj.. Gr. Qiiis sicitt 


\- 


Su(atan( 








Einsiedeln 121 




/fyt 


A. 


Einsiedeln 121 






A. A. 


^ A. 


A. 


Chartres 47 




= r 


'= 


Chartres 47 






'- '~ 


"- 


'T 


Laon 239 






A 


Laon 239 






4 4 


4 


J) 



Fig. 44. 

L' A (augete) du codex de Laon, répété jusqu'à six fois, donne manifestement aux deux 
dernières notes de ces groupes leur valeur réelle, une signification d'élargissement, valeur 

Paléographie XI. 10 



74 PALÉOGRAPHIE MUSICALE 



que nous voyons traduite d'une manière équivalente par les traits longs des deux autres 
Écoles. Qiie l'on veuille jeter un simple coup d'œil sur la fig. 39, et l'on verra aussitôt 
combien il était facile au chantre de distinguer Itpes subpunctis dont les dernières notes sont 
brèves et celui dont les dernières notes sont longues. Nous relevons seulement en passant 
une chose à laquelle il a déjà été fait allusion, nous voulons dire la position verticale que 
prend la dernière note dans le Carimtensis, pour indiquer le iiisiim, détail d'écriture répété 
deux fois dans le 1^. Gr. Ouis simt. 

Voici maintenant une autre nuance fournie par les manuscrits rythmiques. Quand ils 
veulent indiquer que toutes les notes du pes subpimctis sont longues, ils se servent alors 
d'une notation particulière ; nous allons en juger. 



^— — • • 

Corn. Quingue prudentes lurof'K^ Com. Redime nie... Ifrsvcl 

Einsiedeln 121 >/~ Einsiedeln 121 V- -J"^-^ 

Chartres 47 - i Chartres 47 - - - - / 



Laon 239 j,, Laon 239 

Fig- 45- 



I 



Dans ces deux Communions, le groupe sangallien se compose d'un pes qiiadratiis 
suivi de piinctums longs, écriture que nous n'avions pas encore rencontrée dans tous les cas 
étudiés précédemment. Il s'agit de voir si, dans les deux notations messine et chartraine, 
toutes les notes auront bien cette même valeur. A Laon, le copiste a fait usage 
uniquement de piinctums longs, y ajoutant même 1' a (angete), alors que jusqu'ici nous 
l'avions vu employer tantôt des points brefs et tantôt des points longs, ou même encore 
la vifga; ici c'est l'uniformité absolue. Ce qui nous importe, c'est de savoir si le codex de 
Chartres donne les mêmes indications. Lui aussi, il faut le reconnaître, a adopté une 
écriture particulière pour le pes sii.bpunctis dont toutes les notes sont longues, car le 
podatus du début est désagrégé, et comme tel, il est nécessairement long, il est 
l'équivalent du pes qiiadratus sangallien, et les punctums qui lui font suite indiquent aussi 
un élargissement. L'accord entre les trois notations est donc parfait. 

Ce que l'on peut conclure de tout ce qui précède, c'est que le système de chaque 
Ecole ne varie pas; ce sont seulement les éléments premiers, brève et longue, qui 
prennent des positions différentes, qui se combinent de diverses manières pour exprimer 
ce qu'on veut leur faire dire. De cette vérité voici une nouvelle preuve dans un agencement 
spécial des neumes. 



ÉTUDE SUR LA NOTATION DU MANUSCRIT àf] DE CHARTRES. 



75 



Tx. Domine exaicdif. ^. Si- on 



Einsiedeln 



„. A/'i/./ 



Chartres 47 



Laon 239 



Fig. 4.6. 



Ici la première note et les deux dernières sont longues, tandis que les deux du milieu 
sont brèves. Après tout ce qui a été dit ci-dessus, il devient inutile, croyons-nous, de 
s'attarder plus longtemps à donner de nouvelles explications. 

Pour finir cette énumération un peu longue peut-être, mais nécessaire, car elle sert 
à montrer l'importance des codices rythmiques en même temps que le profit qu'on retire 
de leur étude, il est bon de mentionner au moins un cas, assez rare du reste, celui du 
pes siibpunctis dont le podatiis est formé par un pes quassus. Nous nous bornons à en 
donner des exemples. 



1 


k. 






OfF. Benedictus es... 
...in labiis 


XT- 










^* 


j,. 






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■ '^*» • 






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IÇ. Gr. Dfie praevenisti... 


prch 


0- 


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orif 


tu- 


i 


Saint-Gall 359 




A 


v< . 


Einsiedeln 121 






y-.v- - 


Chartres 47 




■\ 


/- 


Chartres 47 






.: /: . 


Verceil 186 




A 


./^. 


Laon 239 






ly-. . 



Fig. 47- 



VI. — Torculus. 



Pour l'étude de ce neume, nous allons suivre la marche que nous avons gardée 
jusqu'ici, prenant successivement le groupe sous sa forme brève tout d'abord, puis sous 
sa forme longue. 

Torculus bref. — La forme la plus usitée du torculus bref, dans le manuscrit de 
Chartres, ne se distingue guère de celle du tormltis sangallien et du torculus messin; 
nous disons, la plus usitée, parce qu'il y aura certaines écritures spéciales qu'il sera 



76 PALÉOGRAPHIE MUSICALE 



nécessaire de signaler et dont nous parlerons plus loin. L'intr. Cibavit va nous fournir 
deux cas du torculus bref sous sa forme la plus commune. 

+ + 



Einsiedein 121 

Chartres 47 

Laon 239 



Intr. CiAiÂ' uitc- «T 



Fio. 48. 



Torculus long. — On sait qu'à Laon les trois notes qui composent le torculus long 
sont disjointes, et que souvent, au milieu d'elles, figure la lettre a (augete). A Chartres^ 
on a bien essayé aussi de désagréger le groupe, mais on ne l'a fait que d'une manière 
imparfaite : seule, la première note est séparée, les deux autres sont réunies et forment 
une clivis. Qiielques passages nous serviront à comparer les écritures des trois Ecoles. 
+ + + + 



Jl J\ 



\n\.r, Dotnùie ne longe... "TJâminc..- |i<â- 

Einsiedeln 121 J^ J~ 

Chartres 47 .1 -1 

Laon 239 ^ ^ ^ 





r* ^A 






^ -TïA 


*' 




Jl"' 




'S}. Gr. 


SÀ- 


um lac 


Einsiedein 121 


J^SJ) 




Chartres 47 


.,-n^ 




Laon 239 


^-/:J) 





Fig. 4Ç. 



Une remarque s'impose à propos de ces exemples. Le torculus chartrain long est 
décomposé, avons-nous dit, et écrit au moyen d'un pimctum suivi d'une clivis. Cette 
manière d'écrire est souvent, il faut l'avouer, une cause d'indécision, et cette indécision est 
le côté fiiible de ce codex chartrain, si bon sous tant de rapports. Ce torculus semble, en 
effet, avoir été employé à deux usages, utilisé aussi bien pour désigner le neume bref que 
pour indiquer le neume long. Sa valeur lui viendrait alors uniquement du plus ou moins 
de longueur du puiictum initial, et comme le scribe a été ici un peu négligent, ce n'est 
guère que par comparaison avec les manuscrits sangalliens et messins de bonne époque 
qu'on peut arriver à connaître le sens exact du groupe. Dans l'intr. Domine ne longe, 
le piinctum a la forme d'un trait prolongé, on ne saurait avoir de doute sur sa signification; 
dans le I^. Gr. Salvum, ce même punctum est au contraire très réduit, mais comme il 



ETUDE SUR LA NOTATION DU MANUSCRIT 47 DE CHARTRES. 77 

est évident par les deux notations sangallienne et messine que le torculiis est long, on 
peut, semble-t-il, légitimement conclure, vu l'accord parfait qui existe ordinairement entre 
les trois écritures, qu'à Chartres le neume est également long. Et ce qui autorise ici cette 
interprétation, c'est que sur le mot Salvwn, il y a trois torculus consécutifs, et l'on 
remarque une opposition très nette entre les deux premiers et le troisième, lequel est bref. 
Si maintenant nous examinons par exemple l'intonation de l'Off. Oravi, nous allons 
constater que le torculus chartrain désagrégé est employé comme l'équivalent du 

torculus bref. 

+ + 

-c — 

Off. O- ri- al 

l / 

n / fi, 

Einsiedeln 12 1 •/•'?• ^ " 

Chartres 47 -1 •? ' ' ' 

Laon 239 j) ^ J'" 

Les deux torculus sont brefs, tant à Laon qu'à Saint-Gall ; il semble très légitime de 
penser qu'à Chartres le neume correspondant avait la même valeur, d'autant plus que le 
pundum qui précède la clivis n'a nullement la forme du punctum long; mais il reste vrai 
que pour le chantre il y avait matière à indécision. 

Autre forme du torculus. — Si le Canuitensis est inférieur à ses devanciers sous 
le rapport du torciiUis long, comme nous venons de le voir, on peut dire qu'il l'emporte 
sur eux à un autre point de vue, car il a inventé ce qu'on pourrait appeler très justement 
un torculus mélodique. Par sa forme, ce neume ressemble beaucoup au porrectus flexus 
bref, lequel est composé de deux clivis intimement soudées l'une à l'autre; il est 
cependant aisé de l'en distinguer, pour peu qu'on y regarde de près. Deux passages pris 
dans rintr. Invocabit me, et dans le I^. Gr. Beatus vir nous serviront à faire la comparaison. 



j^ =s^ 



IxAx. Invocabit me... c^lorifi"'"' «- ""> "Si.Gx. Beatus vir... 'vlm\ 

Einsiedeln 121 M Einsiedeln 12. /''"^ 

Chartres 47 'i^ Chartres 47 -"I'Tj 

Laon 239 "^ Laon 239 j~ j\ 

Fig. 51. 



78 PALÉOGRAPHIE MUSICALE 



Sur le mot eum nous avons un porredus flexus, et sur Domimim un torculits 
mélodique. Dans le premier cas, le trait horizontal qui désigne la note supérieure de la 
première clwis est un peu allongé, comme il convient à une clivis, tandis que dans le 
second, ce trait n'existe pas, il est remplacé par un très léger crochet. 

Le seul but de ce torciiliis d'ordre purement mélodique est d'avertir le chantre que 
sa première note est plus basse que la dernière du groupe qui le précède immédiatement; 
et de fait, sur le mot Dominim Voriscus est sur le fa, et le tormhis suivant débute sur 
le ré. Il ne faudrait cependant pas croire que, lorsqu'il s'agira de notes basses, le copiste 
emploiera nécessairement et toujours cette écriture spéciale; la forme commune, ordinaire, 
du torciUiis garde ici tous ses droits. A ceci il convient d'ajouter encore une remarque. 
Au I^. Gr. Beatiis vir nous voyons que le torculus mélodique chartrain correspond à un 
neume bref tant à Laon qu'à Saint-Gall ; en d'autres circonstances au contraire il devient 
l'équivalent du torculus long. Voici un exemple : 



-^ m:^ 



sj 



Off. Letaniini ... corde 

7// r 



Einsiedeln 121 

Chartres 47 

Laon 239 



// Ut 
Fig. 52. 



Le torculus est manifestement long dans le codex d'Einsiedeln, la forme qu'il revêt 
en est le meilleur garant; il a la même valeur dans le Laudunensis, puisque les trois notes 
qui le composent sont disjointes, et qu'au milieu d'elles figure la lettre a- (augete). 
Le copiste chartrain n'ayant pas à sa disposition un neume qui pût indiquer à la fois 
et que la première note du torculus était plus basse que la trivirga qui le précède, 
et que le groupe entier était long, a préféré indiquer ici la mélodie plutôt que le 
rythme. 

VII. — Climacus. 

Avec le climacus, nous nous trouvons en présence d'une véritable floraison des 
groupes les plus divers, où se manifestent les nuances les plus délicates. Il est 
impossible de les étudier tous; nous en prendrons cependant une grande variété qui 
nous permettra de reconnaître que la tradition rythmique est identiquement la même 
dans les trois Écoles. 



ÉTUDE SUR LA. NOTATION DU MANUSCRIT 47 DE CHARTRES. 



79 



+ + 



+ + +- + 



^^ 



IÇ. Gr. Adjutor meus y. iniimct vn.e- 

Saint-Gall 359 .■-./-/•. 

Chartres 47 / - 1 : 

Laon 23g "^ /i /l • 



^ 



Off. Gressus meos f. 3.... iujh'UA 

Einsiedeln 121 

Chartres 47 

Laon 239 



>'•'?■•;• r-^sT 



■/A/-/V-: /: /v 



/' 



-/ '-- ^ • ? 



'?^2:?-- jj- 



Etudions ces deux passages mélodiques. Dans l'écriture sangallienne, la note initiale 
du climacus est toujours une virga, c'est là un fait bien connu; mais un point sur lequel 
il faut insister, c'est que cette note est tantôt brève et tantôt longue, deux choses que les 
copistes ont pris grand soin d'indiquer : brève, cette virga n'aura pas d'épisème, et très 
souvent le c^/mï^r la surmontera ; longue, elle portera l'épisème ou le tenete, et même 
parfois les deux, comme nous le verrons plus loin. Les deux exemples ci-dessus nous 
montrent précisément ce climacus bref, avec virga c : le second surtout est curieux; 
rOff. Grtssiis meos nous présente en effet cinq climacus consécutifs dont la mélodie 
toujours descendante devait s'exécuter rapidement, joyeusement; le c en recouvre quatre 
de sa longue queue. A Laon et à Chartres nous trouvons quelque chose d'analogue. En 
effet lorsque le climacus est un groupe ordinaire, on ne fait pas usage de la virga dans 
ces deux notations, et pour cause, ainsi que nous le constaterons bientôt; de plus on 
n'emploie pas de lettres significatives, leur présence serait parfaitement inutile, les punctums 
brefs par lesquels débute le groupe tiennent lieu d'indication. 

Nous venons de voir comment les copistes écrivent le climacus, quand la première 
note est celer iter; cherchons maintenant s'ils n'ont pas une graphique spéciale pour 
indiquer que cette note doit être appuyée. Les conclusions, croyons-nous, se dégageront 
elles-mêmes des exemples. 



Intr. Pcnçai- cfc\ fit 

Einsiedeln 121 — c^^ /'• / 
Chartres 47 - - •'' X 

Laon 239 /» A J .' >• 



l'air. Exaudi Deus oraK- ô- ncin....dcpr<idti-o- ncm 



Bamberg lit. 6 



'/•. // 



Chartres 47 _^ 1 // 



Laon 239 _' Ji 



■/■■ 



.y. 



8o PALÉOGRAPHIE MUSICALE 



S 



E 



Tr. Beahis vir... 


m.uiaAtif ciul' 


Einsiedein 121 


,././. /l 


Chartres 47 


"11 1 


Laon 239 


.,^-C ^ 




Pig- 54- 



Qiie constatons-nous dans la notation de Saint-Gall sur les climacus, dans ces trois 
morceaux que nous prenons entre beaucoup d'autres? L'épisème, auquel vient parfois 
s'adjoindre la lettre r comme dans l'intr. Exaiidi Deiis, surmonte la virga sangallienne. 
A Laon et à Chartres, il y a aussi une particularité. Dans la fig. S3, la première note du 
climacus était brève, et ce qui l'indiquait, c'était le punctimi bref par lequel débutait le 
groupe; ici ce point bref n'existe pas, il est remplacé dans l'écriture chartraine par un 
large trait qui correspond au pimctum long, et dans la notation messine, par une virga, 
surmontée ou non du ^ (tenete). Cette lettre pouvait faire défaut, le sens du groupe ainsi 
écrit n'en était pas moins clair pour le chantre habitué à lire les neumes. 

Donnons un autre exemple qui nous permettra de constater l'emploi consécutif 
des deux groupes que nous venons d'étudier, avec toutes les caractéristiques que nous 

avons énumérées. 

+ + + + 

^. Gr. BeJiedicite Diliim..- an^eli mi|" X'- .-(Wiinum 



;insiedeln 121 


/••. 


/•• ■■ 


^ 


-J ' 


•. /•• 


Chartres 47 


_-7 ; 


'- 




.1 \ 


'■ ~- 


Laon 239 


.-^ * '. 


^ . 


Fis- 55. 


A. • 


^ 



C'est la même mélodie que nous trouvons au corps du Graduel et dans le Verset qui 
suit; or, aux deux passages, les mêmes indications sont fournies, le premier climacus est 
bref, sa première note est celeriter, tandis que sur le second, la première note est appuyée. 
Et ce que nous constatons au IÇ. Gr. Benedicite, nous le constaterions dans les autres 
Graduels du V'' mode qui reproduisent cette mélodie. 



ETUDE SUR LA NOTATION DU MANUSCRIT 47 DE CHARTRES. 



Jusqu'ici nous avons vu V ictus rythmique situé sur la première note du climacus; ce 
touchement ne se trouve pas toujours placé à cet endroit, il est parfois reporté sur la 
seconde note. Voyons sur ce point le témoignage des manuscrits. 



Tr. Deus Detis meus. >:'Qui-t>'"£Hf I)<jmi- iium 



Off. Benedic anima. V. 2... omnium. 



7W\- 



Einsiedeln 121 


<JN--/ ff 


Einsiedeln 121 


f/:k 


Chartres 47 


y ■-. lA T 


Chartres 47 


' 1 T ; 

1 


Laon 239 




Laon 239 


7: 1 



Fig.SÔ. 

L'écriture sangallienne n'est plus celle que nous avons constatée précédemment. Le 
copiste a procédé cette fois par agrégation, il a soudé très étroitement la seconde noté' à 
la première, de façon à former une sorte de clivis dont la note inférieure est marquée par 
un large trait, et souvent sur le sommet de cette clivis il a placé un celeriter. En agissant 
ainsi, il a voulu indiquer que V ictus devait être reporté sur la seconde note; il y avait une 
sorte de glissement. C'est à dessein que nous disons qu'il a procédé par agrégation, car 
chez lui il y a une différence très tranchée entre A. et /-., comme nous le verrons plus loin 
en étudiant le climacus long. A Chartres, le punctum bref par lequel commence le groupe 
aux endroits marqués d'une croix se distingue trop nettement des deux autres qui le 
suivent, pour qu'on puisse douter, même un seul instant, de sa signification véritable. La 
manière de Laon est la même que celle de Saint-Gali, une clivis à forme brève surmontant 
un punctum long, et souvent I'a (augete), mais non le t (tenete) vient se placer à 
l'extrémité inférieure de la clivis, pour annoncer que les deux dernières notes doivent être 
ralenties, tandis que la première note du climacus garde une valeur ordinaire. 

Examinons dès maintenant, avant de voir certaines combinaisons rythmiques spéciales, 
le climacus dont toutes les notes sont longues. Dans le Verset du Graduel du 1^ mode, 
il y a une formule très connue qui nous servira d'exemple, ainsi qu'un passage de Trait. 



:^^ 



^ 



^ 



]^. Gr. JVimis liotiorati. V'. Pimimcrik» e- of 



Tr. Ad te levavi. >''4..ccuii. no- 



fH 



Einsiedeln 121 


yr--/ 


Chartres 47 


J'il 


Laon 239 


-^: l 


Paléographie XL 





Einsiedeln 121 

Chartres 47 

Laon 239 



/--h./ A 



'.y -1 



Pis- 57- 



82 



PALEOGRAPHIE MUSICALE 



Si nous voulions donner le tableau des Graduels du 11" mode où se rencontre cette 
mélodie, nous constaterions que, partout, le premier climacus est écrit comme nous le 
voyons ici, à Laon et à Chartres au moyen de piinctunis longs, à Saint-Gall par une virga 
suivie de piwciiinis longs; et ce qui est remarquable dans cette dernière École, c'est que la 
virga ne porte pas d'épisème. Disons aussi qu'elle n'est jamais ici surmontée du celeriter. 
L'épisème d'ailleurs était-il bien nécessaire? La règle de la désagrégation, nous avons 
été à même de le remarquer plusieurs fois, n'était pas totalement inconnue à Saint-Gall; 
et nous avons dans cet exemple un cas de plus à enregistrer, car il n'est pas douteux 
qu'il y a une différence entre le climacus tel que nous le voyons écrit fig. 57, et 
celui que nous montrait la fig. 56, où la virga était reliée à la note suivante en manière 
de clivis. Le Trait Ad te levavi nous amène aux mêmes conclusions rythmiques que 
le R7. Gr. Nimis honorati siint. 

La fig. 55 nous présentait un climacus de quatre notes, toutes également brèves; 
pour les rythmer, il suffisait de faire l'appui sur la première, puis sur la troisième. Dans 
ce groupement de quatre notes Y ictus est aussi parfois rejeté sur la deuxième note, à en 
juger par l'écriture neumatique. 




Einsiedeln 



^. Gr. Liberasti. J In Pc- o Ail. Dies sanctificatiis. no- l"C 

(^ / A A „J' A-. / 

121 e"^ ' ' *■ Einsiedeln 121 » ^ • / ./ 

Chartres 47 / .' » ... Chartres 47 . " '• : / 

Laon 239 ^ •*' ? Laon 239 J 7-^ 

Fig. 58. 



Dans l'Ail. Dies sanctificatus, le climacus est resupinus, mais ceci ne change rien h 
la théorie. Ce qu'il faut remarquer, c'est que dans les trois notations le groupe débute par 
une clivis, et la valeur de la note inférieure de cette clivis y est manifestement indiquée 
par le r messin. 

11 ne faudrait cependant pas conclure de tout ceci que, toujours et nécessairement, 
les manuscrits concorderont; nous avons montré dans les sv Observations préliminaires» 
que, dans une même École, il y avait parfois des divergences. Voici entre autres une 
variante que nous relevons, et qui, en définitive, n'enlève rien à la valeur du codex 
chartrain. C'est une finale des Graduels du III" mode. 



SOCIÉTÉ SAINT JEAN L'ÉVANGÉLISTE 
DESCLÉE & Cie 

Imprimeurs du S. Siège et de la S. Congrégation des Rites. 
TOURNAI (Belgique.) 

J^ieni de paraître : 

Liber Usualis Missae et Officii 

pro Dominieis et Festis I. vel IL Classis 

eum caiitu gregoriano ex editione Vaticana adamussim exeerpto. 



1 volume in-12 (19x12 cent.) de 1600 pages. 



[N" 781] Edition en notation grégorienne. 

Broche, frs 5-00. 

[N° 780] Le même, avec signes rytlnniqties. 
Broché, frs 5-00. 

[N° 782] Le même en notation musicale moderne 

[en préparatioii). 

Reliures en plus : 

Toile, ornements à froid, tranche rouge (N" 2) 
Pégamoïd, imitation chagrin noir, tranche rouge . 
Dos en peau, plats en toile, tranche rouge . 
Mouton, imitation chagrin noir, tranche rouge (N° 6 m) 
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314 Dominlca III. Adventus 

Offert. J 



X ■ ..'Xk'^ -V^. ■• ■ ? - ^ 



B 



y r . i' ^V.^r -i 



Enedixf- sti, * D6-mi- ne, ter- 



ni — ■ ■ ■ 



-i^-îl; 



iviEie 



-d—^ 



ram tu- am : aver-tf- sti capti-vi-tâtem Jâ- cob : 
remi-si- sti iniqui- ta- tem plé- bis tii- ae. 



DEvotiônis nostrae tibi, quaésu- 1 institûta mystérii, et salutâre tuum 
mus Domine, hôstia jùgiter in nobis mirabfliter operétur. Per 
immolétur : quae et sacri péragat I Dôminum. 

Aliae Secretae ut in Dominica I. Adpenliis, 299. 



D 



I-ci- te : * Pu-sil-lâ-nimes conforta- mi- ni 



et no-h'-te timére : ec-ce Dé-us noster véni- 



r— r^rti!^ 



et, et salvâ- bit nos. 

Postcommunio. 

IMplorâmus, Domine, cleméntiara I a vitiis expiâtes, ad testa ventùra 
tuam : ut haec divina subsidia, | nos praéparent. Per Dôminum. 

Aliae Postcommuniones ut in Dominica I. Adventus. 299. 

AD SEXTAM. 
An/. Dâbo in Sion. 315. 

Capitulum. Philipp. 4. b. 

'T\ Ihil solliciti sitis : + sed in omni | gratiânim actiône, * petitiônes ve- 
JLC oratiône et obsecratione, cum | strae innotéscant apud Deum. 
1$. br. Osténde nôbis Domine. 248. Y- Mémento nôstri. 

SP'édinen du Lihr Usualis Missae et Officii h° y 80 avec sig/tes rythmiques. 



Dominlca m. Adventus. 



AD NONA.M. 

Afti. Juste et pie vivdmus. 316. 

Capitulum. Philipp. 4. b. 

ex pax Dei, quae exsùperat 1 stras * in Cliristo Jesu D6mino 
omnem sensura, t custôdiat nostro. 
corda vestra et intelligéntias ve- 1 

"Sj.. br. Super te Jérusalem. 253. f. Domine Déus virtûtum, 
AD VESPERAS. 

Psahni. 1. Dixit Dôminus. i. a. 133. — 2. Confitébor. 7. b. 144. — 
3. Beâtus vir. 8. G. 152. — 4. Laudâte pùeri. 5. a. 155. — S. In éxitu. 
2. D. 158. 



1. Ant. \- 



1. a 

Y 



-^ 



^ 



■^ 



Eni-et Dôminus, * et non tardâbit, ut illùminet 



r 



absc(Sndi-ta tenebrârum, et mani-festâbit se ad ômnes 



:;=^ 



géntes, alle-lii- ia. E u o u a e. 



2. Ant. 

H 7. b 

J 



Erùsa-lem gâu- 



S^ 



-3- 



de * gdudi- o mâgno, qui- a véni- et ti'-bi Salvâ-tor, alle- 
1 3. Ant. î : . . . , _ \ 






lu- ia. E u o U a e, 



Abo in Sî- on * salù-tem.et 



V 



:^ï^ 



r 



in Jerû-sa-lcm gl6-ri- am mé- am, alle-lu- ia. E u o u a e. 
4. Ant. iZ * ^ 



î^ 



4- 



4- 



5. a j-, rr* — .- 

JAC Ontes et ômnes colles * humi-li- abùntur : et crunt 
Spécimen du Liber Usualis Missae et Offlcii n' ySi stuis signes. 



Cette nouvelle édition du Liber Usualis Missae el Officii a été rédigée 
surtout en vue de la célébration de l'Office dominical dans les princi- 
pales églises et les séminaires. L'ouvrage contient donc la Messe (chants 
et récitatifs), les Vêpres et les Compiles de tous les Dimanches de 
l'année et des Fêtes dont la solennité est admise le Dimanche. De plus, 
pour les diocèses qui ont conservé la très louable coutume de chanter les 
Petites Heures les Dimanches et Fêtes et les Laudes aux grandes solen- 
nités, on y a inséré les Offices de Prime, Tierce, Sexte et None, ainsi 
que les Laudes des Fêtes de 1'° classe. Il a paru utile aussi de donner 
intégralement les Matines de Noël, la foniflion du Mercredi des Cendres, 
l'Office des trois derniers jours de la Semaine Sainte et du Dimanche de 
Pâques, les Litanies et la Messe des Rogations, la Messe de la Vigile de 
la Pentecôte, les principales Messes votives, l'Office de la Conimémo- 
raison des Défunts et des Funérailles. 

Conformément aux dernières règles liturgiques, c'est l'Office du Temps 
qui occupe la place la plus importante dans le nouveau Liber Ustialis. 
Le Propre des Saints a été allégé de tous les offices dont la célébration 
ne pouvait plus se rencontrer le Dimanche ; mais on y trouvera, soit à 
leur place, soit sous forme d'un renvoi au Commun des Saints, l'antienne, 
le verset, la collège, la secrète et la postcommunion de toutes les Fêtes 
de rit inférieur dont il peut être fait mémoire à la Messe et aux Vêpres 
du Dimanche. Ont été seulement exceptées de cette règle plusieurs Fêtes 
mineures, qui, dans un grand nombre d'églises, ont le privilège d'un rit 
plus élevé e: dont, par suite, il a semblé préférable de donner l'Office 
en entier. Une importante collection de Messes détachées et d'Offices 
Propres permettra d'ailleurs de compléter le Liber Usjialis Missae et 
Officii suivant les besoins des différents diocèses et Instituts religieux. 

L'ouvrage se termine par un recueil de mélodies variées pour les Saluts 
du S. Sacrement et par un Appendice contenant les chants usités dans 
certaines fonctions spéciales, comme la Bénédiction des Saintes Huiles ■ 
le Jeudi-Saint, les Ordinations, la Visite pastorale, etc. 

Sous un format commode et sans que son volume très réduit nuise en 
rien à la netteté ni à la beauté de l'impression typographique, le Liber 
Usualis offre donc tout ce qui est nécessaire pour le service des cathé- 
drales, des grandes églises et des séminaires. 

Par une innovation dont on appréciera vite la grande utilité, on a 
groupé en tête de l'ouvrage tous les Psaumes des Vêpres notés dans les 
huit tons grégoriens. L'intonation, la flexe, les cadences de médiante et 
de terminaison sont indiquées clairement pour chaque Psaume, et de 
fréquents renvois à ce petit Psautier, dans la suite du volume, en rendent 
l'usage extrêmement pratique. 

Le Liber Usualis Missae et Officii est basé principalement sur les 
éditions typiques du Missel, du Rituel, du Graduel et de l'Antiphonaire 
romain. Les mélodies non encore parues dans l'Edition vaticane ou n'en 
faisant pas partie, sont extraites des livres de Solesmes, qui, on le 
sait, ont été déclarés entièrement conformes au Motu proprio du 
25 avril 1904 sur la musique sacrée. Tant pour le chant que pour les 
rubriques, il a été tenu compte des plus récentes décisions ou indications 
de la S. Congrégation des Rites. A ce point de vue encore le Liber 
Usualis est donc aussi complet que possible. 



ÉTUDE SUR LA NOTATION DU MANUSCRIT 47 DE CHARTRES. 83 



<♦ <♦ M» 



IÇ. Gr. Benediciie... ucmim eiuf 

'A 



(i) 



Einsiedeln 121 


■> 


Chartres 47 


■ 


Laon 239 


S"' 




F'S- 59 



Evidemment pour être d'accord avec les deux autres, le Canmtensis aurait dû écrire 
en forme de clivis les deux premières notes du long climacus, comme il le faisait 
précédemment (fig. =,8). Alors que les copistes de Saint-Gall et de Laon ne cessent de 
marquer d'un trait allongé ou du ienete la note inférieure de la clivis sur le la, il s'obstine 
à ne mettre qu'un pundum bref à ce même endroit. Qu'on veuille bien, pour s'en 
convaincre, se reporter aux phototypies, et examiner les Rjl^. Gr. Exsiirge, Domine, 
non praevaleat, — Eripe me Domine, — Exaltabo te, — Tu es Deti^s, — Juravit. S'il y a 
différence d'interprétation, il ûiut au moins reconnaître que le copiste de Chartres est 
constant avec lui-même. 

Prenons maintenant une finale des Traits du VIII"= mode. 



Tr. Qui régis f.... tadaf nof 

Saint-Gall 340 /7/'/"./^ 

Chartres 47 ' 1 !^ 

Laon 239 , • "^ 



Tr. Comnovisii. y. 


ciccti hi 


i 


Einsiedeln 121 




1 < 


Chartres 47 




'"'.fi 


Laon 239 




""'^'ti^ 



Fis;. 60. 



Sur le climacus qui vient après la trivirga, ni à Laon ni à Chartres nous ne voyons 
la première note marquée par un pimctum bref; les deux premières notes ne sont pas non 
plus réunies en forme de clivis brève avec appui sur la note inférieure; nous sommes 
donc bien en présence d'une nouvelle nuance que nous n'avions pas encore rencontrée. 
Dans les deux notations messine et chartraine, les deux premières notes peuvent, si l'on 
veut, être considérées comme faisant clivis, mais clivis longue, car elles sont séparées 

(i) La mélodie ne pouvant être lue ici en entier, nous empruntons celle qui se trouve à la fin du Verset, 
sur sanciiini ejus. 



84 PALÉOGRAPHIE MUSICALE 



l'une de l'autre, et la lettre <*■ du Laiidiinensis leur donne leur valeur véritable. Au Trait 
Commovisti. la virga sangallienne ne porte pas l'épisème, il est vrai, mais elle n'a pas non 
plus le celeriter, et elle est disjointe du pimctum long qui lui fait suite, et au Trait Qui 
régis, le codex 340 de Saint-Gall qui, peut-être, répand à profusion les épisèmes sur les 
virgas, a ajouté sur la première note le t; le sens du groupe n'est donc pas douteux, et 
nous constatons une fois de plus qu'à Saint-Gall le procédé de la désagrégation était 
en usage. 

Autre cas. Au lieu d'avoir les premières notes longues, et les dernières brèves, le 
climactis aura les premières brèves, et les dernières longues. Malheureusement le codex de 
Laon ne pourra nous apporter cette fois son témoignage au moins pour le I^. Gr. Bene- 
dictus Domiîius, car cette pièce fait défaut, mais nous trouverons un cas analogue dans un 
climacus resupinus, au I^. Gr. Jiistm cmn ceciderit, qui est le I^. Gr. Justiis non 
contuTbabitur des manuscrits. 





-^ 


*'/*';.. ^1 


^ 


Gi./usù/s non 
C07iturbabiliir. 


^^=^'v^^^f^^ 


ledicttis Dniis... 


J lluXiUO 




luppiJ- ni*^ 


Einsiedeln 121 


' 






Saint-Gall 359 


.:_ /--J /f 


Chartres 47 


- 


"r/'^ 




Chartres 47 
Laon 23c 


"t V ^ 



Fig. 61. 



Après toutes les explications données précédemment, nous croyons inutile d'insister 
davantage, la concordance entre les trois écritures rythmiques est évidente, aussi nous 
bornons là notre étude du climacus. 



VIII. — Porrectus. 

Comme tous les autres neumes, le porrectus chartrain a, lui aussi, sa double forme, 
brève et longue, et après tout ce qui a été dit jusqu'ici, on peut prévoir que le procédé 
qu'il suivra sera exactement celui que nous avons constaté à Laon dans la précédente 
étude faite sur la notation messine. Le groupe bref, ordinaire, sera exécuté d'un 
seul trait de plume, tandis qu'il sera désagrégé, séparé en trois morceaux, s'il doit 
être long. Ce neume ne présentant pas de difficultés, nous nous bornerons à donner 
quelques exemples. 



ETUDE SUR LA NOTATION DU MANUSCRIT 47 DE CHARTRES 



85 



€- 




-h + 








1 


iV V 






' / • 



Com. Sùiwn Joannis. ai-li- ^ij' me 

Einsiedeln 121 v/' ''' ■'^ - 



Chartres 47 / '^ V 

Laon 239 ^"^ ^^ T . 

+ + 



7^ 



Intr. Z)^ ventre... A^- (U- it 

Einsiedeln 121 /y/ /\/ 

Chartres 47 "]/ 1/ 

Laon 239 y l* 

+ + 



-^/VH ,^/V - 



^. Gr. Beata gens y. o- rif 

Einsiedeln 121 l\' i\' 

Saint-Gall 359 Jl/ /// 

Chartres 47 -/ ;/ 

Laon 239 ;r' ^-^ 



Com. Scapulis. ^biuntnv- lnt...drcûmtL\- bit 
Bamberglit. 6 «^/T/ / n^ 



Chartres 47 J 



Laon 239 cJ 



./ 



-y 



y-y 



Fig. 62. 



Sur ces quatre exemples, les deux premiers nous montrent le porrectus bref à 
Saint-Gall, avec ou sans c (celeriter), et les deux derniers, le même groupe avec épisème 
ou au moins avec - (tenete), ce qui est tout un. Les deux écritures de Chartres et de 
Laon présentent des différences tellement tranchées, selon que le groupe est bref ou long, 
qu'il était impossible au chantre de se méprendre sur leur valeur rythmique. 

Pour le porrectus bref, mais non pour le porrectus long, il y a dans le CarniUensis 
une particularité qui mérite d'être signalée. Ce neume reçoit parfois en effet une légère 
modification, un signe additionnel, tout en gardant son écriture première. Quand le 
copiste a voulu indiquer que la deuxième note du groupe était une note basse, et que 
l'intervalle n'était pas seulement d'une seconde, mais d'une tierce, ou d'une quarte, il a 
prolongé vers le bas le trait vertical qui forme la seconde note de la clivis. Ce fait est 
assez fréquent, et il est un indice infaillible du iusum sangallien ou de ïhumiliter laonnais. 

Voici quelques exemples. 

+ + + 



^. Gr. Ego dixi... 



Bamberff lit. 6 



-7V/y 



-4 



(c- re- i"e 



//ViV 



^. Gr. Jacta cogitatiim. T.' ■ miki 



fes/ST 



Chartres 47 ^ "Y 1 



Laon 239 -**]/' y 



Einsiedeln 121 



Chartres 47 






Fig. 63. 



86 PALÉOGRAPHIE MUSICALE 



Après le porrediis proprement dit, nous allons prendre deux groupes dérivés, le 
porrectiis flexits et le por redits suhpundis; leur étude nous permettra de relever quelques 
détails curieux et très suggestifs au point de vue de la nécessité des signes rythmiques 
dans nos éditions actuelles de plain-chant. 



IX. — Porrectus flexus. 

Le porredus flexus n'est en réalité qu'un composé de deux divis; la preuve en est 
dans ce fait que, si les divis sont ordinairement reliées ensemble pour ne former qu'un seul 
groupe, on les trouve aussi parfois séparées l'une de l'autre, au moins dans les notations 
de Saint-Gall et de Chartres. Ce neume suivra donc les règles que suivent les divis. 
Prenons des exemples. 

+ + 

-e 1 





^ 


— 


— 


-7^^ 


Intr. In-docabit me... 


alorifî'cAl'o 


' c- um 


Einsiedeln 121 








M 


Chartres 47 








■4 


Laon 239 








■^ 



ff. Viri galilai. . . 


...ftc ucni- 


Einsiedeln 121 


U 


Chartres 47 


^ 


Laon 239 


'^] 



-fw^ 



Fig. 64. 



Dans ces deux morceaux nous sommes en présence dA\ porrectus flexus sous sa forme 
brève; les divis sont séparées ou rejointes à Saint-Gall, ainsi que nous venons de le dire, 
et de plus surmontées du celeriter. A Laon et à Chartres, ce sont bien deux divis 
reliées ensemble, et brèves, ordinaires, car elles ne sont pas désagrégées, comme nous 
savons que doivent être des divis longues. Le sens du groupe est donc très clair par 
lui-même. 

En parlant précédemment du torculus, nous avons fait remarquer qu'il y avait à 
Chartres un torculus mélodique qui, au point de vue de l'écriture, ressemblait beaucoup au 
porrectus flexus, et qu'il fallait regarder d'un peu près pour apercevoir la différence. Nous 
renvoyons pour ce point particulier aux explications qui ont été données page 77. 

Dans la notation chartraine, les deux divis qui forment le porrectus flexus sont 
parfois séparées l'une de l'autre, disjointes, exactement comme à Saint-Gall; ici il est 
utile de dire un mot à propos de la manière dont elles sont alors écrites. Le Carnutensis 
use, en effet, d'un procédé, qui, encore qu'il n'ait pas une valeur absolue, et qu'il ne soit 
pas un indice infaillible, fournit néanmoins, en beaucoup de cas, une indication par rapport 
à la mélodie. Quelques passages nous feront connaître la manière du copiste. 



ETUDE SUR LA NOTATION DU MANUSCRIT 47 DE CHARTRES 



87 



Com. Hcccor- pu/" 

Einsiedeln 121 ^ /l'f - 
Chartres 47 y 1 ' ' 
Laon 239 ^ (■ ' '* 
+ 



Com. *Di'-d- te 
Einsiedeln 12 [ >//^' 
Chartres 47 ./ 7*^ - 
Laon 239 ^-^ V ^ 
4- 



^^f^=- 



Intr. Benedicla sH... at- «ic 

Einsiedeln 121 //// - 

Chartres 47 T "7 . 



Laon 239 /■/ 



Com. Xu pu- cr 

Einsiedeln 121 /tf '"' "' 
r 

Chartres 47 ^ I "" 

Laon 239 ^■^'1 ••-' 



Fiff- àj. 



De ces quelques exemples, et d'autres que nous pourrions apporter encore, il 
semblerait ressortir que si la deuxième note de la première clivis est située sur une corde 
inférieure à la deuxième note de la seconde clivis, le copiste prolonge davantage vers le 
bas la première clivis, h en juger par les deux Comm. Hoc corpus et Dicite pusillanimes ; 
et vice versa, si c'est la deuxième clivis qui est plus basse, c'est elle qui est prolongée, ce 
que l'on constate à l'Intr. Benedicta sit et à la Com. Tu puer. La notation messine semble 
donner les mêmes indications que l'écriture chartraine. Mais, nous le répétons, il n'y a pas 
là un indice infaillible, de même que de deux clivis consécutives, écrites de la même 
manière, on ne saurait conclure à leur identité mélodique. En voici une preuve. 

+ 



^ë=^ 



Intr. Populus Sio7i. u<m- et 
Einsiedeln 121 /l/' 



Chartres 47 



-îT o 



Laon 239 T^ /» 

Fig. 66. 

Les deux clivis du manuscrit de Chartres sont écrites d'une façon absolument 
semblable, et pourtant, d'après le témoignage du codex d'Einsiedeln, la deuxième note 



PALEOGRAPHIE MUSICALE 



de la première clivis est iiisiiiii, ce qui veut dire que l'intervalle n'est pas seulement d'une 
seconde, mais au moins d'une tierce mineure; elles ne doivent donc pas être traduites par 
ré do ré do, mais ré si ré do. 

Dans le porrectiis flexus que nous venons d'étudier, les deux clivis étaient brèves. 
Il n'en est pas toujours ainsi. Parfois, en effet, la première demeurant celeriter, la seconde 
est longue. Cette nuance, chaque École l'indique à sa façon, mais toutes les trois se 
retrouvent d'accord pour signifier la même chose; nous en avons un exemple frappant 
dans le verset des Graduels du V" mode. 



"B}. Gr. Unam petii y. P^nini 

Saint-Gall 359 -////A / 

Chartres 47 " "^ ~ i "7 

Laon239 -/*: ^T 



IÇf. Gr. Bonum est 



confidere. v... Ottmmo 



Saint-Gall 359 

Chartres 47 ' 1' 

Laon 239 -^ -t/o 



/Sr- / 



+ 



^. Gr. Justonan f. V.. mori 

Einsiedeln 121 /T/J/'/'-'l 

Chartres 47 - ""►j : ^_ 

Laon 23g /' •- . f, 

Fig. 67. 



Des deux clivis sangalliennes, la première est surmontée du c, tandis que la seconde 
ou bien porte l'épisème, ou bien est affectée du r. A Chartres et à Laon, la première 
clivis garde sa forme brève, et la seconde est désagrégée; il est dès lors impossible de se 
méprendre sur leur valeur respective. Les trois notations sont donc bien d'accord. 
Ajoutons ici une remarque à propos de l'écriture messine. Lorsque les deux clivis sont, 
la première brève, et la deuxième longue, le Laudunensis relie toujours la première à la 
note supérieure de la seconde, en manière de porrectus, écriture qu'on ne rencontre jamais 
dans le Carnutensis. Relevons aussi qu'au IÇ. Gr. Justonmi, le scribe chartrain a fait une 
erreur dans sa transcription ; il a écrit deux clivis brèves, alors qu'il aurait dû désagréger 
la seconde, mais il a réparé sa distraction au moyen de la lettre r qui rend leur valeur 
véritable aux dernières notes du groupe. 



ÉTUDE SUR LA NOTATION DU MANUSCRIT AfJ DE CHARTRES 89 

Il y a une écriture neumatique qui ne rappelle guère à première vue le porredus 
flexiis; rien n'empêche assurément d'analyser le groupe, tel que l'œil l'aperçoit, virga et 
torculus, mais il peut y avoir une autre manière de voir, on pourrait faire rentrer ce 
groupement dans la. classe du porrectiis flexiis ^ Voici comment il se présente dans les 
manuscrits. 





'^opubis Sion... 


4ui jÂiudtuuj' 


Einsiedeln 121 


H 


Chartres 47 


'vi 


Laon 239 


H 





c 








. 






^ fA • 


Off. 




ImmiK iil 


Einsiedeln 121 




.z^- 


Chartres 47 




y VI - 


Laon 239 




. ^'J\^ 



Fig. 68. 

Sur le mot ad et sur la syllabe mit de immittit, nous avons quatre notes, de même 
que nous en voyions quatre seulement, aux fig. 65, GG, 67 sur les syllabes marquées d'une 
croix. Lire ici le groupement : une virga suivie d'un torculus, est évidemment chose fort 
correcte, mais il nous semble que c'est épeler les neumes. Ces quatre notes forment un 
tout mélodique dont on aurait très bien pu faire deux clivis, ré-do ré-si, — la-fa la-sol. 
Pourquoi, dans aucune des notations, ne voit-on pas trace de clivis? Pourquoi aperçoit-on 
partout une virga épisématique ou avec r , ou encore un pimctum long avec ou sans r , 
puis un torculus bref? Pourquoi, sinon parce que les copistes ayant à indiquer une nuance 
spéciale d'exécution, n'avaient pas d'autre manière d'écrire ce groupement. Tous, à n'en 
point douter^ voulaient dire que la première note, et elle seule, devait être appuyée, tandis 
que les autres étaient exécutées rapidement; et force était de recourir à la désagrégation. 
En dépit de l'écriture, ce groupe pourrait donc rentrer dans la catégorie du porrectus 
flexus, dont il n'est qu'une forme particulière. A propos de la notation chartraine, nous 
faisons une remarque : lorsque la première note est représentée par un punctum long, le 
torculus qui le suit est toujours le torculus mélodique que nous avons déjà mentionné ; il 
est situé au-dessous du punctum, parce que sa première note est plus basse que celle 
désignée par le punctum. 

X. — Porrectus subpunctis. 

Lt porrectus flexus était formé par la réunion de deux clivis; le porrectus subpunctis 
est composé d'une clivis et d'un climacus, et tout ce qui est dit de la clivis et du climacus 

(i) Nous faisons ici une remarque générale, qui s'appliquera à tout ce qui suit. Le nom que l'on peut 
donner aux groupes est chose libre; mais ce qui demeure, ce à quoi personne ne peut contrevenir, c'est la 
concordance des trois écritures neumatiques au point de vue du rythme. 

Paléographie XI. t2 



go PALEOGRAPHIE MUSICALE 



pris séparément, doit également se dire, quand ils sont réunis. Nous aurions pu dès lors 
ne point parler du porrectus subpimdis; nous croyons pourtant qu'il est utile de l'examiner, 
à raison de certaines combinaisons spéciales qui nous permettront de mieux comprendre 
l'importance des manuscrits que nous appelons rythmiques. 

Voici d'abord le porrectus siibpimctis sous sa forme la plus simple. 

4- + 



IÇ. Gr. Benedictus I^AZf^/I 



quivenit. Sy^ônxmo 'S^. Cx. Ego dixi... pccciui 

Saint-Gall 359 •'-. /\'^: /' Einsiedeln 121 //V*. 

Chartres 47 ' T -t - .- Chartres 47 /Il 

Laon 239 '1 "^i- X ^^°" '39 '^ ^'l 

Fig. 6g. 

Le groupe devait ici être exécuté rapidement, la cUvis est celeriter et le cliniacus est 
bref. Si, à Saint-Gall, on trouve les trois premières notes reliées entre elles en manière de 
porrectus, les deux notations de Chartres et de Laon ne connaissent point cette écriture : 
la clivis et le cliniacus qui la suit sont toujours écrits séparément, et souvent, à l'extrémité 
inférieure de la clivis messine apparaît la lettre a (naturaliter). Le sens du groupe est 
très clair. 

Mais que cette clivis initiale, au lieu du c, porte à Saint-Gall l'épisème ou le r , 
qu'elle soit désagrégée à Chartres et à Laon, ce sera un indice non équivoque de retard, 
d'élargissement. C'est cette nuance que nous trouvons dans le ^7. Gr. Ex Sion et dans 
rOff. Tui surit caeli. 

+ + 





Gr. 


/^ ~ 




^ J lll* Am 




, ^;'/ ♦ VTÎ 


^• 




Saint-Gall 


359 


.y/A 


Chartres 47 


. J'-'- 


Laon 


239 


.Jl'-^ 



-m^ 



~iA^ 



Off. Tin simt caeli... iu-(h'- 1 



Einsiedeln 121 



Chartres 47 



,^ 



Laon 239 ^ ■ y 



Eig. 70. 



La différence entre ce groupe et celui de la figure précédente est trop palpable pour 
qu'il soit nécessaire de s'arrêter plus longtemps; cette différence se montre mieux encore, 
quand toutes les notes doivent être retardées, aussi nous bornerons-nous à reproduire un 
passage des Graduels du V'^ mode où cette nuance est indiquée. 



ETUDE SUR LA NOTATION DU MANUSCRIT 47 DE CHARTRES 



91 



^ 



I^. Gr. Quis sicui. ^!>- mmul" 
Einsiedeln 121 / ~ 

Chartres 47 " E 

Laon 239 ■^ ^ 
Fig. 7/. 



Nous avons vu les cas les plus usuels, mais tout n'a pas été dit sur le porrectus 
siibpundis. La remarque que nous avons faite au sujet de certaine forme de porrectus 
flexus trouve ici encore son application. A en juger par l'écriture, certains groupements 
semblent devoir être mis hors de la classe âts porrectus subpunctis; mais à la rigueur, ils 
pourraient bien y prendre place. Prenons un exemple à tout hasard. Qiielle différence 

6 S 



y a-t-il au point de vue des notes entre 



iKv 



et 



■^ 



Assurément il n'y en a aucune; mais si l'on envisage la question du rythme, on aura 
sans doute raison de dire qu'il y a une différence considérable. Voyons donc si les 
manuscrits ne disent rien à ce sujet. 



+ 



=^ 



Intr. Ego clamavi... P«- "^ 

Bamberg lit. 6 / */ * - 
Chartres 47 '~ 

Laon 239 •^-'. * 



+ 



\vi\x.Dotni>ius fortittido... iii )kf- en.- iiini 

Einsiedeln 121 / J • ^ 



Chartres 47 
Laon 239 






Fig. 72. 



Dans ces deux Introïts, la note initiale du groupe situé sur la syllabe De de Deus, et 
sur sae de saeculum, est isolée; c'est une virga ou un punctum. Qiie cette note soit 
longue, c'est ce qu'indiquent clairement le x messin, \t punctum long du codex chartrain, 
et la virga épisématique sangallienne, au moins dans un cas; et que les autres soient 
brèves, la forme du pes subbipimctis le dit suffisamment. Ce groupe exigeait donc une 
manière de rythmer totalement différente de celles que nous avions rencontrées jusqu'ici 
(fig. 69, 70, 71); et l'unique moyen d'indiquer cette nuance pour la première note était 
de mettre cette note à part : nouveau cas de désagrégation forcée. 



92 PALEOGRAPHIE MUSICALE 



Les manuscrits ont encore d'autres agencements pour le porrectiis subpiiiictis ; en 
voici la preuve. 



+ 



^m^ 



Com. Narrabo... 


m te 


Einsiedein 121 


A'4 


Chartres 47 


/•: 


Laon 239 


A 



Intr. Popubis Sion... yônu- naf 

Einsiedein 121 ^ /' '^ 

Chartres 47 .' "V '^•'z 

Laon 239 y "y ^-(^ 



^^^^^ 



Allel. MirahiUs... ^UcIuia ...)a|'|u- i\ 

Einsiedein 121 / J -- - / iJ ''r. 

Chartres 47 /-s ^- = 

/l /l 

Laon 239 aJ^ •^-J J 

■^z;?- 73- 

Cette fois, ce n'est plus seulement la première note qui est longue, les deux ou 
trois dernières le sont également, alors que celles du milieu demeurent brèves. Qii'on 
veuille bien, pour plus d'explications, se reporter à ce qui a été dit du pes suhpunctis. 
p. 70. Nous nous bornons à relever une particularité du codex d'Einsiedeln. A l'Ail. Mira- 
hiUs^ le même groupe se trouve répété deux fois; or, sur le mot alléluia la virga porte 
l'épisème, et sur suis elle ne l'a pas. Cet épisème n'était donc point absolument nécessaire, 
et cela, parce que la virga était séparée du pes subpundis. 

Nous nous plaisons à mentionner toutes ces nuances des manuscrits, pour montrer 
combien est utile et même nécessaire l'emploi des signes rythmiques dans les éditions 
actuelles, si l'on veut reproduire les mélodies grégoriennes dans toute leur intégrité, et 
leur restituer leur beauté première. 

XI. — Scandicus et Salicus. 



Dans la notation sangallienne, on entend par scandicus un groupe formé par une 
succession de punctunis ascendants, tantôt brefs, tantôt longs, terminés par une 
virga . _.■ _- _-- , et par salicus, le même groupe, muni d'un signe particulier ^ / . Nous 



ÉTUDE SUR LA NOTATION DU MANUSCRIT 47 DE CHARTRES 



93 



avons eu l'occasion, dans notre "Aperçu sur la notation du manuscrit 239 de Laon " de 
faire remarquer que ce codex manifeste quelque indécision, quand il s'agit du salicus; le 
signe qui, chez lui, devrait indiquer un salicus — il semble bien que c'est un oriscus, — 
faisant souvent défaut. La même indécision se constate dans le Canmtensis 4], et c'est 
là un fait très curieux, vu que sur tous- les autres points, les trois Ecoles concordent 
parfaitement. Des exemples vont nous montrer cette anomalie. 

+ + + + 



7 • ,^ 



Off. 


1 *^ ' 
l^' tcn-hir 


insiedeln 121 


// / 


Chartres 47 


./'- ./ 


Laon 239 





\^ 1 


J J ,JJl 




Corn. E.xsulta... 


|î(- li-d .^c- ni- (âlcm 


Einsiedeln 121 


/// .V 


Chartres 47 


J)j- /Jl 


Laon 239 


yj^ /A 



Eins 



Com. C'-i^p (iim lu- hf lur- n etiicf tulini- Kl' 

iedelni2i .^ .V/ •■' ' '^ - i ^ -^ J' •"' - 



Chartres 47 V -^ ^ ■h'' ■ "^^ '^ / / ^ •/■ 

239 y/¥.y'^'^^"f"y^'^ /^ 

Fig. 74- 



Laon 239 



Partout nous constatons que le codex d'Einsiedeln s'est servi du salicus; nulle part 
nous ne voyons trace du scandicus, entendu comme nous l'avons dit ci-dessus. A ce 
propos, voici une remarque que l'on peut faire dans les meilleurs manuscrits rythmiques 
de l'École de Saint-Gall. Lorsqu'un groupe est formé de trois notes ascendantes, — et de 
trois notes seulement, — dont la première est brève, il n'y a qu'une manière de l'écrire 
dans cette notation / . On peut dire que le signe qui caractérise le salicus se trouve 
presque toujours au milieu du neume, car on ne rencontrerait pas une fois sur cent la 
forme / , cette dernière ne s'aperçoit guère que dans le scandicus subpunctis /'■ . A Laon 
et à Chartres, nous l'avons dit, il n'en va pas de même, et les exemples de la fig. 74 
nous en fournissent une preuve. A l'Off. Laetentur et à la Com. Ego sum vitis, le 
Carnutensis n'emploie que des salicus, tandis qu'à la Com. .Exulta, il n'use que de 
scandicus. Le manuscrit laonnais varie, lui aussi, dans son écriture. Pourquoi ces variations? 
Est-ce une décadence? Nous ne saurions le dire présentement avec certitude, aussi nous 
bornons-nous à soulever la question, et nous passons à des groupes dérivés du scandicus, 
où nous allons retrouver les trois Écoles parfaitement d'accord. 



94 



PALEOGRAPHIE MUSICALE 



XII. 



Scandicus flexus. 



Le groupe connu sous le nom de scandicus flexus est ainsi dénommé, parce qu'après 
avoir monté pendant trois ou quatre notes, ou même davantage, il s'infléchit sur la 
dernière. Lorsqu'il est bref tout entier, il est écrit dans les trois Écoles exactement de 
la même manière : les premières notes sont marquées par de légers points, et les deux 
dernières par une clivis ordinaire. Voici quelques passages pris au hasard. 



f^^ 



zaat 



Tr. Qui habitat J. 2. [-J^. lut-ucnintiiuii 



Einsiedeln 121 

Chartres 47 -.•'^ 

Laon 239 /^ .'] 






InXr. Invocabii 9ite et c- af>-- <^ofi- fîcdk» 

/ II' 

Einsiedeln 121 



"7 .1 

Chartres 47 - 

Laon 239 :] /j 



Fig- 75- 



Le scandicus flexus est ici celeriter, la chose est évidente, mais ce groupe n'est pas 
toujours bref; comme tous les autres, il est susceptible de recevoir des nuances. Que 
le copiste ait voulu, par exemple, indiquer qu'il doit y avoir un appui un peu prolongé 
sur la première note, et sur celle-là seulement, comment fera-t-il? Il n'a à sa disposition 
qu'un seul procédé, celui de la désagrégation, et c'est précisément celui que l'on constate 
dans les trois notations. 

+ + 



-vî- 



^ 



Tr. 


Jaiuid- te 


Einsiedeln 121 


..^ .r- 


Chartres 47 


. --^ j^ 


Laon 239 









mI 






. •• / 








Com. Ultimo... 




^c-^ni; 


Einsiedeln 121 




J^ 


Chartres 47 




J 



Laon 239 



Fig. 76. 



Comme on le voit, la première note est ici séparée, et les trois autres sont écrites 
en torculus. A Saint-Gall cette note du début est tantôt un puiictum et tantôt une virga, 
selon que le requiert la mélodie, punctum si elle est à l'unisson ou encore sur une corde 
inférieure par rapport à celle qui précède; virga au contraire, si la mélodie monte; les 



ETUDE SUR LA NOTATION DU MANUSCRIT 47 DE CHARTRES 95 

deux lettres V ou f* ne sont aucunement nécessaires, et en fait, elles font souvent défaut. 
A Laon et à Chartres, la diastématie tient lieu d'indication. Qiie cette note isolée soit 
une note longue, c'est ce que disent nettement l'épisème qui surmonte la virga 
sangallienne^ le r laonnais, et le hrge pitndiiin du codex chartrain. Le tenete, lui non plus, 
n'est pas indispensable, la note est mise à part, cela suflfit pour lui donner sa valeur exacte. 

A propos du manuscrit de Chartres, on peut ici ajouter une remarque, relever une 
différence d'écriture entre le scandicus flexus et le porrectiis flexiis, lorsque, dans ces deux 
groupes, la première note est longue. En étudiant le porrectiis flexus, nous avons signalé 
que le torculus employé dans ce cas était le neume que nous avons appelé torculHS 
mélodique, et qu'il était situé au-dessous ànpurictum (fig. 68). Dans le scandicus flexus 
on ne rencontre jamais ce torculus mélodique; c'est toujours le torculus ordinaire que l'on 
aperçoit et il est situé au-dessus du punctum. 

Voyons maintenant quelle forme revêt le scandicus flexus, quand il est long. A 
Saint-Gall au lieu des points brefs, ce sont des punctums longs, qui précèdent non une 
clivis celeriter, mais une clivis épisématique; à Laon, les notes ascendantes sont disjointes, 
de même aussi que la clivis finale; souvent même Ta (augete) vient se surajouter à ce 
groupe déjà si clair par lui-même. A Chartres nous allons voir une particularité. 

-e ^^^^ 



off. CPf. râ- U- Lr 



/ / r 

Einsiedeln 121 ,_»^e-' e « 



Chartres 47 J^ 
Laon 239 



---^L^ . 



Fig. 77- 



Les notes du début sur la syllabe ra sont manifestement des notes longues dans le 
Carnutensis ; la. différence entre elles et les punctums brefs que nous constations précédem- 
ment dans le Trait Qui habitat, par exemple (fig. 75), est palpable, mais la clivis revêt 
la forme ordinaire. Pourquoi cette anomalie? Est-ce volontairement que le copiste n'a 
pas employé toute une série dt punctums isolés, comme a fait le scribe laonnais? Cela est 
possible, nous sommes réduits ici à de pures conjectures; toujours est-il qu'il demeure 
fidèle à ce système de graphique, et que, dans le cas qui nous occupe, cette clivis finale 
n'tst jamais décomposée. C'est là une chose qu'il nous importe de ne pas oublier. Nous 
pouvons aussi ajouter que cette forme de clivis est une forme commune, comme on l'a 
déjà constaté précédemment, p. 63. 

Jusqu'ici nous n'avons envisagé que le scandicus flexus de quatre notes. Si .nous 
l'examinons maintenant quand il en comporte cinq, nous arriverons toujours à la même 



96 



PALEOGRAPHIE MUSICALE 



conclusion, à savoir, la concordance rythmique des manuscrits que nous tâchons 
d'interpréter. Prouvons ceci par des exemples. 



e--7rT- 



Corn. 



Bamberg lit. 6 



-^^ 






Chartres 47 ^ 



Laon 239 






-J^ 



Off. Eniitie Spiritum.. 



Einsiedeln 121 



;^ 



rc- twniAwf 



^•/ 



Chartres 47 / 



Laon 239 



i? 
J 



Dans cette Communion et dans cet Offertoire, les deux premières notes du groupe 
sont longues, et les codices sangalliens nous fournissent ici une équivalence, les piinctums 
longs sur le mot paiiis, ou le pes quadratus, sur renovabis, ce qui n'est en définitive qu'un 
cas de désagrégation. A Laon et à Chartres, ces deux notes sont séparées l'une de l'autre, 
et écrites en manière de podatus long. Le torciilus ordinaire qui termine le groupe montre 
qu'il devait y avoir accélération du mouvement. 

Ce foraihis final est parfois, lui aussi, un neume long dans les manuscrits, de telle 
sorte que le retard porte sur le groupe tout entier. Cette nuance se remarque dans la 
Com. Anima nostra. 



1 


^ -A 






i» 


H- 






% m 


Iniiiia nostra... 


lie- 


îi*m-ti- util 


Einsiedeln 121 


J 


- S . 


Chartres 47 


_.-1 


_ .1 . 


Laon 239 


.'V 





Fig. 79. 

Ici s'applique pour le codex chartrain la remarque que nous faisions ci-dessus à 
propos de la clivis finale; elle prenait, disions-nous la forme commune; la même chose 
doit se dire du toratlus; lui aussi revêt la forme commune, mais sa première note étant 
évidemment longue, on doit légitimement en conclure que le groupe entier est long. 

XIII. — Scandicus flexus resupinus. 



Nous avons vu que le scandicus flexus était composé de punctums surmontés d'une 
clivis, au moins pour sa forme ordinaire, celeriter. Pour que ce groupement devienne 



ÉTUDE SUR LA NOTATION DU MANUSCRIT 47 DE CHARTRES 97 

resupimis, il sufitlt d'y ajouter une virgj, laquelle, en s'adjoignant à la clivis, la transformera 
en porredus. Telle est, en effet, l'écriture employée par les trois Écoles dont nous étudions 
les correspondances. Dès lors, il peut sembler inutile d'étudier un groupe, qui ne paraît 
pas devoir offrir de difficultés spéciales. Pourtant, nous croyons nécessaire d'en parler, à 
raison de certaines particularités de la notation chartraine qui fait l'objet principal de ce 
travail. Nous prenons seulement le scandiciis flexus resiipiinis de cinq notes; et des 
exemples qui vont suivre nous dégagerons les conclusions. 

+ + 






. Gr. In Deo... 


cv uolimtl- te- 


Saint-Gall .359 


//.-/^z 


Chartres 47 


./V^// 


Laon 239 


.. .-t- 



Tr. Saepe cvpu-qiuv- iwinutt 

F- -.1 / A/ --^ 

h-insiedeln 121 t/ . ' 

Chartres 47 _/ .- 
Laon 239 



j :7 ^y 



Intr. Liierafor... in- t- iltlO \n\.x. In Deo laudabo \CrmO- IICIII,., (pCÎ'a- uî 

Emsiedeln 121 -^ I'. — t--,, *// — 

t i'-insiedeln 121 ^ 

Chartres 47 J ^ '^ J Chartres 47 - "" - ' ' 

Laon 239 y 11 ^y L^on^^c ^-' ^i^ ^/^^^ 

Fig. 80. 

En prenant comme base la notation sangallienne, on remarque que, dans le scandims 
flexus resupimis, le porrectus final demeurant toujours le même, un porredus celeriter, 
les deux notes qui le précèdent présentent des divergences. Au îÇ. Gr. /// Deo et au 
Trait Saepe, elles sont marquées par des pundums brefs; à l'Intr. Liberator et à l'Intr. In 
Deo, par des pundums longs. Si maintenant on considère les deux écritures de Chartres et 
de Laon, on constate que le porredus est encore un groupe bref, et que les deux notes du 
début sont traduites par quelque chose d'équivalent : aux pundums brefs de Saint-Gall, 
correspondent à Laon des pundums brefs, et à Chartres des points brefs, ou ce qui revient 
au même, un poda fus ordinaire; et aux pundums longs, le podatus désagrégé, en d'autres 
termes, le podatus long. Tout ceci ne présente aucune difficulté; mais voici un point de 

Paléographie XI. 13 



g8 PALÉOGRAPHIE MUSICALE 



grande importance sur lequel nous voulons attirer l'attention. Nous avons dit qu'on 
pouvait faire un reproche au copiste chartrain; c'est que, dans son écriture, la différence 
entre \t piinctiim bref et \ç. puiictitiii long n'est pas toujours assez tranchée; il y a parfois 
indécision. Cette remarque n'a pas lieu de s'appliquer dans le cas du scandictis flexus 
resHpinus; ici toute hésitation cesse. Qiie ces deux piiiictiims du début paraissent brefs ou 
paraissent longs, il n'importe; on peut affn'mer que le groupe est celeriter, si le copiste a 
employé des punctums, car^ lorsque les deux notes doivent être appuyées, ces deux 
puncfums disparaissent pour faire place à un punctiiin suivi d'une virga, autrement dit, 
un podatus long. 

XIV. — Scandicus subpunctis. 

Un rapide coup d'œil jeté sur le tableau des neumes reproduit plus haut, p. 55-58, 
permet de voir que le scandicus subpitnctis fournit un nombre considérable de variétés. Si 
l'on étudie ce groupe attentivement, on s'aperçoit que les nuances les plus diverses y sont 
indiquées, des nuances d'une délicatesse admirable; tantôt tout le mouvement est élargi, 
majestueux, il y a comme une sorte d'emphase; tantôt au contraire, c'est quelque chose 
de vif, de joyeux, ce sont de véritables envolées. D'autres fois, une seule note doit être 
appuyée, et cette note a sa place nettement déterminée. C'est ici qu'on saisit sur le vif la 
concordance parfaite des manuscrits que nous appelons rythmiques, c'est toujours la 
même tradition, toujours la même interprétation du scandicus subpunctis, que ce groupe 
comprenne cinq notes, — le moins qu'il puisse avoir, — ou qu'il en comprenne sept ou 
huit. Ceci a besoin d'être démontré. 

Etudions d'abord le groupe sous sa forme la plus simple, celle qui ne comporte que 
cinq notes, et voyons comment les manuscrits la traitent. Prenons en premier lieu le cas 
où toutes les notes sont brèves. 

c 
A /■• 



Intr. Aui-7»a- fcpil^ Corn. Narrabo... hl- 

V ,, , /* . * ^/ Saint-Gall 356 ' ' /' , 

Lmsiedeln 121 /• •x' oj , ' 



Chartres 47 " J l, J Chartres 47 



T/- 



Laon 239 



J 



■^ /»K Laon 239 .* • ""L 



ÉTUDE SUR LA. NOTATION DU MANUSCRIT 47 DE CHARTRES 



99 



^. Gr. Qui sedes. \^,Q^ttX^- Atf 

kA A- 



Einsiedeln 121 



Chartres 47 



/■/: -I 



Laon 239 



/.'^:i\ \ 



>r-v 



/v>. Si. 



Le scribe sangallien écrit ce groupe au moyen de points brefs; seule, la note 
supérieure du scandicus est toujours une virga, et il faut remarquer que si cette virga est 
brève, elle portera la lettre c (celer iter), ou du moins ce qui revient au même, elle ne sera 
pas surmontée de l'épisème. A Chartres, on se contente de simples points, et ce sera la 
manière invariable d'écrire la forme de scandicus subpuiictis dont nous nous occupons 
actuellement, ceci est à retenir. Le codex de Laon emploie deux procédés : ou bien il se 
sert de points analogues à ceux que nous voyons à Chartres, ou bien il relie les deux 
premièies notes de façon à en former un podatus. Cette dernière écriture prête matière 
à confusion, si la valeur de la note supérieure du podatus n'est pas indiquée par le * ou 
le T. Nous verrons plus loin (cas C) que le copiste chartrain a pris plus de précautions. 

B J: A 

Si la première note du scandicus subpunctis doit être appuyée et élargie, les trois 
Écoles mettent cette note à part, à en juger par les passages qui suivent; ils l'écrivent 
comme un neume long, et la font suivre d'un pes subpunctis. 

e- ^ ^ 



7^^2^ 



vT 



Intr. Ecce oculi. 



Einsiedeln 



Al- le- li'iia 



J . ^♦; 



^. 



Off. Due Deus 1 , 

in simplicitate... lUJIutlfcl- tCMl 



î^ 



121 / ■"'( 



Chartres 47 \] 



: Jl 



Laon 239 >' * 



Einsiedeln 121 



Chartres 47 



Laon 239 



rA 



y . 



/ ■■- 






PALEOGRAPHIE MUSICALE 



Il est évident que la forme du scaudiciis siibpiincfis n'est plus conservée; pourtant, 
le groupe ne tait qu'un tout compact, on peut dès lors le placer ici. Pour indiquer que la 
première note est longue, il a fallu la séparer de ce qui suit; à Saint-Gall, ce sera tantôt 
un piiiidiim long, tantôt une virga épisématique, selon que le demandera la mélodie, 
selon que la note précédente sera plus haute ou plus basse, et après ce puncttim ou 
cette virga, on écrira un pes siibpiinctis dont les notes descendantes seront brèves, comme 
dans rintr. Ecce ociili, ou longues, comme dans l'Off. Domine Deiis in siinplicitate. 
Laon et Chartres adoptent le même procédé graphique : d'abord un punctum long, qui 
aura parfois le r . puis un pes subpnnctis. Cette lettre r n'est pas indispensable; la note 
est désagrégée, ce qui veut dire qu'elle est longue. Nous ne nous arrêtons pas à parler 
du pes subpimctis, ce neume ayant déjà eu une étude spéciale, p. 70. 

C /• 

Voyons maintenant le cas où la note appuyée n'est plus la première, mais la seconde. 
Nous n'envisageons toujours ici que le scandiciis subpnnctis qui comprend seulement trois 
notes ascendantes. 



^^ 



]^. Gr. Adjuior in , ^ 
opporinnitatibus... ^/'csi,icmtai1t (tOTl 



Einsiedeln 121 



Chartres 47 



tA 



J-: -L 



Off. Laetentur.. 



Einsiedeln 121 



Chartres 47 



^ 



vT 



%xc- 



jf:J^ 



J- 



f 



nSt 



Laon 239 



J'-y: 



>-r 



., T: J 



=^♦=31, 



^t=^ 



Tr. Coinmovisli... W\C^C\ cft 

Saint-Gall 359 t 

;L /M 

Einsiedeln 121 Ci.' ' , ' 

Chartres 47 ^ ^ mJ 

Laon 239 ^ '*' 



Off. Deiis etiimfirmavit. 



Mss. Sangal. 



Pc- 



mtnc 



Chartres 47 ^ m ^ ' 



Laon 239 ^ \^ ' -^^ 



Fig. 83. 



ÉTUDE SUR LA NOTATION DU MANUSCRIT 47 DE CHARTRES lOI 

C'est à dessein que nous donnons ici de nombreux exemples, — et il serait facile 
den fournir d'autres, — car les règles de composition vont, nous semble-t-il, se dégager 
d'elles-mêmes. Le scandicus subpimctis est écrit tant à Saint-Gall qu'à Laon et à Chartres, 
au moyen d'un podatiis suivi d'un climacus. Pour ce qui est du climacus, il n'y a aucune 
difficulté : la virga sangallienne ne porte nullement l'épisème, et même dans l'Off. Deus 
enim firmavit, elle est surmontée du celeriter; quant aux deux codices de Laon et de 
Chartres, ils traitent le climacus comme un climacus bref, la chose est donc bien évidente. 

Ce qu'il faut examiner plus attentivement, c'est \tpodatus. Dans l'École sangallienne, 
nous voyons l'épisème sur la note supérieure du podatus au Trait Commovisti, et à 
l'Off. Laeteutur, tandis qu'il fait défaut au I^. Gr. Adjufor, et à l'Off. Deus enim firmavit. 
Sauf pour le Trait Commovisti, le scribe de Laon met le r à cet endroit; et pour tirer le 
chantre d'embarras, il était obligé d'avoir recours à cette lettre, puisqu'il adoptait cette 
même manière d'écrire, quand toutes les notes étaient brèves, comme on l'a déjà constaté 
(cas A). Chartres est ici constant avec lui-même; il a adopté le podatus pour signifier 
que l'appui est sur la deuxième note ascendante, voilà la règle; il établit dès lors une 
distinction très tranchée entre A et J-. A Saint-Gall l'épisème est ici chose plutôt rare, 
encore qu'on le rencontre de temps en temps; de même à Chartres le r , et pourtant il 
existe, comme on le voit à l'Off. Deus enim firmavit. Ajoutons que ni l'épisème ni 
le r ne sont nécessaires pour ces deux Écoles, le groupe ayant, par sa seule forme, cette 
signification très précise et très déterminée que nous lui donnons, signification qui ressort 
de l'étude des manuscrits. 

Il est un fait très curieux qu'il faut relever ici. parce qu'il est un confirmafur de la 
règle que nous venons de signaler; c'est le remplacement du pes rotundus ou podatus 
ordinaire par le pes stratus. 

De ce neume nous n'avons pas fait mention, quand nous avons étudié le podatus; 
nous n'avons pas l'intention de nous y arrêter longuement^ mais il est nécessaire de dire 
en quoi il consiste. Deux exemples vont nous le montrer. 

/,'^'^/ 



L. Cuin audisset... 


fc- 


acx\.\ 


Off. Erit vobis... 


Einsiedeln 121 


V 




Einsiedeln 121 


Chartres 47 


.^ 




Chartres 47 


Laon 239 


J" 

/■*--' 




Laon 239 






Fig. 


84. 



I02 PALEOGRA.PHIE MUSICALE 



L'Ant. Cum aiidisset nous présente le pes stratus sous la forme qu'il revêt dans 
chaque École. A quoi conespond-il? A en juger par l'Off. Erit vobis, il correspond à trois 
notes dont les deux dernières notes sont à l'unisson, et la première sur une corde 
inférieure. Où Chartres et Laon se servent du pes stratus sur le mot alléluia, Einsiedeln 
écrit trois apostrophas. 

Après cette rapide digression, nous revenons au scandicus subpunctis, dans lequel le 
podatus ordinaire est remplacé par le pes stratus, L'Off. Custodi me va nous offrir de 
curieuses et intéressantes constatations sur ce sujet. 



+ + 

C ^3* 7-^ ~^ 



Off. Custodi me... 



Einsiedeln 121 



. _/ ^ / • L » . 

in- «'- iMxÇ.. Pc- mine 



Chartres 47 



Laon 239 



Oxford Douce 222 



Fig. 85. 



C'est le même passage mélodique qui se trouve reproduit ici à trois reprises; or 
Einsiedeln emploie une fois l'épisème à l'extrémité supérieure du podatus, et deux fois il 
l'omet- c'est donc que cet épisème n'est pas indispensable. Laon, dans les deux premiers 
cas met le -, et au troisième il se sert du pes stratus, c'est donc une équivalence ; puis 
il écrit un oriscus comme première note du climacus, mais il avertit qu'on doit l'exécuter 
celeriter, ce qui concorde avec les indications données par les manuscrits sangallien et 
chartrain, lesquels veulent un climacus bref. Chartres semble user indifféremment du 
podatus ordinaire ou du pes stratus, et cela pour la raison que nous avons signalée ; c'est 
que, dans ce cas de scandicus subpunctis, le podatus doit être regardé comme ayant sa note 
supérieure longue, par cela même qu'il est écrit en forme de podatus. Le manuscrit 
d'Oxford, qui provient de l'abbaye de Novalèse, donne la vraie forme du pes stratus. 11 y 
a là tout un ensemble de faits qui montrent combien est utile et même nécessaire la 
comparaison des manuscrits entre eux; naturellement ils s'éclairent, et ils s'interprètent 
l'un par l'autre. 



ETUDE SUR LA NOTATION DU MANUSCRIT 47 DE CHARTRES 



103 



/•. 



Voici maintenant une autre position de l'appui rythmique; Vicfiis est sur la troisième 
note, au point culminant du scaiidiciis siibpiinctis. 



Corn. 0\J-ti- hl- Ào 



Einsiedeln 121 



/ /• K 

Chartres 47 m mJ » * m 

j /■■ y 



Laon 239 A' 



Fi^. S6. 



A première vue on saisit la différence qui existe entre ce groupe /'• et celui que 
nous avons étudié en premier lieu (cas A) /'• ; la virga qui était à Saint-Gall sans 
épisème, ou même marquée du celeriter, porte ici l'épisème; Laon et Chartres indiqueront 
cette nuance spéciale en remplaçant leur piiiictiim bref par une virga, qui sera l'indice 
particulier de l'appui. 

c 

E /■ 

Si les deux premières notes du scandiciis sont longues, nous trouverons une écriture 
différente de celles que nous avons rencontrées jusqu'ici. 



Clnîucf 



'S}. Gr. KÀntuev- 

Saint-Gall 359 _~ » 



Chartres 47 



/: : 



Coia. Illumina... ttlUO- CA- 



i*J* * »n, ^ 



Einsiedeln 121 



Chartres 49 



/. 



(pt. 



Ut te 



S- . 



/: -n . 



Laon 239 ^ ^ » 



Laon 239 






I04 



PALEOGRAPHIE MUSICALE 






Ofl". Confessio 



Einsiedeln 121 



Chartres 47 



(TvncKlicaii^?- 



>. A. 



y: 



Les manuscrits sangalliens auraient très bien pu adopter le podatiis long, ils ont 
préféré employer les punctuins longs, c'est un fait constant, et la virga qui les suit aura 
le celeriter, ou du moins elle ne portera pas l'épisème. Laon et Chartres font usage ici 
du podatus désagrégé, signe de longueur, et même le Laudunensis écrira indifféremment 
deux punctiims longs, comme on le remarque au I^. Gr. Universi ; de plus ces deux 
manuscrits éviteront l'emploi de la virga sur la note supérieure, ils mettront seulement un 
pmictum bref, lequel correspond exactement à la virga c sangallienne. Toutes ces 
différences n'ont besoin que d'être signalées; de plus longues explications seraient ici 
tout à fait superflues. 

Ce qui vient d'être dit du scaudicns subpunctis de cinq notes s'applique également 
aux groupements plus nombreux; nous allons relever certains cas que l'on rencontre de 
ci de là, et qui vont nous permettre de mieux constater la concordance parfaite des trois 
Écoles sous le rapport rythmique. 

c 

F J- 



Intr. Accipite.. 



Einsiedeln 121 



:a 



^xlle-Ut- 



— w — 



\A 



y-- // . 



Intr. Eduxif eos. 



Mss. SangaL 



^^ ^ > 



»ulc- Ul- 



^^=^ 



/■■ /! 



Chartres 47 



Laon 239 



.•■- 1 



Chartres 47 



Laon 239 



/ - 7 

J ■ ' 



C'est le même alléluia qui se trouve reproduit à la fin de ces deux Introïts du 
IV<= mode. Autant Laon est clair pour Accipite, autant il est indécis pour Eduxit eos, il 



ÉTUDE SUR LA NOTATION DU MANUSCRIT 47 DE CHARTRES 



105 



faut bien l'avouer. Les piinctums brefs dont il fait usage dans le premier cas ont un sens 
très net par eux-mêmes, tandis que le podatîis, puis le pes subbipunctis dans le second 
auraient besoin de lettres pour leur donner leur véritable signification. Le scribe de 
Chartres garde fidèlement son système de points, et les exemples suivants vont nous 
faire voir combien il venait en aide à la mémoire du chantre. 



^ 



^:t^ 



^^. 





Intr 


Remifiiscere. . . 


ïua.-ttun 


A. 

• 




Einsiedein 121 


J 

• 
• 


m ^^ 
m 




Chartres 47 


/ 


■X 




Laon 239 


J 

m 



IÇ. Gr. Viderunt... UlKLlte H 

Saint-Gall 359 

Chartres 47 

Laon 239 / ^ Laon 239 / A 

Fig. 8g. 

Dans le cas précédent F toutes les notes étaient brèves; ici les deux notes descen- 
dantes sont longues, les larges traits des codices sangalliens l'indiquent suffisamment. Laon 
nous donne ici deux équivalences : dans l'Intr. Reminiscere, le pes subbipunctis a en effet 
les deux dernières notes longues, bien que la lettre a. (augete) fasse défaut; mais on voit 
combien il y a peu de différence entre ce groupe et celui que l'on apercevait sur le mot 
alléluia de l'Intr. Eduxit eos (fig. 88). Le manuscrit de Chartres est très net; ses traits 
élargis, analogues à ceux de Saint-Gall, ne laissent place à aucune indécision. 

H ,/-- 

+ + 



Off. Confitebor iibi 
Domine... y . \. 



^mhulant 



2^ 



^ 



Tr. Deus Deus meus y. 3. 



OA- ma- ho 



Einsiedein 121 



Einsiedein 121 



Chartres 47 



'i. 



Chartres 47 



Laon 239 



_/* 



Laon 239 



Fig. ço. 



^X 



Paléographie XI. 



14 



io6 



PALEOGRAPHIE MUSICALE 



Encore un groupe de six notes, mais disposées dans un ordre différent de celui que 
nous fournissaient les fig. 88 et 89; trois notes ascendantes et trois notes descendantes, 
au lieu de quatre ascendantes et deux descendantes, comme dans les deux cas précédents. 
Toutes ces particularités, si minimes qu'elles puissent paraître à première vue, ont une 
importance considérable, car elles sont la meilleure preuve de la véritable tradition 
rythmique. Prenons encore une nouvelle combinaison avec sept notes. 



I 



IÇ. Gr. OsjusH... \o- atléllir' 

/■- 

Einsiedeln i2i '^_~ ^ 



Saint-Gall 359 



ly-. 



Chartres 47 



Fig. gi. 



Dans ce groupement deux notes seulement sont brèves, la virga porte le celeriter, 
ou tout au moins est sans épisème, et le pmictum qui la suit se distingue très nettement 
des deux derniers, toutes indications reproduites d'une manière absolument exacte par le 
scriLe de Chartres. Malheureusement ce I^. Gr. fait défaut dans le codex de Laon. 

Nous empruntons la formule mélodique suivante qui comporte huit notes aux I^. Gr. 
du V'' mode, dans lesquels elle est fréquemment reproduite. 



^. Gr. Adjuvabit... Ci^itirrum^ritur 



Einsiedeln 121 



■<Jl, 



aiuit \ 



?. Gr. Ad D7~ium... CXaudlUtî" ITIC 



Einsiedeln 121 



il 



Chartres 47 



Laon 23g 



.Jl 



Chartres 47 



Laon 239 



Fig. g2. 



'À 



ETUDE SUR LA NOTATION DU MANUSCRIT 47 DE CHARTRES. 



107 



Le manuscrit d'EinsiedeIn montre ici deux équivalences; dans le Ej. Gr. Adjuvabit 
il écrit quatre larges pimcttims, tandis que dans le IÇ. Gr. Ad Dominum, il remplace le 
dernier de ces punctims par une virga épisématique, et cette note qui ici est indiquée 
f (sursum) était marquée là inf {mediocriter sursum), ce qui montre combien les lettres 
mélodiques ont en elles-mêmes une signification flottante. Le manuscrit de Chartres, comme 
aussi celui de Laon, fournissent les mêmes données rythmiques que le codex sangallien. 



K 



/■. 



C'est dans les îÇ. Gr. du 1^'' mode que nous puisons un groupement nouveau. 




^^ 



^Z. Gr. Inveni. f. ncn. 



Bf. Gr. Custodi me f. m- 



Acxdt 



J:'/l/ 



Einsiedeln 121 ^ ^'^ 



Chartres 47 



y^-v 





y--'/v 


Saint-Gall 359 


^^ 


Chartres 47 


.•"- -y 


Laon 329 





Fié- 93- 

Toutes les notes ascendantes sont longues à l'exception de la dernière qui entre, 
pour ainsi dire, en composition avec les deux descendantes pour former un climacus bref, 
climaciis que les manuscrits de Chartres et de Laon traitent comme on fait à Saint-Gall. 

L /- 

A cette énumération que l'on pourrait prolonger, donnons pour terminer, un dernier 
cas, celui où, dans les codices sangalliens, toutes les notes sont longues. 

+ + 



6-^ 



Intr. Ego aute?n 
cumjustitia... 



Einsiedeln 121 



Chartres 47 



Laon 239 






ihiXAr 



{ 



A,r^1 7 



Off. Expectans... 



Einsiedeln 121 












Fis. 



Chartres 47 



Laon 239 



•7 A r 






PALEOGRAPHIE MUSICALE 



Dans l'Intr. Ego autem, les notes descendantes sont longues, parce qu'elles sont en 
relation avec le qiiilisma qui les suit, ceci sera démontré plus loin. Sans doute, à 
Saint-Gall, la virga ne porte ni l'épisème ni le x, pourtant il n'y a point à douter qu'elle 
ne soit longue. Si, en effet, elle était celeriter, elle serait nécessairement, dans ce cas, 
soudée étroitement à la note suivante, de façon à former avec elle une clivis A ; or, elle 
est séparée, désagrégée, donc elle est longue, c'est là une conséquence obligée dans 
l'écriture sangallienne; l'épisème ou le r ne sont nullement requis. 

Dans VOff.' Expectans, le même fait se reproduit, et Chartres est encore ici d'accord 
avec les deux autres Écoles; il intercale bien, il est vrai, un punctiim bref au milieu 
des notes longues, mais c'est là un procédé qui lui est familier. 

Nous n'avons certainement pas épuisé toutes les combinaisons rythmiques dont est 
susceptible le scandicus subpunctis; nous pourrions, par exemple, étudier ce 'groupe, quand 
il comporte deux notes à l'unisson à son point culminant .//•. , et cela nous permettrait de 
faire d'intéressantes constatations, mais il faut savoir se borner. Toutes les combinaisons 
que nous avons rapidement passées en revue, peuvent suffire, croyons-nous, à prouver 
qu'il y a un rythme marqué dans certains manuscrits, et qui plus est, que ce rythme est 
bien toujours le même, encore que les écritures soient différentes. Il nous semble dès 
lors que, si l'on veut être vraiment loyal, on reconnaîtra sans hésiter qu'il y a dans toutes 
les concordances que nous avons constatées, autre chose que l'effet du hasard. 

XV. — Quilisma. 

Le manuscrit de Chartres n'a pas de signe spécial pour indiquer le quilisma, et 
pourtant on ne peut nier qu'il connaisse ce neume. Disons tout de suite que la place 
du quilisma est ordinairement indiquée au moyen de Voriscus; c'est là un fait indéniable 
que nous allons prouver. Nous disons ordinairement, et à dessein, parce qu'il y aura une 
autre particularité dont il faudra dire un mot; nous verrons en effet le quilisma sangallien 
remplacé à Laon et à Chartres par un simple punctiim. bref. 

Quelle différence voit-on entre ces deux groupes chartrains J*^ et j^? Assurément 
au point de vue graphique, il n'y a aucune différence, et l'œil le mieux exercé ne saurait en 
découvrir; et pourtant, il est sûr que, dans certains cas, il s'agit d'une virga strata, et en 
d'autres cas, du quilisma précédé d'un punctum. Et ceci est fort curieux, car où trouver 
alors l'indication d'un gruppetto dans le quilisma ? Voici les deux équivalences. 

A J^= A B .^= .-/ 

f'g- 95- 

Comment alors distinguer ces deux groupes l'un de l'autre? Nous ne faisons aucune 
difficulté de reconnaître que, parfois, cela ne se peut faire que par comparaison avec les 
manuscrits sangalliens; le chantre pouvait aisément être trahi par sa mémoire, et exécuter 
un quilisma, quand il aurait dû chanter un gutturalis, et vice-versa. Fort heureusement 



ETUDE SUR LA NOTATION DU MANUSCRIT 47 DE CHARTRES 



109 



quelquefois le scribe a eu soin de mettre une indication. Si, par exemple, il a placé sur 
Voriscus l ou <• {levate ou sursiim), ou encore la note tironienne uy qui veut dire aussi 
sursiim, on peut et même on doit, sans hésiter, atfn-mer qu'il y a un quilisma. On sait, en 
efifet, que dans la virga strata /*', qu'on appelle aussi franculus, guttiLralis, la seconde 
note est seulement un demi-ton, ou tout au plus, un ton au-dessus de la première : il eût 
été puéril, dès lors, d'indiquer cet intervalle par un sursum; tandis que, dans le cas du 
quilisma, le groupe forme en réalité trois notes, — à prendre le quilisma pour une note, — 
et par suite, la troisième est au moins à la tierce mineure par rapport à la première. Voici 
plusieurs exemples de virga strata dans le Trait Attende. (^) 

+ + + 



e^TT- 



-y^ 



I^ 



:^ 



Tr. Attende, f. 2. 



Einsiedeln 121 



(iciA pluui4..^vr3.nu^ni-tu-arncm..4- fî- dc-lif 

.. r-- . ./-■ -r- 



Chartres 47 



^ 



Laon 23g /4' /*' ** ^ A. yV /•- ,^ M /*• 

Fis. q6. 



J 



/*- 



La même mélodie se retrouve ici répétée à trois reprises, et par deux fois, le codex 
laonnais emploie Voriscus comme note supérieure du groupe, alors que celui de Chartres 
s'en sert exclusivement. Nous allons maintenant retrouver cet oriscus utilisé pour désigner 
la place du quilisma. 



Inlr. Sicut oaiH... m&- tlWuf 

/* 
Einsiedeln 121 / 



ri^ 



Intr. Victricem... 



âVC 



xnuk 



Mss. Sangal. / 



Chartres 47 



Laon 239 



t^A 



K 



w 



Chartres 47 



Laon 339 






(i) Nous nous écartons de l'Édition Vaticane dans notre traduction, puisque nous mettons la récitation 
sur le si. Nous renvoyons pour ce point à la Paléogr. Music. t. x, p. 186. 



PALEOGRAPHIE MUSICALE 



^^^^ 



Ant. Adorna... 



Einsiedeln m 



Chartres 47 



Laon 239 



ma- nU 



Off. Sanctificavit... \u)- U>Cdtt|ta 



Einsiedeln 12 r 



Chartres 47 



A 



^ 



Laon 239 



V 



y 



^^if- 97- 



Une lettre mélodique sur le groupe, voilà donc un premier indice de la présence du 
quilisma. Il y en a encore un second. On sait qu'une des caractéristiques de ce neume, c'est 
sa propriété rétroactive, d'après laquelle il exige que les notes qui le précèdent 
immédiatement soient des notes longues. Cette théorie, nous ne l'ignorons pas, a été 
récemment combattue d'une manière assez vive; cependant, il ne semble guère possible 
d'en contester l'exactitude, le témoignage des codices sangalliens étant ici trop formel. Le 
Laudunensis 2^9, d'écriture messine, n'a fait que confirmer cette règle, et nous allons voir 
que le Graduel de Chartres entend traiter le quilisma de la même façon. 



:^ 



Intr. 



Mss. Sangal. 



C^atidcfe 



tii/ 



Chartres 47 



ri^ 



Fig. ç8. 



C'est bien un tenete que nous apercevons sur la note qui précède le quilisma, la 
note est donc longue; la présence de cette lettre r, voilà un second indice qui avertit 
le chantre de ne pas traiter le groupe comme une virga strata. Cette lettre serait presque 
nécessaire, quand il n'y a qu'une seule note avant le quilisma, mais elle devient tout à 
fait inutile, quand il y en a plusieurs, deux, trois ou quatre; aussi le notateur la néglige-t-il 
absolument. Qu'il s'agisse d'un podatus ou d'une clivis, d'un torculus ou d'un climacus, 
ces neumes ayant deux formes très distinctes, l'une brève et l'autre longue, il suffira de 
faire usage de la forme longue devant cet oriscus-quilisma, et il n'y aura plus d'hésitation 



ETUDE SUR LA NOTATION DU MANUSCRIT 47 DE CHARTRES 



possible. C'est ce que les faits vont démontrer avec une évidence manifeste. Prenons 
d'abord le podatus. 



Z3. 



-^ 



Intr. Omnia quaefecisti. . . 



Einsiedeln 121 



feÀ Si 



^ 



^ 



:^ 



Chartres 47 



Laon 239 



/ 






IÇ. Gr. Benedicite... PomitUmi 



y 



/ 



Einsiedeln 121 



Chartres 47 



Laon 239 






y 



yl.j 



Fig. çg. 



Le manuscrit d'Einsiedeln ne fait jamais usage du pes rotundus avant le qiiilisma, il 
emploie de larges traits, et cela continuellement. Chartres et Laon ne se servent pas non 
plus du podatus à forme brève; ils décomposent ce neume, d'où nous concluons que ce 
neume est long; cette conclusion est rigoureuse, et les exemples que nous pourrions 
apporter sont légion. 

Pour le torciUus, c'est la même remarque qui s'impose. 



Ct ♦ 



-^J^^ 



Com. Domus mea... 


A- 


aX: 


Einsiedeln 121 


} 




Chartres 47 


/ 


.^^. 


Laon 239 


A 


Fig. 100. 



Peut-être pourrait-on objecter à cet exemple que, si le torculus est manifestement 
long à Laon et à Saint-Gall, la chose n'est pas aussi sûre pour la notation chartraine, 
puisque la fo.rme du torculus ici employée est plutôt une forme commune, ainsi qu'il a 
été dit plus haut. Admettons pour un instant que cet argument ait quelque valeur. 



112 



PALEOGRAPHIE MUSICALE 



D'abord nous ferons remarquer que le torculus, lorsqu'il précède le qiiilisma, ne revêt 

jamais la forme brève J] , preuve toute négative, il est vrai, mais qui cependant ici a 

une importance réelle. D'ailleurs le manuscrit va lui-même nous fournir un élément décisif. 
Nous avons pu constater, en effet, que le torculus long, à l'état isolé sur une syllabe, n'est 
jamais désagrégé complètement; or, on trouve ce fait curieux, c'est que devant 
Voriscus-quilisma, il est parfois entièrement disloqué, les trois notes sont séparées 
exactement comme dans l'écriture messine. (') 



^^ 



^~y?y 



Jl''J\/t. 



salutis... 


c- t'A- -H- 


IÇ. Gr. Sacerdotes ejus... 


111- àxxxm 


-Jci ciuf 


Einsiedeln 121 


<^J 


Einsiedeln 121 


yr 


/y/./f 


Chartres 47 


m 


Chartres 47 


./•"' 


/■'"- 1 



Laon 239 



xy 



Fig. loi. 



Que conclure de cela, sinon que, devant un quilisma, les notes sont nécessairement 
longues. L'étude de la clivis va nous conduire exactement au même résultat. 

Voici deux équivalences entre la notation sangallienne et la notation chartraine. 



A /r-^-./Jr}/ 



B 

Fig. 102. 



/fJ\^^ r^ 



Dans l'écriture du Carnutensis, il n'y a entre ces deux groupes d'autre différence que 
dans la clivis initiale qui est brève en A , et longue en B ; brève, quand elle concourt à la 
formation d'un pressus, et longue, quand elle précède un quilisma. Sans crainte d'erreur, 
on peut poser en règle générale, que, lorsqu'une clivis forme pressus avec un porrectus, 
toujours le notateur chartrain emploie la clivis brève analogue à la clivis brève 
sangallienne, tandis que, s'il y a un quilisma, il se sert de la clivis décomposée, 
c'est-à-dire de la clivis longue. La première note du porrectus est ici, on n'en peut douter, 

un véritable oriscus; le groupe désagrégé est bien celui-ci ^*V ; les deux éléments 

qui le constituent ont seulement été réunis. Prenons quelques exemples de cette 
particularité intéressante. 



(i) Il est vrai que l'on rencontre aussi le torculus long suivi d'un oriscus J"7, mais ce groupe est d'emploi 
tellement rare — peut-être pas un cas sur cent — qu'on peut n'en pas tenir grand compte. 



ÉTUDE SUR LA NOTATION DU MANUSCRIT 47 DE CHARTRES 



113 



Intr. Gaudete. 



Einsiedeln 121 



\ufmmi- huf... fi- tif 

/ir.//r r-^^' 



,/rv , ^: 



Chartres 47 



Laon 239 



0^' /r-^V 



/ 



IrAv. Sederunt... Ut/lîfjCdtioni- \nt( 

//v /T 



Einsiedeln 121 



'r 



h 



/ /^ 



Chartres 47 



Laon 239 



V 



T^V^ 



rt^^^=^^ 



\Vi\x.Omniaquae fecisH... CvèOXXXX^ ttiuf 

il/ 



Einsiedeln 121 



Corn. Panis quem ego... \xCClt— It 



Chartres 47 



Laon 239 



1^ 



Einsiedeln 121 



Chartres 47 



Laon 239 



// 



r^ 7 



>4/ 






Fï^. 70J. 

Ces passages pris au hasard sont par eux-mêmes assez significatifs, pour qu'il soit 
inutile d'insister. Mais poursuivons notre investigation, et voyons ce qui va se produire, 
quand il y aura devant le quilisma un groupe de quatre ou cinq notes. 



Tlyy^ - 



ï. Gr. Beaia sens... ^\C- 



^if 



Saint-Gall 359 

Chartres 47 

Laon 239 
Paléographie XI. 






Intr. .ff^^zV^^w;^... CCacfltf 

A / 

Einsiedeln 121 ^ -^u^ 

Chartres 47 I.' 



Laon 239 



:v 



15 



114 



PALEOGRAPHIE MUSICALE 



-^ 



Einsiedeln 121 



^^ 



;z2: 



I^. Gr. Scian/ gentes f. UCtxil 



y--.J 



^ 



IÇ. Gr. Salvum ^ , 

fac senncm. cx^iumem mea.»n 



'♦^ I 



Einsiedeln 121 



A-^ 



Chartres 47 



Laon 23g 






Chartres 47 



Laon 239 



r^ 



1 



y 



>- 



Fig. 104. 



Au ]^. Gr. Beata gens, le codex de Chartres met des pimctums longs, c'est une 
marque infaillible qu'ils précèdent un qui Usina. Si le climacus formait, en effet, pressas 
avec le porrectus qui le suit, le notateur aurait fait usage de piinctums brefs. Que l'on 
veuille bien, pour se convaincre de la réalité de la chose, se reporter à l'étude faite 
ci-dessus du scandicus subpunctis, formule K (fig. 93); les deux exemples qui y sont 
donnés permettront d'établir une comparaison avec ce que nous voyons à la fig. 104. 

Parfois aussi les pimctums ne sont pas tous longs ; un point bref vient s'intercaler 
entre deux larges traits, comme on le constate dans l'Intr. Redime me, et dans 
les IÇR7. Gr. Sictit gentes, Salvum fac servum. Quelle est la raison de cette particularité? 
A-t-on voulu indiquer les appuis rythmiques? La chose est possible, et nous voyons que 
le Laudunensis emploie parfois le même procédé, par exemple au I^. Gr. Sciant gentes, 
mais ici nous ne saurions rien affirmer. 

Voyons encore, pour examiner la thèse à fond, comment est traité le porrectus quand 
il précède le quilisma. 



t 



^ 



j-:^ 



Com. Dfîe Deus meus CitpC 



Einsiedeln 121 



Chartres 47 



/.-/./ 
-./^/ 



Com. Lavabo. 



Einsiedeln 121 



irai?»"' 



^ 



i2: 



Chartres 47 



./ 



r' 



.^ 



^ 



Laon 259 



^•^ Laon 239 ^ 

Fig. loj. 

Ici encore le porrectus revêt la forme longue, car les trois notes sont disjointes. 



V 



ÉTUDE SUR LA NOTATION DU MANUSCRIT 47 DE CHARTRES 



115 



Ajoutons encore un mot. Que la place du quilisma soit indiquée dans le manuscrit 
que nous étudions, au moyen de Voriscus, c'est un fi^it dont nous pouvons fournir une 
preuve irrécusable. Voriscus chartrain revêt, en effet, deux formes {"■)] nous venons de 
voir l'une d'elles employée presque ordinairement. Il faut pourtant dire qu'elle n'est pas 
exclusive de l'autre, et cette dernière, quand elle signale la présence du quilisma, conserve 
la même propriété rétroactive d'allongement. En voici des exemples : 



^ 



Off. Itnniiltit. y. 3. AcCC- 



aîte 



Einsiedeln 121 



w 



I^. Gr. Salvum C I 
fac iervum... OaIiiuiti 



7^^ 



Einsiedeln 121 



'..y^^ 



Chartres 47 



il ' 



/ 



'-c/ 



»/ 



Chartres 47 



Laon 239 



:/ 



/ 



,^ ^' 



Fi^. 106. 



Nous avons fait allusion, au début de cette étude, sur le quilisma, à une particularité du 
codex de Chartres, particularité qui n'en est pas une, il faut bien le dire, car nous constatons 
le même fait dans le Laudunensis, c'est le remplacement du quilisma par un pundum bref. 
Cela permettrait-il de savoir exactement en quoi consiste ce neume quelque peu mystérieux? 
Nous n'oserions pas l'affirmer, mais la chose vaut au moins la peine d'être signalée. 

Voici une formule d'intonation qui revient fréquemment dans les versets des Traits 
du Vlll" mode, et qui va nous servir dans la circonstance présente. 

-t- + 





/• 




Tr. Vinea J. Çï trXA- 


ce- riam 


Tr. C antennes. 


y- 




Einsiedeln 121 




Cr 


Einsiedeln 121 c-"' ■"• 


.y 


Chartres 47 






Chartres 47 a a 


m 



Laon 239 



Laon 239 /*- /*' ^T 



Fig. 107. 



(i) — Cf. ei=dessus p. 57, tableau des neumes n° 76. 



ii6 



PALEOGRAPHIE MUSICALE 



La place du qiiilisma est ordinairement indiquée à Chartres par Voriscus, c'est ce dont 
on a pu se rendre compte. Est-ce pour ne pas écrire deux oriscus consécutifs que le 
copiste a employé ce nouveau procédé, c'est possible; nous sommes réduits sur ce point 
à de pures conjectures. Ce qui nous importe, c'est de constater que la première note, le 
sol, celle qui précède \t punctum bref, le remplaçant du quilisma, est une note longue; la 
chose est claire dans la notation chartraine, et aussi dans la messine, où le enlève toute 
ombre de doute. 

En réalité, dans ces cas et autres semblables, le qiiilisma ne serait-il pas supprimé 
complètement, à en juger par certains passages que nous allons prendre dans les 
trois Écoles? 



c nz^^t^. 



Off. Erit vobis... 



Einsiedeln 121 



^U- 



WAA. 



,i'/fy--'-- 



Intr. Resurrexi... 



Saint-Gall 340 



^ 



al- le- Ui- 



Chartres 47 



/-^ 



Einsiedeln 121 



Laon 23g 



Fig. 108. 



Chartres 47 



Laon 239 



/ 



A rintr. Erit vobis, la raison des deux oriscus consécutifs n'existait plus, comme dans 
les Traits (fig. 107), et le quilisma disparaît, mais les notes précédentes demeurent 
longues. Sur le mot alléluia de l'Intr. Resurrexi, on voit que même dans l'École 
sangallienne, alors que le 339 se sert du quilisma, Einsiedeln ne fait usage que d'un pes 
rotundus, mais en donnant une valeur de longue à la première note. En quoi "consiste 
le quilisma ? Âdhuc sut judice lis est. 



XVI. — Strophicus. 



Le strophicus est un groupe formé par la réunion de plusieurs apostrophas " >". Dans 
la notation sangallienne il est facilement reconnaissable, à raison même de la forme de 
l'apostropha. Mais ni le Laudunensis 239, ni le Carnutensis 47 ne connaissent VapostropJm, 
telle que nous la voyons employée dans les codices sangalliens; pour eux V apostropha n'a 
pas une écriture différente de celle du punctum bref, et par suite, le strophicus sera 



ÉTUDE SUR LA NOTATION DU MANUSCRIT 47 DE CHARTRES I17 

composé de plusieurs piiiictiims brefs juxtaposés. D'après cela, au point de vue quantitatif, 
{'apostropha ne paraît pas devoir être distinguée du punctiim ordinaire. Il semble bien 
d'ailleurs qu'à Saint-Gall la valeur de ces deux neumes est la même. 'Voici deux exemples 
où, croyons-nous, il y a des équivalences. 

S- ' — 



g ,,."n : 



^i^^îvv 



R. Gr. Clarnaveriint... eorum 'S}. Gr. Gloriosiis... sanctis 

^„/l ./../^ 

Saint-Gall 376 '' Saint-Gall 376 

Einsiedeln 121 ■' Einsiedeln 121 

i 
Fig. loç. 

Les deux notes qui précèdent la distropba et qui sont traduites sur lignes par un 
podatus sont écrites au moyen A' apostrophas superposées, dans le 576 de Saint-Gall, et 
dans le codex d'Einsiedeln par de simples piinctiims; ce fait qui se rencontre de temps en 
temps dans la notation sangallienne nous fixe sur la valeur de V apostropha. 

Ceci dit, étudions le strophiciis en lui-même. 

La distropha ou histropha " ne s'emploie pas seule. Lorsque deux notes sont à 
l'unisson sur une syllabe, c'est généralement par une bivirga que l'indiquent les manuscrits 
sangalliens; nous disons, généralement, et à dessein, parce que le neume connu sous le 
nom de virga strata, franculus ou gutturalis, lequel est ordinairement un podatus 
demi-ton, se trouve parfois traduit dans les manuscrits sur lignes, ou dans le codex 
bilingue de Montpellier, par deux notes placées sur la même corde. L'exemple qui suit 
nous donne la traduction de Montpellier. 

-t- + + 



-^ 



\«>c în i^àmn- ulu Lx-hif 



Einsiedeln 121 / "■ 

Chartres 47 ^(^ / J J^ 

Fig. 110. 

La virga strata est ici indiquée trois fois à Chartres et à Saint-Gall ; sur le mot -jox, 
le codex de Montpellier la traduit par deux notes à l'unisson, tandis qu'il emploie le 
podatus demi-ton sur la syllabe la du mot ululatus, et sur lu, il se borne à mettre une 
seule note, ce qui n'est pas exact. 



ii8 



PALEOGRAPHIE MUSICALE 



Si la distropha n'existe pas seule, deux distropbas peuvent se suivre; alors, dans 
l'écriture sangallienne, la dernière de chaque groupe porte un épisème. Ce que vaut cet 
épisème, tantôt 1'^ (expecta) le déclare à Saint-Gall, et tantôt le r (tenete) à Laon. Le 
scribe de Chartres ne s'occupe point en ce cas des lettres rythmiques; il se borne à 
écrire ses distropbas exactement comme on le fait dans l'École messine, c'est-à-dire que 
la première note est indiquée par un point et la seconde par un trait légèrement allongé, 
la troisième par un point et la quatrième par un trait; le chantre initié à l'art des neumes 
comprenait qu'il devait s'arrêter sur la dernière note de chaque groupe. 

+ + 

Bf. Gr. Benediciie D?ium... nO— ttlCtl 

c c 

Einsiedeln 121 *2. ^x/ft/** iZ ^i/l 

Chartres 47 .- .» T^ ./ J "V 



Laon 239 



^Jl .Z.Z-J 



-9t— ^ 



Tr. Siiepe. f. ,\: Pi- cât lUtnC Off. Benedic... itlUCtl- fet/" 

/V^/// Einsiedeln 12, /^ '^^ '/ 



Einsiedeln 121 



Chartres 47 .'"""' 7 .„.-^^ "Z. 

Chartres 47 . 



Laon 239 



mJ / Laon 239 ^ -*- 



fis:. HZ- 



Dans ces trois morceaux, les quatre apostrophas sont séparées de deux en deux au 
moyen de l'épisème, et même une fois, au Trait Saepe, Einsiedeln a intercalé Vx entre les 
groupements. Si l'arrêt n'avait pas été voulu aux endroits que nous signalons, ni \x ni 
l'épisème n'auraient existé, nous le constaterons d'ailleurs un peu plus loin. Ces indications 
du codex sangallien trouvent leurs équivalences dans les deux notations laonnaise et 
chartraine; toutes deux emploient un trait allongé pour signifier le retard, et le codex 
messin superpose le r à ce pimctum; la valeur exacte du neume n'est donc pas douteuse. 



ÉTUDE SUR LA NOTATION DU MANUSCRIT 47 DE CHARTRES II9 

Au FÇ". Gr. Beiiedicife, nous nous trouvons en présence de deux manières d'écrire 
la distropba dans le manuscrit de Chartres : un piinctiim bref suivi d'un piinctiim long, et 
un punctum bref suivi d'une virga. Il ne nous semble pas qu'il soit nécessaire de s'arrêter 
à examiner cette dernière écriture dans laquelle apparaît la virga, car c'est, croyons-nous, 
le seul exemple qui se rencontre dans tout le corps du manuscrit. Nous ferons cependant 
ici une remarque, c'est que ce groupement, qui semblerait, à première vue, pouvoir être 
confondu avec le podatiis long, s'en distingue très aisément. Dans le podatus long, en 
effet, la virga est située au-dessus du punctum; dans la distropba, elle est placée auprès; 
une erreur est donc chose impossible, hors le cas de la distraction. 

Considérons encore les trois mêmes exemples, mais à un autre point de vue. On 
remarque que la dernière distropba précède immédiatement une clivis avec laquelle elle est 
à l'unisson; or, avant cette clivis, il y a un arrêt, tenete ou expecta. Il ne faudrait pas 
conclure de là, que, du fait qu'une distropba précède une clivis, il y aura nécessairement 
un retard. C'est au témoignage des manuscrits rythmiques qu'il faut avoir recours pour 
savoir comment Içs groupes doivent être exécutés. L'Off. Benedic anima nous présente 
précisément deux interprétations différentes; sur la syllabe ven du mot invenius, la 
distropba avant la clivis a l'épisème et le tenete, tandis que sur tus ces indications font 
défaut dans les trois notations. Voici encore d'autres cas où aucun arrêt n'est marqué 
entre le stropbicus et la clivis. 



;^ c 7/ 7: j e 



ln\r. Confessio... plllcliri- h\Ào 'S}.Gr. Tribulatiofies. f. VCCC^A'^ \nC2^ 

' Saint-Gall 359 // /' 



Einsiedeln 121 



Chartres 47 "- Chartres 47 "7 ' ' 



Laon 239 



'\, Laon 239 / ) 

Fig. 112. 



z*' 



Nous avons d'une part une clivis longue à l'Intr. Confessio, et d'autre part, des clivis 
brèves au R/. Gr. Tribulationes, et partout les apostropbas font, pour ainsi dire, corps 
avec la clivis qui les suit, le chantre ne doit pas s'arrêter; il n'y a ni épisème, ni r , ni x, 
mais des punctums brefs. Les deux notateurs de Laon et de Chartres se sont bien gardés 
d'employer ici le trait allongé qui aurait fait de la seconde apostropJja une note longue;, les 
trois Écoles sont donc d'accord. 



I20 



PALEOGRAPHIE MUSICALE 



Si l'on ne rencontre pas la distropha seule, on ne saurait en dire autant de la 
tristropha, car elle est plutôt fréquemment employée. 



♦ ft» ♦ 



off. Deus tu cent- lier- tetif 

Einsiedeln 121 ??? «" 1^1 i/' 

Chartres 47 »m^ ••/ «f ' 



Off. Benedic anima. 



Einsiedeln i2i 



Chartres 47 



Tcx\x>tiMH- hvr 



Laon 239 



Laon 239 „.^ ,,^ ^ ' 

Fi.s;. 113. 

Faut-il attacher une importance quelconque à ce trait allongé qui lorme la troisième 
note de la tristropha dans les deux notations chartraine et messine? Nous inclinerions 
volontiers à croire que c'est là une simple manière d'écrire, une façon de terminer le 
groupe, car jamais on ne rencontre de pimctmi bref comme dernière note de la tristropha, 
et surtout on n'y voit pas de lettre rythmique r ou a. . 

Lorsque la tristropha est précédée d'une note sur une corde inférieure, cette note est 
toujours longue, c'est là une règle générale; quelques exemples nous montreront combien 
les manuscrits sont formels sur ce point. 

+ + + 4- 



-^^f- 



r^^^v- 



-tt» — n^ 



Off. Exaltabo ie. 



Einsiedeln 121 



Pomi- ne...atuyniAtn ae- le- cta-fli 



/ 



^^x 



Chartres 47 



Laon 239 



/*- /*- 



F/g-. 11^. 



Le r que le notateur laonnais a employé une fois sur la syllabe de de deïectasti n'était 
nullement requis, le pimdum séparé indiquant, à lui seul, une note longue. Si cette note 
avait été brève, loin d'être désagrégée dans l'écriture messine, elle eût été réunie à la 
première note du strophicus, pour former avec elle un podatiis, et ceci nous permet de 
faire une nouvelle constatation. 



ETUDE SUR LA NOTATION DU MANUSCRIT 47 DE CHARTRES 



Nous venons de voir, en effet, qu'une note est longue, quand, située sur une corde 
inférieure, elle précède une tristropha. Mais que, au lieu d'une tristropha, le copiste ait 
écrit une disfropha, cette note inférieure n'a plus valeur de longue; elle est toujours brève, 
c'est là un fait constant dont voici quelques exemples. 

B — r»- 



^ 



-tt- 



Intr. Dominus 



Einsiedeln 121 



M- .xtt 






ad iiic 



Intr. Cognovi... 



Einsiedeln 121 



=^ 



suz- 



fer 



-/y 



Chartres 47 



Chartres 47 



.- • 1/ 



Laon 239 



rï 



F^- i'5- 



Laon 239 



T -y 



Au lieu de la virga épisématique ou du pundum long que nous fournissait l'École 
sangallienne à l'Ofï. ExaUaho te (fig. 1 14) avant le strophicus, nous ne voyons ici qu'une 
simple apostropha, laquelle trouve son équivalent dans le piinctiim bref de la notation 
chartraine; la différence d'interprétation des deux groupes est donc manifeste. A Laon, 
l'écriture adoptée pour ce cas particulier est celle que nous constatons, le podatus ordinaire 
suivi d'un trait légèrement arqué, et souvent à l'extrémité supérieure de ce podatus se 
trouve la lettre c (ceteriter). 

Signalons encore un groupement qui a de grandes analogies avec celui de la fig. 115, 
et qui, très certainement, exige un rythme spécial, d'où nécessité, dans la traduction sur 
lignes, de veiller à indiquer cette nuance au chantre : c'est le remplacement de la distropha 
par une bivirga. L'écriture est trop caractéristique dans les manuscrits rythmiques, pour 
qu'il soit possible de confondre les deux groupes l'un avec l'autre. 



e- 



-A 



^ 



Intr. Spiriius Domini... 



Einsiedeln 121 



cf nocoAxoci 



A 



^ 



Com. Difficsa est.. 



Einsiedeln 121 



pv-ptc^- 



ca 



/ 



.Chartres 47 ^ ^/ „ 

Laon 239 /^ _/ /*' 



Chartres 47 



Fiz. 116. 



J J 



( r 

Laon 239 ^ ^ 



Paléographie XL 



16 



PALEOGRAPHIE MUSICALE 



Le podatus étant composé d'un puiictiim réuni à une virga, c'est donc bien de bivirga 
qu'il s'agit ici. Dans les Écoles de Chartres et de Saint-Gall, ce groupement a la même 
forme; le neumiste laonnais, qui ne fait pas suivre le podatus d'une virga, mais d'un 
punctum long ou du trait arqué, écrit au-dessus du neume la lettre rythmique a (aiigete), 
comme il le fait sur une bivirga; toute confusion devient dès lors impossible entre ce 
groupe et celui dans lequel il y avait une distropha (fig. 115.) 

Revenons maintenant au strophicus proprement dit. Nous avons examiné successi- 
vement la distropha et la tristropha; il reste à signaler le sfropijiciis qui comporte quatre, 
cinq ou six notes, non plus séparées de deux en deux, ou de trois en trois, par un 
épisème, ou, par les lettres r ou x, mais exécutées d'un mouvement égal, sans arrêt 
aucun, et avec répercussion sur chacune d'elles. Prenons le Trait O?/-/ habitat, et un 
^7. Gr. du III^ mode, Exsiirge... non praevaleat. 

t 1^ ^* »» 7- 



Ê 



-?♦-♦♦♦- 



^^ 



Tr. Qui habitat. J. lo. 



lîbcnuv 



c- 



utn 



^. Gr. Exsurge 

.non praevaleat -,Cll*l 



Einsiedeln 121 



Einsiedeln 121 



Chartres 47 



Chartres 47 



Laon 239 



J" 



Laon 239 



Fig. 117. 



y 



Nulle part nous ne voyons ici dans l'écriture sangallienne ce qu'on appelle Vapostropha 
barrée, ou avec épisème, comme nous le constations à la fig. ii i ; 1';^ (expecta) fait 
également défaut. De même ni à Chartres ni à Laon, il n'y a, au milieu du groupe, ce trait 
arqué, parfois surmonté du r (tenete), qui indiquait une division entre les apostrophas. 11 
faut donc conclure de tout cet ensemble de faits que le mouvement devait se poursuivre 
sans interruption, et d'une manière égale, jusqu'à la fin du strophicus. Qiielquefois à 
Saint-Gall les apostrophas se trouvent séparées de deux en deux, ou de trois en 
trois " " " , '" '" ; nous faisons seulement remarquer qu'il n'y a pas d'épisème, non plus 
que la lettre x, \\y z. seulement l'indication du rythme binaire ou ternaire. 

XVII. — Bivirga et Trivirga. 



Dans la notation sangallienne, le neume connu sous le nom de bivirga se compose 
de deux XJ/V^^i juxtaposées; dans l'écriture messine, le groupe correspondant n'est jamais 



ÉTUDE SUR LA NOTATION DU MANUSCRIT 47 DE CHARTRES I23 



marqué par deux virgas, mais toujours par deux pmcinms longs, qui permettent de le 
distinguer aisément de la distropha. Le copiste chartrain a adopté les deux formes : 
tantôt il emploie deux virgas, et tantôt deux pundums longs, comme nous allons le voir. 

+ + + 



Einsiedeln 121 



ti / • »/^ ," , Off. Ad te Due 1 / ^ 

Corn, ^c-mx' na\ ' da- btf levavi... cintbe- |cam,neijtur 

r/ y) A-/\/T //^''^ Einsiedeln r.i - // / 



Chartres 47 // J' 't £ -y // . / Chartres 47 - // " 

* l\ 1) X y ^^ A"* ^ "-" ^ 

Laon239 ^^ ^' J A -^^ •< ^ Laon 239 -♦' 



-Ï^.Saepe.J. ^-C- tUtit OK. Vir erat.J. i. uJt- i- Itam 



Einsiedeln 121 er ^ ^ r // « 



- i/y // , // Einsiedeln 121 J -^ /'^ 



Jf? 



Chartres 47 . *K "" Chartres 47 -*? 

Laon 239 ^ ^/^ A ^ Laon 239 A^v 



A 



i^zv. 7/<y. 



La bivîrga sangallienne et la bivirga messine ont bien la forme que nous avons 
signalée, tandis que le neume chartrain est traduit par une bivirga dans les deux premiers 
exeinples, et au moyen de deux punctums longs, dans les derniers. Si l'on se demande 
pourquoi on a fait usage de deux procédés, nous répondrons qu'assurément la raison 
ne doit pas en être cherchée du côté de la mélodie; la virga n'indique pas ici une note 
plus élevée, ni le punctum une note plus basse ou tout au moins à l'unisson; la preuve 
en est dans les exemples que nous avons sous les yeux, et dans beaucoup d'autres que 
nous pourrions apporter. A l'Off. Ad te Domine, la mélodie qui se termine sur le do au 
mot erubescam, reprend sur la même corde à neque, et pourtant nous voyons deux virgas 
sur neque; dans le Trait Saepe, et dans l'Off. F/r erat, il y a encore l'unisson, et nous 
constatons le double punctum long. Nous croyons donc que l'emploi de l'un ou de 
l'autre procédé est chose indifférente, et que les deux manières d'écrire ne sont que des 



124 



PALEOGRAPHIE MUSICALE 



équivalences. S'il en est ainsi en réalité, une conclusion semble devoir se dégager de là 
très claire, c'est que la bivirga est un neume long. D'ailleurs, si l'on veut s'en rapporter 
à l'écriture messine, il faut reconnaître que la bivirga est traitée comme telle; en effet, 
lorsqu'une lettre rythmique se trouve située au-dessus d'elle, c'est toujours la lettre a 
(aiigete). Nous pouvons, il est vrai, citer une exception à cette règle, mais on va voir 
ce que vaut cette exception, probablement la seule du manuscrit. 



Off. Deus enim firmavit. 



tt^T — f^7 



-.^ 



aut 



Cûinnum^ntuf 



Einsiedeln 121 



»V'. 



?'/ 



''V 



Chartres 47 



••: ^ 



Laon 239 



>-/*-Z, 



'*' >r-*-/*' 



r / 



•V fy' 



Fig. iig. 



Le codex d'Einsiedeln emploie à deux reprises non pas des bivirgas, mais des 
distrophas; le Carnutensis donne la même indication, puisqu'il se sert de punctums brefs. 
Seul, le scribe de Laon écrit des bivirgas, — • ou autrement deux punctums longs, — mais 
la lettre c (celeriter) les surmonte aux deux endroits, et non pas la lettre a , c'est tout 
simplement une correction, une rectification. 

Il est inutile de s'arrêter longuement sur la trivirga, car tout ce qui a été dit de la 
bivirga doit s'entendre également de la trivirga. Dans la notation chartraine, elle est 
écrite ou bien par trois virgas successives, ou bien par trois punctums longs. 



+ 

7v 



Einsiedeln 121 



^ ?^ 



Off. Jtisiitiae Dni. J. 2. JCTH- 



per 






^ 



'ïr. Ad te levavi... no\ 



Einsiedeln 121 



k( 



Chartres 47 



i /// 



Chartres 47 



L^- 



Laon 239 



Fig. 120. 



ÉTUDE SUR LA NOTATION DU MANUSCRIT 47 DE CHARTRES I25 

Il y a encore à Chartres une troisième sorte d'écriture qu'il faut au moins signaler; la 
trivirga est bien encore indiquée par trois puiictums, mais celui du milieu est bref, tandis 
que les deux autres sont longs. 



Einsiedeln 121 



-t- + 

Cyc mCO ^. Gr. Custodi me... VV<AcQS tnC 



Chartres 47 1 T " V? Chartres 47 m Z 1^ 



Laon 239 



- 


- 


V7 






Chartres 47 


* 


X 


^t.^^ 


Fig. 


131. 


Laon 239 



: 1 



>^>- 



*-.*- 



Faut-il attacher un sens particulier à ce point bref du milieu? Il est difficile de le dire. 

XVIII. — Trigon. 

Prenons l'Edition 'Vaticane, et relevons-y certains passages qui vont nous permettre 

de saisir sur le vif et l'insuffisance de la notation carrée, et l'absolue nécessité des signes 

rythmiques. 

, + + . + + + + 

6 --" — Ê: 



Sa 'y> '>'>'! '> i—*K7 



15?. Gr. Miserere mei Deus Y- libe- ra- vit Intr. Nos autem... nostw Je- SU... vi- ta et re- surrectio 

Ail. Video caelos... stan- tem 'Sf. Gr. Beaius vir. )7. benedicetur 

— ( ♦ 

IÇ. Gr. Ex Sion. Y- Congrega- te 

Fig. 122. 

QLielle différence voit-on dans toutes ces pièces entre les groupes qui sont surmontés 
d'une croix? Assurément, l'homme le plus habile ne saurait en découvrir aucune; et 
pourtant, si l'on en croit les manuscrits^ — et il faut bien les croire, — il y a des 
différences réelles, des nuances de toute sorte qui valent la peine d'être indiquées, car la 



120 PALÉOGRAPHIE MUSICALE 



mélodie y gagnera. Voici en effet comment ces groupes sont traduits dans les codices 
rythmiques sangalliens. 



s=-^.^ii- t 



-^ T.->^_ 1— >-frT-| ^=! ^-a— ^-; : 



'Sf. Gr. Miserere met Deus Jl . libe- ra- vit Intr. Nos autem... nostri Je- su... vi- ta et re- surrectio 

Einsiedeln 121 /l/ •"• ■'• // Einsiedeln 121 // //I //T - // //T ^ //I - 



^^:^ 



^ 



Pi\\. Video caelis... stan- tem 'Sj.. Gr. Beatus vir. y. benedicetur 

ce TT 

Saint-Gall 359 P F A Einsiedeln 121 p 

l;_jf -\__ 

Il . nr?m^^^ ' i!^ t|r=:z= 

■ s 

"S}. Gr. Ex- Sion. Y- Congrega- te 

c c 

Einsiedeln 121 _ / A P P A ■'• h 

Fig. I3J. 

Les divergences sont manifestes : au R/. Gr. Miserere mei, il s'agit de trigons, tandis 
qu'à rintr. Nos autem c'est une clivis épisématique précédée d'une virga également avec 
épisème. Pour l'Ail, l^ideo caelos, c'est un pressas celeriter, alors que pour le I^. Gr. Beatus 
vir le pressus est marqué tenete. Le R/. Gr. Ex Sion fournit et le pressus celeriter et le 
trigon, groupes qui ne sont pas des équivalences, et qui, par suite, nécessitent une 
exécution différente. 

Laissons de côté pour le moment le pressas, et étudions le trigon. Par trigon on 
entend un groupe formé de trois pnnctums légers dans la notation sangallienne; voyons 
à quoi il correspond dans les deux Écoles de Laon et de Chartres, et pour cela prenons 
des exemples. 



Tr. Due audivi. 






Einsiedeln 121 



Cliartres 47 



Laon 239 



•7 • '1 l 





+ 


-r 




C 


% "f^ ^ 






rl^l'- 








I^. Gr. Salvum 
fac ser'Jiim. 


pcr- 


cive 


Einsiedeln 121 




.■.■■./i< 


Chartres 47 




., .. /. 


Laon 239 




n '1 3 



ETUDE SUR LA NOTATION DU MANUSCRIT 47 DE CHARTRES 



127 



D'après ces deux passages où le trigoii se trouve répété jusqu'à quatre fois, nous 
constatons que dans l'écriture chartraine, la notation du trigon se fait de la même 
manière qu'à Saint-Gall, au moyen de légers points, excepté le dernier toujours indiqué 
par un trait; mais il y a une différence qu'il faut bien se garder de laisser dans l'oubli, 
c'est qu'à Chartres, les deux premiers punctums sont écrits sur une ligne horizontale, — 
procédé qui n'existe pas à Saint-Gall, — et à notre avis, il y a probablement là un indice que 
à Laon et à Chartres, les deux premières notes du trigon sont à l'unisson. Le scribe de 
Chartres s'occupe trop de la diastématie, pour qu'il soit possible de se méprendre sur ses 
intentions. D'ailleurs, le Laudiinensis, diastématique lui aussi, nous fournit des indications 
analogues, car il écrit toujours le trigon par une clivis brève précédée d'un piinctiun 
bref sur la même ligne. Ajoutons que le trigon, tel que nous venons de le voir, est un 
groupe bref, celeriter, comme en font foi les écritures des trois Ecoles. Après le trigon, 
examinons le pressas. 



XIX. 



Pressus. 



Pressas minor et pressas major sont deux appellations qu'il faut maintenir. Le pressas 
minor n'est, à le bien prendre, qu'une clivis qui forme pressas avec le groupe précédent, 
il ne comprend que deux notes, tandis que le pressas major en comporte trois. Ces deux 
neumes sont fort distincts dans les manuscrits sangalliens de la belle époque, et il faut 
ajouter que, de très bonne heure, la tradition primitive s'est totalement perdue sur ce 
point. Dans le codex 339 de Saint-Gall, et le 121 d'Einsiedeln, les deux genres de pressus 
s'aperçoivent du premier coup d'œil. 



ê=ft^ 



+ + 



It^îtî: 



'S}. Gr. A summo. f. De- 

Einsiedeln 121 A /'- '^ P / 
Saint-Gall 359 A /'- 'r P f 

Ail. Video caelûs 



V 



T^fl^=^0 



Off. Deus enim firmavit ...terrae 



Einsiedeln 121 



l. m 



+ + 



tem 



Einsiedeln 121 P P A 

c c 
Saint-Gall 359 p P A 

Fis- 125- 



Au I^. Gr. A summo, nous voyons d'abord dans la notation carrée une clivis .do-la 
qui forme ^r^55W5 avec un climacas. Si l'on se reporte aux neumes in campo aperto, on 



128 



PALEOGRAPHIE MUSICALE 



constate qu'à cette clivis correspond ce qu'on a appelé le pressiis minor, c'est-à-dire une 
aposfropba-pressus placée au-dessus d'un pimctum. Le groupe suivant, au contraire, est le 
pressus major, aisément reconnaissable à sa longue queue; il est formé d'une virga, d'une 
ûposfropha-pressus et d'un punctiim. L'Off. Deus enim firmavit fournit encore un exemple 
ds pressas minor, et l'Ali. Fideo caelos, deux cas àe. pressas major. 

Cette double forme de pressus se retrouve dans les deux notations de Chartres et de 
Laon, et, il faut le dire, la différence y est plus nettement accusée qu'à Saint-Gall, car dans 
le cas de pressus major, les trois notes sont franchement séparées les unes des autres, 
comme on va pouvoir s'en convaincre. 



Off. Deus tu convertens 



Bambers lit. 6 



Chartres 47 



Laon 239 



^^ 



... uduncMnf turf 



y-j- 



.: nn 



il 



^ 



I^. Gr. Beatus vir. f. VcncàicdClUT 



Einsiedeln i2i 


/• 


Chartres 47 


-^ 


Laon 239 





Sur le mot nos de l'Off. Deus tu convertens, c'est àt pressus minor qu'il est question; 
ce neume est, dans l'écriture sangallienne et dans la messine, intimement soudé à la clivis 
qui le précède; dans la notation chartraine, il en est toujours séparé. Au I^. Gr. Beatus 
vir, nous sommes en présence du pressus major, reconnaissable à sa longue queue comme 
nous l'avons déjà dit. A Laon et à Chartres, les trois notes qui composent le groupe 
sont désagrégées; la première est ici indiquée par un punctum, ailleurs elle le sera par 
une virga; ceci ne change rien à la valeur de cette note. 

Il faut encore mentionner une particularité du pressus; tantôt il est surmonté du c 
et tantôt du r à Saint-Gall, ce qui revient à dire qu'il y a un pressus celeriter et un 
pressus tenete. Ce ne sont point là pures imaginations, car le scribe laonnais connaît 
parfaitement cette double nuance, et même, pour la signifier, il a adopté un système de 
graphique qui lui donne un avantage réel sur son émule sangallien. Le notateur chartrain 
semble bien avoir connu, lui aussi, cette distinction, mais il faut avouer que lorsqu'il 
s'agit de l'appliquer, il se montre fort négligent, et ici on ne peut guère se fier à lui. 
On va en juger. 






'"-TP^^'^-JT??--^ V^JC ? 



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'"''• riiii<2^rHV34ieltr)cendle-£f«jJrttictf' u^l** ouftn lof^f, Exctci^ "^'^ BtTii?^;»^,! 

^ '"■"'■ cîomtr,;.'- cf r-; An". cuArn Au^rTSfîï CrtfdUlxiUiVrr jAiot r4mifittj irtianTîXXrem'pi^ 



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J^^i^ufclimiJ nônpufittM»-» uoiif"c<>T'rïim.?n f>f-c<trt>'? LmimA^r ouoman. J.n.inor p^t>fÇ^«- c«-m 

moi proj»"^?'»^ -isitiruobir J«m««u<"fi y>o»r> o^ce «iir- ^^ .rxraTO <tuipi«r <?rt><xn«r ^Liu„> 

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ci^r-Joccidrcur nff'T.im etuf" ct»-m<«î«ci- ip/^ Iccf-ury "-""pier «prenez ^iu^cv 

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CHEZ LES MÊMES EDITEURS 



ÉDITIONS SELON LA VATICANE 



[N° 857] PSALTERIUM ANTIPHONARII ROMANI pro Diurnis Horis. — 

Chant des Hymnes, Antiennes, Psaumes, etc., de Laudes, Prime, Tierce, Sexte, None, 
Vêpres et Compiles pour les Dimanches ordinaires et tous les jours de la semaine. Tons 
communs de l'Office. Notation grégorienne. — Un volume in-8° (20^2 x 13 cent.) de 200 pages. 
— Relié toile, tr. rouge, frs 3-00; dos en peau, plats en toile, tr. rouge, frs 4-00. Broché, 2-00 

[N° 856] Le même, avec signes rythmiques. — Mêmes prix. 

[N° 867] DOMINICA AD VESPERAS ET COMPLETORIUM. Une plaquette de 
28 pages in-8° (20^/^ x 13 cent.) contenant le chant des Vêpres et des Compiles du Dimanche. 
Notation grégorienne. — Relié toile noire, tr. rouge, titre doré sur plat, fr. i-oo. Broché, 0-40 

[N° 866j Le même, avec signes rythmiques. — Mêmes prix. 

[N° 749] Le même au format in-i8 (17x11 cent.) — Relié toile noire, tranche rouge, titre 
doré sur plat, fr., 0-80. .......... Broché, 0-30 

[N° 748] Le même, avec signes rythmiques. — Mêmes prix. 

[N° 853] TONI COMMUNES OFFICII : In principio Horarum; Toni Psalmorum, Versi- 
culorum, Absolutionum et Benedictionum, Lectionis, Capituli, Orationum; in fine Horarum; 
Toni y. Benedicamus Domino; de cantu Hymnorum; Gloria Patri in Responsoriis brevibus; 
Alléluia in fine Antiphonarum Tempore Paschali; Te Deum (tonus solemnis et simplex); 
Veni Sancte Spiritus. l'eni Creator; Litaniœ Sanctorum. — Un vol. in-8° (20^ x 13 cent.) 
de 80 pages. — Relié toile, tranche rouge, fr. [-25 ..... Broché, 0-60 

[N° 854] Le même, avec signes rythmiqties. — Mêmes prix. 

(Ces deux n" peuvent être joints aux Toni communes Alissce n" 6Sç et 6ço.) 

[N° 868] VESPERAE ET COMPLETORIUM DE DOMINICA. Vêpres et Compiles 
du Dimanche, avec les Psaumes entièrement notés. Chants du Benedicamus Domino et des 
quatre Antiennes à la Sainte Vierge. Chants usuels avant et après la Bénédiction du S. Sa- 
crement. N'otation musicale moderne. — 44 pages in-8° (20^ x 13 cent.) Relié toile noire, 
tranche rouge, titre doré sur plat, fr. i-io . . .... . Broché, 0-50 

[N° 2289] VESPERAE IN FESTIS B. MARIAE VIRGINIS PER ANNUM. 

Notation imisicale moderne. — 28 pages in- 18 ...... Broché, 0-30 

[N° 787] VARII CANTUS ad Processionem et Benedictionem Ss. Sacramenti. 

Cet opuscule contient les hymnes du S. Sacrement entièrement notées, le Te Deiun, les 
chants usuels avant et après la Bénédiction, et un choix de morceaux grégoriens extraits des 
livres de Solesmes pour les divers Temps de l'année et toutes les grandes Fêtes. — 
100 pages in-i8 (17 x 11 cent.) ......... Broché, 0-60 

[N° 788] Le même, avec signes rythmiques. — Mêmes prix. 

[N° 759] VESPERTINI PSALMI pro Dominicis et Festis juxta tonos gregoria- 

nos. Petit psautier pour les Vêpres et Compiles des Dimanches et des Fêtes avec l'intona- 
tion de chaque psaume entièrement notée, et l'indication, en caractères spéciaux, des cadences 
de médiante et de terminaison. L'ouvrage contient en outre les chants du Dezis in adjutorium, 
du Benedicamiis Domino, et des quatre Antiennes à la Sainte Vierge. — 108 pages in-i8 
(17 X II cent.) ............ Broché, Q-60 



[N° 751] LIBER USUALIS OFFICII pro Dominicis 
et Festis I. vel II. Classis. Vespéral romain pour les 
Dimanches et principales Fêtes. Notation grégorienne. — 
Un vol. in-iS (17 x 11 cent.) de 790 pages. — Relié 
toile, tranche rouge, frs 4-00 . . Broché, frs 3-00 

[N" 75c] Le même, avec signes rythmiques. — Mêmes prix. 

[N° 755] Psalmi Feriales cum Antiphonis ad Vespe- 

ras et Completorium in Festis minoribus dicendi, 
68 pages ...... Broché, 0-50 

[N° 756] Le même, avec signes rythmiques. Broché, 0-50 

[N° 757] Hymni Officii Romani ad Horas diei se- 

CUndum antiquum USUm. Texte ancien des hymnes 
entièrement noté. 102 pages . . . Broché, 0-50 



[N° 758] Le même, avec signes rythmiques. Broché, 0-50 

[N° 7 7 s] Officium et Missa in noete Nativitatis Do- 
mini. Office de la nuit de Noël, Matines et Laudes avec 
la Messe, d'après l'édition vaticane et les livres de So- 
lesmes. 72 pages ..... Broché, 0-50 

[N° 776] Le même, avec signes rythmiques. Broché, 0-50 

[N" 777] In Triduo Sacro ad Matutinum et ad 

Laudes. Matines et Laudes des trois derniers jours 
de la Semaine Sainte, avec le chant extrait de l'Anti- 
phonaire romain et des livres de Solesmes. 112 pages. 

. Broché, o-6o 

[N° 778] Le même, avec signes rythmiques. Broché, 0-60 



Livraison 102 — (Avril 1914) 

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CONTENU DU PRÉSENT FASCICULE 

1° Les feuilles de texte 14, 15, 16 (p. 105-128) du tome XI. 

2° La feuille phototypique 15 (p. 1 13-120) de l'Antiphonale Missarum Sancti 
Gregorii, Codex 47 de la Bibliothèque de Chartres. 

Prix de l'abonnement à la PALÉOGRAPHIE MUSICALE : 

Pour la France, 20 frs. Pour l'étranger, 25 frs. 

Sur papier de Hollande, 30 ou 35 frs; sur papier du Japon, 40 ou 45 frs. 

REVUE GRÉGORIENNE 

ÉTUDES DE CHANT SACRÉ ET DE LITURGIE 

DIRECTEURS : 

M. LE Chanoine C. GABORIT, Maître de Chapelle de la Cathédrale de Poitiers, 
M. l'Abbé N. ROUSSEAU, Professeur au Grand Séminaire du Mans, 

avec le concours des bénédictins DE SOLESMES. 

(Paraît tous les deux mois.) 

Abonnement : France et Belgique, frs 3-50. — Pays étrangers, frs 4-00. 

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DE U ÉDITION VATICAN E 

publiés sous la dù-echon des Bénédictins de Solesmes 

[N° 761] Proprium de Tempore. Premier volume. — Premier dimanche de l'Avent à Pâques, par GiULio Bas. — 
322 pages petit in-4° (30 x 23). — Broché, neths 15-00; forte reliure toile, net frs 18-00. 

[N° 761 b] Proprium de Tempore. Deuxième volume. — Dimanche de Pâques au dernier Dimanche après la Pente- 
côte, par GiULio B.\s. — 220 pages petit in-4° (^o x 23) — Broché, net frs 10-00; forte reliure toile, net frs 13-00. 

Les antres parties' dic Graduel paraîtront successivement. 

[N° 729A] Accompagnement d'orgue des 15 principales Fêtes de l'année, selon l'édition vaticane, par G. Bas. 

— 84 pages in-4° (35 x 27 cent.) — Broché, net frs 4-00; forte reliure toile, net frs 6-50. 

[N° 729B] CantUS Varii en l'honneur du S. Sacrement, selon l'édition vaticane, par Giulio Bas. — 12 pages in-4° 
(35 X 27 cent.). - — Broché, tiet fr. i-oo. 

[N° 729] comprenant les N°'' 729A et 729B réunis : Broché, net frs 4-50; forte reliure toile, net frs 7-00. 

[N° 760] AcCOmpag-nementS réunis, ou ENCHIRIDION seu ORGANVM COMITANS ad partes Gradiialis 
Romani quœ sœpius occurrunt : Kyriale seu Ordinarium Missœ, Missa pro defunctis et exsequiarum Ordo, Commune 
Sanctorum, Missœ Votivce, Missœ in prœcipuis Festis, Cajitus varii. — 396 pages in-4° (35 x 27 cent.). — Broché, 
net frs 16-00; forte reliure toile, net frs 19-00. 

Les accompagnemefits d'orgue du GRADUEL complet parattrotit successivement. 

[N° 869] Accompag-nement d'orgue des Vêpres et Compiles du Dimanche, suivi des chants variés pour 
les bénédictions du S. Sacrement, selon l'édition vaticane, par Giulio Bas. — 36 pages petit in-4° (30 x 23). — 
Broché, net frs 2-00. 

Vade mecum paroissial de l'accompagnateur grégorien, par Aug. I,e Guennant. Accompagnements à 

3 parties, en cinq fascicules in-4° raisin, spécialement écrits pour l'Harmonium ou l'Orgue sans pédale, suivant le 
rythme des RR. PP. Bénédictins de Solesmes. — Premier fascicule, de 90 pp., contenant : Kyriale ou « Ordinaire 
de la Messe » suivi de Messe pour les défunts et Chants des funérailles, selon l'édition vaticane. Impression très 
soignée, sous couverture forte, net frs 5-00. — Cinquième fascicule contenant les Trois messes de Dit Mont, sous 
couverture forte, net frs 2-00. 

Les trois autres fasciailes suivront après l'apparition de l Antiphonaire Vatican. 



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